dimanche, 11 novembre 2007
LE PREMIER ARMISTICE DE 1918 :LE 7 NOVEMBRE A LA PIERRE D'HAUDROY
CET ETE 2007,EN JUILLET, JE SUIS ALLE DANS L'AISNE POUR UN SEJOUR QUI N'AVAIT RIEN DE TOURISTIQUE...TOUTEFOIS ,J'AI PRIS LE TEMPS ,2 JOURS,DE FAIRE UNE INCURSION DANS LE NORD,MON PAYS NATAL ,LA OU SONT ENTERRES MES PARENTS ,MES GRANDS PARENTS.CETTE REGION C'EST L'AVESNOIS ,LA TIERACHE SITUEE A L'EXTREME SUD DU DEPARTEMEMENT DU NORD .J'Y AI VECU 40 ANS ET L'ESPACE D'UN MOMENT ,J'AI RETROUVE MES RACINES ...
AUJOURD'HUI ,JOUR OU L'ON COMMEMORE LA FIN DE LA PREMIERE GUERRE MONDIALE ,C'EST L'OCCASION POUR MOI,DE VOUS PARLER D'UN ENDROIT DEVANT LEQUEL JE SUIS PASSE DES DIZAINES DE FOIS SANS M'ARRETER .ET EN JUILLET DERNIER ,ALORS QUE JE CONNAISSAIS VAGUEMENT L'HISTOIRE, LA CURIOSITE A ETE PLUS FORTE .JE ME SUIS ENFIN ARRETE ET CE QUE J'AI DECOUVERT, JE VOUS LE PRESENTE MAINTENANT ...
A cet endroit ,s'est déroulé l’ un des événements les plus marquants de la grande guerre .Son nom : la Pierre d’ Haudroy, lieu situé sur la route reliant Wignehies dans le Nord à La Capelle dans l'Aisne.
Et maintenant ,place à l'Histoire ...
Le Chemin des Dames (les filles du roi Louis XV l’empruntaient d’où son nom), situé entre Soissons et Reims, est le théâtre de combats répétés et surtout très meurtriers.
Une contre offensive alliée lancée en juillet 1918 contraint les allemands qui avaient fortifiés les crêtes de cette route à évacuer cette position le 10 octobre 1918.
Le 7 novembre 1918, l’avant-garde de l’armée française, dans son avancée victorieuse, fait halte à la "Pierre d' Haudroy".
Attendus à 16h, c'est finalement à 20 h 20 que les parlementaires allemands se présentent au 1er bataillon du 171ème régiment d’infanterie de Belfort pour négocier les conditions de l'armistice.
Ils arboraient un drapeau blanc, qu'ils avaient confectionnés, à Fourmies où ils s'étaient restaurés,à l'aide d'un bambou et d'un morceau de drap.
C'est le caporal-clairon Pierre Sellier, originaire de Beaucourt (près de Belfort) qui, grimpé sur le marche pied de la première voiture allemande, ouvrira la route au convoi en jouant le "cessez le feu" au clairon.
L’officier qui reçoit le Général von Winterfeld est le capitaine Lhuillier, commandant de ce bataillon.
Il sera finalement signé le 11 novembre 1918 à 5 heures à Rethondes, quartier général de Foch. Il doit prendre effet six heures plus tard.
Ce même jour à 11 heures, le caporal-clairon Pierre Sellier, sonne le « Cessez le feu » de la Pierre d’ Haudroy marquant la fin officielle de cette guerre si meurtrière.
Un monument en granit des Vosges sera élevé à cet emplacement et inauguré le 5 novembre 1925.
Depuis cette date jusqu'à sa mort en 1948, le clairon Sellier sonnera sur place chaque année le "Cessez le feu" en commémoration.
Le monument a été dynamité par les allemands le 14 août 1940 puis reconstruit et inauguré à nouveau le 14 novembre 1948.La pierre centrale utilisée pour reconstruire le monument a été rapportée par Ernest Gernez du chantier du Ravenna Brücke en Allemagne.
EN TERMINANT CETTE NOTE ,J'AI UN PENSEE POUR UN GRAND ONCLE ,FRERE DE MON GRAND PERE MATERNEL ,QUI EST MORT A L'AGE DE 22 ANS,VENANT DE SA SAONE ET LOIRE NATALE ,A ESTREES GAUCHY DANS LE PAS DE CALAIS.
J'AI TROUVE SA FICHE SUR LE SITE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ,MEMOIRE DES HOMMES .... ILS ONT INDIQUE MORT POUR LA FRANCE LE 23/02/1916 !!!JE N'EN CROIS RIEN ...IL A ETE TUE,COMME DES MILLIONS D'AUTRES PAR LA BETISE DES HOMMES ET DES GOUVERNANTS DE L'EPOQUE .
MOURIR A 22 ANS ,QUEL GACHIS !!!!
UNE ROSE POUR TOI JEAN LOUIS !!!
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jeudi, 18 octobre 2007
COURRIERES .....1906
CE SOIR SUR LA 3, UN TELEFILM A VOIR ABSOLUMENT !!!....en pensant à Marcel du Pas de Calais.....
Moi, Louis, enfant de la mine
Courrières 1906
Téléfilm dramatique
Date de diffusion : jeudi 18 octobre
Horaire : 20:55 - Durée : 1h35
Acteur : Pascal Elso, Morgan Sarpaux, Arthur Vaughan-Whitehead
Réalisateur : Thierry Binisti
Histoire : Une tragique catastrophe minière met un terme à l'amitié qui lit deux garçons, l'un fils d'ouvrier, l'autre enfant de l'ingénieur en chef des mines.
Résumé : A Courrières en 1906, Louis, fils de mineur, descend pour la première fois dans la mine. Une terrible catastrophe va l'emprisonner sous terre durant plusieurs semaines, contraignant l'enfant à manger jusqu'à son col de chemise pour tenter de survivre. A la surface, son ami Charles, fils de l'ingénieur en chef des mines de Courrières, découvre avec consternation que son père soutient la direction dans sa décision de fermer des puits par lesquels d'éventuels survivants pourraient remonter. Trois semaines après le drame, treize miraculés font leur apparition. Parmi eux se trouve le jeune Louis, que ces 21 jours d'angoisse ont radicalement transformé. Il se sent désormais solidaire des mineurs et refuse de renouer avec le fils de celui qui les a lâchement abandonnés...
Critique : A travers le regard de deux enfants, Thierry Binisti revient sur la plus importante catastrophe minière d'Europe, qui coûta la vie à plus de mille mineurs en 1906.
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mardi, 01 mai 2007
LE 1er MAI
BONNE FETE DE 1er MAI A TOUTES ET A TOUS ! SOUVENONS NOUS !ET N'HESITONS PAS A EN PARLER A NOS PETITS ENFANTS ! C'EST UN DEVOIR POUR NOUS DE LEUR TRANSMETTRE NOTRE HISTOIRE !!!
LE 1er MAI DANS LE MONDE.
Le 1er mai 1886, la pression syndicale permet à environ 200.000 travailleurs américains d'obtenir la journée de huit heures. Le souvenir de cette journée amène les Européens, quelques années plus tard à instituer la Fête du Travail.
UNE REVENDICATION NATIONALE.
Au cours du IVe congrès de l'American Federation of Labor, en 1884, les principaux syndicats ouvriers des États-Unis s'étaient donné deux ans pour imposer aux patrons une limitation de la journée de travail à huit heures. Ils avaient choisi de débuter leur action un 1er mai parce que beaucoup d'entreprises américaines entamaient ce jour-là leur année comptable.
Arrive le 1er mai 1886. Beaucoup de travailleurs obtiennent immédiatement satisfaction de leur employeur. Mais d'autres, moins chanceux, au nombre d'environ 340.000, doivent faire grève pour forcer leur employeur à céder.
Le 3 mai, une manifestation fait trois morts parmi les grévistes de la société McCormick Harvester, à Chicago.Une marche de protestation a lieu le lendemain et dans la soirée, tandis que la manifestation se disperse à Haymarket Square, il ne reste plus que 200 manifestants face à autant de policiers. C'est alors qu'une bombe explose devant les forces de l'ordre. Elle fait une quinzaine de morts dans les rangs de la police.
Trois syndicalistes anarchistes sont jugés et condamnés à la prison à perpétuité. Cinq autres sont pendus le 11 novembre 1886 malgré des preuves incertaines.
Sur une stèle du cimetière de Waldheim, à Chicago, sont inscrites les dernières paroles de l'un des condamnés, Augustin Spies : «Le jour viendra où notre silence sera plus puissant que les voix que vous étranglez aujourd'hui»
Manifester pour la journée de 8 heures
Trois ans après le drame de Chicago, la IIe Internationale socialiste réunit à Paris son deuxième congrès. Celui-ci se tient au 42, rue Rochechouart, salle des Fantaisies parisiennes, pendant l'Exposition universelle qui commémore le centenaire de la Révolution française.
Les congressistes se donnent pour objectif la journée de huit heures (soit 48 heures hebdomadaires, le dimanche seul étant chômé). Jusque-là, il est habituel de travailler dix ou douze heures par jour (en 1848, en France, un décret réduisant à 10 heures la journée de travail n'a pas résisté plus de quelques mois à la pression patronale).
Le 20 juin 1889, sur une proposition de Raymond Lavigne, ils décident qu'il sera «organisé une grande manifestation à date fixe de manière que dans tous les pays et dans toutes les villes à la fois, le même jour convenu, les travailleurs mettent les pouvoirs publics en demeure de réduire légalement à huit heures la journée de travail et d'appliquer les autres résolutions du congrès. Attendu qu'une semblable manifestation a été déjà décidée pour le 1er mai 1890 par l'AFL, dans son congrès de décembre 1888 tenu à Saint Louis, cette date est adoptée pour la manifestation.»
LE PREMIER MAI 1891 A FOURMIES.
Le premier mai 1891, à Fourmies, le beau temps est au rendez-vous en ce premier jour du "mois de Marie", un vendredi. Sur les haies du bocage, l'aubépine veut fleurir. Les amoureux ont cueilli des rameaux de frêle blancheur pour les fiancées. Quoi qu'il arrive, les jeunes seront les héros de la fête.
La scène du théâtre est prête: une esplanade rehaussée où la mairie, l'église et des estaminets invitent aux allées et venues, au rassemblement et aux harangues.
A 9 heures, après une échauffourée avec les gendarmes à cheval, quatre manifestants sont arrêtés. Des renforts sont demandés à la sous-préfecture qui envoie en renfort deux compagnies du 145e de ligne casernée à Maubeuge. Le 84e RI d'Avesnes est déjà sur place.
Dès lors le premier slogan : " c'est les huit heures qu'il nous faut " est suivi par " c'est nos frères qu'il nous faut ".
18h15 : 150 à 200 manifestants arrivent sur la place et font face aux 300 soldats équipés du nouveau fusil Lebel qui contient de 9 balles (une dans le canon et huit en magasin) de calibre 8 mm. Ces balles peuvent, quand la distance n'excède pas 100 mètres, traverser trois corps humains sans perdre d'efficacité. Les cailloux volent ; la foule pousse. Pour se libérer, le commandant Chapus fait tirer en l'air. Rien ne change. Il crie : " baïonnette !.. en avant ! " Collés contre la foule, les trente soldats, pour exécuter l'ordre, doivent faire un pas en arrière. Ce geste est pris par les jeunes manifestants pour une première victoire. Kléber Giloteaux, leur porte drapeau s'avance.
Il est presque 18h25....le commandant Chapus s'écrie : " feu !feu !feu rapide ! visez le porte-drapeau ! "
Neufs morts, trente cinq blessés (au moins) en quarante cinq secondes. C'était à Fourmies le premier mai 1891.
Maria Blondeau,
18 ans
tuée à bout portant, les yeux dans les yeux de son exécuteur, d'une balle dans la tête
Louise Hublet
20 ans
deux balles au front et une dans l'oreille
Ernestine Diot
17 ans
une balle dans l'œil droit, une dans le cou, son corps contient cinq balles
Félicie Tonnelier
16 ans
une balle dans l'œil gauche et trois autres dans la tête
Kléber Giloteaux
19 ans
trois balles dans la poitrine et deux autres dont une à l'épaule
Charles Leroy
20 ans
trois balles
Emile Ségaux
30 ans
cinq balles
Gustave Pestiaux
14 ans
deux balles dans la tête et une à la poitrine
Emile Cornaille
11 ans
une balle dans le coeur
Camille Latour
46 ans
commotionné après avoir assisté à la fusillade, décédera le lendemain.
Charles Leroy, Emile Ségaux, Gustave Pestiaux et Emile Cornaille ne participaient pas à la manifestation et furent atteints par des balles qui ne leurs étaient pas destinées.
Ils seront inhumés le 4 mai.
Deux procès auront lieu : le premier à Avesnes sur Helpe le deux mai, les 9 manifestants arrêtés la veille sont condamnés pour entraves à la liberté du travail, outrages et violences à agents, et rebellions à des peines d'emprisonnement de 2 à 4 mois.
Le second à Douai le 4 juillet. Hippolyte Culine et Paul Lafargue sont accusés pour provocation à attroupement armé. Le verdict arrive le lendemain dimanche 5 juillet, après cinq minutes de délibération. Culine est condamné à 6 ans de réclusion et 10 ans d'interdiction de séjour, Lafargue, 1 ans de prison.
Que la justice était rapide en ce temps là!
En 1903, un monument sera élevé à la mémoire des fusillés dans le cimetière. La journée de 8 heures, soit 48 heures par semaine a été accordée par la loi du 23 avril 1919.
LES MARTYRS DE FOURMIES
I
Ils étaient du même village,
Ils s'aimaient tous deux tendrement.
De s'unir par le mariage,
Tous deux s'étaient fait le serment.
Le Gars, travailleur énergique
Comme son père était mineur ;
Elle, ouvrière de fabrique,
Pour tout bien n'avait que l'honneur.
"Elle était jeune et belle ;
Il était grand et fort ;
Chacun se les rappelle
Les Fiancés du Nord". (bis)
II
Quand ils passaient devant l'Eglise,
Tous les deux relevaient leurs fronts.
Lui, murmurait à sa promise :
"C'est là que nous nous marierons"
-"Si tu veux, Pierre, ajoutait-elle,
"Ce sera pour le mois de Mai ;
"Mois où la nature est belle,
"Où tout dans l'air est embaumé".
Si tu veux, disait Pierre,
En l'embrassant bien fort !
Qu'ils étaient beaux naguère,
Les Fiancés du Nord !
III
Avril vit la fin de leur rêve,
Adieu, les beaux jours sont finis !
Voici, soudain, qu'un vent de grève
A soufflé sur tout le pays !
L'homme, l'enfant, même la femme,
Fatigués de trop durs labeurs,
S'arrêtent, et chacun réclame
Les justes droits des travailleurs.
Dans ces jours de tristesse
Que leur importe l'or ?
L'amour est la richesse
Des Fiancés du Nord !
IV
Il rayonnait comme une aurore,
Le premier jour du mois des fleurs ;
Ce jour où la France déplore
Le plus grand de tous les malheurs !
Devant l'église, dans la foule
Ils étaient dans les premiers rangs !
La poudre parle ! le sang coule !
Et tous deux tombent expirants !
O sinistre hécatombe
Que chacun pleure encor,
Les voilà dans la tombe,
Les Fiancés du Nord !
V
Le lendemain, la foule entière,
Suivant les parents en grand deuil,
Accompagnait au cimetière
Ceux qu'avait unis le cercueil.
Les pinsons à la voix sonore
Roucoulaient des sons éclatants,
Et partout on voyait éclore,
Les premières fleurs du printemps !
Elle était jeune et belle ;
Il était grand et fort.
Chacun se les rappelle,
Les Fiancés du Nord.
Créée par Marius RICHARD
à la Scala
Paroles de René ESSE
Musique de Gaston MAQUIS
Avec le drame de Fourmies, le 1er mai s'enracine dans la tradition de lutte des ouvriers européens.
Quelques mois plus tard, à Bruxelles, l'Internationale socialiste renouvelle le caractère revendicatif et international du 1er mai. L'horizon paraît s'éclaircir après la première guerre mondiale. Le traité de paixsigné à Versailles le 28 juin 1919 fixe dans son article 247«l'adoption de la journée de huit heures ou de la semaine de quarante-huit heures comme but à atteindre partout où elle n'a pas encore été obtenue».
Les manifestations rituelles du 1er mai ne se cantonnent plus dès lors à la revendication de la journée de 8 heures. Elles deviennent l'occasion de revendications plus diverses.
La Russie soviétique, sous l'autorité de Lénine, décide en 1920 de faire du 1er mai une journée chômée. Cette initiative est peu à peu imitée par d'autres pays (dont la France en... 1941).
LE 1er MAI EN FRANCE
En France, dès 1890, les manifestants du 1er mai ont pris l'habitude de défiler en portant à la boutonnière un triangle rouge. Celui-ci symbolise la division de la journée en trois parties égales : travail, sommeil, loisirs.
Le triangle est quelques années plus tard remplacé par la fleur d'églantine. En 1907, à Paris, le muguet, symbole du printemps en Île-de-France, remplace cette dernière. Le brin de muguet est porté à la boutonnière avec un ruban rouge .
Le 23 avril 1919, le Sénat français ratifie la journée de huit heures et fait du 1er mai suivant, à titre exceptionnel, une journée chômée.
Les manifestations du 1er mai 1936 prennent une résonance particulière car elles surviennent deux jours avant le deuxième tour des élections législatives qui vont consacrer la victoire du Front populaire et porter à la tête du gouvernement français le leader socialiste Léon Blum.
C'est pendant l'occupation allemande, le 24 avril 1941, que le 1er mai est officiellement désigné comme la Fête du Travail et de la Concorde sociale et devient chômé. Cette mesure est destinée à rallier les ouvriers au régime de Vichy. Son initiative revient à René Belin. Il s'agit d'un ancien dirigeant de l'aile socialiste de la CGT (Confédération Générale du Travail) qui est devenu secrétaire d'État au Travail dans le gouvernement du maréchal Pétain.
À cette occasion, la radio officielle ne manque pas de préciser que le 1er mai coïncide avec la fête du saint patron du Maréchal, Saint Philippe (aujourd'hui, ce dernier est fêté le 3 mai) !
En avril 1947, la mesure est reprise par le gouvernement issu de la Libération qui fait du 1er mai un jour férié et payé... mais pas pour autant une fête légale. Autrement dit, le 1er mai n'est toujours pas désigné officiellement comme Fête du Travail. Cette appellation n'est que coutumière.
MES ARRIERES GRANDS PARENTS PATERNELS ,MES GRANDS PARENTS PATERNELS ,MES PARENTS ONT VECU ET SONT ENTERRES A FOURMIES....C'EST DONC AVEC BEAUCOUP D'EMOTION QUE J'AI EVOQUE LE 1 er MAI A FOURMIES.
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mercredi, 04 avril 2007
POUR LES PASSIONNES DE NOTRE HISTOIRE RV SUR ARTE CE SOIR
CE SOIR, 4 avril 2007 à 20:40
Rediffusions :
08.04.2007 à 18:05
L'EUROPE DES FRONTS POPULAIRES
(France, 2006, 52mn)inédit
ARTE F
Réalisateur: Laurence Jourdan
Retour sur l'histoire des fronts populaires européens, coalitions politiques initiées pour contrer la misère et la montée du fascisme dans les années 30. Une analyse remarquable, foisonnante d'archives, qui permet de repenser l'engagement social européen.

Dans les années 30, suite au krach boursier de Wall Street, l'Europe est ébranlée par une crise sans précédent. Pour faire rempart à la misère et au fascisme qui, de l'Italie mussolinienne à l'Allemagne hitlérienne, menacent la paix et la démocratie, les gauches européennes - sous l'impulsion de la IIIe Internationale -, les syndicats, les intellectuels et de nombreux citoyens décident de se fédérer en une union inédite. La jeune république d'Espagne constitue dès 1934 une Alliance ouvrière dans les Asturies, deux ans à peine avant l'arrivée au pouvoir du Frente popular. En France, une coalition de communistes, socialistes et radicaux, regroupé autour de Léon Blum, triomphe pour la première fois aux élections législatives de 1936 avec le programme "Pain, paix, liberté". Si ces deux pays sont les seuls en Europe à hisser le Front populaire au pouvoir, la stratégie politique de fronts communs face à la peste brune est adoptée au même moment en Belgique, en Grèce, au Portugal et en Autriche où elle prend un visage plus clandestin.
LES INTELLECTUELS AU FRONT
Si les gouvernements, les syndicats et les partis politiques sont les acteurs majeurs de cette histoire, racontée grâce à des images d’archives de qualité, Laurence Jourdan met aussi en évidence les révoltes populaires et le rôle des intellectuels. Dès 1932, ces derniers sont à l’avant-garde d’une alliance jusque-là inédite. Ponctué par des extraits de pamphlets et de poèmes, le documentaire restitue la voix et le parcours d’écrivains engagés dans le combat antifasciste tels que Malraux, Gide, García Lorca, Orwell, Walter Benjamin ou Simone Weil. Premières victimes du nazisme, les écrivains allemands en exil amorcent le mouvement, en constituant dès 1933 autour de Heinrich Mann un comité préparatoire du front populaire allemand, le Volksfront. En France, après la création d’un Comité de vigilance des intellectuels antifascistes, en juin 1935, 230 écrivains et artistes de 38 pays participent au premier Congrès international des écrivains pour la défense de la culture, sous l’égide d’André Gide et d’André Malraux. Mais les événements ont bientôt raison de leurs idéaux pacifiques : beaucoup d’entre eux prennent les armes lors de la guerre d’Espagne. En l’espace de quelques mois, l’unité du Front populaire incarné par le gouvernement Blum vole en éclats, finalement vaincue par le fascisme. Une dissolution consacrée par la signature du pacte germano-soviétique en 1939.
QUELQUES PHOTOS SOUVENIRS





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