lundi, 30 juin 2008

VARIATIONS : CYGNES ET REFLETS....

Par ces temps de grosses chaleurs ,un peu de fraîcheur au bord de l'eau est bienvenue !


Le lac des cygnes de Piotr Ilitch Tchaïkovski:
14_Piste_14.mp3Scéne
16_Piste_16.mp3Danse des cygnes

Le cygne
Sans bruit, sous le miroir des lacs profonds et calmes,
Le cygne chasse l'onde avec ses larges palmes,
Et glisse. Le duvet de ses flancs est pareil
A des neiges d'avril qui croulent au soleil ;

Mais ferme et d'un blanc mat, vibrant sous le zéphyr,
Sa grande aile l'entraîne ainsi qu'un lent navire.
Il dresse son beau col au-dessus des roseaux,
Le plonge, le promène allongé sur les eaux.
Le courbe gracieux comme un profil d'acanthe,
Il cache son bec noir dans sa gorge éclatante.

Tantôt le long des pins, séjour d'ombre et de paix,
Il serpente et laissant les herbages épais
Traîner derrière lui comme une chevelure,
Il va d'une tardive et languissante allure.

Tantôt il pousse au large et loin du bois obscur,
Superbe, gouvernant du côté de l'azur,
Il choisit pour fêter sa blancheur qu'il admire,
La place éblouissante où le soleil se mire.

Puis quand les bords de l'eau ne se distinguent plus,
A l'heure où toute forme est un spectre confus,
L'oiseau dans le lac sombre où sous lui se reflète
La splendeur d'une nuit lactée et violette,
Comme un vase d'argent parmi des diamants,
Dort, la tête sous l'aile, entre deux firmaments.

Sully Prudhomme (1839-1907)









Jules RENARD
Histoires naturelles
" Le cygne "

Il glisse sur le bassin, comme un traîneau blanc, de nuage en nuage. Car il n'a faim que des nuages floconneux qu'il voit naître, bouger et se perdre dans l'eau. C'est l'un d'eux qu'il désire. Il le vise du bec et il plonge tout à coup son col vêtu de neige.
Puis, tel un bras de femme sort d'une manche, il le retire, il n'a rien.
Il regarde : les nuages effarouchés ont disparu.
Il ne reste qu'un instant désabusé, car les nuages tardent peu à revenir, et, là-bas, où meurent les ondulations de l'eau, en voici un qui se reforme.
Doucement, sur son léger coussin de plumes, le cygne rame et s'approche. Il s'épuise à pêcher de vains reflets, et peut-être qu'il mourra, victime de cette illusion, avant d'attraper un seul morceau de nuage.
Mais qu'est-ce que je dis?
Chaque fois qu'il plonge, il fouille du bec la vase nourrissante et ramène un ver. Il engraisse comme une oie
























(toutes les photos ont été faites par moi)


Nom scientifique : Cygnus olor
Famille : anatidés
Taille : 140-160 cm (corps : environ 80 cm)
Envergure : 200-240 cm
Poids : mâle 10-23 kg
Âge maximum : 20 ans
Taux de survie : 80-95 %



Aspect
Le Cygne tuberculé est l'espèce la plus nombreuse et la plus répandue parmi les cygnes européens, il est aussi la seule espèce visible toute l'année. C'est aussi l'un des plus gros oiseaux volants au monde. Il se distingue des autres cygnes par un tubercule cartilagineux noir, situé à la base de son bec orangé. Lorsqu'il est sur l'eau, ce grand oiseau d'un blanc pur, est reconnaissable de loin grâce à son long cou gracieux qui recourbé en forme de S, contrairement aux autres cygnes européens. Lorsqu'il nage, ses rémiges secondaires sont souvent dressées. En vol, son cou est tendu comme celui des autres cygnes et les battements de ses ailes provoquent un son rythmé et musical, audible de loin. Les deux sexes sont semblables, mais le mâle est toutefois plus grand et son tubercule est plus gros, surtout au moment de la nidification. Son bec rouge orangé est aussi plus vif. Les jeunes cygnes sont généralement gris-brun sale, à bec gris sans tubercule.

Comportement
C'est un oiseau sociable, sauf quand il se reproduit. Dès le début du printemps, les cygnes commencent à délimiter leurs territoires, adoptant volontiers une attitude menaçante envers leurs congénères, mais aussi contre d'autres intrus, l'homme y compris. Il adopte alors une posture de menace caractéristique, les ailes dressées comme des voiles et la tête abaissée sur le dos. Il niche isolément, plus rarement en petite colonie. Il plonge la tête et le cou dans l'eau pour pâturer la végétation subaquatique.

Habitat
Le Cygne tuberculé fréquente les lacs, les étangs, les marais ou sur les cours d'eau paisibles bordés de roselières, de prairies, de joncs et d'arbustes. Oiseau semi-sauvage ou domestiqué, on le trouve fréquemment dans les parcs et aussi parfois sur les eaux salées ou saumâtres. En hiver on le rencontre en eau libre souvent en troupe en compagnie des foulques, des canards et des mouettes. Il supporte le gel s'il reste de l'eau libre.



Aire de répartition
Originaire de Scandinavie et d'Europe orientale, il a été introduit en de nombreux endroits et niche à présent dans toute l'Europe. Il niche au nord de la zone tempérée, depuis la France jusqu'à l'ouest de la Russie et la mer Noire.

Reproduction
Période de nidification : Avril ou mai.
Nombre de couvaisons : Une seule couvée.
Nombre d'œufs : 5 à 7 œufs, presque blancs, mouchetés de gris-vert ou de gris-bleu.
Incubation : 34 à 36 jours (femelle généralement).

Nid : construit au bord de l'eau par le mâle et la femelle, il est constitué d'un amas de végétaux et de roseaux.

Type de nichoir : il adopte volontiers un site de nidification artificiel, situé sur un radeau bien flottant sur les lacs ou les étangs, à condition d'y trouver une rampe d'accès en pente douce.

Jeunes : nidifuges. Ils sont élevés et protégés par les deux parents.
Envol : environ 4 mois et demi.
Emancipation : après 50 jours.
Plumage juvénile : un an.
Première nidification : 3 à 4 ans.

Migration
Sédentaire, mais les individus de Scandinavie et de l'est de l'Europe se déplacent vers l'ouest en hiver.

Voix
Cri faible et rare proche de la trompette, l'adulte émet de légers grognements en période de reproduction uniquement, mais les jeunes sont plus bruyants. En cas de menace, feulement agressif, comme un sifflement de serpent.

Nourriture naturelle
Les cygnes sont végétariens et se nourrissent de plantes aquatiques, d'herbes et de plantes herbacées poussant sur les rives.

Mangeoires
Dans les parcs, on leur donnera de préférence des flocons d'avoines, des céréales.

Etat des populations
En nette expansion depuis une vingtaine d'années en raison d'essaimages à partir des sites d'implantation d'origine, de l'arrivée d'oiseaux étrangers lors de vagues de froid ou de lâchers d'oiseaux semi-domestiques.

Eléments trouvés sur le site : http://www.oiseau-libre.net/

vendredi, 27 juin 2008

UN VISITEUR DE MARQUE :LE ROUGE QUEUE A FRONT BLANC

Il y a quelques semaines ,fin avril,j'ai eu la surprise de découvrir ,aux aurores ,ce petit passereau sur la terrasse .Il était mal en point ,visiblement exténué et un peu groggy.C'est avec beaucoup d'émotion que je l'ai pris dans la main .Il a mis presque une heure à reprendre goût à la vie ,dans la véranda, à l'abri des chats gourmands.Puis ,aprés une petite halte dans la jardinière ,il a pris son envol !Je suis resté impressionné en pensant qu'il arrivait, trés certainement d'Afrique aprés avoir survolé tout le Sahara,un voyage de quelques milliers de kilomètres ...Exploit incroyable,pour une petite boule de plumes d'une quinzaine de grammes!!!






Le magnifique plumage du mâle, avec le dos gris ardoise, le rouge orangé de la poitrine, son masque noir rehaussé d'un bandeau blanc, sa queue rousse en font un des plus beaux passereaux.



Habitat : Pour cet oiseau fréquentant aussi bien la campagne que les villages et les banlieues des villes, la présence d'arbres feuillus est indispensable.

Comportements : C'est un oiseau farouche et discret. Pour ce petit passereau, les longs trajets migratoires provoquent d'énormes pertes. Il doit, en effet, survivre à l'interminable traversée du Sahara, puis de la Méditerranée pour se réinstaller dans ses quartiers de nidification. La sécheresse en Afrique occasionne aussi une mortalité importante lors de son hivernage. Dure loi de la vie. Le rouge-queue à front blanc n'y échappe pas. Arrivant chez nous fin-avril début mai, le rougequeue à front blanc est un oiseau assez peu commun. La destruction des vergers a encore accentué sa rareté. Nicheur très local, on le rencontre surtout pendant ses migrations, en avril-mai et d'août à octobre.

Nidification : Nid : cavernicole, le rouge-queue à front blanc construit son nid de préférence dans un trou d'arbre, sous une écorce, mais il adopte facilement les nichoirs artificiels mis à sa disposition. Plus rarement, des nids ouverts, construits à même un linteau, peuvent être trouvés.Ponte : l'incubation est l'apanage de la femelle qui couve seule ses six ou sept oeufs. A l'envol, les jeunes sont revêtus de la livrée mouchetée caractéristique des jeunes Turdidés.

Régime : Principalement insectivore, il souffre également des épandages d'insecticides en Afrique.


J'ai trouvé les éléments d'information sur le trés bon site :www.oiseaux.net

dimanche, 03 février 2008

L'EPERVIER

UNE BELLE ET RARE RENCONTRE .....




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QUELQUES JOURS AVANT MON DEPART POUR UNE LONGUE ABSENCE...J'AI EU LA GRANDE SURPRISE ,ALORS QU'IL TOMBAIT DES CORDES ,DE DECOUVRIR CE MAGNIFIQUE EPERVIER PERCHE DANS LE MIRABELLIER .
JE DOIS DIRE QUE C'EST LE POINT CENTRAL DU RESTAURANT DES OISEAUX .ILS SONT SOUVENT PAS LOIN D'UNE CENTAINE ,D'ESPECES DIFFERENTES ,A VENIR SE REGALER DE GRAINES DE TOURNESOL ,DE POMMES,DE CACAHOUETES ....ALORS PAS ETONNANT QU'IL SE SOIT PRECIPITE. MAIS EN VAIN .IL N'A REUSSI QU'A FAIRE FUIR TOUS LES OISEAUX ! IL EST RESTE LA 5 BONNES MINUTES .J'AI EU TOUT LE LOISIR DE L'ADMIRER ,DE LUI TIRER LE PORTRAIT (Il est bagué ce qui ne veut pas dire qu'il est marié !)...
PUIS ,IL A REMARQUE MA PRESENCE ET IL EST REPARTI ....


C'est en hiver que l'on a le plus de chance de voir ce rapace discret et farouche. En dehors du fait qu'il suit naturellement le mouvement des passereaux, ses proies favorites, se repliant dans les agglomérations mieux pourvues en pitance, ses effectifs, habituellement clairsemés, sont augmentés par des individus ayant fui les rigueurs climatologiques de l'Europe du Nord et de L'Est.


C'est à cette période de froids qu'il est le plus souvent possible d'apercevoir l'épervier chasser dans les jardins de nos banlieues, voire dans les parcs de la ville. Mais il faut avoir l'oeil, car il est rapide comme l'éclair en se faufilant entre les branches des arbres et les buissons pour surprendre et happer de ses griffes un oiseau inattentif. Il lui arrive aussi alors de se reposer brièvement à faible hauteur sur une branche d'arbre.


C'est l'occasion rêvée pour l'identifier de près et de se rendre compte que sa taille est plus petite que l'on se l'imaginait. La femelle atteint tout juste celle d'un pigeon et le mâle est d'un tiers plus petit qu'elle. Ce qui frappe d'emblée, c'est l'oeil perçant et les grandes pattes jaunes habillées d'un « bermuda » de plumes. Le mâle a le dessus du corps gris ardoisé, le dessous blanc rayé transversalement de barres d'un brun roussâtre. La gorge est blanchâtre et munie de fines striés descendantes et brunes. Outre par la taille, la femelle se distingue du mâle par le dessus brunâtre et la nuque mêlée de blanc.



En vol, sa longue queue barrée de gris et de brun foncé ainsi que ses courtes ailes arrondies sont typiques et plus encore, vue de loin notamment, sa manière d'évoluer alternant battements d'ailes rapides et courts intervalles planés.
Il ressemble, à s'y méprendre, à son cousin, l'Autour des palombes dont la taille est toutefois presque du double. Celle-ci étant difficile à apprécier à distance sans repères, la distinction relève de détails qui ne sont à la portée que des initiés et assidus observateurs, ce, d'autant plus que l'Autour est extrêmement farouche, évitant toute habitation humaine, mais de plus très rare hélas, même si la Lorraine, grâce à ses nombreux et grands massifs forestiers, peut se flatter d'être encore bien placée en France au titre de ses effectifs.



L'épervier est heureusement plus fréquent et s'il n'a pas de loin la puissance de son grand sosie, il en a l'extraordinaire capacité de manoeuvre en vol. Sa façon de changer brusquement d'altitude, de louvoyer autour de buissons, de faire du rase-mottes dans les prairies, de traverser un épais taillis ou de zigzaguer entre les troncs d'arbres à grande vitesse au plus près des obstacles est un sujet d'émerveillement pour qui a la chance, pas rare, d'observer ce spectacle.


Pour pouvoir exploiter au mieux ses aptitudes acrobatiques, l'épervier privilégie les paysages où alternent bois, prairies, boqueteaux, champs et chemins bordés de buissons, voire les jardins de banlieues, qui se prêtent à l'approche dérobée et à l'attaque surprise. Alors qu'il n'y chasse guère, c'est dans la forêt qu'il niche et de préférence dans celles à peuplement ancien et dense. Bien que fidèle au même site, le couple y édifie chaque année une aire nouvelle. C'est dans la forêt également qu'il emporte ses proies pour les plumer et les dévorer, généralement pas loin de son aire, sur une souche, une grosse pierre, un tas de bois régulièrement utilisés au point de trahir son « adresse » par les quantités de plumes, de pattes et de becs répandus.

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En effet, le régime alimentaire de l'épervier est essentiellement composé de passereaux, jusqu'aux merles et grives. Les campagnols mulots et autres petits mammifères, attrapés occasionnellement, représentent moins de 5% dans son alimentation. Les 4 cinquièmes des besoins sont couverts par 16 espèces des plus communes : moineau domestique, pinson des arbres, verdier, mésange charbonnière, étourneaux, merle noir etc.

(sources:http://www.oiseaux.net/index.html)Lorraine et histoires d'oiseaux par Gilbert Blaising

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vendredi, 18 mai 2007

LE GEAI et .....la poèsie

IL Y A QUELQUES JOURS ,J'AI ENFIN REUSSI A PHOTOGRAPHIER LE GEAI QUI VIENT DE TEMPS EN TEMPS ME RENDRE VISITE ! IL EST FAROUCHE ET NE SE LAISSE PAS FACILEMENT SURPRENDRE .LES PHOTOS SONT TRES LEGEREMENT FLOUES MAIS J'ESSAYERAI DE FAIRE MIEUX UNE PROCHAINE FOIS ! J'EN PROFITE POUR VOUS PRESENTER SA CARTE D'IDENTITE .PAR LES TEMPS QUI COURRENT ,C'EST PLUS PRUDENT D'EN AVOIR UNE !!!!





GEAI DES CHENES (Garrulus glandarius )
Classification classique :

Règne: Animalia
Embranchement: Chordata
Classe :Aves
Ordre :Passeriformes
Famille: Corvidae
Sous-famille :Corvinae
Tribu :Corvini
Genre :Garrulus
Nom binominal :Garrulus glandarius
(Linnaeus, 1758)






DESCRIPTION

PLUMAGE:
Le geai des chênes est reconnaissable à son plumage coloré, rayé de noir et blanc sur la tête, dont les plumes peuvent se dresser (huppe érectile). Son bec est prolongé par une bande noire sous l'œil qui donne l'impression qu'il porte des sortes de moustaches noires.

Son corps est brun rosé sur le dessus et brun plus clair sur le dessous, sa queue est noire, son croupion et son bas-ventre blanc, ses rémiges primaires des ailes sont bleu vif et noir.
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Le plumage des jeunes n'est complet qu'au bout d'une vingtaine de jours, et se révèle plus terne que celui des adultes. Ils ne possèdent que quelques stries blanches et noires au sommet de la tête, alors que les adultes en possèdent une dizaine, et la marque noire qui prolonge le bec est moins marquée que chez les adultes.

TAILLE:
Le geai des chênes se distingue du merle de par sa taille et son plumage contrasté.
La femelle et le mâle ne se distinguent que par la taille, 30 à 36 cm, plus modeste chez la femelle.

VOL:
Son envergure est de 45 à 55 cm. Déployées, ses ailes révèlent des marques blanches et bleues.
Son vol est direct mais irrégulier.

REGIME ALIMENTAIRE
Son régime alimentaire est omnivore mais à dominante végétale, mais il affectionne particulièrement les glands des chênes qu'il cache pour l'hiver, et en particulier du chêne pédonculé. Il se régale de préférence de glands qu'il sélectionne rigoureusement en fonction de leur maturité, de leur taille et de leur qualité, en particulier, il veille à ce qu'ils soient exempts de parasites. Au printemps et en été, il se nourrit des glands enterrés et qui ont germé, mais aussi d'autres graines diverses, qu'il n'hésite pas à aller chercher dans les cultures à la lisière des bois. Il apprécie particulièrement le maïs, qui dans certaines zones est devenu une part importante de sa consommation, mais ses prélèvements sont suffisamment limités et localisés, pour ne pas qu'il soit réellement considéré comme « nuisible ».
Il consomme aussi des insectes, des vers de terre, des fruits. Il peut à l'occasion être prédateur et n'hésite pas à s'attaquer aux nids des autres oiseaux pour manger les œufs et même les oisillons, ce qui lui a donné une solide réputation de pilleurs de nids.
Sous son bec, il possède une petite poche dans laquelle il peut aisèment stocker les graines qu'il récolte. La capacité de cette poche est de trois à quatre glands qu'il peut ainsi transporter avant de les cacher, car tout au long de l'automne, il se constitue des réserves, qu'il dissimule sous des racines, des mousses, à l'intérieur de souches d'arbre ou même sous le tapis de feuilles. Pour retrouver ses réserves, il a la capacité de mémoriser des points de répères qu'il observe soigneusement. Lorsque les points de repères ne sont pas suffisants, il va jusqu'à placer à côté de sa cachette des petits cailloux qu'il utilisera comme autant de balises. Cependant si ses points de répères sont déplacés ou disparaissent, le geai des chênes devient incapable de retrouver la cachette de ses réserves.
Ainsi le geai des chênes est le meilleur propagateur des chênes et des hêtres. Il a été estimé que chaque geai des chênes disperse plus d'un millier de glands chaque année. Il en mange une partie d'entre eux et en oublie une autre qui pourra germer et croître.
Dans les parcs et jardins des villes, il apprécie les arachides, les vers, les légumes, les céréales, les noix et les baies.

CHANT:
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Son chant est très varié, passant de cris rauques, brefs, forts et stridents aux gloussements, sifflements et parfois même à des espèces de miaulements, on dit que le geai cacarde, cajole, cageole, frigulote ou jase.

C'est en fait un bon imitateur et il a la capacité de reproduire des chants ou des cris d'autres oiseaux et même de mammifères comme le chat ou le cheval. À la fin de l'hiver et au début du printemps il émet une multitude de sons inspirés de ceux qu'il a entendus dans la forêt ou à sa lisière.

C'est au printemps, fin mars et début avril lors de la période de reproduction, que son chant devient le plus mélodieux et il l'utilise comme outil de communication avec ses congénères jusqu'à la formation des couples. Dès que la couvaison commence, le geai des chênes devient pratiquement silencieux, et n'émet plus qu'un léger gazouillement.

COMPORTEMENT SOCIAL:

Généralement il est sédentaire et assez solitaire, sauf en période de reproduction, où il vit temporairement en groupe avec ses congénères. On peut le rencontrer, en hiver, en petits groupes fréquentant les mangeoires et réserves de boules de graisse jusqu'aux abords des maisons d'habitation.
C'est un oiseau guetteur dont le cri strident alerte le sous-bois à l'approche d'un intrus. Lorsqu'il est formé, le couple défend son territoire contre leurs congénères.


PONTE:
La femelle pond de 3 à 6 œufs de couleur verdâtre, d'avril à juin.


L'OBSERVATION:
L'observation du geai des chênes est assez facile, toute l'année, mais plus aisée en zone urbaine qu'en forêt. En ville, il semble le plus actif, tôt le matin.

REPARTITION GEOGRAPHIQUE:
Il vit dans toute l'Europe, excepté les zones les plus nordiques (Islande, nord de l'Irlande, Écosse et de notables parties du nord de la Norvège, de la Suède, de la Finlande et de la Russie), en Afrique du Nord et dans toute l'Asie continentale.

Dans les zones les plus froides de son habitat (Suède, Norvège et Pologne), les populations de geai des chênes migrent, en automne, vers des régions plus au sud.


HABITAT:
Le geai des chênes ne se sent pas à l'aise sur les terrains découverts, il niche de préférence dans les bocages et dans les bois (feuillus aussi bien que conifères, également en altitude), mais peut aussi vivre dans les parcs et jardins des villes, petites et même grandes.


STATUT:
Le geai des chênes est une espèce protégée en Belgique et en Suisse, mais pas en France, où, du fait de l'accroissement général des forêts (naturel ou de reboisement), ses effectifs progressent de manière continue.
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Le geai est appelé le gardien de la forêt, car l' oiseau excelle dans l'art de prévenir l'arrivée du promeneur. Quoique très prudent, il fait beaucoup de bruit et son cri d'alarme est pénétrant.

Ce cri pénétrant est du reste à l'origine d'une faute de français assez commune mais plutôt cocasse dans sa délicieuse innocence . On dit souvent, en effet, que le geai "jacule" fortement. Que nenni ! Le geai ne jacule pas, le geai cajole, cajacte, cocarde, cageole, gajole, frigulote ou fringote. On a le choix, non ?

Un moyen très simple de s'en souvenir c'est de murmurer la chanson du regretté Serge Gainsbourg:

L'éléphant barète
La jument hennit
Hulule la chouette
Bêle la brebis
Le crapaud coasse
Piaule le poulet
Le corbeau croasse
Cajole le geais
Toi, toi, toi,
Sois belle et tais-toi !

paroles complètes sur http://www.paroles.net/chansons/22016.htm

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et puisque vous avez été attentives et attentifs, voici un poème de l'immense René de Obaldia "Le plus beau vers de la langue française"


"Le geai gélatineux geignait dans le jasmin"
Voici, mes zinfints
Sans en avoir l'air
Le plus beau vers
De la langue française.

Ai, eu, ai, in
Le geai gélatineux geignait dans le jasmin...

Le poite aurait pu dire
Tout à son aise:
"Le geai volumineux picorait des pois fins"
Eh bien! non, mes zinfints.
Le poite qui a du génie
Jusque dans son délire
D'une main moite
A écrit:

"C'était l'heure divine où, sous le ciel gamin,
LE GEAI GÉLATINEUX GEIGNAIT DANS LE JASMIN."

Gé, gé, gé, les gé expirent dans le ji.
Là, le geai est agi
Par le génie du poite
Du poite qui s'identifie
Á l'oiseau sorti de son nid
Sorti de sa ouate.

Quel galop!
Quel train dans le soupir!
Quel élan souterrain!

Quand vous serez grinds
Mes zinfints
Et que vous aurez une petite amie anglaise
Vous pourrez murmurer
À son oreille dénaturée
Ce vers, le plus beau de la langue française
Et qui vient tout droit du gallo-romain:

"Le geai gélatineux geignait dans le jasmin."
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Admirez comme
Voyelles et consonnes sont étroitement liées
Les zunes zappuyant les zuns de leurs zailes.
Admirez aussi, mes zinfints,
Ces gé à vif
Ces gé sans fin
Tous ces gé zingénus qui sonnent comme un glas:
Le geai géla... "Blaise! Trois heures de retenue.
Motif:
Tape le rythme avec son soulier froid
Sur la tête nue de son voisin.
Me copierez cent fois:
Le geai gélatineux geignait dans le jasmin."
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lundi, 09 avril 2007

LA MIGRATION DES OISEAUX

HE OUI !ENCORE UNE NOTE SUR LES OISEAUX ,EN CES TEMPS DE MIGRATION .ET TOUT D'ABORD, POUR ACCOMPAGNER VOTRE LECTURE, CETTE CHANSON D'ANNE SYLVESTRE .....
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LES RAISONS DE LA MIGRATION

En raison de leur aptitude au vol, les oiseaux ont pu coloniser des régions nordiques où ils ne disposent pas de nourriture en quantité suffisante toute l'année. Pendant la saison froide, ils migrent vers des régions au climat plus favorable, car plutôt que d'affronter les rigueurs de l'hiver, beaucoup d'oiseaux s'envolent vers les climats plus doux des contrées situées plus au sud. Le manque de nourriture et les sols enneigés des régions arctiques forcent certaines espèces à venir dans en Europe de l'ouest, où comparativement, elles trouvent notre hiver plus doux. Mais certains oiseaux font des voyages qui ne sont pas vraiment des migrations. Ainsi de nombreuses mésanges et des fringilles forestiers viennent passer l'hiver dans les jardins et se déplacent de quelques kilomètres seulement, mais souvent ils reviennent chaque soir dans les bois pour y dormir. Ces mouvements de très faible ampleur ne méritent pas vraiment le nom de migrations.

La migration est un mouvement saisonnier de certains oiseaux qui se déplacent entre une aire de reproduction et une aire d'hivernage. C'est une période intéressante car on peut voir beaucoup d'espèces inusuelles en route vers l'Equateur et au-delà.
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LA MIGRATION


Sur environ 600 espèces d'oiseaux terrestres qui nichent en Europe et en Asie, 40 % migrent en automne. La plupart des oiseaux migrateurs peuvent être répartis entre deux groupes : ceux dont tous les représentants quittent l'Europe en automne et ceux qui migrent à l'intérieur de l'Europe ou qui viennent y passer l'hiver. La plupart des oiseaux migrateurs voyagent seuls ou en petits groupes, d'autres se déplacent en grandes troupes. Un grand nombre d'oiseaux, tels que la grive mauvis, voyagent la nuit et se reposent le jour.

En Europe, la plupart des migrateurs traversent le continent en automne en direction du sud-ouest. Cependant, cette règle connaît des exceptions. Il existe des oiseaux qui nichent dans l'hémisphère sud et qui hivernent au nord, comme par exemple le puffin majeur et le pétrel de Wilson qui, hivernent dans l'Atlantique Nord. Le bruant mélanocéphale migre en direction de l'est en automne.
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Bruant mélanocéphale

Les espèces dont tous les individus quittent l'Europe vont presque tous hiverner en Afrique et sont presque tous de vrais insectivores (hirondelles, martinets, gobe-mouches, Traquet motteux) ou le sont en grande partie (fauvettes, pouillots). Cependant le gobe-mouches nain, le pouillot boréal et le pouillot verdâtre vont passer l'hiver en Inde ou dans le sud-est asiatique.

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La plupart de ceux qui viennent hiverner en Europe occidentale sont des canards, des oies et des limicoles venus du Grand Nord ou de l'URSS. Ils regagnent alors la mer du Nord, la Grande-Bretagne, ou l'ouest de la France où le climat est bien plus doux que dans le nord et le centre du continent. La recherche des aliments y est plus aisée car le gel et la neige sont moins fréquents. Ces oiseaux mangent surtout des herbes et autres plantes ou encore des invertébrés des plages ou des champs. De même, de nombreux oiseaux des eaux douces hivernent en mer et près des côtes où la glace est absente ; il s'agit par exemple des grèbes, plongeons et de nombreux limicoles de l'Arctique. Dans ce groupe on trouve aussi le héron cendré, le merle noir, l'étourneau, le cygne tuberculé, le martin-pêcheur qui sont largement sédentaires dans une grande partie de leur aire de répartition européenne, mais qui quittent les contrées nordiques trop froides en hiver ou dont les eaux sont prises par les glaces. Cela explique pourquoi au sein d'une même espèce certains individus migrent, alors que d'autres sont sédentaires.
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Tourterelle des bois

La migration d'une espèce est donc souvent en relation avec son régime alimentaire et à la quantité de nourriture disponible. La plupart des oiseaux insectivores sont migrateurs et quittent l'Europe avant l'hiver. Ils partent habituellement en fin d'été, quand le nombre d'insectes diminue. Mais cependant, il y a des exceptions à cette règle. Certains oiseaux, comme les fauvettes gagnent le sud bien avant que le temps ou le manque de nourriture ne les y obligent, alors que d'autres comme beaucoup de canards ne migrent que s'ils y sont forcés par la neige et la glace. La fauvette pitchou, la cisticole des joncs et l'hirondelle de rochers sont en grande partie sédentaires, alors qu'elles sont insectivores. À l’inverse, dans d'autres groupes essentiellement sédentaires, on observe des espèces migratrices. La caille, la tourterelle des bois, le hibou petit-duc et le torcol vont hiverner en Afrique alors que les autres gallinacés, pigeons, chouettes et hiboux et les pics ne sont pas migrateurs. La plupart des pipits et bergeronnettes restent en Europe mais les Pipits à gorge rousse, des arbres et la Bergeronnette printanière sont de grands migrateurs.
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Pipit à gorge rousse.

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Bergeronnette printanière.


Avant la migration, les oiseaux doivent accumuler des réserves d'énergie sous forme de graisse, qui leur permettront de faire face aux efforts intenses du voyage. Pour acquérir ces réserves énergétiques, les oiseaux doivent trouver des aliments en abondance mais quand les conditions sont idéales, la prise de poids est très rapide. Certains gobe-mouches noirs du nord de l'Europe s'engraissent en Espagne et au Portugal avant de traverser la Méditerranée et le Sahara. À raison de 0,25 à 0,30 g de graisse par jour, il leur faut 4 à 5 semaines pour acquérir les stocks nécessaires. Le phragmite des joncs qui pèse normalement 10 à 12 g peut doubler de poids avec la graisse, ce qui lui permet de voler pendant 115 heures au maximum. La Fauvette babillarde qui pèse généralement environ 10 g peut atteindre 18 g avant son départ en migration. Les bécasseaux sanderling et maubèche qui pèsent en moyenne respectivement 55 et 120 g peuvent eux aussi doubler leur poids avant d'entreprendre leur long voyage en direction de l'Arctique où ils nichent. Certains oiseaux de mer accumulent également des réserves de graisse avant de migrer : quand ils quittent la colonie, les jeunes puffins des Anglais pèsent bien plus que leurs parents et ceci leur permet d'effectuer une partie de la traversée vers l'Amérique du Sud.
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Puffin ou macareux moine
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Macareux moine: les 7 Iles Juin 2004 photo prise par moi.

Les raisons physiologiques du phénomène migratoire ne sont pas encore complètement établies, mais il semble que la longueur du jour joue un rôle déterminant en influençant les sécrétions de l'hypophyse.



LES DEPARTS PRECIPITES


Des hivers très froids peuvent décider du départ d'oiseaux, qui normalement ne migrent pas, vers des zones de l'Atlantique au climat maritime plus doux. Le départ de milliers d'oiseaux est la conséquence d'une raréfaction brutale de leur nourriture. Des afflux soudains de vanneaux, d'étourneaux, de roitelets huppés et d'alouettes peuvent se produire, venant de n'importe quelle partie de l'Europe où la nourriture est rendue inaccessible par le gel. Les pics épeiches scandinaves peuvent envahir le nord de l'Europe centrale quand les graines de conifères se font rares. Ces mouvements affectent des espèces granivores et frugivores (becs-croisés, jaseurs), mais aussi certains rapaces. La France joue souvent un rôle de refuge en cas de vague de froid plus nordique.

Dans le nord de l'Europe, les conifères produisent beaucoup de graines tous les deux à quatre ans et, dans l'intervalle, il peut y avoir une année de pénurie complète. Les becs-croisés envahissent alors le sud et l'ouest du continent.
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Jaseur boréal

Le jaseur boréal fait aussi partie de ces migrateurs occasionnels. Il revient périodiquement par cycle. Environ une fois tous les 10 ans, d'importants effectifs de jaseurs boréals migrent d'Europe centrale et du nord pendant l'hiver. Ces oiseaux se nourrissent habituellement de baies de sorbier, et on les observe rarement dans notre pays. Périodiquement, les baies manquent, aussi les jaseurs boréals s'envolent-ils à la recherche de leur nourriture. Ces sortes de mouvements sont le fait d'espèces dépendantes d'une source de nourriture dont la quantité peut varier fortement d'une année sur l'autre. Par exemple, la buse pattue des toundras arctiques capture des lemmings et autres petits rongeurs dont les populations s'effondrent puis se reconstituent tous les 4 ans. Le soudain manque de proies pousse alors des buses pattues jusque dans l'est et le nord de la France.
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Buse pattue

Nos oiseaux sédentaires peuvent faire mouvement vers le sud ou l'ouest si le temps se détériore soudainement. La plupart de ces oiseaux retournent d'où ils sont venus lorsque la vague de froid se termine.


LES RETOURS

À partir de la fin février, les migrateurs partiels commencent à revenir sur leur territoire. Bergeronnette grise, grive draine, rouge-queue noir, étourneaux sansonnet et dans les champs les vanneaux huppés comptent parmi les premiers oiseaux de retour.
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Vanneau huppé

Au printemps lorsque les migrateurs regagnent l'Europe, ils apparaissent généralement plus tôt à l'ouest du continent que dans le centre ou à l'est. La vitesse de la migration est très variable mais d'une façon générale, la migration de printemps est plus rapide que la migration d'automne, et les migrateurs de la fin du printemps voyagent plus vite que ceux des tout premiers beaux jours.
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Martinet noir

Certains migrateurs, comme le pouillot véloce et la fauvette noire, reviennent dès mars, alors que d'autres, parmi lesquels le martinet et le gobe-mouches tacheté, n'atteignent nos rivages que fin avril, début mai. De plus, le moment décisif varie non seulement selon les espèces mais aussi selon l'endroit. Par exemple, l'hirondelle du sud de l'Angleterre revient vers ses sites de nidification vers la mi-avril, alors que celles qui nichent dans le nord de l'Écosse, n'arriveront que deux à trois semaines plus tard.
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Fauvette à tete noire

On a démontré que certains oiseaux s'orientent à l'aide des étoiles et du soleil, mais leur connaissance de la géographie locale intervient également, ce qui explique que certains individus reviennent chaque année dans le même jardin.
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jeudi, 05 avril 2007

C'EST POUR BIENTOT !! (suite)

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Anne Sylvestre Fabulettes aux oiseaux.


QUELQUES ELEMENTS PLUS PRECIS :

J'AI TROUVE UN OISILLON ,QUE DOIS JE FAIRE ??

Les oiseaux sont classés en deux catégories "nidifuges" et "nidicoles" selon le stade de développement des jeunes au moment de l'éclosion. Quand ils sortent de l'oeuf, les nidifuges sont couverts de duvet et peuvent aussitôt courir et/ou nager. Ils commencent rapidement à chercher leur nourriture eux-mêmes. Ce sont par exemple les canards et les gallinacés. Par contre, les jeunes nidicoles qui naissent nus et aveugles restent longtemps dans le nid, où ils sont nourris et soignés par leurs parents. Ce sont par exemple les rapaces diurnes et nocturnes, les pics, les martinets et les passereaux.
Les nidicoles quittent parfois leur nid avant d'être parfaitement aptes à voler. C'est souvent le cas pour les merles et autres grives. Il arrive de temps en temps que l'on trouve un oisillon apparemment abandonné.
Ces jeunes oiseaux maladroits et voletant ne sont ni blessés ni tombés du nid comme on le croit souvent. En fait, ils se tiennent le plus souvent cachés à proximité du nid, où les parents peuvent les nourrir. C'est pourquoi il serait faux de les prendre, notamment parce que leurs chances de survie en captivité diminuent fortement et parce que le retour à la vie sauvage est difficile.

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QUAND DOIS-JE INTERVENIR ?

On ne doit intervenir que lorsqu'on est sûr que l'oiseau est en danger ou abandonné (destruction du nid, mort des parents). Si l'oisillon est sur la route ou à la merci des chats et de la pluie, on peut simplement le prendre et le poser dans un buisson ou dans un arbre proches. Si pendant une heure, on constate à distance (au moins 50 mètres) que les parents ne sont pas venus nourrir l'oisillon démuni, on peut alors le prendre sous sa protection. Mais il faut savoir que tous les nidicoles, à part les passereaux, sont extrêmement difficiles à élever. En outre, les soins et la garde d'oiseaux sauvages ne sont pas autorisés.
La meilleure alternative consiste à confier l'oiseau à un spécialiste qui le soignera. Les centres de soins officiels, les cliniques vétérinaires sont spécialisées dans les soins aux oiseaux. La liste actuelle des centres de soins peut être obtenue auprès de la LPO. La plupart sont tenus par des bénévoles .


Cas particuliers

Les martinets sont des insectivores exclusifs qu'il est très difficile d'élever. Les jeunes qui tombent du nid ont une certaine chance de survie s'ils peuvent être adoptés par un couple de martinets ayant des jeunes du même âge. Les ornithologues qui surveillent les colonies de martinets connaissent des parents adoptifs potentiels. Les jeunes oiseaux adoptés sont généralement bien acceptés par leurs nouveaux parents.
Les rapaces diurnes et nocturnes (duvet blanchâtre ou gris, mandibule supérieure crochue) doivent toujours être remis aux bons soins de spécialistes. Leur entretien est laborieux et exige des connaissances approfondies car les jeunes doivent être capables de chasser avant leur remise en liberté.

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ELEVAGE DES PASSEREAUX


Si vous voulez élever vous-même un passereau, voici encore quelques conseils. Tout d'abord, vous devez savoir que le nourrissage des oisillons demande beaucoup de temps et de patience et que les chances de survie de l'oiseau après la remise en liberté sont faibles.
Aussi longtemps que le jeune se tient tranquille et se déplace peu, il peut être posé sur du papier de ménage et gardé dans un carton ouvert. Le papier de ménage doit être changé fréquemment afin que le duvet de l'oiseau ne se souille pas. Quand l'oiseau commence à voleter, il doit être placé dans une cage.
Pour tous les jeunes passereaux, la nourriture suivante peut être utilisée : viande maigre de boeuf hachée, mélangée pour moitié à des granulés d'insectes que l'on trouve dans des magasins spécialisés, le tout enrichi de calcaire comestible et de quelques gouttes d'une préparation vitaminée. Ce mélange doit être bien humidifié; les oiseaux n'ont pas besoin d'eau supplémentaire. Quand le jeune oiseau réclame, on lui donne à manger directement dans le gosier, avec des brucelles à bout rond ou un curedent émoussé. Si le jeune ne piaille pas, il doit être gavé. Pour cela, il faut le maintenir fermement et procéder de la manière suivante (description pour les droitiers) : prendre l'oiseau dans la main gauche afin que le majeur, l'annulaire et l'auriculaire entourent le corps de l'oiseau et que son dos repose dans la paume de la main. Tenir les pattes de l'oiseau entre le majeur et l'annulaire pour que l'oiseau reste tranquille. Le pouce et l'index de la main gauche sont encore libres pour maintenir la tête de l'oiseau gentiment mais fermement. La nourriture sera introduite directement dans le gosier à l'aide de brucelles à bout rond. Souvent, l'oiseau refuse d'avaler la nourriture. Mais il y a un truc : vous pouvez déclencher le réflexe de déglutition en saisissant son bec et en tirant légèrement sa tête vers le haut.
Du début jusqu'à la fin de la journée, l'oisillon pas encore emplumé a besoin d'être nourris quatre fois par heure, puis après quelques jours, deux fois par heure; chaque fois avec une portion de la grosseur d'un petit pois ou d'une noisette, selon la taille de l'oiseau. D'une manière générale, il est très important que l'oiseau ait le moins de contact possible avec l'homme.



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Quand le jeune oiseau atteint l'âge où normalement il quitte le nid, il ne va plus ouvrir le bec si facilement. Il faudra alors mettre un peu de nourriture dans une coupelle et regarder s'il la prend. Généralement, les vers de farine et les fausses teignes des ruches suscitent un vif intérêt. Aussitôt que l'oiseau commence à voleter dans sa cage, il risque d'abîmer ses plumes. Dans ce cas, les parois de la cage doivent être recouvertes d'un matériel lisse (par exemple du plastique). Avant que l'oiseau ne soit remis en liberté, vous devez être sûr qu'il prenne suffisamment de nourriture tout seul. Ce passage est toujours critique, car le jeune est normalement accompagné par ses parents encore quelques jours pendant cette période de transition. Dès que l'oiseau se nourrit de lui-même depuis quelques jours et qu'il est capable de voler depuis au moins 10 jours, il peut être relâché dans la nature. Faites attention que son nouvel environnement ne comporte pas de danger (chats, grands espaces dépourvus de cachettes, baies vitrées).

mercredi, 04 avril 2007

C'EST POUR BIENTOT........

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MAIS JE VOUS EN SUPPLIE SURVEILLEZ VOTRE CHAT !!!!JE PLAISANTE CAR JE SAIS QUE LE CHAT ECHAPPE A TOUTE SURVEILLANCE!

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PLUS SERIEUSEMENT
Que faire si vous trouvez un oisillon par terre ?

Malheureusement, les oisillons représentent 80 % des oiseaux confiés à un centre de ou l'on soigne les oiseaux. Il s'agit la plupart du temps d'oiseaux qui ne devraient pas être là. En effet, chez plusieurs espèces d’oiseaux c’est normal que les petits quittent le nid avant de savoir bien voler. C'est simplement que le nid est devenu trop petit pour la nichée. Rassurez-vous, les parents n'abandonnent pas ces jeunes aventuriers. Les oisillons se perchent alors dans les arbres à proximité du nid et les parents continuent de les nourrir.
Plusieurs oisillons sont aussi apportés quelques jours après une tempête alors qu'une bourrasque de vent aura fait tomber le nid. Pourtant il aurait suffit de leur construire un nid de remplacement.

1. Si l'oisillon sautille sur le gazon ou s'accroche maladroitement à une branche, il est préférable de le laisser là où il est car ses parents ne sont pas loin et vont s’en occuper dès que vous vous serez éloigné. S’il émet de petits cris que vous interprétez comme des cris de détresse, vous devez savoir qu'il ne fait que signaler sa position à ses parents. Il est même dangereux de tenter de remettre un oisillon qui a des plumes dans son nid. En effet, dans 95% des cas ses frères et sœurs terrorisés par votre intervention sauteront hors du nid à leur tour et vous aurez multiplier le problème et le travail des parents qui devront tous les retrouver !

2. Si l’oisillon complètement nu et sans plume, ne peut voler lorsque vous vous approchez c'est qu'il est tombé du nid et est incapable d’y retourner. Heureusement, il est assez rare que ça arrive. Vous pouvez alors le remettre avec beaucoup de précautions dans son nid. Noter qu'il est tout à fait faux de croire qu'on ne peut pas toucher à un oiseau parce que l'odeur humaine fera fuir la mère. En effet, depuis plus d'un siècle on bague les oiseaux et on n'a remarqué aucune réaction négative chez eux. On ne fait donc courir aucun risque à un oisillon en le prenant dans nos mains pour le mettre à l'abri du danger.

3. Si le nid a été renversé par la pluie ou le vent, vous pouvez le remettre en place et si le nid est trop endommagé, vous pouvez le remplacer par un contenant garni de brindilles (prévoir des trous pour le drainage de l’eau de pluie).

4. Si l’oisillon peut voler sur de courtes distances mais que vous craignez qu’un chat ou un autre prédateur n'en fasse son repas, vous pouvez le déposer dans un bosquet où il sera hors de leur portée.

Il ne faut pas apporter l’oisillon avec vous pour essayer de l’élever vous-même parce que :

C’est illégal.

Il y a peu de chance que vous trouviez la nourriture qui lui convient avant qu’il ne meure de faim.

Un oisillon de moins d'une semaine nécessite trop de soins pour être pris en charge par un néophyte.



Même si vous parvenez à le sauver, les chances que le petit se rende à l’âge adulte sont négligeables car il ne pourra se débrouiller seul en liberté. En effet, il n’aura pas appris à se nourrir seul et comment échapper aux prédateurs.

Seule exception à cette RÈGLE:
Si vous avez assisté à la mort des parents, les oisillons devront être pris en charge.


DANS TOUS LES CAS VOUS POUVEZ DEMANDER A LA L P O LOCALE DES CONSEILS. MEME CHOSE SI VOUS TROUVEZ UN OISEAU BLESSE !