12/09/2009
IL EST MORT LE PHOTOGRAPHE....
JE SUIS TRES TRISTE....

Décès de Willy Ronis, photographe de Paris
AP | 12.09.2009 | 17:09
Le photographe Willy Ronis, qui a immortalisé en noir et blanc la vie quotidienne des Parisiens, s'est éteint samedi. Les amoureux qui admirent la capitale depuis le sommet de la Colonne de Juillet ou encore le gamin qui court, souriant, avec sa baguette sous le bras font partie de ses célèbres clichés pris sur le vif.
Agé de 99 ans, il était sous dialyse depuis quelque temps. Il est décédé tôt samedi matin dans un hôpital parisien, a-t-on appris auprès de Stéphane Ledoux, président d'Eyedea Presse, la société dont dépend désormais Rapho, agence à laquelle Willy Ronis a toujours été fidèle.
Né le 14 août 1910 dans le IXe arrondissement parisien, Willy Ronis a fait partie après la Seconde Guerre mondiale de ce qu'on a appelé l'école humaniste française, au côté de Robert Doisneau et d'Edouard Boubat.
Il s'est mis à la photographie dans les années 1930 pour aider son père qui avait un studio de portraits près de la place de la République. Après la mort de ce dernier, il réalise son premier reportage, sur le 14 juillet 1936, celui du Front populaire. Son portrait d'une fillette coiffée d'un bonnet phrygien, le poing brandi, est publié dans "L'Humanité". En 1938, il suit la grève aux usines Javel-Citroën pour le magazine "Regards".
Pendant l'Occupation, Willy Ronis gagne clandestinement la zone libre. Ses parents juifs étaient arrivés en France après avoir fui les pogroms -sa mère était d'origine lituanienne et son père d'origine ukrainienne- et il ne voulait pas porter l'étoile jaune. Il vit de petits boulots. Il est un temps l'assistant d'une peintre sur bijoux, Marie-Anne Lansiaux, qu'il épouse à la Libération.
Il découvre alors Belleville et Ménilmontant. "C'était un peu un quartier de rêve", a-t-il raconté lors d'un entretien accordé en 2005 à l'Associated Press. "C'était plus villageois que parisien."
C'est dans les années 1950 qu'il prend certains de ses clichés les plus célèbres, avec une affection particulière pour le Paris populaire. "J'ai toujours beaucoup respecté les gens que je photographiais", soulignait-il. "C'est pour ça que mes sujets ne m'ont jamais accusé de leur avoir volé leur image, de leur voler leur âme", disait-il en riant.
Les années 1960 sont plus difficiles car la presse passe d'une photographie d'illustration à une photographie du scoop et du choc. "Et moi, la photo choc, ça ne m'intéressait pas, ce n'était pas mon tempérament".
Willy Ronis est également célèbre pour ses autoportraits. L'un d'eux, "Nirvana", a été pris durant un saut en parachute, à 85 ans. Pour ses nus féminins aussi. Sa dernière photo est d'ailleurs un nu, réalisé en 2001.
Pour choisir le meilleur angle, il a toujours refusé de travailler avec un pied, ce qui nécessite une grande stabilité. Estimant ne plus avoir cet équilibre, il a rangé ses appareils en 2001. "Mais vous savez, j'ai fait des photos pendant 72-73 ans", disait-il, "alors je peux m'arrêter sans gros chagrin".
Il s'était rendu en juillet en chaise roulante à l'hommage que lui rendaient les 40es Rencontres d'Arles, festival dont la clôture est prévue ce dimanche.
"Willy Ronis savait, avec grâce, exprimer l'âme d'un lieu ou restituer l'éclat d'un visage", a souligné le maire de Paris Bertrand Delanoë, dont la municipalité avait organisé en 2006 une vaste rétrospective de l'oeuvre du photographe. "Avec lui s'éteint un regard acéré, tendre et profond sur la ville et sur la vie."
Frédéric Mitterrand a salué la mémoire de "l'un des plus grands maîtres de la photographie". Ce "gamin de Paris idéal" a su fixer "la poésie de notre quotidien", a noté le ministre de la Culture. "Il a posé un regard tendre, tout un siècle durant, sur des existences dont il savait saisir et immortaliser la grâce fugitive."
Le Premier ministre François Fillon a rendu "hommage au dévouement de Willy Ronis en faveur des jeunes photographes et à sa générosité, qui l'a conduit à léguer son oeuvre à l'Etat dès 1983".
Enfin, l'Elysée a rappelé que "Willy Ronis a immortalisé pour nous et pour les générations à venir une France populaire et poétique". AP
JE VOUS INVITE A REVOIR LA NOTE QUE J'AVAIS REALISE L'AN DERNIER ...
http://monpayslahauteprovence.blog50.com/archive/2008/09/...
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06/08/2009
JEAN GIONO ,UN ASTEROIDE ???!!!!
Eric Walter Elst a découvert et baptisé 3612 astéroïdes
Invité logique des "RENCONTRES GIONO" consacrées au ciel et aux étoiles ,Eric Walter Elst explique que l'astéroïde Giono tourne à 280 millions de km de la Terre.
L'astronome belge Éric Walter Elst voue une admiration profonde à la Provence où il vient depuis plus de trente ans. A Saint-Michel l'observatoire ou pour ses vacances.

Photo Édouard coulot
Comme le professeur Tournesol, Éric Walter Elst est un scientifique belge empreint d'humour, poète à ses heures. Surtout la nuit! Car l'homme qui fouine dans les étoiles, aux confins de la Voie Lactée possède un sacré palmarès, a en faire rougir plus d'un.
La preuve: 3612 astéroïdes ont été découverts à ce jour par cet astronome belge, qui de surcroît donne des noms d'écrivains, peintres ou philosophes, à ses petites planètes. C'est ainsi qu'il a baptisé Giono, l'astéroïde qu'il a repéré officiellement le 12 février 1991, à l'observatoire de Saint-Michel. Éric Walter Elst explique qu'il s'agit d'une petite planète de sept kilomètres, évoluant en ce moment à 280millions de kilomètres de la Terre.
"Mais une découverte; il faut la confirmer avec deux plaques (photos) différentes pour prouver son existence. C'est chose faite; et on peut ainsi suivre Giono à la lunette depuis 1991." Une nouvelle qui aurait sûrement amusé l'écrivain manosquin d'autant qu'Éric Walter Elst a nommé ses autres découvertes: UlysseS, Chopin, Debussy, Scarlatti, Van Gogh, Gauguin, Freud, Diderot, Dalembert…
"On m'a bien demandé un jour, de baptiser un astéroïde Eddy Merxck,mais je n'ai pas accepté, malgré la valeur de notre champion belge. Néanmoins, c'est le Minor planet center installé au Massassuchet (USA) qui accepte ou pas les noms que l'on propose."L'astronome belge qui voue une belle admiration à la Provence a également baptisé une étoile du nom de Manosque. "Mais il y a aussi Thionville, Metz, Macon, Lyon, Montélimar, Cavaillon... dit-il. Je pense que la prochaine découverte s'appellera Forcalquier."
Article lu dans "la Provence" du 1/08/2009
11:34 Publié dans GALERIES DE PORTRAITS | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
17/03/2009
ETRE OU NE PAS ETRE ....SUR LE TABLEAU ?
William Shakespeare: un portrait sort de l'ombre!
Un portrait de William Shakespeare a été dévoilé lundi à Londres
Récemment identifié dans une collection privée, il est considéré comme le seul tableau connu représentant le dramaturge et réalisé de son vivant.
La toile aurait été peinte en 1610, six ans avant la mort de Shakespeare à l'âge de 46 ans. Elle a été conservée pendant des siècles par la famille Cobbe, dont un cousin a épousé l'arrière-petite-fille d'Henry Wriothesley, le bienfaiteur de Shakespeare. Alec Cobbe, un restaurateur d'oeuvres d'art, avait hérité du tableau.
En 2006, en visitant une exposition sur Shakespeare à la National Portrait Gallery de Londres, M.Cobbe est tombé sur un portrait de l'auteur. Pendant longtemps, ce tableau avait été considéré comme un portrait de Shakespeare réalisé de son vivant, avant que l'on ne s'aperçoive qu'il avait été retouché. M.Cobbe a immédiatement compris qu'il s'agissait d'une copie de la toile figurant dans sa collection familiale.
"L'identification de ce portrait marque un développement majeur dans l'histoire des portraits de Shakespeare (...) Ce nouveau portrait est une peinture de grande qualité", a affirmé le professeur Stanley Wells, président du Shakespeare Birthplace Trust.
Pendant trois ans, Stanley Wells, un érudit spécialiste de Shakespeare, a fait procéder à toute une batterie de tests scientifiques qui ont confirmé que le portrait avait été réalisé aux environs de 1610. Shakespeare était alors âgé de 46 ans.
"Il a l'air plutôt jeune pour un homme de 46 ans", commente Stanley Wells. Shakespeare est mort en 1616.
Le prortrait Cobbe nous permet de découvrir un William Shakespeare au teint pimpant, à la chevelure nourrie, et à la barbe d'un roux tirant légèrement sur le brun.
Le portrait le plus connu du grand dramartuge anglais est l'image grisâtre, d'un homme au crâne très dégarni, arborant une barbiche et une petite moustache, et affligé de poches sous les yeux.
Pendant des siècles, personne ne s'est douté que le modèle du portrait dévoilé par le Shakespeare Birthplace Trust n'était autre que William Shakespeare. Il a fallu attendre qu'Alec Cobbe découvre dans la Folger Shakespeare Library de Washington un portrait qui allait bouleverser sa vie. Cette toile, considérée jusqu'au début du XXe siècle comme un portrait de Shakespeare mais renié ensuite par les spécialistes, était en fait l'une des quatre copies existantes de la toile des Cobbe.
Sur le portrait que nous pouvons voir aujourd'hui après des années de relégation, Shakespeare porte des vêtements de prix, notamment une dentelle italienne, magnifiquement reproduite, qui a dû coûter très cher.
C'est l'équipage d'un homme élégant, soigné et établi qui, sur la fin de sa vie, jouit d'une certaine opulence et qui, sans nul doute, fréquente les cercles aristocratiques de son temps. On a trop souvent tendance à croire que Shakespeare, fils de gantier et originaire d'une petite ville d'Angleterre, a conservé cet humble statut jusqu'à la fin de ses jours.
Ce portrait sera exposé au public dans la Maison de Shakespeare, à Stratfford-upon-Avon, pendant plusieurs mois à partir du 23 avril 2009. Il sera ensuite restitué à la famille Cobbe.
Source : CNN.com, 10 mars 2009
20:08 Publié dans GALERIES DE PORTRAITS | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
10/03/2009
BRASSAI
APRES LUCIEN CLERGUE,WILLY RONIS ,HENRI CARTIER BRESSON(catégorie Galerie de Portraits ) ,JE VOUS PRESENTE UN AUTRE GRAND DE LA PHOTOGRAPHIE QUE J'ADMIRE ...
Brassaï, pseudonyme de Gyula Halász, né le 9 septembre 1899 à Braşov (hongrois: Brassó - ville alors austro-hongroise et rattachée à la Roumanie depuis) et mort le 8 juillet 1984 à Èze, Alpes-maritimes, était un photographe français d'origine hongroise, et aussi dessinateur, peintre, sculpteur et écrivain.
Le pseudonyme de Brassaï vient de 'Brasso', sa ville natale.
Biographie
Gyula Halász a 3 ans quand sa famille emménagent à Paris où ils rejoignent le père qui enseigne la littérature à la Sorbonne. Jeune homme, Gyula Halász étudie la peinture et la sculpture à l'école des Beaux-Arts de Budapest avant de rejoindre la cavalerie austro-hongroise pour y servir durant la Première Guerre mondiale. En 1920 il se rend à Berlin où il y travaillera en tant que journaliste, tout en suivant les cours de l'académie des Beaux-Arts Berlin-Charlottenburg.
Halász déménage en 1924 pour Paris. Seul, il apprend le français en lisant les œuvres de Marcel Proust. Installé à Montparnasse, au cœur du Paris artistique des années 1920, il se lie à Henry Miller, Léon-Paul Fargue et Jacques Prévert.
Il reprend sa carrière de journaliste. Il écrivit plus tard que la photo l'avait aidé à saisir la nuit Parisienne, la beauté des rues et des jardins, qu'il pleuve ou qu'il vente. En utilisant son lieu de naissance, Gyula Halász se forge dès 1923 le pseudonyme de Brassaï qui signifie « de Brassó ». C'est sous ce nom qu'il s'impose comme celui qui a su capturer l'essence de la ville dans ses clichés, publiant un premier recueil en 1932 intitulé « Paris de nuit » qui reçoit un grand succès et le fera même surnommer « l'œil de Paris » par Miller dans l'un de ses essais. En dehors de ses photos du Paris interlope et sombre, Brassaï s'est aussi intéressé à la haute société, aux intellectuels, à la danse et à l'opéra. Il photographia nombre d'entre ses contemporains, tels Salvador Dalí, Pablo Picasso, Henri Matisse, Alberto Giacometti et certains des écrivains majeurs de l'époque : Jean Genet, Henri Michaux. Une de ses photographies de la série des Graffiti sera utilisée en couverture du recueil de Jacques Prévert Paroles en 1946.
Ses photographies offrirent à Brassaï une célébrité internationale. En 1956, son film « Tant qu'il y aura des bêtes » gagne un prix à Cannes, puis en 1974 il est élevé au rang de Chevalier des Arts et des Lettres, avant de recevoir la Légion d'honneur en 1976. Il gagne son premier « Grand Prix national de la Photographie » deux ans plus tard, à Paris.
En plus de ses œuvres photographiques, Brassaï écrivit 17 livres et de nombreux articles, dont en particulier Histoire de Marie, publié avec une introduction de Henry Miller.
Brassaï est enterré au Cimetière du Montparnasse , à Paris.
En l'an 2000, une grande rétrospective de 450 de ses œuvres fut présentée, grâce au concours de sa veuve Gilberte, au Centre Georges-Pompidou.
Photographe de "Paris de Nuit "(1932)*, puis de "Paris Secret " (1976), Brassaï (1899-1984) est l'auteur d'une œuvre inscrite dans l'imaginaire collectif comme le témoignage d'un monde disparu: celui des apaches et des belles de nuit qui hantent également l'univers des films de Prévert et de Carné. Le Centre Pompidou consacre, du 19 avril au 26 juin 2000, la première grande exposition rétrospective jamais présentée en France sur l'œuvre du célèbre photographe d'origine hongroise. Cette manifestation rassemblera environ 450 œuvres de Brassaï: photographies, sculptures, dessins, ainsi que des documents d'archives, provenant pour l'essentiel des collections du Musée national d'art moderne au Centre Pompidou, et du dépôt fait par Madame Gilberte Brassaï. Cet ensemble sera complété par quelques prêts de la Bibliothèque nationale de France, de la Maison Européenne de la Photographie et du Mobilier national. Cette exposition présentera quelques unes des expositions historiques, reconstituées et présentées dans leurs réalités physiques, ainsi que des aspects encore méconnus de l'œuvre de Brassaï à travers une centaine de travaux totalement inédits, panoramiques, réalisés par collages, et séquences exprimant le souci constant chez l'artiste de faire éclater le cadre trop contraignant de la photographie.
*"Paris de Nuit" paraît en décembre 1932: soixante-deux images de nuit, comme illuminées de l'intérieur, et empreintes de poésie. Brassaï écrit : " La véritable date de naissance d'un créateur, c'est quand il a trouvé sa voie et sa voix. La seule date de naissance qui compte pour moi, ce n'est pas Brasso 1899, mais Paris 1933" C'est à cette époque, qu'il adopte officiellement le pseudonyme de Brassaï. Dans l'édition du journal « Le Temps » datée du 30 janvier 1933, Emile Henriot fait une critique élogieuse du livre de Brassaï, et termine son article par ces lignes curieusement prophétiques: «On imagine volontiers un de nos petits-fils feuilletant plus tard à son tour ce recueil d'images exactes et s'émouvant de sa poésie. C'est du réel des choses les plus quotidiennes qu'est fait, à la longue, le charme étrange du passé (...) Photographes de 1933, c'est pour l'an 2000 que vous travaillez: on y vous trouvera bien du talent. »
Photographe, Brassaï a toujours pratiqué l'écriture: « Souvenirs de mon enfance », «Graffiti», «Paris secret des années 30», «Artistes de ma vie», sans oublier « Conversations avec Picasso ». D'une culture très éclectique, Brassaï lit Goethe, Montaigne, Bergson et se réfère volontiers à Proust chez lequel il retrouve l'expression de l'une de ses propres préoccupations: le latent, ce qui aurait pu être et ce qui n'a pas été, ce qui est enfoui, et pourtant tout proche, sous la réalité.
POUR TERMINER ,JE VOUS INVITE A REGARDER CE DIAPORAMA DE QUELQUES UNES DE SES PHOTOS QUE J'AI CHOISIES ...
«La photographie, c'est la conscience même de la peinture. Elle lui rappelle sans cesse ce qu'elle ne doit pas faire. Que la peinture prenne donc ses responsabilités.»
[ Gyula Halász Brassaï ] - L’Intransigeant - 15 Novembre 1932
«On se demande parfois si la vie a un sens... et puis on rencontre des êtres qui donnent un sens à la vie.»
[ Gyula Halász Brassaï ]
«Si l'on devait vivre éternellement, tout deviendrait monotone. C'est l'idée de la mort qui nous talonne. C'est la hantise et le désir de l'homme de laisser une trace indélébile de son éphémère passage sur cette terre qui donnent naissance à l'art.»
[ Gyula Halász Brassaï ]
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05/02/2009
DOM HELDER CAMARA
"Quand je donne à manger à un pauvre, tout le monde m’appelle saint.
Mais lorsque je demande pourquoi les pauvres n’ont pas de nourriture,
alors tout le monde m’appelle communiste".
Une des phrases les plus célèbres, très brève mais suscitant une profonde réflexion, prononcées par l’archevêque et théologien brésilien Dom Hélder Pessoa Câmara . Le centenaire de sa naissance sera célébré le 7 Février , pas seulement dans son pays.
DOM HELDER CAMARA (7 février 1909, Fortaleza, Brésil - 27 août 1999, Recife) fut archevêque d'Olinda et Recife au Brésil .
Avocat des pauvres, apôtre de la Théologie de la libération et de la non-violence, Il est de ceux qui ont incarné l'image du Sauveur.
Tout jeune prêtre, il est chargé de la pastorale des intellectuels à Fortaleza au Brésil puis il devient membre du Conseil supérieur de l'enseignement à Rio de Janeiro. Apprécié pour son charisme et ses innombrables qualités, il est sollicité par les médias, par le ministère de l'éducation nationale, la municipalité… devenant ainsi l'une des figures les plus populaires de la capitale. Mais Dom Helder préfère servir les affaires du clergé : il fonde et préside l'Organisation des évêques du Brésil et devient archevêque auxiliaire de Rio en 1955. C'est alors qu'un homme d'Eglise l'exhorte à considérer le cas des pauvres de la capitale. Et surnommé très vite “l'évêque des bidonvilles”, Camara fonde une organisation de secours : la Banque de la Providence.
En 1964, au moment où l'armée prend le pouvoir et poursuit les “subversifs”, Dom Helder est promu archevêque des diocèses d'Olinda et de Recife. Plus que jamais désireux de réunir la société civile et l'Eglise pour défendre la cause des pauvres, il dénonce publiquement les injustices commises dans son pays, lance les “opérations Espérance” destinées à éduquer et responsabiliser le petit peuple. Inspiré par la Théologie de la libération et celle de la non-violence, il lance également le mouvement Action Justice et Paix fondé sur la “pression morale libératrice”. Et lorsqu'il est traité d'“évêque rouge”, il rétorque habilement : « quand je donne de la nourriture aux pauvres, on m'appelle un saint. Quand je demande pourquoi ils sont pauvres, on m'appelle un communiste ».
C'est l'heure où son ami, le prêtre Pereira Neto, est assassiné, l'heure où il prêche en faveur d'une plus juste répartition des richesses, où il construit des maisons, fonde un service d'information pour les pauvres... Mais surpris de la réserve de Rome, il exprime son désir de voir l'ensemble du corps ecclésial évoluer et s'engager. « C'en est assez d'une Eglise qui veut être servie, qui exige d'être toujours la première… qui crie qu'elle a le monopole de la vérité » déclare Dom Helder qui ne reconnaît le chrétien que dans son engagement contre l'injustice. Et lorsque Jean-Paul II nomme le conservateur Dom José Cardoso pour lui succéder, commence le démantèlement minutieux des communautés qu'il avait créées dont le séminaire d'Olinda suspecté de centre d'enseignement marxiste ainsi que la Commission Justice et Paix. « Le désert est fertile ! », écrira Dom Helder inébranlable et résolument confiant en l'avenir au point qu'il lance en 1990 sa campagne “an 2000 sans misère”. Lui qui avait tant misé sur l'appui des institutions religieuses, politiques et universitaires, il comprend désormais que son rêve d'un « monde plus respirable et plus humain » ne se réalisera que par la volonté et le dévouement des minorités disposées à « espérer contre toutes espérances ».
Vivant, Dom Helder le sera toujours à travers les mouvements et ONG actuels qu'il a suscités par la force de son Amour, défiant les limites de la peur, de l'ignorance, du pouvoir et des institutions. « Chaque matin, je choisis d'aimer » disait Dom Helder offrant à l'humanité la clé d'un monde meilleur…
Je vous conseille ces livres:
Dom Helder Camara - Jean Toulat : Dénonçant sans répit la course aux armements et les ventes d'armes, Dom Helder Camara a mérité le Prix populaire de la Paix. Il est le symbole de cette non-violence active qu'il fonde sur “la force nucléaire de l'amour”.
Dom Helder Camara, les puissants et les pauvres -Richard Marin : La parole libre et sans ménagement pour les puissants de Dom Helder Camara, ses conflits à répétition avec les pouvoirs ont fait de celui qui fut l'archevêque d'Olinda-Recife de 1964 à 1985, l'un des symboles de la théologie de la libération.
Dom helder Camara, la violence d'un pacifique -José de Broucker
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23/11/2008
IBRAHIM MAALOUF
AUJOURD'HUI ,22 NOVEMBRE,ON FETE Ste CECILE ,PATRONNE DES MUSICIENS !ALORS J'AI CHOISI DE VOUS PRESENTER UN JEUNE MUSICIEN QUE JE VIENS DE DECOUVRIR ,TROMPETTISTE DE SON ETAT .J'AIME BEAUCOUP CE QU'IL FAIT ET JE SOUHAITE PARTAGER MA DECOUVERTE ...
BONNE FETE A TOUS LES MUSICIENS ET LES AMOUREUX DE LA MUSIQUE ,DE BLOG 50 ET D'AILLEURS...
JE PENSE EN PARTICULIER A HENRI ,JEAN- LOUIS, FRAMBOISINE, HELENE ET TOUS LES AUTRES !!!
Ibrahim Maalouf est né le 5 décembre 1980 à Beyrouth (Liban). Il débute l'étude de la trompette avec Nassim Maalouf, son père, qui fut lui-même élève de Maurice André au Conservatoire Supérieur de Musique de Paris et qui plus tard fut l'inventeur de la trompette à quarts de tons.
Dés son plus jeune âge ses facilités feront très vite de lui le nouveau petit génie de la trompette piccolo, instrument de la famille des cuivres qualifié de "redoutable" par Maurice André. Il se fait particulièrement remarquer lorsqu'il jouera à l'âge de 17 ans le 2ème concerto Brandebourgeois de Jean Sebastien Bach dans une église parisienne.
A 17 ans Ibrahim entre au Conservatoire Supérieur de Paris (CNR), puis au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris (CNSMDP) et va suivre les cours de Gérard Boulanger, Guy Touvron, Antoine Curé et Bruno Nouvion. Pendant ces cinq années d'études supérieures Ibrahim remporte trois prix Internationaux, un premier prix Européen et quatre premier prix Nationaux dont le premier prix du National Trumpet Competition (Washington Fairfax, Virginie, Etats Unis). Il reçoit également le titre de Lauréat de la Fondation Cziffra, et Lauréat du Festival Musical d'Automne des Jeunes Interprètes.
Ibrahim joue régulièrement en soliste avec orchestres et se produit souvent en récital avec orgue ou piano, principalement en Duo de musique Franco-Russe avec la pianiste Ukrainienne Natalia Romanenko.
Ibrahim commence à être reconnu internationalement en tant que soliste classique mais aussi en tant que trompettiste et compositeur de musique jazz-oriental.
Lauréat de 3 prix internationaux :
- 2ème Prix du concours international de trompette Maurice André 2003 (1er non décerné) ;
- 1er prix du concours international de trompette de Hongrie (Pilisvörösvar, 2002) ;
- 3ème prix (1er non décerné) du concours international de trompette Raimo Sarmas de Finlande (2002).
SON DERNIER CD :DIASPORA
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16/10/2008
HENRI CARTIER BRESSON
SI JE CHOISIS AUJOURD'HUI DE VOUS PRESENTER CET IMMENSE PHOTOGRAPHE ,C'EST PARCEQUE J'AI BEAUCOUP D'ADMIRATION POUR LUI ET EGALEMENT PARCEQU'IL A TERMINE SA VIE DANS LES ALPES DE HAUTE PROVENCE OU IL A ETE INHUME AU CIMETIERE DE MONJUSTIN ...
Né le 22 août 1908 à Chanteloup (Seine-et-Marne), Henri Cartier-Bresson découvre le travail des peintres surréalistes à l’âge de 15 ans. Entre 1927 et 1928, il suit les cours du cubiste André Lhote à Paris. En 1931, il se rend en Côte d’Ivoire où il réalise ses premières photographies. À son retour, il achète son premier Leica — un appareil photographique extrêmement maniable qui deviendra son plus fidèle complice .
Grâce au Leica, appareil discret et maniable, Cartier-Bresson a trouvé son outil. « Je ne quittais jamais mon appareil, toujours à mon poignet. Mon regard balayait la vie, perpétuellement. (...) Je partais fouiner, il n’y a pas d’autre mot, j’allais flairer avec l’appareil. »
Il se consacre dès lors entièrement à son art qu’il pratique, à l’instar des surréalistes, comme une écriture automatique appliquée au monde de l’image. Dès 1932 est organisée à la galerie Julien Levy (New York) sa première exposition de photographies. C’est à l’occasion d’un voyage en Espagne, en 1933, qu’il réalise ses premières grandes photographies de reportage. Il séjourne ensuite un an au Mexique pour une mission ethnographique (1934) et expose aux côtés du Mexicain Manuel Álvarez Bravo à Mexico.Il y tire lui-même ses épreuves, qui sont à considérer comme ses seuls véritables " originaux ".
A New York, il s’initie au montage cinématographique avec Paul Strand.
En 1937, il épouse Ratna Mohini, une danseuse javanaise. Et devient second assistant de Jean Renoir pour trois de ses films dont La Règle du jeu.
Prisonnier de guerre dans les Vosges en 1940, il réussit à s’évader.
Après une année de reportages aux Etats-Unis pour compléter son exposition " posthume " de 300 photographies au Museum of Modern Art de New York (on le croyait alors disparu à la guerre), c’est la naissance de l’agence Magnum, le 22 mai 1947, dont le nom va entrer dans l’histoire du photojournalisme.
L’instant décisif
Commence alors pour lui une importante carrière de photojournaliste, caractérisée par la recherche constante du « moment décisif » défini comme l’instant le plus significatif d’une réalité donnée. Souhaitant abolir la frontière entre art et document photographique, il publie son célèbre recueil Images à la sauvette (1952). C’est en préface de cet album qu’il développe sa conception de la photographie dans « l’Instant décisif », un texte devenu référentiel. À cet égard, Henri Cartier-Bresson a donné la définition la plus concise et la plus précise de l’acte photographique : « La photographie est, dans un même instant, la reconnaissance de la signification d’un fait et de l’organisation rigoureuse des formes perçues visuellement qui expriment et signifient ce fait. »
Cartier Bresson et Magnum
Henri Cartier-Bresson est fortement marqué par les années de guerre. Prisonnier ayant réussi à s’évader, il photographie la libération de Paris en août 1944 et sort un documentaire sur les prisonniers de guerre et les déportés (le Retour, 1944-1945). En 1946, il séjourne de nouveau aux États-Unis afin de finaliser une exposition de son œuvre au MoMA de New York — manifestation à l’origine « posthume », l’artiste vivant dans la clandestinité ayant été déclaré disparu.
En 1947, Henri Cartier-Bresson fonde avec quatre autres photographes indépendants — Robert Capa, George Rodger, David Seymour et William Vandivert — l’agence coopérative Magnum Photos, qui porte le reportage à son apogée tant dans le domaine des grands conflits historiques que sur la scène sociale, politique et privée.
De 1948 à 1950, il passe trois ans en Orient : en Inde, il photographie Mohandas Gandhi quelques heures avant son assassinat ; il est en Chine lors de la proclamation de la République populaire et témoigne de la victoire du communiste Mao Zedong ; il parcourt l9Indonésie alors qu’elle accède à l’indépendance. En 1954, Henri Cartier-Bresson est le premier photographe occidental à être admis en Union soviétique. Quatre ans plus tard, il effectue un nouveau voyage en Chine, à l’occasion du dixième anniversaire de la République populaire. En 1963, le photographe est à Cuba pour Life Magazine, puis au Mexique.En 1966, il s’était retiré de l’agence Magnum, tout en lui concédant l’exploitation de ses archives. Et, depuis 1973, il se consacrait surtout au dessin, crayon et fusain, à Paris ou dans les Alpes.
Le maître du " hasard objectif " a toujours récusé le mot d’ " art " pour son travail. Loin de se considérer comme un " classique ", il se déclarait pickpocket, funambule ou artilleur.
Sous l’apparence d’une logique sèche, la photographie était son mode de vie. Et le reportage sa véritable famille. Henri Cartier-Bresson a réalisé une œuvre immense dont lui-même résumait ainsi la portée : « Pour comprendre l’histoire, vous devez garder une certaine forme d’innocence. Mon seul secret fut de prendre mon temps, et surtout de prendre le temps de vivre avec les gens... et puis de savoir m’oublier. »
Cette grande figure de la photographie contemporaine nous a quittés le 3 août 2004 .Il a été inhumé dans le cimetière de Montjustin (Alpes-de-Haute-Provence).
La Fondation Henri Cartier-Bresson
En 2000, Henri Cartier-Bresson avait décidé avec sa femme Martine Franck et leur fille Mélanie de créer la Fondation Henri Cartier-Bresson, afin de rassembler son œuvre et d’offrir un espace d’exposition à d’autres artistes.
La Fondation HCB, reconnue d’utilité publique par l’Etat, a été ouverte à Paris dans le quartier Montparnasse en 2003.
Cette fondation décerne également tous les deux ans le Prix HCB, un prix d’aide à la création d’un montant de 30.000€, pour permettre à un photographe de réaliser un projet.
De plus, l’œuvre du lauréat est exposée à la Fondation HCB dans les 18 mois qui suivent sa nomination.
Petit mot de Cartier-Bresson à ses collègues éditeurs de Magnum, à Paris : « Je veux que les légendes soient strictement des informations et non des remarques sentimentales ou d’une quelconque ironie. (...) Laissons les photos parler d’elles-mêmes et pour l’amour de Nadar ne laissons pas des gens assis derrière des bureaux rajouter ce qu’ils n’ont pas vu. »
Une comédie humaine défile dans son viseur, imprévisible, vivante et magnifiée par le rendu de l’espace où chacun trouve sa juste place.
Henri Cartier-Bresson photographie « comme un chat, sans déranger ». Ses images impeccables, si classiques dans leur forme, restent instantanées car elles sont intrinsèquement liées au plaisir de la prise. H. C.-B. savait qu’en toutes circonstances, « la vie ne s’exprime qu’une fois pour toutes ». Rien n’est dû à la chance dans ces vues superbement cadrées où se combinent tout à la fois la tension, la grâce et l’émotion.
« Le secret, c’est la concentration », dit-il. Tout repose sur l’élasticité du doigt. Le tir photographique ou le plaisir tactile et sensuel de la prise, ainsi qu’il l’a clairement expliqué dans sa théorie de « l’instant décisif ».
Connu pour la précision au couperet et le graphisme de ses compositions (jamais recadrées au tirage), il s'est surtout illustré dans le reportage de rue, la représentation des aspects pittoresques ou significatifs de la vie quotidienne (Des Européens). Il est l'inventeur du concept de « l'instant décisif », qui est aussi le titre du recueil où il expose sa définition de la photographie publié en 1952 avec une couverture de Matisse, lors de la prise de vue.
Pour certains, il est une figure mythique de la photographie du XXe siècle, que sa longévité lui permit de traverser, en portant son regard sur les évènements majeurs qui ont jalonné son histoire. Un de ses biographes (Pierre Assouline) dit ainsi de lui qu'il était « l'œil du siècle ».
Henri Cartier-Bresson fut aussi cinéaste... - Photo Martine Franck - Magnum Photos .
(Toutes les photos ont été trouvées sur la toile )
POUR TERMINER ,JE VOUS PROPOSE UN DIAPORAMA DE QUELQUES UNES DE SES PHOTOS QUE J'AI SELECTIONNEES
19:10 Publié dans GALERIES DE PORTRAITS | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
03/10/2008
ANDY GOLDSWORTHY (suite)
D'abord quelques mots sur le Land Art.
Le land art est une tendance de l'art contemporain, utilisant le cadre et les matériaux de la nature (bois, terre, pierres, sable, rocher, etc.). Le plus souvent, les œuvres sont à l'extérieur, exposées aux éléments, et soumises à l'érosion naturelle ; ainsi, certaines ont disparu et il ne reste que leur souvenir photographique. Les premières œuvres ont été réalisées dans les paysages désertiques de l'Ouest américain à la fin des années 1960. Les œuvres les plus imposantes, réalisées avec des équipements de construction, portent le nom d'Earthworks (littéralement terrassements).
Avec les artistes du Land Art, la nature n'est plus simplement représentée mais c'est au cœur d'elle-même (in situ) que les créateurs travaillent. Ils veulent quitter les musées et les galeries avec et heures d'ouverture, leurs tickets d'entrée et véritablement « sortir des sentiers battus ». L'œuvre doit être non plus une valeur marchande vouée à une élite mais une véritable expérience liée au monde réel. Les œuvres sont souvent gigantesques, comme Double Negative de Michael Heizer, où 240 tonnes de terre sont déplacées dans le désert du Nevada, ou de Robert Smithson, longue jetée de presque 500 m de long au bord du Grand Lac Salé. Outre les productions des artistes américains, qui forment le cœur du mouvement, il convient de citer la peinture des montagnes du Tibesti par Jean Verame.
Les artistes utilisent les matériaux de la nature (bois, terre, pierres, sable, rocher, etc.) et creusent, déplacent, transportent, accumulent, griffent, tracent, plantent... Ils introduisent aussi des produits manufacturés : foudre dans le désert du Nouveau-Mexique (Walter De Maria, Lightning Field), 2 700 parasols jaunes ou bleus simultanément sur la côte californienne et au Japon (Christo et Jeanne-Claude, The Umbrellas[1]), ou de gigantesques nénuphars de tissu rose autour des îles de Floride (Christo et Jeanne-Claude, Surrounded Islands).
Les artistes travaillent souvent dans des lieux éloignés et c'est alors que la photo retrouve un rôle essentiel pour montrer, illustrer, remémorer et financer ces projets. Des croquis, reportages et vidéos sont présentés au public et permettent à l'artiste de vivre et de réaliser d'autres œuvres. C'est ainsi que dans les années 1970, certaines œuvres réintègrent les musées et expositions, d'abord par l'image puis par des installations dans les espaces intérieurs, comme Ligne d'ardoises de Richard Long au Centre d'arts plastiques contemporains de Bordeaux (CAPC). Ainsi cette aventure renouvelle-t-elle la longue tradition du paysage.
Si les Earthworks sont des altérations durables du paysage, la plupart des œuvres du Land Art relèvent plutôt de l'art éphémère, vouées à plus ou moins longue échéance à la disparition sous l'effet des éléments naturels.
Histoire
Le mouvement est lancé en octobre 1968 par un groupe d'artistes lors d'une exposition intitulée Earthworks, à la Dwan Gallery à New York. Avec la publication de son essai The Sedimentation of the Mind: Earth Projects en 1968, Robert Smithson s'impose comme le théoricien du Land Art et devient la figure emblématique de ce mouvement, aux côtés de Robert Morris, Nancy Holt, Dennis Oppenheim, Walter De Maria, Christo et Michael Heizer. En février 1969, une autre exposition, Earth Art, organisée par Willoughby Sharp au Andrew Dickson White Museum of Art (Ithaca, New York), confirme l'importance de ce mouvement sur la scène de l'art.
Les motivations premières du Land Art étaient de se débarrasser de l'art de chevalet et des grands principes du Modernisme prônés par le critique d'art Clement Greenberg. Comme la plupart des mouvements nés dans les années 1960, le Land Art cherchait à lier l'art et la vie, à arrêter de produire des œuvres destinées à être seulement admirées dans des musées.
Cette tradition s'est perpétuée chez plusieurs artistes contemporains qui travaillent directement dans la nature. Les œuvres sont souvent éphémères et ne deviennent durables que via la photographie : feuilles, fleurs, neige, glace par Andy Goldsworthy ou Nils Udo ainsi que la plupart des œuvres de Richard Long.
Les Refuges d'art d'Andy Goldsworthy en Haute-Provence
Expérience singulière que celle d'Andy Goldsworthy, artiste internationalement reconnu, qui imagine un projet alliant l'art contemporain et la sauvegarde des patrimoines ruraux sur le territoire protégé de la Réserve Géologique de Haute-Provence, autour de Digne-les-Bains.
Refuges d'art est un itinéraire pédestre d'une dizaine de jours proposé par Andy Goldsworthy pour relier les trois Sentinelles que l'artiste a réalisées dans trois vallées de la Réserve Géologique. Ce trajet emprunte d'anciens chemins à travers les montagnes et retrouve la trace de villages, chapelles et fermes abandonnés. Andy Goldsworthy a choisi certains de ces bâtiments le long du chemin pour qu'ils soient reconstruits afin d'abriter les randonneurs. L'artiste imagine alors une oeuvre spécifique pour chaque lieu, une oeuvre qui devient une partie intégrante de la rénovation du bâtiment.
Depuis le musée Gassendi à Digne, et le monumental mur d'argile, River of Earth, le visiteur devient un marcheur et est invité, de Refuge d'art en Refuge d'art, à cohabiter avec les bâtiments et les oeuvres, avec le paysage et la lumière changeante, le temps d'une halte, d'un repas ou d'une nuit entière. Projet à la fois immense et modeste, Refuges d'art ne s'active vraiment que lorsque l'on entreprend la marche. Le visiteur devient alors le lien et le vecteur qui connecte tous les éléments entre eux, même si les sites restent visibles individuellement.
Le projet Refuges d'art est un projet vivant qui doit se poursuivre pendant les cinq années à venir avec la rénovation d'au-moins cinq nouveaux refuges.
(Toutes les photos qui suivent sont de moi sauf la première trouvée sur le site de la ville de Digne )
Refuge d'art des bains thermaux à Digne
Sentinelle des clues de Barles .Vallée du Bés
Refuge d'art .Chapelle Ste Madeleine .Thoard
le monumental mur d'argile, River of Earth.Au musée de Digne
Cairn au centre de géologie
Cairns du sentier de l'eau au centre de géologie .Musée promenade
Sentinelle de la vallée du Vançon .Authon
Enfin ,je vous invite à visiter le site d'un ami ,Jean Pierre Brovelli
http://www.etoile-rando.com/puis celui des refuges d'art http://www.refugesart.fr/
18:15 Publié dans GALERIES DE PORTRAITS | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
02/10/2008
ANDY GOLDSWORTHY
Artiste et photographe britannique, il grandit à Leeds dans le Yorkshire. Son travail dans une ferme, à l'âge de treize ans, l'influence profondément. Il découvre alors la beauté des matériaux naturels façonnés par l'homme, tels les sillons dessinés par le tracteur dans le champ, ou le mélange des objets de la ferme avec les pierres. La brutalité très visuelle de la campagne marque également ses conceptions artistiques, par ses observations quotidiennes d'animaux morts, ou de chiens attaquant les moutons.A Leeds, il entre à la Bradford school of Art en 1974, puis déménage à Lancaster afin d'étudier les Beaux-arts (à la Preston Polytechnic du Lancashire). Il habite aujourd'hui le village de Penpont dans le Dumfriesshire (Écosse) où il a installé son atelier dans un ancien grenier en pierre.
Andy Goldsworthy travaille généralement en plein air, avec des matériaux trouvés sur place, bien qu'il ait réalisé à l'occasion certaines œuvres à l'intérieur de bâtiments, musées ou galeries (par exemple, le mur d'argile à Digne). Il utilise quasi-exclusivement des matériaux ou objets naturels (neige, glace, feuilles d'arbres, tiges, galets, fleurs, etc.) pour ses œuvres (à quelques exceptions près, comme par exemple le cairn édifié à partir de morceaux d'acier sur le site d'une ancienne mine). Bien qu'il n'utilise généralement pas d'autres outils que ses propres mains, sinon éventuellement un opinel, il lui est arrivé de faire appel à de la machinerie lourde ou légère pour réaliser des œuvres d'envergure (notamment les cairns les plus grands).
À l'instar de nombreux artistes du Land Art, il considère ses œuvres comme de l' «art éphémère», le temps de dégradation pouvant varier de quelques secondes à plusieurs années : sculptures de glace qui ne durent qu'une saison, ou de sable sur une plage disparaissant à la première marée, constructions de pierre ou de métal qui ne subissent qu'une entropie naturelle. Il voyage beaucoup mais se concentre sur un seul endroit. C'est ainsi qu'il a rendu visite, à plusieurs reprises, à un rocher bien précis près de Saint-Louis dans le Missouri. Il a également travaillé dans le désert d'Australie, à Grise Fiord au nord du Canada, et au Pôle Nord pendant deux jours. Son intention n'est pas « d'apposer sa marque » sur le paysage mais de travailler instinctivement avec lui, afin que ses créations manifestent, même brièvement, un contact en harmonie avec le monde naturel. Il s'intéresse particulièrement au temps tel qu'il est rendu manifeste par l'évolution de la nature. « Mouvement, changement, lumière, croissance et altération sont l'âme de la nature, les énergies que j'essaie de faire passer à travers mon travail. Goldsworthy conserve les traces de ses œuvres au moyen de remarquables épreuves photographiques en couleur dont beaucoup sont accompagnées d'un titre sous forme de légende expliquant la genèse de l'œuvre. Il a exposé seul à plusieurs reprises en Angleterre, en France, aux Pays-Bas et au Japon. Il a participé à la Biennale de Venise et exécuté plusieurs commandes importantes, comme celle du jardin de pierres, commanditée par le Musée de l'héritage juif de New York.
Un documentaire intitulé Rivers and Tides lui a été consacré par le réalisateur allemand Thomas Riedelsheimer en 2001, avec une musique composée pour l'occasion par le compositeur-guitariste Fred Frith. Ce film présente le travail d'élaboration de l'œuvre, qui a duré plusieurs mois et qui est constituée de serpentins de glace, de feuilles et de cercles de branches, de nids de bois et de cairns.
VOICI UN DIAPORAMA DE QUELQUES UNES DE CES NOMBREUSES CREATIONS A TRAVERS LE MONDE ...10:45 Publié dans GALERIES DE PORTRAITS | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
01/10/2008
WILLY RONIS
Cette note pour vous présenter un des grands de la photo que j'aime particulièrement .Certes il est célébre mais je ne résiste pas au plaisir de vous le faire découvrir ou redécouvrir .
1910.
Naissance à Paris. Lycée. Bac Lettres, un an de Droit. Dessin, violon, harmonie.
1926.
Premier appareil. Photos de vacances.
1927.
Premières photos de Paris.
1932.
Par obligation familiale, entre à l'atelier photographique de son père.
1934.
En marge, premières photos à caractère social.
1936.
Mort du père. Abandon de l'atelier. Premières parution dans la presse périodique. Rencontre Chirn. Reportage sur le Front Populaire.
1937.
Décide d'être photographe-reporter-illustrateur indépendant. Continue à archiver sur Paris et la montagne. Achat du premier Rolleiflex. Amitié avec Capa. Premier reportage pour Plaisir de France. Reportages à l'Expo 37, sur la colonie de vacances de Villejuif en Dordogne.
1938-1939.
Reportages sociaux (grève chez Citroën-Javel). Croisières au pair en Italie, Tunisie, Grèce, Yougoslavie, Albanie (documentation pour une agence de voyages). Travaux suivis pour le Tourisme et la SNCF à travers la France en moto-camping.
1941-1944.
Régisseur d'une troupe théâtrale ambulante en zone sud. Aide-décorateur de cinéma. Assistant dans un studio de portrait à Toulon. Peintre sur bijoux avec Marie-Anne, qu'il épousera en 1946. Enseignant polyvalent dans un centre de formation textile à Amplepuis. Retour à Paris en 1944.
1945-1949.
Grand reportage sur le retour des prisonniers pour la SNCF. Reportages nombreux sur divers sujets. Membre du Groupe des XV. Entre à l'agence Rapho. Parallèlement, travaux pour l'industrie, la publicité, la mode. Continue ses prises de vue sur Paris. Prix Kodak 1947. Nombreuses séances, à tout hasard, à Belleville et Ménilmontant.
1950.
Le congrès de la Paix à Varsovie.
1952.
Le Festival du Filin à Cannes. Collabore aux annuaires internationaux. Médaille d'Or à la Biennale de Venise en 1957. Contrat avec Vogue (1958-1959).
1958.
Premiers voyages en RDA et Prague. Activité dans l'enseignement: IDHEC, Estienne, Vaugirard.
1960-1970.
Illustrations pour diverses publications, administrations et éditions pour le Musée et la Fondation Vasarely.
1972.
Quitte Paris pour le Midi. Cours hebdomadaire aux Beaux-Arts d'Avignon, à la Faculté des Lettres d'Aix en Provence; à la Faculté des Sciences à Marseille. Direction d'un stage à la Maison des Jeunes à Arles. Reportages-couleur pour des éditeurs parisiens.
1979.
Grand prix national des Arts et des Lettres pour la Photographie. Mission Photographique pour la Direction du Patrimoine. Direction d'un stage au Festival-Photo du Trégor à Lannion, avec Guy le Querrec et Dennis Stock.
1980.
Invité d'honneur aux Rencontres Internationales d'Arles.
1981.
Prix Nadar pour l'album "Sur le fil du hasard" paru en 1980. Voyages à Rome, New York et Philadelphie. Direction d'un stage au Centre de Documentation de Venise au Palais Fortuny.
1983.
Retour à Paris. Signature de la donation de ses archives à l'Etat (effet post mortem).
1985.
Rétrospective officielle au Palais de Tokyo (accueil de la donation). Nommé Commandeur dans l'ordre des Arts et des Lettres. Invité d'honneur à la Biennale Internationale de l'Image à Nancy. Plusieurs rééditions.
1989.
Donation complémentaire. Nommé Chevalier de la Légion d'Honneur.
1990 à ce jour.
Nombreuses expositions en France et à l'étranger, organisées respectivement par l'Agence Rapho et par la Direction du Patrimoine. voyage à la Réunion. Nominations: en 1993 membre de la Royal Photographic Society of Great Britain. En 1995, Officier dans l'Ordre du Mérite. Sortie de plusieurs livres.
Info trouvé sur le site:http://monsieurphoto.free.fr/index.php
“Je n’ai jamais poursuivi l’insolite, le jamais vu, l’extraordinaire, mais bien ce qu’il y a de plus typique dans notre existence quotidienne... ”
Diaporama de quelques unes de ses oeuvres parmi les plus connues ....
BIBLIOGRAPHIE DE WILLY RONIS
Sur le fil du hasard, Contrejour, Paris, 1980.
Mon Paris, Denoël, 1985
Derrière l'objectif : Photos et propos, Hoëbeke, 2001.
Willy Ronis, Centre National de la Photo (Photo poche), 1997.
Willy Ronis, Paris Musées, Paris, 1996.
Les Sorties du dimanche (texte de Noël Simsolo), Nathan, 1997.
Provence, (texte d'Edmonde Charles-Roux, Hoëbek,e 1999.
Belleville, Ménilmontant, (texte de Didier Daeninckx, Hoëbeke, 1999.
Autoportrait, , Fata Morgana, 1996.
A nous la vie ! : 1936-1958, (texte de Didier Daeninckx, Hoëbeke, 1996.
Toutes belles, (texte de Régine Deforges, Hoëbeke, 1992.
Willy Ronis, (texte de Bertrand Eveno, Filigranes, 2000.
14:15 Publié dans GALERIES DE PORTRAITS | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note








































