17/08/2009
MAURICE DENIS
JE VOUS INVITE A DECOUVRIR CE PEINTRE ,CHEF DE FILE DES NABIS*,GRAND AMOUREUX DE LA BRETAGNE ...
L'Exposition Maurice Denis et la Bretagne - La leçon de Pont-Aven
Maurice Denis Autoportrait 1921
Organisée conjointement par le domaine de la Roche Jagu et le Musée des Beaux-Arts de Pont- Aven, cette exposition en deux volets permet de découvrir l'œuvre de Maurice Denis (1870-1943), grand théoricien de l'art moderne, à travers une double sélection d'œuvres.
Cette exposition est reconnue d’intérêt national par le ministère de la Culture et de la Communication / direction des musées de France. Elle bénéficie à ce titre d’un soutien financier exceptionnel de l’État.
Musée des Beaux arts de Pont-Aven http://www.museepontaven.fr/
Domaine départemental de la Roche Jagu http://www.cotesdarmor.fr/larochejagu
05 La Mer (3), symphonic sketches for orchestra, L. 109- No. 2, 'Jeux de vagues' (Play of the waves).wma
Regates à Perros Guirec 1892
Regates à Perros Guirec
Vue de Plougrescant 1937
Plage au petit bateau 1912
Baigneuses à Perros Guirec
Baigneuses plage du Pouldu
Bretonne dans une barque 1891-92
Pardon du Folgoet.1930
Feux de la St jean à Loctudy
Jeunesse ou vague au ballon rouge
Le peintre normand, chef de file des Nabis, grand amoureux de la Bretagne, est donc deux fois à l'honneur cet été : à La Roche-Jagu (Côtes-d'Armor) et à Pont-Aven (Finistère).
C'est bien au Bois d'Amour, sur les hauteurs de Pont-Aven, que Gauguin et Sérusier parlèrent chiffon, couleurs, pinceaux, le second écoutant les conseils - les ordres ! - du premier et qui, sous sa dictée, se met à peindre le fameux Talisman, une huile sur bois. Que représentait ce Talisman aux aplats de couleurs pures ? L'Aven au Bois d'Amour. «Comment voyez-vous cet arbre ? (…) il est bien vert ? Mettez donc du vert, le plus beau vert de votre palette ; et cette ombre, plutôt bleue ? Ne craignez pas de la peindre avec de l'outremer pur ; ces feuilles rouges ? Mettez du vermillon», lui avait soufflé Gauguin en ce jour d'automne 1888, avant de quitter la Bretagne pour Tahiti. Son dernier message ? «Aujourd'hui, vous pouvez tout oser.»Maurice Denis (1870-1943) venait d'avoir 18 ans et d'entrer à l'Académie Julian où il rencontra Bonnard, Ranson, Ibels et Sérusier avec lesquels il fondera le groupe des «Nabis», un terme hébreu qui signifie «prophète». Il sonne comme la preuve de l'ambition de ces jeunes gens : rejet de la peinture académique et naturaliste, «sanctification de la nature», aplats des couleurs, refus de la perspective axiale…
C'est donc un Normand amoureux de la Bretagne - qu'il connut grâce à un père employé des chemins de fer de l'Ouest affecté à la ligne Cherbourg-Brest - que le Musée des beaux-arts de Pont-Aven propose de découvrir à travers une centaine d'œuvres parmi lesquelles la célèbre Procession sous les arbres avec ses hêtres verts au tronc sans fin, le très beau Port de l'Île-Tudy, soleil, l'étrange Double portrait de l'artiste, les Régates à Perros-Guirec… Où l'on sent que la Bretagne (Nord et Sud, Manche et Atlantique, Trégor et Cornouaille) est devenue la principale maîtresse de Maurice Denis qu'il couvre de couleurs comme autant de dons. Un «ancrage pictural» ainsi que l'écrit Denise Delouche, spécialiste de l'École de Pont-Aven.
Beauté parfaite de simplicité
L'exposition au musée de Pont-Aven - qui a reçu du ministère de la Culture le label «d'intérêt national» distinguant chaque année les manifestations les plus remarquables - doit être arpentée l'esprit musard. Ainsi un Christ vert (hommage au Christ jaune de Gauguin) qui pourrait presque passer inaperçu par sa taille (21×15 cm) : cette modeste huile sur bois - où l'on devine à peine au pied de la croix quelques silhouettes agenouillées - est d'une beauté parfaite dans sa simplicité. Ou encore la splendide Petite blanchisseuse, rade de Perros, une lavandière peinte de dos, tout habillée de noir, coiffe blanche, étendant ses draps sur le quai du port afin de les faire blanchir à la lumière d'une lune bretonne. S'il n'y avait qu'un tableau, peut-être serait-ce celui-là. Mélange de naïveté du dessin et d'audace des couleurs. Oubliez les quelques représentations appuyées de scènes de famille, de cuisine, salle à manger, bénédicités, pour retrouver le grand coloriste Maurice Denis : L'Offrande au calvaire ou encore Le Marronnier.
Au Domaine de la Roche-Jagu, voyez les paysages, pardons, scènes de famille et de plage sur la Côte de Granit rose. Maurice Denis en 1908 avait acquis dans la région la «villa Silencio», à Trestignel. Partager ses vacances entre «la plage et l'atelier» comme il disait, tel fut dès lors ses habitudes estivales. De son balcon sur la mer, le peintre rêve des rivages perrosiens. Vue sur Plougrescant et ses rochers trouant la mer, La Vague au ballon rouge, Vue de Silencio le soir… «Se rappeler, théorisait Maurice Denis, qu'un tableau - avant d'être un cheval, une femme nue, ou une quelconque anecdote - est essentiellement une surface plane recouverte de couleurs en un certain ordre assemblées.» Est essentiellement pour l'amateur une mer mauve dans laquelle il aime se plonger.
A LIRE
«Maurice Denis et la Bretagne», de Denise Delouche, Éd. Palantines





Maurice Denis fut toujours très proche du monde musical.
Son amitié avec Chausson, son affinité avec l’oeuvre de Debussy
ne sont que quelques exemples qui amènent à s' intéresser à
ses autres goûts musicaux, notamment Schumann et Schubert.
Illustration de thèmes musicaux dans ses oeuvres et
échanges fréquents avec les compositeurs,
la musique fut une source d'inspiration essentielle à son oeuvre.
Le cycle de concerts retrace les affinités musicales de Maurice Denis
à travers les mélodies et lieder, la musique de chambre et l'opéra.
1891 Portrait de Marthe au piano, ou le Menuet de la Princesse Maleine
“La musique, de plus en plus, a sur ma sensibilité un grand pouvoir.” Maurice Denis
*http://fr.wikipedia.org/wiki/Nabi_(peinture)
18:43 Publié dans PEINTURE ET IMPRESSIONNISME | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : maurice denis, nabis, peintre bretragne
15/05/2009
UN TABLEAU DE CEZANNE DECOUVERT ???
Un Cézanne inédit au salon du Tholonet : mythe ou réalité ?
Un antiquaire d'Aix en Provence a tiré le gros lot. Il a déniché, dans une famille aixoise, un authentique Cezanne. Une oeuvre qui n'avait jamais été répertoriée.Cette huile sur carton représente Rose, la petite soeur de Paul Cézanne. Il sera exposé au salon des antiquaires du Tholonet jusqu'au 17 mai 2009 prochain.
Alors, t'as pas encore réussi à le fourguer ton faux Cézanne ?". La question ironique est lancée à Richard Vidal-Naquet dans les travées du salon des antiquaires du Tholonet. Alors que les marchands sont en train d'installer tableaux, meubles, miroirs et autres bibelots de toutes époques, une petite huile sur carton de 19cm sur 16 fait l'objet de toutes les attentions.
Le marchand la sort d'une sacoche en cuir, entourée de papier bulle: "C'est un Cézanne inédit, s'enthousiasme-t-il. Je l'ai acheté il y a cinq mois à des notables aixois. Il représente Rose, la petite soeur de Cézanne, écrivant sur un grand registre. Je le situe vers 1860, c'est une oeuvre de jeunesse, de la période dite romantique, manifestement contemporaine de La fillette au perroquet, que Cézanne avait peinte pour sa mère".
Et d'appuyer son authenticité, sur un certificat rédigé par Maxime Conil, avocat aixois et époux de Rose Cézanne, d'abord et sur le certificat de cession, ensuite. Le document est signé du même personnage, daté du 11 août 1913, pour l'acheteur de l'époque, Emmanuel Belval, assureur aixois et grand collectionneur, qui l'aurait acquis pour 300 francs. Richard Vidal-Naquet assure avoir acheté l'oeuvre, qui est en très bon état, à un descendant de la famille Belval. "On ne m'en a pas fait cadeau, argue-t-il. Mais ce n'est pas une question de prix. Mon objectif est de révéler cette huile inédite et de l'exposer".
Ce qu'il fait et va continuer de faire au salon du Tholonet pour tous ceux qui le souhaitent et les médias en particulier, qu'il a ameutés en nombre. "C'est une découverte mille fois plus importante que le millier de banals Cézanne déjà référencé", note-t-il avec un certain sens de la provocation. "Sans avoir vu l'oeuvre, je dirais que le pedigree est plausible mais je ne m'engage pas, esquisse Bruno Ely, conservateur du musée Granet et commissaire de l'exposition Picasso-Cézanne, qui ouvre le 25 mai. Si on me la proposait à l'achat, je n'en ferais pas une priorité pour le musée".
Il faut préciser qu'à Aix, Richard Vidal-Naquet a eu, rue Gaston-de-Saporta pendant des années, ce que lui appelle "une galerie" et que certains nous ont présenté en off comme un vulgaire "magasin de cartes postales".
L'homme agace vraisemblablement. Son argument ? "C'est scandaleux qu'Aix n'ait jamais fait le geste symbolique d'acheter un Cézanne et que ses oeuvres exposées au musée Granet soient des dépôts du musée d'Orsay". Le contentieux n'est pas simplement philosophique : Richard Vidal-Naquet exhibe aussi via quelques affiches les vestiges de ce qu'il avait appelé "le petit musée Cézanne". "C'était une pièce de ma galerie que j'avais consacrée au peintre, avec des lithographies originales et d'autres oeuvres comme un portrait de Cézanne, un bronze de Renoir et Guino. Et j'ai toujours en travers de la gorge que personne n'ait voulu sauver cette collection".
L'homme tente-il un coup de pub pour faire monter les enchères ? Pourquoi ne l'a-t-il pas soumis à l'oeil expert d'une sommité? "L'expert, c'est moi", balaye-t-il. Il assure que son ambition n'est pas de le vendre. Par contre, il est prêt à soumettre le cadre, qu'il juge d'origine, à un laboratoire expert en ADN. "Il y a sûrement les empreintes de Paul Cézanne dessus…", dit-il. C'est là que la belle histoire verse dans la science-fiction…
Par Alexandra Ducamp
16:45 Publié dans PEINTURE ET IMPRESSIONNISME | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
01/03/2009
LE PRINTEMPS ET LES PEINTRES
DEBUT DECEMBRE ,JE VOUS INVITAIS DANS MON MUSEE IMAGINAIRE POUR UN EXPO SUR L'HIVER VU PAR LES PEINTRES .AUJOURD'HUI AVEC CETTE BELLE JOURNEE ,JE VOUS CONVIE A UNE EXPO SUR LE PRINTEMPS QUI S'ANNONCE TIMIDEMENT?
07_Rhapsodie_Espagnole_Feria.wma
PISSARO Camille
ECKMANN Otto
PICASSO
SISLEY
DAUBIGNY
Claude MONET
REDON
CHADWICK
Théodore ROUSSEAU
GONZALES Joan
COROT
RENOIR
MONET
BOUCHOR
SISLEY
PISSARO
PISSARO
CLAUS Emile
SEURAT
15:43 Publié dans PEINTURE ET IMPRESSIONNISME | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
18/12/2008
L'HIVER VU PAR LES PEINTRES ...
JE VOUS INVITE A UNE EXPOSITION DANS MON MUSEE IMAGINAIRE ...
12_SNEGOUROTCHKA.2.wma
ESAIAS VAN DE VELDE 1587-1630
ISAAK VAN OSTADE 1621-1649
AERT VAN DER NEER 1603-1677
HENDRIK AVERCAMP 1585-1634
CLAUDE MONET 1840-1926 .LA CHARETTE 1865
CLAUDE MONET.1875
CLAUDE MONET 1880
CLAUDE MONET ENVIRON D'HONFLEUR
CLAUDE MONET
CLAUDE MONET
CLAUDE MONET LA PIE 1869
GUSTAVE CAILLEBOTTE
ARMAND GUILLAUMIN CHEMIN CREUX
MAURICE UTRILLO LE LAPIN AGILE SOUS LA NEIGE
CAMILLE PISSARO L'HIVER A MOUTON CAULT
GUSTAVE COURBET NEIGE DANS LE JURA
CHARLES FRANCOIS DAUBIGNY 1817-1878 Paysage de neige au soleil couchant
SIGNAC .BOULEVARD DE CLICHY
SISLEY .NEIGE A LOUVECIENNES
SISLEY .NEIGE A MARLY
BOUCHOR JOSEPH-FELIX.SOLEIL ET NEIGE
DUBOIS-PILLET .St MICHEL D'AIGUILHE (ce tableau devrait plaire à Crabillou !)
MAURICE DE VLAMINCK.TEMPETE DE NEIGE
VAN LOO .PREMIERE NEIGE DANS LE PIEMONT
GAUGUIN .VILLAGE BRETON SOUS LA NEIGE
SIMMONET LUCIEN .VILLE D'AVRAY EFFET DE NEIGE
11:28 Publié dans PEINTURE ET IMPRESSIONNISME | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
15/12/2008
BRUEGEL
J'AI TOUJOURS ASSOCIE L'HIVER ET SES PAYSAGES A QUELQUES TABLEAUX DE BRUEGEL L'ANCIEN QUI SONT BIEN CONNUS.QUI NE S'EST PAS CASSE LA TETE SUR UN PUZZLE D'UN DE SES TABLEAUX ?!
AUSSI CETTE NOTE POUR VOUS LE FAIRE DECOUVRIR UN PEU MIEUX .
Un peu de musique ,au choix ...
09_Volte.wma
02_La_Bourrée.wma
05_Bransles_de_Villages.wma
ADORATION DES MAGES DANS UN PAYSAGE D'HIVER.1567
LE MASSACRE DES INNOCENTS .1566
LE RECENSEMENT A BETHLEEM
LE TREBUCHET .1565
LES CHASSEURS DANS LA NEIGE.1565
Bruegel l'Ancien (v. 1525-1569), peintre et dessinateur flamand ayant exercé son métier à Anvers et à Bruxelles.
Se distinguant par ses paysages, ses diableries, ses peintures religieuses et ses représentations de la vie paysanne, l’art de Pieter Bruegel (Brueghel ou Breughel) est souvent perçu comme la phase artistique ultime d’une longue tradition picturale flamande dont les prémices remontent au XVe siècle, et plus particulièrement à Jan Van Eyck. La peinture de Bruegel l’Ancien privilégie des scènes idéalisées de la vie quotidienne, fruits d’une observation minutieuse de la paysannerie, ainsi que des épisodes bibliques qu’il situe dans des paysages typiques d’Europe du Nord.
Sur la totalité de la production de Bruegel l’Ancien, seuls nous sont parvenus — parmi les œuvres à la paternité indiscutée — une quarantaine de tableaux, dont quatorze sont conservés au Kunsthistorisches Museum de Vienne. Subsistent également un nombre identique de dessins, outre une petite centaine de gravures.
Repères biographiques
Selon son premier biographe, le peintre et historien d’art Karel Van Mander (Het Schilder-Boeck, Haarlem, 1604), Pieter Bruegel dit l’Ancien serait né aux environs de Breda (Brabant Septentrional, aujourd’hui aux Pays-Bas). Il aurait étudié avec Pieter Coecke Van Aelst à Anvers, et travaillé en 1550-1551 à Malines. En 1551, il devient franc-maître de la guilde de Saint-Luc, la corporation des peintres d’Anvers. Après un voyage en Italie de 1552 à 1553, où il fait la connaissance du miniaturiste Giulio Clovio (1498-1578), Bruegel retourne à Anvers. Il épouse en 1563 (dans l’église Notre-Dame-de-la-Chapelle à Bruxelles) la fille de Coecke, Maria Coecke Van Aelst. Il meurt à Bruxelles, où il s’est définitivement installé, en 1569 (le 5 septembre ou le 13 décembre). Ses deux enfants, Pieter, dit Bruegel le Jeune ou Bruegel d’Enfer, et Jan, dit Bruegel de Velours, sont également devenus des peintres de renom.
Des paysages et des saisons
Dans un premier temps, Bruegel l’Ancien privilégie les paysages pour lesquels, tout au long de sa vie, il manifeste un intérêt récurrent. Ses plus anciens croquis, ceux qu’il exécute au cours de son voyage en Italie (Paysage montagneux avec cloître italien, 1552, Staatliche Museen, Berlin ; Paysage de montagne avec ville fortifiée, 1553, British Museum, Londres), révèlent d’ailleurs la précocité de son talent et la promptitude virtuose de son art à saisir l’atmosphère propre à chaque saison et les moindres nuances de la nature, même les plus ténues. Un même sens de l’observation de la nature se retrouve dans des travaux plus tardifs, comme Chasseurs dans la neige (1565, Kunsthistorisches Museum, Vienne) et la Pie sur le gibet (1568, Hessisches Landesmuseum, Darmstadt).
À la différence des représentations de la fin du Moyen Âge sur les travaux des saisons et les miniatures consacrées aux mois de l’année, les paysages de Bruegel l’Ancien ne livrent pas de clefs allégoriques ou symboliques. Dans une nature qui évolue en symbiose avec l’homme, ils témoignent seulement de la simplicité de la vie à la campagne et procurent l’image rêvée et parfois trompeuse d’une société idéale (le Pays de cocagne, 1567, Alte Pinakothek, Munich).
Des diableries aux sujets bibliques
À son retour d’Italie, en 1553, Bruegel l’Ancien produit régulièrement des dessins destinés à la gravure, notamment publiés par l’imprimeur Hieronymus Cock. À côté de paysages, il exécute de nombreuses estampes qui empruntent directement au répertoire médiéval ou de Jérôme Bosch. Quoique le traitement soit moins surréel et onirique, l’empreinte fantastique de l’héritage « boschien » est patente dans la série de dessins intitulée les Sept Péchés capitaux (1556-1557), gravée par Pieter Van der Heyden en 1557-1558), peuplée de personnages cocasses, de créatures monstrueuses et de nains démoniaques. Même écho dans la Chute des anges rebelles (1562, musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles) où s’affrontent le bien et le mal au sein d’un chaos d’Apocalypse. Ces œuvres témoignent toutes des conflits religieux et des déchirements de conscience qui, sous la Réforme, ont bouleversé les mentalités et le tissu social et politique des Pays-Bas. Atteste aussi de ce tiraillement la dominante antinomique des peintures consacrées à des épisodes bibliques comme le Massacre des innocents (1566-1567), Royal Gallery, Hampton Court) ou la Parabole des aveugles (1568, museo nazionale di Capodimonte, Naples).
De la ruralité à la réalité populaire
À la fin des années 1550, Bruegel l’Ancien peint une série de grands panneaux aux compositions complexes. Il y décrit des moments de la vie rurale flamande et des travaux des champs. Les premiers de ces panneaux — les Proverbes des Pays-Bas (1559), Gemäldegalerie, Staatliche Museen, Berlin) — illustrent quelques exemples de sagesse populaire. Dans la même veine peuvent être cités Combat de Carnaval et de Carême (1559), Kunsthistorisches Museum, Vienne) et les Jeux d’enfants (1560, Kunsthistorisches Museum, Vienne). Toutes ces œuvres, d’une facture iconographique apparemment naïve, rendent comptent d’un désir de vie stable et d’une aspiration à l’harmonie sociale. Bruegel l’Ancien continue d’explorer cette thématique dans des œuvres plus tardives, comme la Rentrée des troupeaux, la Moisson, la Fenaison, Danse de paysans et Repas de noces (toutes peintes entre 1565 et 1568, Kunsthistorisches Museum, Vienne).
Une érudition au service de l’homme
Diverses interprétations et gloses ont été données de l’œuvre de Bruegel l’Ancien. On a pu y voir tour à tour un écho des principes de quelques théologiens, une métaphore du conflit opposant catholiques et protestants, une dénonciation du joug politique espagnol sur les Pays-Bas, ou encore une illustration graphique des allégories dramatiques interprétées en public par les écoles de rhétorique flamandes. La diversité de ces points de vue rend également compte de la richesse de l’œuvre picturale de Bruegel l’Ancien. Une chose est sûre, c’est qu’on ne peut plus dire aujourd’hui, comme le faisait en 1604 Karel Van Mander, que cette œuvre se limite à une ronde de personnages simples et facétieux.
Les historiens de l’art actuels ont en effet cessé de ne voir en Bruegel l’Ancien qu’un artiste trahissant ses origines rurales. On sait désormais quel homme de savoir était Bruegel, ami d’érudits comme le géographe Abraham Ortelius, érudition encyclopédique dont rend compte la diversité thématique de son œuvre et sa portée universelle : réflexion autour du ciel et de l’enfer, de la condition humaine et de la destinée de l’homme (la Chute d’Icare, vers 1555-1560, musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles ; la Tour de Babel, 1563, Kunsthistorisches Museum, Vienne) ou encore de sa solitude et de sa déréliction (les Mendiants, 1568, musée du Louvre, Paris).
15:32 Publié dans PEINTURE ET IMPRESSIONNISME | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
25/10/2007
PAUL CEZANNE
L'AN DERNIER ,AU MUSEE GRANET A AIX EN PROVENCE ,S'EST TENUE UNE GRANDE EXPOSITION CONSACREE A PAUL CEZANNE ,A L'OCCASION DU CENTENAIRE DE SA MORT .J'Y SUIS ALLE ET J'AI PASSE UNE JOURNEE INOUBLIABLE .J'AI PU ADMIRER DES TABLEAUX VENUS DU MONDE ENTIER .AUSSI, EN SOUVENIR DE CE MOMENT FABULEUX ,J'AI PENSE REALISER CETTE NOTE .VOUS Y TROUVEREZ LA BIOGRAPHIE DE CEZANNE ET ,A LA FIN, QUELQUES UNES DE SES OEUVRES SUR LA PROVENCE.
EVIDEMMENT ,VOUS CONNAISSEZ CEZANNE .MAIS POUR MOI ,C'EST UN MAITRE QUI A REUSSI A APPRIVOISER LA LUMIERE DE PROVENCE ...et j'ai voulu lui rendre hommage à ma manière .
1-02_Gymnopédie_II.2.mp3
1-06_Fantaisie_Sur_Greensleeves_.2.mp3

LE JAS DE BOUFFAN
AUTOPORTRAIT AU CHAPEAU MOU
- Dates principales de la vie de Paul Cézanne -
1838- Naissance le 19 janvier à Aix de Paul Cézanne
1858 - Il s'inscrit à la faculté d'Aix en droit
1861 - Rencontre avec Pissaro à l'accadémie Suisse du quai des Orfèvres
1869- Liaison de Paul Cézanne avec Hortense Fiquet
1872 - Naissance de son fils Paul
1872- Cézanne s'installe à Pontoise puis Auvers-sur-Oise
1880- L'amitié avec Zola est rompue
1886- Mariage de Paul Cézanne avec Hortense Fiquet
1898 - Exposition au Salon des indépendants : succès enfin reconnu
1906- Paul Cézanne décède le 22 octobre
"La biographie de Paul Cézanne est courte. Peu s'en faut qu'elle tienne toute dans le vers célèbre: "Naître, vivre et mourir dans la même maison".
Sa vie, en dehors des agitations que l'art y apporta, fut sans événements.
Il est né à Aix le 19 janvier 1838. Ill est mort dans cette même ville le 22 octobre 1906. Son père était un riche banquier. Au collège d'Aix, où il entra dans sa treizième année, il eut pour condisciple, plus jeune que lui de deux ans, Zola.
Les deux enfants se lièrent d'une amitié que les deux hommes longtemps cultivèrent. On sait ce qui les brouilla: le peintre fit le portrait de l'écrivain et celui-ci ne se trouva pas flatté. Il est plaisant de supposer que Zola se soit cru beau.
De très bonne heure Cézanne montra du goût pour la peinture; mais la musique et la poésie l'attiraient également. Il est parmi les très rares artistes qu'une complète culture ait mis à même de choisir leur activité. Toute sa vie, du reste, il demeura fidèle à ses premières admirations littéraires, et ce peintre si libre, ce novateur, entre tous les poètes préféra toujours les plus sereinement classiques; son livre de chevet était, dit-on, l'œuvre de Virgile, qu'il lisait dans le texte. Quant aux, "mouvements"qui passionnaient les contemporains roman tiques et naturalistes de sa jeunesse et de son âge mûr et les mettaient en demeure d'y prendre parti, on peut, croire qu'il leur resta profondément étranger. En Zola même, il accepte un camarade, un défenseur, sans prêter à l'Évangile de Médan une importance exagérée. Dans les lettres comme dans les arts, le conseil des maîtres anciens lui suffisait; la vie présente se bornait pour lui aux joies que donnaient à ses yeux de peintre les jeux colorés de la lumière. - Comment il parvint à la conscience de ces joies, comment dans leur diversité infinie il choisit sa part: c'est toute l'histoire de Paul Cézanne.
Il est donc assez peu précieux de noter les deux années qu'il perdit à la faculté de droit d'Aix et son court passage dans la banque de son père. Sa vie d'artiste commence en 1862, à l'académie Suisse du quai des Orfèvres, où il rencontre Pissarro et Guillaumin.
Dès ces débuts il manifeste sa prédilection innée pour la vie régulière, pour les sanctions normales, en se présentant au concours d'admission à 1'École des Beaux-Arts et en faisant au Salon officiel un consciencieux envoi. Mais au concours il fut refusé et le jury du Salon l'écarta. Ainsi tout de suite s'affirmait, invincible, fatale, la sincérité de l'artiste. Ce n'était pas pour son plaisir, c'était involontairement qu'il suscitait les indignations, les colères, qu'il se faisait rappeler à l'ordre. - L'ordre! personne n'en eut plus que lui le culte et le scrupule et ce fut l'originalité, mais aussi la tristesse de sa vie de ne pouvoir obtenir, homme par excellence rangé, l'approbation d'esprits qui partageaient en tout ses convictions, - sauf en art. Et à coup sûr c'est lui qui représentait contre eux - en art - l'ordre vrai, le seul; mais peut-être ne le représentait-il pas avec eux hors de l'art, hors de cet art où il vérifiait aux clartés de sa révélation intime leur mensonge sans que cette évidence avertit un esprit singulièrement exclusif et au regard duquel les choses de l'art semblent avoir constitué comme un monde à part, isolé, "séparé", gouverné par des lois d'exception.
Rejeté par l'officiel et révolutionnaire malgré lui, Cézanne ne tarda pas à faire nombre avec d'autres révoltés, les Impressionnistes, qui guerroyaient, eux, sans regret contre l'École. Il fut de leur première exposition - en 1874, chez Nadar, au boulevard des Capucines - avec Renoir et Claude Monet, avec Pissarro et Guillaumin.
Mais cette date et cette manifestation n'avaient point pour lui la même importance que pour ses compagnons de bataille. Elles marquaient simplement dans l'évolution de son talent une période, la quatrième, à bien compter, et qui ne devait pas être définitive.
Il avait commencé par écouter les maîtres du Louvre et Delacroix. - C'était l'époque, assez brève, des compositions romantiques, telles que l'Enlèvement, où le jeune artiste montre des qualités de studieuse impersonnalité qu'il dépouillera dès qu'il aura fait la connaissance de Courbet.
Il conserva toujours pour Delacroix une estime raisonnée, profonde, et ne cessa de le mettre, si je ne me trompe, plus haut que Courbet dans ses admirations. Mais il y avait plus d'harmonie réelle entre ses propres instincts et la vision réaliste de Courbet et, sous l'influence de celui-ci, Cézanne acquit un développement plus fécond et plus décisif qu'il n'avait fait à l'école de Delacroix. Et ce fut la seconde période distincte.
- La troisième est illustrée par le nom de Manet et par l'avènement de la couleur claire sur la palette du peintre en perpétuelle recherche, tour à tour romantique et réaliste, mais séduit depuis déjà cinq années aux nouveautés les plus hardies par la parole et l'exemple de Pissarro. - Il pouvait dont, il y était logiquement appelé, voisiner sept ans plus tard avec Monet et Renoir, sans, bien entendu, se confondre avec eux, mais sans que sa présence entre eux rompît l'harmonie. On remarquera, en effet, que ces stations successives, bien loin d'être caractérisées par de nets contrastes on même par des oppositions, sont comme des "temps" du même mouvement.
M. Théodore Duret a bien raison de le dire, les influences subies par Cézanne ne marquent pas chez lui des "manières différentes et absolument tranchées". Même l'arrêt devant Delacroix n'a rien qui puisse nous déconcerter si, constatant la parenté de Cézanne avec les Impressionnistes, nous nous souvenons que les Impressionnistes réclament en Delacroix l'un de leurs premiers initiateurs. Ainsi, point de tergiversations stériles et nulle erreur de direction: avec Cézanne, "il s'agit d'un homme très ferme et qui s'est tout de suite engagé dans une voie certaine ", après avoir cherché, où il était le plus sûr de les trouver, les enseignements les plus précieux.
Dès avant 1874, du reste, en 1872 un événement s'était produit dans sa carrière d'artiste une révolution dans sa méthode qui devait le définitivement orienter au but que dès lors il ne cessa de poursuivre avec la plus héroïque ténacité.
C'est d'alors qu'il faudrait dater chez lui une nouvelle "manière", si ce mot doit tout de même avoir son emploi dans l'histoire de l'évolution le plus harmoniquement et le plus rationnellement une, c'est de cette heure où Cézanne se décida, Pissarro l'y invitant, à peindre sur nature. Si l'on ne peut affirmer que tout de suite alors il se réalisa dans toute la liberté de sa vision, dans toute la logique de sa conception, dans toute la plénitude de ses dons, il est bien certain que dès alors du moins il acheva de faire sa propre découverte et s'achemina, en se dégageant chaque jour plus audacieusement des règles et de tout enseignement systématique pour n'être plus que lui-même, vers l'épanouissement définitif.
Il y fallut trois années de travail sans trêve, celles qui séparent la première de la seconde exposition des impressionnistes, 1874 de 1877, la Maison du pendu du Portrait de M. Chocquet. Non pas que ce portrait, non plus qu'aucun autre des quinze tableaux - huiles et aquarelles - exposés avec lui, fût au regard même de leur auteur une œuvre parfaite. Mais, la définition de nature suggérée par cet ensemble ne correspondait à rien, nulle part, qu'on pût citer d'analogue. La puissance du coloris, la vibration des formes sans précis contours et pourtant déterminées avec une si intense netteté par les rapports des couleurs et les relations des plans, la réalité de l'œuvre en tant que chose peinte pour le plaisir des yeux et sans visées étrangères à la délectation plastique, l'évidence enfin de l'invention d'art, tout cela, qui eût dû imposer au public le respect et la sympathie, le fit rugir d'horreur. Cézanne sentit l'inutilité de la lutte et se retira. On vit encore, en 1882, un portrait d'homme, signé de lui, au Salon. Il fut représenté à la Rétrospective de 1889 et à la Centenale de 1900. En 1893, deux toiles de Cézanne étaient entrées au musée du Luxembourg avec le legs de Gustave Caillebotte. Mais les jurys continuaient à mépriser l'admirable inventeur, tandis que soudain la jeunesse allait à lui dans un mouvement de piété dont il faut aimer comme une rédemption l'hyperbolique outrance. C'est alors qu'un marchand avisé sentit le moment venu de montrer du courage: une première exposition importante de toiles de Cézanne eut lieu, rue Laffitte, en 1895.
En. 1901, Maurice Denis exposa un Hommage à Cézanne, qui réunissait autour d'une œuvre du maître MM. Odilon Redon, Bonnard, Roussel, Serusier, Vuillard, Mellerio, Vollard et l'auteur. - Tout entier, le Salon des Indépendants fut, il y a trois ans, un Hommage, lui aussi, à Cézanne, que le Salon d'Automne avait, dès sa fondation, respectueusement appelé.
L'artiste vieillissant ne se laissait pas éblouir par cette tardive aurore de sa renommée. Quelles joies, du reste, pouvaient valoir pour lui celle que lui donnait l'étude de la nature? Et il continuait à chercher, "étudiant éternel", dans l'espérance de faire enfin un tableau. Depuis des années retiré à Aix, riche, inconnu de ses proches, célèbre au loin, célébré et discuté, il travaillait dès les premières heures du jour, levé à cinq ou six heures selon la saison, et s'acharnant jusqu'au soir à "l'étude sur nature ".
Un des citadins de sa ville nous le dépeint ainsi: très grand, des yeux lumineux, un regard d'une acuité troublante, timide, l'allure chavirante. Les gens de son quartier, qui le voyaient passer de très bon matin, avec son vieux manteau couleur de terre, son feutre cabossé, sa cravate dénouée, citaient, quand on les interrogeait sur lui, le nom de son père, le banquier. Il vivait seul. Sa femme et son fils voyageaient. Il accueillait volontiers les jeunes gens: "Je ne peux plus maintenant, disait-il vers la fin, qu'essayer de faire comprendre aux jeunes ma méthode." Et toujours il parlait avec une passion extrême, s'emportant en termes violents, lui à l'ordinaire si doux, contre ceux qu'il appelait "les Universitaires". Mais parfois il laissait échapper cette plainte: "Il me vient des doutes sur mon œuvre." Et puis, son regard clair se rallumait et il communiquait soudain, par un démenti tacite d'une irréfutable éloquence, la confiance absolue qui débordait de son cœur.
Le samedi 20 octobre 1906, il quitta de fort bonne heure, comme de coutume, son appartement de la rue Boulégon pour se rendre à ce qu'il appelait "l'atelier", une maison de campagne à mi-flanc d'une colline, au nord, vers Puyricard; on domine de là la ville d'Aix et la vallée de l'Arc où flottent en toutes saisons des brumes cotonneuses. En plein air, sur le seuil de la porte, il s'installe avec le modèle, un vieux marin, et se met au travail. Les heures passent, et, tout à coup, vers onze heures, l'artiste tombe, terrassé par une congestion pulmonaire. On le ramène en ville; sa sœur accourt. Il a des alternatives de délire et de lucidité qui ne laissent pas d'espérance. Il meurt le lundi dans la matinée, doucement."
CHARLES MORICE, "Paul Cézanne", Paris, Mercure de France, 1907, t. 232, p. 580 et suiv
Paroles de "Cézanne peint" Album Hommage Michel Berger
Silence les grillons
Sur les branches immobiles
Les arbres font des rayons
Et des ombres subtiles
Silence dans la maison
Silence sur la colline
Ces parfums qu'on devine
C'est l'odeur de saison
Mais voilà l'homme
Sous son chapeau de paille
Des taches plein sa blouse
Et sa barbe en bataille
Cézanne peint
Il laisse s'accomplir la magie de ses mains
Cézanne peint
Et il éclaire le monde pour nos yeux qui n'voient rien
Si le bonheur existe
C'est une épreuve d'artiste
Cézanne le sait bien
Vibre la lumière
Chantez les couleurs
Il y met sa vie
Le bruit de son coeur
Et comme un bateau
Porté par sa voile
Doucement le pinceau
Glisse sur la toile
Et voilà l'homme
Qui croise avec ses yeux
Le temps d'un éclair
Le regard des dieux
Cézanne peint
Il laisse s'accomplir le prodige de ses mains
Cézanne peint
Et il éclaire le monde pour nos yeux qui n'voient rien
Si le bonheur existe
C'est une épreuve d'artiste
Cézanne le sait bien
Quand Cézanne peint
Cézanne peint
LA BAIE DE L'ESTAQUE.
LA MONTAGNE Ste VICTOIRE.
LA MONTAGNE Ste VICTOIRE.
LE GRAND PIN.
LE CABANON DE JOURDAN.
GARDANNE
MAISONS DE PROVENCE.
MONTAGNE DE PROVENCE.
DANS UNE PROCHAINE NOTE JE VOUS PRESENTERAI D'AUTRES TABLEAUX DE PAUL CEZANNE .
09:25 Publié dans PEINTURE ET IMPRESSIONNISME | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
09/10/2007
LE PONT D'ARGENTEUIL ENDOMAGE !!!!
UN TABLEAU DE MONET ENDOMAGE AU MUSEE D'ORSAY.
L a dégradation d'un tableau de Monet, "Le pont d'Argenteuil", dans la nuit de samedi à dimanche au musée d'Orsay, a provoqué "l'indignation" de la ministre de la Culture, qui a demandé une aggravation des sanctions pour les actes de délinquance touchant les biens culturels.
"Il faut voir comment on peut aggraver les sanctions quand il y a intrusion dans des musées, des églises et des monuments", a déclaré Christine Albanel, qui s'est rendue dimanche dans le musée parisien pour constater les dégâts.
Mme Albanel a saisi à ce sujet la garde des Sceaux Rachida Dati.
"Le sentiment d'impunité est la pire des choses", a-t-elle estimé.
Elle a rappelé qu'un groupe de travail était en cours de constitution avec l'Office central des biens culturels et l'Association des Maires de France afin de renforcer la sécurité des biens culturels.
La ministre s'était déjà prononcée pour un renforcement de la législation réprimant les vols d'objets cultuels et culturels après le pillage de la cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Perpignan en septembre.
Les auteurs de la dégradation du Monet, qui étaient visiblement éméchés, sont entrés par effraction en forçant une porte donnant sur la rue alors que le musée d'Orsay n'était pas ouvert pendant la Nuit Blanche. L'alarme s'est aussitôt déclenchée.
Le temps que l'équipe de surveillance la localise, la bande a abîmé la toile avant de fuir.
Selon Mme Albanel, "beaucoup d'images des caméras (de surveillance du musée) peuvent être exploitées. Il s'agit d'une bande de quatre garçons et d'une fille qui ont laissé de multiples traces".
"Ils ont fait des saletés un peu partout et ont fini par mettre un coup de poing dans le tableau", a-t-elle ajouté. La déchirure, sur à peu près 10 cm, se situe au milieu droit du tableau, sous la deuxième pile du pont d'Argenteuil.
D'autres cas de dégradation d'oeuvres d'art ont eu lieu ces derniers mois. Une jeune femme qui avait embrassé avec ses lèvres maquillées de rouge une toile blanche de l'Américain Cy Twombly exposée à Avignon comparaîtra mardi devant le tribunal correctionnel de cette ville.
En outre, l'artiste post-dada Pierre Pinoncelli a été condamné en appel début février à trois mois de prison avec sursis pour avoir entaillé en janvier 2006 l'urinoir de Marcel Duchamp au Centre Pompidou à Paris. Il a cependant nié tout acte de vandalisme, expliquant avoir voulu "rendre hommage à Duchamp".
Par ailleurs, plusieurs hommes cagoulés avaient braqué le personnel du musée des Beaux-Arts de Nice le 5 août pour s'emparer de quatre tableaux de valeur, deux Bruegel, un Sisley et un Monet.
"Le pont d'Argenteuil" est une huile sur toile de 60,5 par 80 centimètres peinte par Claude Monet (1840-1926) dans cette commune où il vivait. Cette toile revêt une importance historique dans son oeuvre car elle a été réalisée en 1874, l'année de la première exposition du groupe impressionniste.
Ce paysage était particulièrement cher à son coeur, puisqu'il l'a représenté sept fois.
"Le pont d'Argenteuil" est l'un des plus beaux tableaux de la collection Personnaz, du nom d'un collectionneur qui l'avait rassemblée du vivant des impressionnistes. Elle avait fait l'objet d'un legs consenti à l'Etat en 1937.
L'estimation du tableau est impossible à faire aujourd'hui, a indiqué Mme Albanel. Elle a aussi expliqué qu'"aucune restauration n'est très facile mais que celle-ci sera moins difficile que s'il y avait eu arrachement" d'un morceau de la toile.
00:10 Publié dans PEINTURE ET IMPRESSIONNISME | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
04/10/2007
SAINT FRANCOIS ET GIOTTO
AUJOURD'HUI C'EST LA St FRANCOIS! ALORS BONNE FETE A NOTRE FRANCOIS BIEN AIME !!!!! QUI BIENTOT VA ETRE PAPA...
BONNE FETE EGALEMENT A NICOLE,FRANCINE, BRIGITE,MARIE-JO , DANIELE,AUX PEREGRINS DE BLOG50 ......ILS SAVENT POURQUOI.....
03_Il_lupo_di_Gubbio.mp3
05_Divina_Commedia_Paradiso_XI._Ges.mp3
06_I_trattato_di_Miracoli.mp3
09_La_Predica_della_Perfetta_Letizia.mp3
01_Le_Cantique_des_Creatures.mp3
Qui est Saint François d'Assise ?
Né à Assise (en Italie) en 1181, d'où l'appellation "François d'Assise", François est issu d'une famille riche. Il vit comme tous les jeunes de son âge et de son époque diverses expériences : les fêtes, les escapades et même la guerre durant laquelle il est fait prisonnier et souffre de maladie. Durant sa convalescence, il ressent une insatisfaction profonde face à la vie. Il cherche, il regarde autour de lui mais il reste sans réponse...
Un jour en écoutant un passage de l'Évangile, il lui vient une réponse à ce qu'il cherche : passer sa vie à aimer toute la création. Il transforme alors sa vie, il se fait pauvre, se soucie d'annoncer les messages de joie, d'espoir et d'amour contenus dans la Bible, et de porter la paix aux gens et à toute la Création. Il s'habille d'un vêtement gris et se ceint la taille d'un cordon. Il porte ainsi le vêtement du pauvre de son époque.
Toute sa vie, il fait la promotion de la solidarité aux pauvres, aux démunis, aux marginalisés. Il dénonce les injustices et s'oppose à toute appropriation. C'est dans la prière qu'il trouve toute sa force pour aimer et pour aider les autres. Un jour, il réalise que toute la Création forme une grande famille, une sorte de fraternité universelle. Il invite tous les humains à l'amour mutuel et au respect de notre mère la Terre, notre soeur la Lune, notre frère le Soleil...
Au terme de sa vie, il rédige ce qu'on appelle le "Cantique du frère Soleil" qui est l'aboutissement de ses enseignements sur le respect et l'amour que tous les humains doivent porter envers toutes les créatures de Dieu. Il rejoint ainsi les préoccupations de ceux et celles qui se soucient de la défense de la nature, des animaux et de l'environnement. C'est d'ailleurs pourquoi, en 1979, il est proclamé "patron des écologistes".
Après sa mort, l'Église le reconnaît comme "saint", c'est-à-dire comme un homme dont les vertus peuvent être un exemple pour tous : aimable, pacifique, pieux, humble, fraternel, juste. Depuis le 13ème siècle, des milliers d'hommes et de femmes (la famille franciscaine) suivent ses traces en se laissant inspirer par son style de vie. C'est donc dire que même huit siècles plus tard, François d'Assise a encore quelque chose à dire à nos sociétés à travers des hommes, des femmes, à travers nous..
IL PARLE AUX OISEAUX.....
PARTAGE SON MANTEAU .....
RECOIS LES STIGMATES...
GIOTTO (1267-1337)
Giotto di Bondone ou Ambrogiotto di Bondone (Vespignano, 1267 - Florence, le 8 janvier 1337) est un peintre, sculpteur et architecte italien du Trecento, dont les œuvres sont à l'origine du renouveau de la peinture occidentale. C'est l'influence de sa peinture qui va provoquer le vaste mouvement de la Renaissance à partir du siècle suivant.
Giotto se rattache au courant artistique de la Pré-Renaissance, dont il est l'un des maîtres, qui se manifeste en Italie, au début du XIVe siècle. En cette fin du Moyen Âge, Giotto est le premier artiste dont la pensée et la nouvelle vision du monde aidèrent à construire ce mouvement, l'humanisme, qui place l'homme à la place centrale de l'univers et le rend maître de son propre destin.
Les fresques que Giotto a peintes à Florence (église Santa Croce de Florence), à Assise (basilique Saint-François d'Assise) et à Padoue (chapelle des Scrovegni ou chapelle Santa Maria dell'Arena dans l'église de l'Arena de Padoue) figurent parmi les sommets de l'art chrétien.
BIOGRAPHIE
Giotto naît dans une famille paysanne de Colle di Vespignano, un village près de Vicchio di Mugello, dans le Nord-Est de Florence, en Toscane. D'après la légende, recueillie par Lorenzo Ghiberti et Giorgio Vasari, Giotto enfant aurait commencé par garder les chèvres de son père Bondone, et le peintre Cimabue, le surprenant à dessiner sur une pierre avec un charbon près d'un cours d'eau, émerveillé de son génie précoce, aurait emmené le jeune berger, âgé d'une douzaine d'années, dans son atelier. On peut voir la pierre commémoratrice près du pont relatant cette rencontre hypothétique.
Quoiqu'il en soit, c'est bien Cimabue qui assura la formation de ce jeune garçon au talent prometteur.
Dans sa technique, Giotto marque une rupture avec l'art gothique italien du Trecento. Passant d'une conception hiératique de la peinture - c’est-à-dire symbolique de la représentation des personnages dans une conception plutôt figée de la stature - il lui insuffle un certain naturalisme. Ainsi, il représente des scènes dans lesquelles l'accent est mis sur la communication entre les personnages et la perspective à un point de fuite, quoique l'espace représenté y soit parfois ambigu étant donné l'emplacement des personnages qui cachent les vecteurs. Tout en laissant de côté la représentation française délicate des personnages pour en accentuer la solidité, il continue tout de même à puiser dans le répertoire des motifs gothiques tels que les quadrilobes.
Les survols historiques de la peinture européenne accordent à l'artiste toscan une place prépondérante dans les débuts de la peinture italienne renaissante.
Il eut Taddeo Gaddi comme élève.
Giotto mourut à Florence le 8 janvier 1337 et fut enseveli avec pompe dans la cathédrale dont il avait été l'architecte. De sa femme, Ciuta di Lapo di Pela, il avait eu huit enfants, dont l'aîné, Francesco, fut inscrit en 1311 dans la compagnie des peintres de Florence.
Ses peintures sont d'inspiration religieuse : nombreux retables, grandes surfaces couvertes de fresques à Padoue (scènes de la Bible à la chapelle de l'Annunziata ou des Scrovegni) et à Assise (basilique inférieure et, surtout, scènes de la vie de François d'Assise dans la basilique supérieure).
De nombreux artistes modernes ont trouvé l'inspiration dans l'œuvre de Giotto, - où ils puisaient à la source d'un humanisme qui reste valable à toutes les époques
SOURCE WIKIPEDIA
Giotto, Vierge à l'enfant, Peinture sur bois, (v. 1320), National Gallery of Art, Washington D.C
23:00 Publié dans PEINTURE ET IMPRESSIONNISME | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
03/10/2007
PIERRE BONNARD......
EN ECHO A LA NOTE DE FRAMBOISINE ,QUELQUES TABLEAUX QUE J'AVAIS EN RESERVE ......
15:11 Publié dans PEINTURE ET IMPRESSIONNISME | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
01/10/2007
CLAUDE MONET
BRAVO A TOUTES CELLES ET A TOUS CEUX QUI ONT PARTICIPE !
FELICITATION A JOSETTE ,FRAMBOISINE,HERAIME ET DOMINIQUE QUI ONT BIEN OBSERVE ET VU QUE L'OMBRE DE LA PIE SUR LA NEIGE ETAIT INVERSEE !!!
JE PENSAIS OBTENIR UNE EXPLICATION A CETTE ERREUR AUSSI FLAGRANTE .POUR UN PEINTRE DE CETTE RENOMMEE, J'AVOUE NE PAS COMPRENDRE.IL N'A CERTAINEMENT PAS PEINT CE QU'IL VOYAIT.
FRAMBOISINE AVANCE UNE HYPOTHESE QUE JE VOUS LAISSE APPRECIER....
EN ATTENDANT L'AVIS DE JEAN PIERRE(peinturepassion.blog50.com),JE VOUS PROPOSE UNE CRITIQUE TROUVEE SUR INTERNET
La note entr’aperçue de l’oiseau, posé là
par REYMOND Nathalie
http://mucri.univ-paris1.fr/mucri10/article.php3?id_article=41
Au premier regard, ce tableau apparaît comme un quasi-monochrome blanc. La neige recouvre entièrement le paysage le plus simple qui soit : un champ, une barrière, des arbres nus, des toits, le ciel -quelques bandes de blancs variables, et quelques accents sombres, comme calligraphiés-. Mais, si l’on scrute la peinture, lentement le blanc disparaît et la couleur éclate.
Les reproductions ne rendront jamais la subtilité de toutes ces variations sur la lumière pure, diffractée par les prismes imperceptibles des cristaux de neige, tous ces tons chauds dans le soleil, froids dans l’ombre, ces oranges, ces jaunes, ces bleus, ces violets en sous-couches et la transparence des superpositions de matière. Elles ne donneront pas l’épaisseur de la touche, ses directions multiples (virgules en premier plan, arabesques sur les arbres, tirets minces dans le ciel), la qualité presque crémeuse -gustative autant que tactile- de la surface peinte.
Il s’agit pour Monet de sélectionner des formes dans le fouillis de la nature, sans trahir ce fouillis, de retenir une combinaison formée par le hasard (un "effet") sans trop l’organiser, de saisir l’instant qui passe, sans le figer. Il s’agit de rendre les jeux mouvants de la lumière et de l’ombre, sans détruire l’unité du tableau, d’exalter les rapports des multiples couleurs, sans les altérer, de montrer des vibrations, des transparences, sans brouiller le regard. Il s’agit de trouver le difficile équilibre entre une analyse (observer tous les succulents détails de la réalité) et une synthèse(montrer un paysage reconnaissable), tout en préservant l’unité picturale et la luminosité spécifique de la surface peinte . Impression. Une journée de neige, un peu brumeuse, où la lumière est douce, où les ombres sont longues et les bruits effacés.
Le format étiré accentue l’effet de calme, de même que la composition, très simple -une séries de bandes horizontales, un peu plus denses parce que plus contrastées au centre [1]- tandis que les teintes subtiles, l’écriture nerveuse des touches, et la matière solide de la pâte picturale, confèrent au tableau une présence d’une surprenante intensité. Alors on n’ose plus parler de théorie, de lumière diffractée, de couleurs complémentaires, de contrastes simultanés et pourtant, tout est là, non avoué, non démontré, mais vécu dans un éblouissement tendre, une harmonie du presque rien.
Le titre, fait référence à un élément discret et pourtant fondamental de la figuration : l’oiseau sur la barrière à gauche, est un point de passage entre l’avant et l’arrière, entre la terre et le ciel ; il résume en son plumage l’opposition de l’éclairage total, du blanc, réflexion de toutes les couleurs et de l’absence de lumière, du noir qui absorbe tous les rayons.
La pie, le tableau de Monet, ne décrit pas les choses, il fait advenir "le moment (...) /intenable" [2], quasi insaisissable, du poème, de la peinture. Un équilibre délicieusement instable se crée entre l’apparence du monde et le geste qui la transcrit, au point qu’on ne sait plus trop où se situe le réel : sont-ce les couleurs, les lignes, les textures, ou bien la note entr’aperçue de l’oiseau posé là ? Le visible, pli ténu de l’espace, ride du temps qui passe, devient apparition et silence.
La peinture est silence. Elle est là, lumineuse, dans son évidence de chose. Evénement.
[1] Monet utilisera souvent ce schéma de composition en bandes.
[2] Roland. Barthes, L’Empire des signes, Paris, Skira, 1970, p. 102
08:04 Publié dans PEINTURE ET IMPRESSIONNISME | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note




































































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