vendredi, 27 juin 2008
DES NOUVELLES DE LA BANQUISE....
Xavier Gorce
Xavier Gorce est dessinateur de presse indépendant depuis vingt ans pour de nombreux titres (Elle, Marianne, Phosphore, La Croix, etc.). Depuis 2002, il travaille pour lemonde.fr, site Internet du quotidien Le Monde. Il y publie chaque jour un strip de BD humoristique, diffusé dans le cadre de la « Check-List », la newsletter destinée aux abonnés. La série actuelle, « Les Indégivrables », met en scène des pingouins aux comportements hélas très humains. Les aventures des Indégivrables ont été également publiées aux éditions Inzemoon. Trois tomes sont déjà disponibles.
A voir également le Blog:http://blog.greenpeace.fr/
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samedi, 03 novembre 2007
DAVID VEIS ..........SOUFFLEUR DE VERRE
A LA MI-SEPTEMBRE 2007 ,LORS DES JOURNEES DU PATRIMOINE ,ETAIT PRESENT ,SUR LE PARVIS DE LA CATHEDRALE ND DU BOURG A DIGNE,UN ARTISAN -ARTISTE SOUFFLEUR DE VERRE .UN ENFANT DU PAYS !! SON NOM DAVID VEIS .ON A PU ADMIRER SON ART ET SA DEXTERITE .CE FUT UN SPECTACLE MAGNIFIQUE ...IL A REALISE ,DEVANT NOUS, DES VERRES,DES VASES,DES AIGUIERES ...IL Y AVAIT BEAUCOUP DE MONDE POUR LE REGARDER TRAVAILLER ET JE N'AI PAS EU LA CHANCE DE POUVOIR LUI PARLER .MAIS ,J'AI FAIT DES RECHERCHES SUR INTERNET ET JE SUIS EN MESURE ,AUJOURD'HUI ,DE VOUS LE PRESENTER .
PEUT ETRE QU'UN JOUR VOUS AUREZ L'OCCASION DE LE RENCONTRER AU DETOUR D'UNE FETE MEDIEVALE !!!
UN PEU DE MUSIQUE DU MOYEN AGE POUR SE METTRE DANS L'AMBIANCE....
08_Orientis_partibus.mp3
14_Lux_optata_claruit.mp3
DAVID VEIS est né en 1973. Il a étudié au CERFAV(Centre Européen de Recherches et de Formation aux Arts Verriers) à Vannes le Chatel (Meurthe et Moselle)et il a obtenu un diplôme aux Beaux-Arts de Digne les Bains. Il a travaillé au Québec, dans la République tchèque et en Italie. Son travail a été exposé dans plusieurs expositions en France et en Italie.
Il a travaillé au CIRVA (Centre International de Recherche sur le Verre et les Arts plastiques)
Le CIRVA, installé depuis 1986 à Marseille accueille dans un atelier de 1250 m2 des plasticiens, designers, architectes... désirant introduire le matériau verre dans leur démarche créatrice.
Structure unique, le CIRVA est un véritable laboratoire doté d'équipements performants pour le travail du verre mis au service de réalisations concrètes (création d'oeuvres uniques, petites séries ou prototypes pour l'édition). Grâce à l'assistance permanente d'une équipe technique ainsi qu'à l'aide de consultants extérieurs, industriels, scientifiques, chercheurs, les artistes accueillis pour la qualité de l'ensemble de leur démarche peuvent ainsi bénéficier des savoir-faire existants ou innover dans les techniques et les matériaux.
Le CIRVA étant un atelier de recherche et de réalisation, les allocations accordées sont plus des bourses de réalisation que de séjour. En effet, seules les nécessités techniques propres à chaque projet ou recherche dictent la présence de l'allocataire au CIRVA. Ainsi la présence peut-elle être intermittente ou continue.
Ces allocations de recherche doivent permettre aux créateurs de réaliser un projet. Les frais de séjour sont à la charge de l'artiste.
CIRVA
62 rue de la Joliette Marseille
Tél : 04 91 56 11 50
Soufflage du verre (Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre)
Le soufflage du verre est la technique qui permet de donner du volume aux objets en verre lors de leurs créations.
Le souffleur commence par cueiller (et non cueillir) une paraison (masse de verre) dans le four à pot à l'aide de sa canne. Il en régularise la masse au marbre (surface plate).
D'un souffle bref (pour éviter le reflux d'air chaud) et en bouchant aussitôt l'orifice de son doigt, il fait naître une bulle due à la dilatation de l'air au contact du verre chaud.
Ensuite il a recours a la technique du souffle continu pour atteindre le volume souhaité.
Entre-temps d'autres opérations peuvent avoir lieu :
le réchauffage à la gueule du four pour améliorer la maléabilité ;
le centrifugeage horizontal au banc pour élargir la pièce ;
le centrifugeage vertical pour l'allonger ;
la régularisation de la surface à l'aide d'une cuiller en bois mouillé voire d'un simple papier journal plié et trempé dans l'eau.
La pièce est alors soudée à l'autre extrémité à un pontil (sorte de canne pleine). et séparée de la canne par le refroidissement du contour du col à l'aide d'un instrument mouillé suivi d'un léger choc.
Après réchauffement, le col peut ensuite être allongé ou évasé tandis que d'autres éléments tels qu'une anse peuvent être soudés.
Après séparation du pontil, la pièce est déposée au four à temporiser ou elle refroidira au bout de plusieurs heures afin d'éviter tout choc thermique qui la fragiliserait.
Différents outils sont nécessaires pour travailler :
la mouillette : papier journal plié et humidifié qui permet grâce à sa souplesse et à une isolation relative d'utiliser la main pour façonner le verre ;
les fers : il permettent d'affiner la matière à différents endroits, d'étirer les cols...
QUELQUES UNES DE SES OEUVRES PRESENTEES AU COURS D'EXPOSITIONS ET QUE J'AI TROUVE AU COURS DE MES RECHERCHES .
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samedi, 27 octobre 2007
HELENE GRIMAUD
JEAN LOUIS ,QUI A FAIT ,HIER, UNE TRES BELLE NOTE SUR HELENE GRIMAUD ,M'A FAIT REMARQUER QU'IL N'EN AVAIT PAS LE MONOPOLE !ALORS ,JE VOUS PRESENTE ,AUJOURD'HUI ,CELLE QUE J'AVAIS PREVUE A L'OCCASION DE LA SORTIE DE SON DERNIER ALBUM .....
Pianiste et écrivain française,elle est née à Aix-en-Provence en 1969.
« Je n'ai pas la sagesse du silence, même si j'en connais la valeur »
Hélène Grimaud
BIOGRAPHIE
Pianiste de renommée internationale, Hélène Grimaud confie avoir 'commencé tout de suite le piano'. 'Jouer m'a paru parfaitement naturel, un prolongement de mon être.' Une sensation qu'elle n'est pas seule à ressentir puisque très tôt, ses tentatives sont encouragées par les plus grands. A treize ans, elle est reçue première à l'unanimité au conservatoire de Paris. Elève de Jacques Rouvier, elle enregistre son premier disque alors qu'elle n'a que quinze ans, et le dédie à Rachmaninov - pianiste célèbre pour la difficulté de ses compositions. Hélène Grimaud quitte le conservatoire avant la fin de sa formation. Une décision qui ne l'empêche pas de passer les concours internationaux et de s'envoler pour les Etats-Unis, terre de rencontre d'un ailleurs dont elle est en quête depuis l'enfance, et terre de rencontre avec Alawa, louve qui déclenchera une véritable passion pour ces animaux. Comme elle le raconte dans son livre 'Variations sauvages', elle se partage entre le piano et les loups, deux passions complémentaires qu'elle cultive depuis des années. Hélène Grimaud doit sa célébrité, entre autres, à ses fabuleuses interprétations de Brahms et de Rachmaninov, mais surtout à sa virtuosité.
Hélène Grimaud commence à jouer du piano en 1976. Elle étudie avec Jacqueline Courtin au Conservatoire d'Aix-en-Provence. En 1982, elle rejoint Pierre Barbizet au conservatoire de Marseille et est reçue au conservatoire de Paris en 1982, dans la classe de Jacques Rouvier. Elle obtient le premier prix de piano trois ans plus tard. La même année, elle enregistre la Sonate n° 2 de Rachmaninov qui lui vaudra le Grand Prix du Disque de l'Académie Charles-Cros. Elle poursuit durant deux années les études de troisième cycle réservées aux meilleurs lauréats. Parallèlement, elle obtient un diplôme d'éthologie (étude du comportement animal en milieu naturel).
1987 marque un tournant décisif dans sa carrière : Hélène Grimaud participe au Midem de Cannes, au festival de piano de la Roque d'Anthéron, interprète son premier récital en soliste à Paris, joue avec l'Orchestre de Paris sous la direction de Daniel Barenboïm et joue avec de nombreux orchestres d'autres nations.
À 21 ans, elle s'installe à Tallahassee, en Floride. La rencontre avec un loup la pousse à ouvrir en 1991, à South Salem, dans l'État de New York et avec le photographe John Henry Fair, le Wolf Conservation Center, consacré à l'étude et à la sauvegarde du loup. Elle est correspondante de plusieurs organisations scientifiques et œuvre pour la réintroduction du loup dans son milieu naturel.
Elle a récemment quitté les États-Unis pour s'installer à Berlin et en Suisse.
Une jeunesse d'exception
Le grand pianiste Jorge Bolet a dit d'Hélène Grimaud quand elle n'avait que seize ans : 'Il y a longtemps que je n'avais pas rencontré une personnalité aussi exceptionnelle.'
«Le bonheur ne s'obtient que par l'harmonie de son être avec la note qui l'exprime.»
[ Hélène Grimaud ] - Extrait de Variations sauvages
EN CONCERT A LA ROQUE D'ANTHERON EN 2004
DISCOGRAPHIE
Chez Denon :
Rachmaninoff : sonate pour piano no 2 (1986)
Chopin : ballade no 1/Liszt: Après une lecture de Dante/Schumann : sonate pour piano (1987)
Schumann: Kreisleriana/Brahms : sonate pour piano no 2 (1989)
Brahms : sonate pour piano no 3 et 6 pièces pour piano (1992)
Rachmaninoff :concerto pour piano no 2/Ravel : concerto pour piano (1993)
Chez Erato :
Schumann : Concerto pour piano/Strauss : Burleske (1995)
Brahms : pièces pour piano op. 116-119 (1996)
Gershwin/Ravel : concertos pour piano (1997)
Brahms : concerto pour piano no 1 / Staatskapelle de Berlin, Dir. Kurt Sanderling (1998)
Chez Teldec :
Beethoven : concerto pour piano no 4/Sonates pour piano no 30, op. 109 et no 31, op. 110 (1999)
Rachmaninov : concerto pour piano no 2 (2001)
Chez Deutsche Grammophon :
Credo (2003)
Chopin | Rachmaninov (2005)
Bartok : les concertos pour piano (2005)
Reflection (2006)
Beethoven : concerto pour piano no 5 « l'Empereur »/Sonate pour piano no 28, op. 101 (2007)
ŒUVRES LITTERAIRES
Ses livres essentiellement autobiographiques sont également riches en histoires et documentations sur le loup.
Variations sauvages, 2003.
Leçons particulières, 2005.
Le loup, sauvage et fascinant (préface) 2006
SOURCES:WIKIPEDIA ET VIDEOS:DAILY MOTION
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lundi, 08 octobre 2007
UN GRAND MONSIEUR DE LA PHOTOGRAPHIE
A qui je veux rendre hommage....
LUCIEN CLERGUE
Je pense que cette note plaira à Héléne qui aime tant le noir et blanc !!
Proche des plus grands artistes de son temps : Picasso, Cocteau, Saint John Perse, célèbre dans les calades d'Arles comme dans les avenues de New York, les arènes de France ou d'Espagne, il incarne la photographie. Son élection au premier fauteuil de l'Académie des Beaux-Arts en 2006 est autant une reconnaissance qu'une évidence. Qui d'autre que lui aurait mérité d'être le premier photographe à siéger sous la coupole ?
Lucien Clergue sera reçu sous la coupole de l'académie mercredi 10 Octobre 2007 à 15h,par guy de Rougemont qui prononcera son éloge.L'arlésien n'en prononcera pas ,puisqu'il occupe un nouveau fauteuil mais il fera ,à cette occasion,l'éloge de la photographie!J'attends ce discours avec impatience!Ensuite ,lui sera remise son épée protocolaire dessinée,comme son habit ,par Christian Lacroix,un autre arlésien.
Des dates marquantes de la vie de Lucien Clergue, commentées et choisies par lui-même.
1934« Je suis né le 14 août 1934 à Arles, à l'Hôtel-Dieu. Là où Vincent Van Gogh avait été interné. Cet hôpital est devenu des années plus tard l'Espace Van-Gogh où mes photos sont exposées aujourd'hui. Pour moi, c'est une manière de boucler la boucle. »
1947« Ma mère m'offre un petit appareil photo en bakélite avec lequel je photographie ce que j'aime: ma mère et mon violon. J'ai 13 ans et ce sont mes premières images. »
1952« Ma mère meurt jeune, à 50 ans, après des années de maladie hantées par la mort. Adolescent, je devais laver son corps maigre, décharné. C'est peut-être la raison de mon goût pour les modèles aux poitrines généreuses, pour ces courbes féminines que j'ai découvertes grâce au décolleté profond de mon professeur de violon. »
1953« À la sortie d'une corrida aux arènes d'Arles, je mets mes photos sous le nez de Pablo Picasso. Il les regarde et me dit : Je voudrais en voir d'autres. Alors je me suis mis au travail pour lui, comme une obsession. Il a remplacé ma mère et mon père. Il était tout pour moi, l'Absolu. »
1959« Le 31 décembre 1959, j'arrête mon travail aux grands magasins aux Lions d'Arles. J'ai préféré travailler dix ans comme commis plutôt que d'essayer de vendre mes photos. Je voulais - et j'ai toujours voulu - garder une complète liberté de création. Mais là, je sens que je suis prêt à me lancer. D'ailleurs, je vais très vite gagner ma vie comme artiste, dès les premiers jours de janvier 1960. »
1965« Je suis derrière le rideau du Carnegie Hall à New York où Manitas de Plata donne un concert. C'est une émotion inoubliable pour moi qui avais dû arrêter le violon, ce qui est resté comme un des grands regrets de ma vie. En m'occupant de Manitas, je vis une carrière de musicien par procuration. »
1968«Mon film Delta de Sel est sélectionné au Festival de Cannes mais les événements de mai 1968 provoquent l'interruption du Festival. Aucun prix ne sera décerné cette année-là. Je retourne à la photo. »
1970« Avec Jean-Maurice Rouquette, conservateur des musées d'Arles, et l'écrivain Michel Tournier, nous créons les Rencontres internationales de la photographie, premier festival consacré à la photo. J'y pensais depuis plusieurs années, inspiré par le Festival d'Avignon de Jean Vilar. »
1979« Je soutiens ma thèse de doctorat en photographie. La discipline n'existait pas avant. J'en suis très fier, moi qui n'avais que mon brevet des collèges. La préface est le dernier texte écrit par Roland Barthes. »
1982« Le 9 mars 1982, le président François Mitterrand décide de créer à Arles l'Ecole nationale de la photographie, grâce à l'aide de Michel Vauzelle, alors porte-parole de l'Elysée. C'est une reconnaissance éclatante de la photographie. »
2006« L'Académie des Beaux-Arts crée une section photographie et m'élit au premier fauteuil. C'est un moment historique pour la photographie. »
BIOGRAPHIE(souce Wikipédia)
Dès l'âge de 7 ans, Lucien Clergue apprend à jouer du violon. Quelques années plus tard son professeur lui révèle qu'elle ne peut plus rien lui apprendre. Issus d'une famille de commerçants modestes, il ne pourra pas poursuivre ses gammes au conservatoire. En 1949, il apprend les rudiments de la photographie. Quatre ans plus tard, lors d'une corrida à Arles, il force le destin en mettant ses photos sous le nez de Pablo Picasso. Celui ci est subjugué et demande à en voir d'autres. Pendant un an et demi, le jeune Clergue travaille dans le but d'envoyer des photos à Picasso. C'est durant cette période que parallèlement aux "charognes" ,il crée la série des "Saltimbanques" ou "La grande récréation. Le 4 novembre 1955, Lucien Clergue se rend à Cannes, chez Picasso qui le reçoit à bras ouverts… leur amitié durera près de trente ans, jusqu'à la mort du Maître. Le livre ,Picasso mon ami ,retrace les moments importants de leur relation.
En 1968, il fonde avec son ami ,l'écrivain Michel Tournier, le festival de photographie des Rencontres d'Arles qui se tient chaque année en juillet.
La ville d'Arles lui consacre en 2007 une très importante rétrospective à travers 360 photographies datées de 1953 à 2007.
Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 2003 et est élu membre de l'Académie des Beaux-Arts de l'Institut de France, le 31 mai 2006, à l'occasion de la création d'une nouvelle section comprenant deux sièges et consacrée à la photographie . Il est donc le premier photographe à entrer à l'Académie à un siège dévolu à la photographie, Yann Arthus-Bertrand a été élu au second siège.
LIVRES
CORPS MEMORABLE, Éditions Pierre Seghers, Paris, 1957
Poèmes de Paul Éluard, couverture de Pablo Picasso, poème liminaire de Jean Cocteau. Réédité en 1960 sans le poème de Cocteau, puis en 1962, en 1963 une version allemande dans laquelle la censure impose de changer une des douze photos, puis en 1965 mais tout le texte est en noir. En 1969 paraît une édition remaniée avec d'autres photos et une nouvelle maquette. En 1996, à l'occasion du centenaire du poète, une ultime édition est publiée agrémentée de nouvelles photographies et d'une maquette réalisée par Massin (ISBN 9782221084236). En 2003 cette dernière version est rééditée. Une exposition organisée à la médiathèque Carré d'Art de Nîmes fin 2006 a célébré les 50 ans de cet ouvrage mythique.
PORTRAITS, Actes Sud, Arles, 2005 (ISBN 2742754237)
Quelques COMMENTAIRES DE:
JEAN RENOIR
« Un bon photographe est avant tout un spectateur attentif de son temps. Sa perspicacité intense lui confie le don de percevoir des moments utiles. »
JEAN COCTEAU
« Ce style qui suppose un univers dont la vulgarité serait exclue on le possède ou on ne le possède pas. Qui le possède, le possède de naissance. C'est ce qui fait des gitans des poètes et de certains poètes de vrais gitans. »
PABLO PICASSO
« Les photographies de Clergue sont les carnets de croquis du Bon Dieu. »
MICHEL TOURNIER
« Nul n'est prophète en son pays, et peut-être Clergue a-t-il eu l'occasion d'en goûter l'amère saveur. Mais à défaut d'être prophète en son pays, Clergue est devenu prophète de son pays. »
ROLAND BARTHES
« L'oeuvre de Clergue ne veut pas forcément dire « quelque chose », mais à coup sûr elle veut dire, et en cela elle touche. » (Dans la préface du Langage des sables, album de photographies de Lucien Clergue, édit. Agep, 1980. L'ouvrage fut sa thèse de docteur en photographie présentée devant l'Université de Provence.)
JEAN-MAURICE ROUQUETTE , conservateur en chef honoraire des musées d'Arles
Notre différence d'âge ne m'a pas laissé de souvenirs particuliers du jeune Lucien Clergue, lorsque nous fréquentions ensemble le collège Frédéric-Mistral, car alors, les « grands » ignoraient les « petits ». Curieusement, c'est à propos de la musique que nous nous sommes rencontrés !
Certes Lucien commençait déjà à faire des progrès en photographie grâce aux conseils que lui prodiguait l'excellent M. Chaîne, le pâtissier de la rue du quatre-septembre «À la Lune ». Mais sa maman, qui avait sans doute pressenti la richesse de ses dons, lui faisait donner des leçons de violon par un professeur réputé.
C'était le moment où, depuis ma terminale, j'apportais une aide modeste au docteur Lucien Bayle, dans l'organisation de ses merveilleux concerts de musique de chambre, « Les Heures Musicales » ! Le docteur Bayle rencontrant un jour le professeur de violon lui demande quel était son meilleur élève. La réponse fusa sans appel : « Le petit Clergue » ! qui fut alors gratifié d'un billet gratuit pour le prochain récital des « Heures Musicales ».
C'est ainsi qu'un jour d'avril 1950 dans la salle d'Honneur de l'Hôtel de ville, nous eûmes tous deux le privilège de partager une inoubliable interprétation de la Chaconne de Bach par le violon de Georges Grosel, soliste de Colonne ! Un éblouissement et un choc émotif qui devaient nous marquer profondément tous deux, chacun à sa manière.
Dès lors la musique restera présente tout au long de la vie créative de Lucien Clergue. Elle lui permettra de comprendre l'un des premiers le talent de Manitas de Plata ou de nous aider avec un généreux professionnalisme à refonder le Festival d'Arles, bien mal en point en 1970...
Mais bien au-delà de toutes ces aventures ponctuelles et marginales, il est évident que tout un immense pan de l'oeuvre photographique de Lucien Clergue - des «Marais d'Arles », aux «Nus de la mer » ou au « Langage des sables »,... - n'est que le magistral reflet d'une intense et délicieuse musique intérieure.
SOURCE TEXTE :WIKIPEDIA - PHOTOS SOURCES :www.photosapiens.com/Clergue-ne-photographe.html et
SITE MAIRIE D'ARLES
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mercredi, 16 mai 2007
MARIE ROUANET (suite)
A L'INTENTION D'HELENE A QUI JE SOUHAITE DE NOUS REVENIR VITE ET EN EXCELLENTE FORME !
Entretien avec Marie Rouanet
SR : "Tour à tour enseignante, chanteuse, élue, engagée dans divers domaines, écrivain, n’avez-vous pas "zappé" votre vie ? "
Marie Rouanet : "Travailler, prendre part à la vie collective, c’est la moindre des choses pour tout être qui veut vivre au milieu des autres.
J’ai suivi la carrière de l’enseignement en totalité. Pour moi, gagner ma vie dans un métier différent de celui d’écrire fut la garantie de ma liberté.
M’engager dans la lutte pour la langue d’Oc, contre les centrales nucléaires, participer à diverses associations -comme "personne" et non en écrivant- j’ai trouvé cela sain. Il n’y rien de tel que de mettre la main à la pâte, afficher, manifester, distribuer des tracts, être avec le militant de base.
Le mandat électoral, lui aussi, fait partie des actes nécessaires. Quitter ce que l’on écrit pour s’occuper des ordures ménagères ou du plan de circulation, quelle bouffée d’air dans le cerveau !
A côté, en dessus ou dessous, comme l’on veut, il y a la création -des chansons, des livres- , ce travail sur le langage. Je n’y ai pas parlé des autres aspects de ma vie, ni de ma vie familiale, mais tout mon vécu a nourri en profondeur mon écriture (qu’il s’agisse du chant ou de la narration, c’est sur le langage que porte la recherche, ma recherche créatrice). Dire au plus juste. "
SR : "Vous évoquez vos « racines »... "
Marie Rouanet : "Desquelles parle t-on ? De sa lignée ? De son pays ?
Pour ce qui est des miens, j’ai l’orgueil de compter des ancêtres qui furent pauvres et restèrent droits. Je n’oublie jamais de parler de leur rapport à l’argent qui manque, aux duretés du travail, aux maladies qui vidaient leurs maigres économies. J’aime glorifier ces humbles dont je suis issue.
Pour ce qui est du pays d’origine, je me méfie de ce que l’on nomme les « racines ». Quelles sont les racines d’un « beur » ? Un Magreb où il ne reviendra jamais ? Non, les racines s’est de s’atteler à vivre là où on est, en prenant le lieu où l’on se trouve à bras le corps. Je trouve dangereux de rêver d’un pays où l’on ne vit pas. "
SR : "Comment expliquez-vous cette relation privilégiée à la terre ? "
Marie Rouanet : "La terre. Voilà une notion bien vague. Je suis née et j’ai vécu en ville. C’est un territoire comme un autre et qui en vaut un autre. Je n’avais aucun grand parent paysan où aller en vacance. Ma relation avec une terre agricole date de mon mariage. J’étais donc femme faite. Avant, je n’avais jamais tué un poulet.
Et justement, dans ce désir de vivre une réalité et non de l’inventer, j’ai pris pied ici, dans un pays sans vignes et sans mer. J’ai fait sa connaissance. Toute connaissance exige du temps. Il n’est jamais perdu. Je l’ai fréquenté en toutes saisons. J’ai puisé dans ses trésors.
J’en aime la beauté, les prés, les emblavures déployés jusqu’à l’horizon, j’en aime le silence et la solitude. Mais j’aime « en vérité », mesurant sa réalité de modernité, sa charge d’Histoire, ses hommes et leurs drames, leurs joies, la chronique et pas la plus drôle ni la plus gaie. Des cœurs, des destins, des déchirures, des enthousiasmes. Comme partout. Ce qui est autour de moi me renseigne sur le reste du monde...
si je sais bien regarder. "
SR : "Parlons du temps...Celui qui passe et qui se mesure. A-t-on aujourd’hui le temps de cuisiner ? "
Marie Rouanet : "J’ai envie d’éclater de rire. D’abord parce que bien manger au quotidien ne demande pas beaucoup de temps. Ensuite parce que l’humanité des pays riches n’a jamais eu autant de temps de loisirs.
Supprimez votre télévision, et vous verrez surgir des heures disponibles. Dois-je vous préciser que nous n’avons jamais eu la télévision à la maison ? Ni de bruit de fond, une musique par exemple, diffusée en permanence ? Les moments où je fricasse, où je trie, où je jardine sont de paix et de pensée profonde. "
SR : "La cuisine, est-ce de l’amour ? "
Marie Rouanet : "En elle-même non, mais savoir que l’on fait plaisir, que le moment du repas est un moment privilégié pour la famille, pour l’amitié, pour la tendresse amoureuse, cela donne une qualité particulière à la préparation des mets. En ce sens, il y a amour ou amitié. "
SR : "Y a-t-il une « nostalgie » des saveurs, le regret des choses passées ? "
Marie Rouanet : "Il y a la mémoire dans tout acte lié à la table. Je sais que jamais les macaronis au gratin n’auront le goût qu’ils avaient dans mon enfance, que les aubergines farcies de ma mère sont inégalables. Parce que je n’ai plus dix ans et que rien ne me les rendra, parce que derrière les aubergines il y a sa douce tendresse. Mais comment regretter ce qui nous a comblé de joie ? Maintenant, ma chance est de faire la même chose pour les miens. "
SR : "La cuisine de terroir est-elle encore une réalité de notre quotidien ? "
Marie Rouanet : "La réalité, c’est que nous ne nous contentons plus de ce qui fit les délices d’une société où les circuits courts des denrées faisaient la table monotone. Qui offre encore le potage de viande -le nec plus ultra- et la poule farcie pour les jours de fête ? Et la fouace comme dessert de choix ?
Nous sommes devenus difficiles comme des enfants gâtés. Il y a peu de temps, j’ai été invitée à un repas qui se présentait comme de « terroir ». Entrées de crudités et de charcuteries. Bouchées à la reine. Poisson. Faisan à la broche. Fromages. Gâteau géant. Mais :
Les crudités -très jolies par ailleurs avec leur mosaïque de couleurs- venaient du supermarché, le maïs en particulier, transgénique en plus. Certes, elles avaient été préparées et agencées par d’artistes mains.
Charcuteries : de la boucherie essentiellement. Peut-être un peu de pâté maison...
Le poisson était un saumon farci, venu de chez Agrigel. Les bouchées à la reine garnies de ris d’agneau congelés.
Les faisans furent flambés dans la cheminée, mais ils avaient été lâchés la veille de l’ouverture de la chasse. Donc pas plus sauvages qu’une pintade.
Bref, la suite à l’avenant. Même pas de Roquefort dans le plateau de fromage.
Était-ce du terroir ? Oui, d’un certain côté. On peut dire que les éléments de ce repas avaient été exorcisés. Le travail des femmes, la broche gérée par les hommes avaient comme effacé les origines des produits.
On aurait pu croire... "
Propos recueillis par Serge Raynaud, le 15 juin 2006.
Serge Raynaud, professeur technique en Organisation et Production Culinaires au lycée polyvalent des métiers de l’hôtellerie et du tourisme de Saint Quentin en Yvelines à Guyancourt.
voici un message que j'ai reçu de Serge Raynaud et que je publie volontier ce jour 22 Septembre 2007:
Bonjour Jacques Lecerf!
Je suis cuisinier et ça mène à tout! Même à votre blog sur lequel j'ai découvert l'interview de Marie Rouanet que j'avais réalisée!
Pourriez-vous mettre un lien vers le CRNHR, le site que j'anime d'où est extraite cette interview? ( http://www.hotellerie-restauration.ac-versailles.fr )
Merci de me préciser cela.
Sinon, votre blog est très beau, et donne envie de protéger un peu notre belle planète (grise) bleue!
Natif de Capestang, dans l'Hérault, je vis depuis 23 ans dans les Yvelines, et je vais assez souvent dans le Nord et le Pas de Calais...
Comme quoi, même vue du sud de l'Avesnois, ou des sommets de la Provence, la France reste un petit pays!
Bonne retraite. Bien cordialement.
Serge Raynaud
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lundi, 07 mai 2007
MARIE ROUANET
MARIE ROUANET N'EST PAS DE HAUTE PROVENCE MAIS ELLE EST OCCITANE ET RESIDE EN AVEYRON !C'EST UNE FEMME REMARQUABLE ,CONTEUSE ,CHANTEUSE ,ECRIVAIN ...JE L'AI DECOUVERTE LORS DE MES SEJOURS EN AVEYRON ET LU QUELQUES UNS DE SES LIVRES.
JE VOUS INVITE A PARTAGER MON ADMIRATION POUR ELLE ...
BIOGRAPHIE
Marie Rouanet, conteuse d'Occitanie et d'aujourd'hui
par Marie Alstadt
Cette inconditionnelle des Souvenirs entomologiques de Jean-Henri Fabre aime fouailler les choses et les êtres qui l’entourent. Quand elle parle du Midi, c’est à tout le monde qu’elle s’adresse, car, rappelle-t-elle : «La vie, la douleur et la mort sont les mêmes au Sud et au Nord».
26 mai 1936
Marie Rouanet est née à Béziers d’un père mécanicien et d’une mère au foyer. Son enfance est heureuse, d’un bonheur simple et tranquille.
Juillet 1952
Elle est reçue à l’école normale d’institutrices. Pendant des années, elle enseignera les Lettres à des élèves destinés à la mécanique : «J’essayais de les appétisser».
2 septembre 1961
Marie Rouanet épouse le poète languedocien Yves Rouquette.
1968
Elle vit l’aventure de mai 68 avec «une joie franciscaine», comme une révolution, celle «rêvée, qui change l’ordre, rend tous également pauvres, ou également riches, c’est tout comme». Ses fils ont alors trois et six ans.
1971-1975
Dans ses premiers écrits, Occitanie, Dins de patetas rojas, Marie Rouanet plaide la cause des Occitans. A la même époque, elle entame sa carrière dans la chanson, en langue d’oc. Elle chante jusqu’à 80 fois par an. Son but ? «Rendre aux gens la langue qui est la leur, la langue la plus méprisée, celle des chiens.»
1976
Parce qu’ «il est bon d’avoir un balai entre les mains», Marie Rouanet entame son premier mandat (de gauche) à la mairie de Béziers. Elle assumera ses fonctions d’édile (comme déléguée au patrimoine) pendant vingt-quatre ans.
1984
Elle collabore avec Henri Jurquet à un petit livre nostalgique sur Apollonie, village de l’Aubrac aujourd’hui disparu.
1990
Six ans plus tard, Marie Rouanet signe un essai, Nous les filles, où elle raconte le quotidien des gamines des milieux modestes à Béziers.
1992
Après avoir consulté les archives – du début du XIXe siècle à l’entre-deux-guerres – d’une dizaine d’établissements pénitentiaires de la région du Sud-Ouest, Marie Rouanet écrit Les enfants du bagne où elle dénonce les violences infligées aux orphelins et autres « bâtards de l’Assistance publique », comme on les appelait.
1994
Marie Rouanet ravit la critique avec son ouvrage La marche lente des glaciers : évocation mélancolique, mais sans amertume, de la déchéance physique de ses parents, cette marche lente des glaciers qui atteint les êtres chers, qu’on voulait croire indestructibles.
1995
Une fois à la retraite, Marie Rouanet quitte Béziers pour s’installer à Camarès en Aveyron, berceau d'Yves Rouquette, son époux.
1997
Si elle nourrit une passion, c’est bien celle de faire la cuisine. S’inspirant de très anciennes recettes, elle reprend les gestes de sa mère, qui les tenait de la sienne… Et en profite pour écrire un livre, Petit traité romanesque de la cuisine, dans lequel elle associe cuisine et amour courtois.
1999
Marie Rouanet a l’habitude d’égrener chacun des jours de la semaine sainte à l’abbaye de Sylvanès, toute proche de Camarès. Un jour, le père André Gouzes lui commande un chemin de croix. Elle écrit alors Chemin de croix des femmes, une évocation de la montée au Golgotha des femmes de Palestine qui ont accompagné Jésus jusqu’à la croix.
2000
«Moi, j’aime la ville, les villes, les connues et les inconnues, celles d’un soir ou deux, celles de longues années de fréquentation, les grandes, gigantesques, et les petites, très petites parfois», confie-t-elle dans La douce chair des villes, jolie petit livre qui nous invite à mieux regarder ce qui nous entoure.
2001
Si Marie Rouanet écrit beaucoup, c’est parce que, dit-elle, «Le papier blanc, ça m’excite : quand je vois du blanc, j’ai envie de le remplir !» Cette année paraît Du côté des hommes, un essai, sous forme de petite mythologie personnelle, où elle compare le monde des hommes à celui des femmes.
Carte blanche à Marie Rouanet
par Cécile Pivot
Lire.fr, octobre 2001
Tel un chat, Marie Rouanet chérit la nature, savoure le sommeil et le soleil, est très attachée à sa maison et sort ses griffes quand il le faut. Carte blanche à l’auteur de Du côté des hommes (éd. Albin Michel), un écrivain fait pour le bonheur.
Vos trois mots pour évoquer le bonheur ?
«Plénitude», «équilibre», «fragile».
Si vous deviez prendre un aller simple, où iriez-vous ?
Dans une ville au bord d’un étang lagunaire. Entre Bouzigues et Leucate. Pour la lumière, les échassiers, la saumure et l’iode.
Votre dernière folie ?
«Ac digas pas, la joia es amb-nosautres» («N’en parlez pas, la joie est avec nous»)
Choisissez deux raisons d’être optimiste ou pessimiste
L’existence de la beauté. Le désir d’être aimé.
Quelle est selon vous la plus grande des libertés ?
Le droit de penser hardiment et d’agir en conséquence.
Votre adversaire le plus féroce ?
L’argent.
Quel est le mystère que vous aimeriez découvrir ?
Celui de le vie. Pourquoi, d’un amas de cellules semblables, on en arrive à la différenciation : peau, iris, os, nerfs…
Fermez les yeux, que voyez-vous ?
Le grand chêne où est installé la cabane des enfants.
Compléter la phrase «Il était une fois…»
Il était une fois… ce qui fait aujourd’hui mon bonheur.
Votre dernière nuit blanche ?
Je suis totalement diurne et la nuit je dors. Il ne m’est pas arrivé de malheur assez grand pour m’enlever la panacée du sommeil.
Où aimez-vous donner vos rendez-vous ?
Dans un salon de thé tapissé de boiseries, sombre, parfumé à la cannelle.
Que savez-vous sur le bout des doigts ?
Quelque cinq cents chansons - cantiques, folklore, variété, en français ou en langue d’oc.
De quoi avez-vous fait votre deuil ?
J’ai fait le deuil de la langue d’oc, que j’ai chantée et aimée. Elle est moribonde. Elle ne sera jamais la langue d’un peuple.
Où vous sentez-vous comme un poisson dans l’eau ?
Partout si j’ai le cœur en paix. Sinon, nulle part.
Si vous passiez de l’autre côté du miroir, que trouveriez-vous ?
La lumière.
BIBLIOGRAPHIE
Du côté des hommes, éd. Albin Michel, 2001
Dans la chair des villes, éd. Payot, 2000
Petites Prières, éd. Desclée de Brouwer, 2000
Ballade des jours ordinaires, éd. Payot, 1999
Infini de pi, éd. Climats, 1999
Chemin de croix des femmes, éd. Desclée de Brouwer, 1998
Douze petits mois, éd. Desclée de Brouwer, 1998
Paroles de gourmandise, éd. Albin Michel, 1998
Quatre temps du silence, éd. Payot, 1998
Il a neigé cette nuit, éd. Climats, 1997
Petit traité romanesque de cuisine, éd. Payot, 1998
Qu’a-t-on fait du petit Paul, éd. Payot, 1996
Je ne dois pas toucher les choses du jardin, éd. Corps 16, 1993
La Marche lente des glaciers, éd. Payot, 1994
Tout jardin est Eden, éd. Climats, 1993
Le crin de Florence, éd. Climats, 1992
Les enfants du bagne, éd. Payot, 1992
Sonatine pour un petit cadavre, éd. Climats, 1992
La cuisine amoureuse courtoise et occitane, éd. Loubatière, 1990
Nous les filles, éd. Payot, 1990
Bréviaire, éd. F.Gautier 1987
Béziers dans ses vignes, éd. Loubatière, 1986
Apollonie, éd. Plon, 1984
Dins de patetas rojas, éd. IEO, 1975
Occitanie, éd. l’Harmattan, 1971
"Petit traité romanesque de cuisine"
par Florence Humbert
Lire, juin 1997
Marie Rouanet aime faire la cuisine! Mais elle sait aussi que l'on ne peut séparer le goût de l'odeur, le toucher de la vue, et que le bruit du couteau tranchant le chou est indissociable de la saveur acide qu'il dégage. Elle sait que notre imaginaire est le ciment de notre sensualité et que le geste est indissociable du plaisir («faites tomber un filet d'huile - en forme de huit pour la beauté du geste»). Elle sait enfin que sans cette connaissance fine du temps, des saisons et des produits du terroir héritée de nos ancêtres il n'est pas de bonne cuisine. En un mot, cuisiner est une jouissance des sens et de l'esprit. Elle nous la raconte, avec beaucoup de talent, au fil des pages d'un ouvrage hors du commun, où s'entremêlent réflexions poétiques, recettes, astuces et souvenirs.
Marie Rouanet : «J'ai beaucoup de tendresse et un petit peu de pitié pour les hommes»
"Du coté des hommes"
Véritable hommage à son enfance aux parfums de terre mouillée, de bruyère et de feu qui crépite dans la cheminée de la cuisine, Marie Rouanet, dans Du côté des hommes, évoque une mère vigilante mais tendre, un père aux vêtements de toile épaisse, usés et délavés, aux mains pleines de cambouis mais au baiser si particulier. Ce monde, où l’on comptait les trois sous qui restaient à la fin du mois, a disparu et, avec lui, une génération d’hommes a été engloutie, laissant des mâles plus vraiment mâles, totalement démunis.
Echange avec Marie Rouanet sur ce livre
Vos souvenirs d’enfance sont fortement liés aux odeurs : celles de votre père et des chiens rentrant de la chasse, le gibier mort, la forêt… Les avez-vous toujours en mémoire ?
Globalement et généralement, on ne retrouve pas les odeurs de son enfance, puisqu’on est irrémédiablement devenu grand. De plus, le milieu social dans lequel nous vivons est devenu plus riche qu’autrefois. Nous utilisons des hottes, des désodorisants, des destructeurs d’odeurs - même pour les plus appétissantes, celles de la cuisine ! Parfois, quand je traverse un quartier d’émigrés, j’ai une sorte de joie parce que je sens cet oignon frit, cette tomate et je me dis «ah la la !, qu’est-ce que c’est bon !»
Le confort grandissant, une odeur a disparu, très spécifique, qui était celle du seau de chambre. Il était tenu scrupuleusement propre mais la Javel n’arrivait jamais à faire disparaître totalement ce qui avait pénétré. Ainsi, les odeurs d’excrément mêlées aux odeurs de cuisine - on ne lavait pas comme on lave aujourd’hui - composaient une odeur très particulière, difficile, voire impossible à retrouver.
Lorsque votre père vous dit : «Je te mettrai un robinet et je te prendrai avec moi le dimanche à la chasse», regrette-t-il, derrière la plaisanterie, que vous ne soyez pas un garçon ?
Oui, mon père a beaucoup regretté de ne pas avoir un garçon, je devais d’ailleurs m’appeler Jean. Il avait déjà une fille, ma sœur et comme pour des raisons économiques, il ne voulait pas plus de deux enfants, il savait que c’était perdu. Par contre, il a eu le bonheur d’avoir un petit-fils, qui l’a suivi absolument partout, à la pêche en rivière, à la pêche au torrent, à la chasse…
Les femmes de la génération de vos parents régentaient la maison, l’intérieur était leur domaine tandis que les hommes, en quelque sorte chassés, étaient du seuil et de l’errance et devaient trouver leur chez-eux à l’extérieur. Mais toute la famille était plutôt satisfaite de cette situation, non ?
Je crois pouvoir dire que oui. Les gens, qui étaient pauvres à cette époque, vivaient dans une pièce unique : la cuisine. C’était là où se trouvait le feu. Il était très difficile, au sein de la maison, de se tailler un espace de liberté. La journée, nous ne nous rendions pas dans les chambres ; cela dépensait de l’électricité. La femme organisait l’intérieur pour qu’il soit le plus en ordre possible, que l’économie n’en souffre pas et pendant ce temps l’homme travaillait dehors, travaillait dur. C’était de cet accord, de cette partition - dans lequel il n’y avait pas vraiment de prérogative ni de grand enjeu de pouvoir puisque ni l’un ni l’autre n’accèderait aux choses du pouvoir -, que naissait la réussite et l’entente dans le couple. Mais j’étais chez ma mère et je me disais «quand je serai grande j’aurai des maisons, des armoires…». Je me le disais, je ne le formulais pas. Par contre un garçon, dès qu’il cesse d’être chez sa mère, vient chez sa femme.
Les hommes d’aujourd’hui, en participant à l’éducation des enfants et aux tâches ménagères, ne se réapproprient-ils pas un peu la maison familiale ?
J’ai pu remarquer que même maintenant, ceux qui participent à la vie du foyer restent néanmoins chez leur femme, ils ne sont pas tout à fait chez eux.
Dans Du côté des hommes, vous expliquez qu’en se réappropriant le foyer, ils ont quasiment abandonné leurs derniers bastions : la pêche, la chasse, le café… Sont-ils, selon vous, moins heureux que ceux de la génération de votre père ?
Oui, alors que les femmes ont tout gagné. Moi, par exemple, je régente la maison - à ma grande honte mais je ne supporterai pas que quelqu’un d’autre le fasse à ma place - et j’ai conquis le dehors, la place publique. Je voyage, je pars sans mon époux… L’homme, pendant le même temps, a perdu toute espèce de maison. Il n’est toujours pas chez lui et ne connaît plus les réunions d’hommes.
Rien, pourtant, ne les empêcherait de se retrouver entre eux ?
Mais les femmes l’acceptent assez mal. L’homme a perdu infiniment de droits. La force musculaire, tout le monde s’en fout ; les femmes peuvent demain conduire un 12 tonnes. On sait que l’on est plus résistantes qu’eux, on vit plus longtemps, on peut même se passer de leur sperme ! Alors qu’est-ce qu’il leur reste ? Peu de choses. L’homme est fragilisé par une sorte de pouvoir qui s’étale. Les femmes sont absolument certaines de leur bon droit. Les hommes sont rejetés à on ne sait pas très bien quoi, une existence terrible. J’ai beaucoup de tendresse et un petit peu de pitié pour eux.
Vous parlez beaucoup de la maternité où, là aussi, l’homme est rejeté…
Mais regardez comment nous sommes avec nos enfants ! Je pense que la femme se sent, même maintenant, totalement partie prenante de l’enfant. Si les hommes ne s’en sont pas plus occupés, c’est que nous avons tenu fermement notre domaine. Il m’a fallu beaucoup d’amour pour partager mon fils avec son père… Jamais il ne m’est venu à l’esprit que si je divorçais, mes enfants pourraient être confiés à mon mari. Cela ne m’a pas effleurée, ils étaient miens. Les mères ont envie d’être préférées. Il faut être lucide.
Vous montrez des femmes très dures avec les hommes…
Mais regardez ce décorticage qu’elles peuvent faire sur la sexualité d’un homme ! Si elles ont eu l’occasion de le partager, elles le dissèquent, elles le fouillent comme on vide une volaille. Et elles rient, elles rient…
Je reproche aussi aux femmes d’être des geignardes, d’accuser inévitablement l’autre. C’est soi-disant toujours un homme qui les empêche de faire ce qu’elles veulent. Je pense à la politique. Est-ce que les femmes s’attendent à ce que le type, qui veut lui aussi être député lui dise : «Mais comment donc, Madame, le siège est pour vous». Non, elles sont dans un domaine où la bagarre est impitoyable. N’accusons pas les hommes de sexisme. Je suis pour la parité à la maternelle. On doit être poli avec tout le monde et respectueux de tous, et non pas juste les hommes envers les femmes. La galanterie, c’est terminé. Pourquoi un homme porterait mon paquet ? Comme dit Calamity Jane, «je ne suis pas malade !».
Mais il arrive aussi aux hommes, lorsqu’ils sont entre eux, de comparer la sexualité des femmes ?
Pas de la même manière. Ils sont moins pertinents dans leur regard, ils ne donnent pas autant de détails. Sans compter que si la femme connaît des petits problèmes psychologiques ou physiques, elle peut multiplier les expériences avec différents partenaires, tenter de nouvelles choses, cela ne se verra pas. Un homme qui a des problèmes d’impuissance ou d’éjaculation précoce - parce qu’il est très sensible ou dans une période de doute -, ne peut rien dissimuler, c’est tout de suite visible. Si la femme ne trouve pas son plaisir dans l’immédiat, elle a cette possibilité de cacher, c’est énorme.
Une large part de votre récit est consacrée à certaines fêtes et carnavals français. Ces rituels vous fascinent-ils parce qu’ils dissimulent les sens profonds de la vie ?
Oui, ils montrent autre chose que l’apparence. Il faut faire très attention de ne pas lire de travers les fêtes populaires. Derrière leur trivialité - par exemple lorsqu’elles exhibent du sexuel ou du scatologique - se dissimulent des sens profonds. Les hommes profitent, lors de ces moments de fête, d’une certaine chaleur, d’un contact physique plus ou moins tendre. Il ne faut pas oublier que, nous les femmes, avons un droit reconnu aux gestes tendres que n’ont pas les hommes. Moi, si j’avais vu mon fils rentrer de l’école en tenant son copain par la main, je me serais posée des questions, alors qu’une petite fille cela ne pose pas de problème. L’homme est un peu brimé là-dessus.
Page 75 vous écrivez : «J’ai mis longtemps - peut-être même est-ce l’expérience majeure de toute une vie - à comprendre pourquoi l’homme était du dehors, pourquoi moi, aujourd’hui, avec un métier, une vie publique importante, je restais si attachée à la maison, comme prolongement de moi, comme étant mienne.» «L’expérience majeure de toute une vie» : pourquoi est-ce véritablement crucial de comprendre ce fait ?
J’ai compris que nous avions un sexe en creux, qu’il était porteur d’enfants. Ainsi, depuis des millions d’années, la femme, sédentarisée, s’occupe de ses petits, de la maison, du feu. Je ne parle pas là des riches. C’est une acquisition millénaire : la femme est gérante du foyer, elle est du dedans. Tandis que l’homme, avec son sexe extérieur, presque différent de lui, possède une sexualité très particulière. Grâce à ces faits, j’ai compris de nombreuses choses sur la vie en société et la vie de couple. Cela m’a donné une clef du monde. Les hommes sont du dehors parce qu’ils ont un sexe extérieur, parce que la maison n’est pas à eux... Du coup, ils sont exclus de la maternité, c’est peut-être là le rejet le plus pathétique.
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vendredi, 27 avril 2007
ROSTROPOVITCH EST MORT CE MATIN
IL M'A SEMBLE IMPORTANT DE RENDRE UN HOMMAGE AU PLUS GRAND VIOLONCELLISTE DE TOUS LES TEMPS MORT CE MATIN A L'AGE DE 80 ans .
01_Piste_01_2.mp3
Concerto pour violoncelle Antonio Vivaldi .Allegro
07_Piste_07_8.mp3
Concerto pour violoncelle Guiseppe Tartini Allegro
Le musicien russe Rostropovitch est décédé à 80 ans
Moscou(AFP) - 27/04/2007 à 12:50
Le violoncelliste et chef d'orchestre russe Mstislav Rostropovitch, une des figures de la résistance à l'oppression soviétique, est décédé vendredi à l'âge de 80 ans.
AFP/Archives - Cristina Quicler
La Russie a perdu, quelques jours après le décès du premier président russe Boris Eltsine, une deuxième grande figure de la lutte contre le communisme en la personne du violoncelliste et chef d'orchestre russe Mstislav Rostropovitch, décédé vendredi à 80 ans.
"Mstislav Rostropovitch est décédé aujourd'hui à l'hôpital", a indiqué Natalia Dollejal, l'assistante du musicien.
La Douma (chambre basse du Parlement russe) a observé une minute de silence pour rendre hommage au grand musicien.
Rostropovovitch va être enterré, comme le premier président russe, au cimetière Novodevitchi dans le sud-ouest de Moscou, selon l'entourage du musicien cité par l'agence Ria Novosti.
Il y reposera aux côtés des grandes personnalités russes comme les compositeurs Dmitri Chostakovitch, Sergueï Prokofiev qu'il connaissait personnellement, les écrivains Anton Tchekhov, Nikolaï Gogol et Mikhaïl Boulgakov et le chanteur d'opéra Fedor Chaliapine.
Rostropovitch, malade depuis plusieurs mois, avait effectué ces derniers temps plusieurs séjours à l'hôpital. Selon la presse russe, il avait été opéré d'une tumeur au foie.
Le musicien, pâle et fatigué, avait fait sa dernière apparition publique le 27 mars, le jour de son 80e anniversaire, fêté en grande pompe au Kremlin avec 500 invités de marque dont les présidents russe Vladimir Poutine et azerbaïdjanais Ilham Iliev.
"Je me sens le plus heureux des hommes", avait-il alors déclaré.
SES DEBUTS
Dès l'âge de 4 ans, il apprend le piano auprès de sa mère, pianiste confirmée, puis à dix ans, également le violoncelle auprès de son père, violoncelliste éclairé qui avait étudié auprès de Pablo Casals et lui-même fils de violoncelliste. À seize ans, il entre au Conservatoire de Moscou où il étudie le piano et le violoncelle, mais aussi la direction et la composition et où il eut pour professeurs Chostakovitch et Prokofiev. Il décide de se consacrer au violoncelle, le contact avec Chostakovitch et les répétitions de sa Huitième symphonie l'ayant convaincu qu'il n'avait pas le talent de compositeur qu'il espérait.
SES PREMIERS CONCERTS .
Il donne son premier concert de violoncelle en 1942 et obtient le Premier prix aux concours internationaux de Prague et Budapest en 1947, 1949 et 1950. En 1950, à l'âge de 23 ans seulement, il se voit récompensé de la plus haute distinction qui existe alors en Union soviétique, le Prix Staline. À l'époque, le musicien est déjà très connu dans son pays et parallèlement il a une intense activité de soliste, il enseigne au Conservatoire de Leningrad (actuellement Saint-Pétersbourg), puis à celui de Moscou. En 1955, il épouse une soprano du Bolchoï, Galina Vichnevskaïa. Sa carrière internationale (c'est-à-dire du côté Ouest) débute réellement en 1964 lors d'un concert donné en Allemagne fédérale. Dès lors, il effectue plusieurs tournées à l'Ouest où il rencontre des compositeurs tels que Benjamin Britten qui se mettent à composer pour lui. En 1967, il dirige Eugène Onéguine au Bolchoï, laissant ainsi éclater sa passion pour la direction et l'opéra.
SON EXIL.
Promouvant l'art sans frontière, la liberté d'expression et les valeurs démocratiques, Mstislav Rostropovitch n'est pas très bien vu du régime soviétique. Son amitié avec Alexandre Soljenitsyne et son soutien aux dissidents du régime en place sont la cause d'une disgrâce officielle au début des années 70. Il est banni de nombreux groupes musicaux puis déchu en 1974 de sa nationalité soviétique pour « actes portant systématiquement préjudice au prestige de l'Union soviétique ». Rostropovitch, sa femme et leurs enfants quittent alors l'Union soviétique et s'installent aux États-Unis l'année suivante.
JUSQU'A AUJOURD'HUI.
Avec Galina Vichnevskaïa,Il crée à Paris en 1977 le concours de violoncelle qui porte son nom et dont les premiers lauréats ont été Lluis Claret et Frédéric Lodéon.
De 1977 à 1994, il dirige l'Orchestre symphonique national (Washington). Il est aussi le directeur et fondateur de nombreux festivals (Aldeburgh, Rostropovitch Festival, etc.) et réalise de nombreux récitals et concerts et joue avec les plus grands (Richter, Horowitz, etc.). Il a suscité également de nombreuses créations de la part de Chostakovitch, Prokofiev, Britten, Dutilleux, Bernstein ou encore Penderecki.
Sa prestation ,le 11 novembre 1989 aux toutes premières heures de la chute du mur de Berlin, assis sur une chaise devant un pan de ce mur, lui a valu d'être connu dans le monde entier, la scène ayant été filmée par des télévisions internationales.
En 1990, il a pu reprendre sa nationalité d'origine.
Grand Officier de la Légion d'honneur, Chevalier de l'Ordre de l'empire britannique, membre de l'Académie des Arts et des Sciences des États-Unis, de l'Académie Royale de Suède, de l'Académie Royale de Grande Bretagne, il est Docteur Honoris Causa de quarante universités parmi les plus prestigieuses du monde (Yale, Princeton, Harvard, Oxford,Cambridge, etc.). Il promeut la liberté d'expression dans l'Art et la politique. Il est devenu Ambassadeur de bonne volonté pour l'UNESCO et donne son appui à des projets d'éducation et culturels. Il profite de sa reconnaissance internationale pour soutenir l'Appel international de l'UNESCO pour l'enseignement artistique dans les écoles. Avec sa femme, Galina Vichnevskaïa, Mstislav Rostropovitch a créé la fondation Vishnevskaïa-Rostropovitch dont le but est de stimuler des activités et des projets sociaux.
Il décède le 27 avril 2007 à Moscou des suites d'une longue maladie, un mois après avoir célébré ses 80 ans
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dimanche, 15 avril 2007
FERNAND POUILLON.
CETTE NOTE POUR FAIRE LIEN AVEC MA NOTE SUR L'ABBAYE DU THORONET .EN EFFET FERNAND POUILLON A ECRIT UN ROMAN MAGNIFIQUE : LES PIERRES SAUVAGES .
IL RACONTE LA CONSTRUCTION DE L'ABBAYE A TRAVERS LE "JOURNAL" D'UN MOINE CISTERCIEN.
DE PLUS ,FERNAND POUILLON EST MORT AU CHATEAU DE BELCASTEL EN AVEYRON ,SA PROPRIETE, QU'IL A RESTAUREE DE FACON MAGISTRALE ET IL S'AVERE QUE BELCASTEL EST LA TERRE D'UNE PARTIE DE MES ANCETRES....ALORS !!!
UN RATIONALISTE MEDITERRANEEN .
Brève biographie par Guidu Antonietti
Fils d’un ingénieur des travaux publics, Fernand POUILLON est né en 1912 à CANCON dans le LOT-ET-GARONNE.
Il ambitionne de devenir peintre et fréquente l’Ecole des Beaux Arts de MARSEILLE à partir de 1929.
De 1932 à 1934, il poursuit des études d’architecture à PARIS. En 1936, il a 24 ans, et construit son premier immeuble à AIX-EN-PROVENCE. En 1939, il est engagé volontaire et est démobilisé en 1940.
En 1942, il obtient son diplôme d’Architecte à 30 ans et réalise des travaux pour la Ville de MARSEILLE sous la direction d’Eugène BEAUDOUIN jusqu’en 1944.
De 1944 à 1947, dandy non-conformiste et progressiste, il est inscrit au parti communiste français.
De 1944 à 1953, associé à René EGGER, il participe activement à la reconstruction du quartier du Vieux Port de MARSEILLE. Puis devenu Architecte en chef, il poursuit en association avec DEVIN et PERRET, le projet du front de mer de MARSEILLE initié par LECONTE.
Marseille :le vieux port
La faculté de droit à Aix en Provence
A la fin de la guerre il redessine le vieux port de Bastia endommagé par les bombardements .
Durant les années 50, il réalise de nombreux bâtiments publics à AIX-EN-PROVENCE et à MARSEILLE. Avec ses collaborateurs, il travaille à l’ouvrage "ORDONNANCES", relevé méthodique des hôtels particuliers du XVIIe et du XVIIIe siècle d’AIX-EN-PROVENCE, qu’il publie à compte d’auteur en 1953.
En 1961, éclate l’affaire du CNL, suite à laquelle il est arrêté, condamné et emprisonné durant 4 ans. Il rédige, en prison, en 1964, un roman "LES PIERRES SAUVAGES" qui lui vaudra le prix Médicis , sorte de journal d’un moine bâtisseur cistercien concevant et réalisant l’abbaye du THORONET XIIe siècle dans le VAR.
De 1966 à 1972, exilé volontaire en ALGERIE, il travaille à la réalisation de nombreux bâtiments. En 1968, paraissent les "MEMOIRES D’UN ARCHITECTE" où il relate l’ensemble de sa vie et fournit de très intéressantes explications sur "l’affaire POUILLON".
En 1971, il est amnistié par Georges POMPIDOU. En 1980, réhabilité par ses pairs, il est élu au Conseil de l’Ordre des Architectes de PARIS, réouvre une agence en 1983 et travaille à certains projets dont le Conservatoire de Musique du 19e arrondissement.
Il meurt en 1986 à l’âge de 74 ans dans son château de BELCASTEL à RIGNAC dans l’AVEYRON. La même année, une monographie lui est consacrée, aux éditions ELECTA MONITEUR (auteur Bernard Félix DUBOR). Depuis, sa réputation d’Architecte moderne et méditerranéen n’a cessé de grandir.
Village médiéval et Château de Belcastel
« Un des plus beaux villages de France »
Jusqu'en 1967, le château de Belcastel n'était encore qu'une ruine éboulée et embroussaillée. Sans l'intervention du célèbre architecte Fernand POUILLON, nous ne verrions pas grand chose de cet édifice magnifique qui domine majestueusement la vallée de l'Aveyron.
En dix ans, entre l'achat des ruines en 1974 et la fin des gros travaux en 1982, Fernand POUILLON a réussi le pari insensé de redonner naissance à l'ancienne forteresse des Saunhac de Belcastel.
Grâce à sa notoriété de mécène et d'éditeur de livres d'art, Fernand POUILLON fit connaître Belcastel au cours des années 70, il y invita Claude POMPIDOU et Françoise SAGAN tandis que Juliette GRECO, Claude NOUGARO et Georges MOUSTAKI donnèrent des récitals au village.
Décédé en 1986 et enterré au cimetière du village, Fernand POUILLON a suscité des vocations. Ainsi de nombreuses maisons qui entourent le château ont fait l'objet de restauration, tout comme les ruelles pavées de galets ronds, le four à pain, le puits.
La plus ancienne mention du Château date de 1040, il appartenait alors à la famille Belcastel.
A voir aussi le pont du 15ième siècle, ouvrage à dos d'âne et cinq voûtes en arc brisé qui vous conduira à l'église Sainte Marie-Madeleine elle aussi du 15ième siècle.
Aujourd'hui le village est classé dans l'association « les plus beaux villages de France », et accueille un très grand nombre de visiteurs tout au long de l'année.
En septembre 1995 la première exposition mondiale consacrée au maître est organisée à AIX-EN-PROVENCE par ARCHIPEL ARCHITECTES ASSOCIES qui présente 93 planches des relevés d’"ORDONNANCES" de 1953 et 25 photographies sur son oeuvre bâtie à AIX-EN-PROVENCE dans les années 50.
Michel ANTONIETTI rédigeât un texte en guise d’introduction qui aujourd’hui encore demeure d’actualité !
OU SONT LES DESSINATEURS ?
J’avais vingt ans ou presque et je flottais dans la dérive des sentiments. Je venais d’entrer à l’école d’Architecture, les maîtres l’avaient désertée à l’exception d’une femme sculpteur professeur de dessin, que j’appelle encore aujourd’hui Maître. Seuls y restaient quelques barons perchés que les contingences, ou les amitiés ministérielles avaient laissés là. J’aimais le jazz moderne, les photographies au Leica, et je croyais que seuls les architectes bâtissent les villes des hommes. Je courrais les librairies pour lire des livres d’architecture. Je n’en trouvais point, ce n’était pas dans la préoccupation des éditeurs. J’ai pensé alors que les villes étaient les livres que je ne trouvais point, ce n’était pas dans la préoccupation des éditeurs. J’ai pensé alors que les villes étaient les livres que je ne trouvais pas. A cette idée simple, j’ai vogué jusque vers l’orient compliqué, et le sud des Amériques. Je suis revenu par l’Italie. A chacun son voyage. Toujours dans mon bagage mental, mon île belle et Saint-Michel de Murato. A chacun son Ronchamp. Les "MEMOIRES D’UN ARCHITECTE" sont venues à l’étalage des libraires. J’ai pour la première fois, lu le nom de Fernand POUILLON. L’ouvrage m’a obligé à chercher dans le dictionnaire, la signification du mot ordonnance. Il parlait aussi de beauté des proportions, de qualité technique de mise en œuvre, et de références explicites à une tradition classique comme dit Bernard Huet, d’intelligence constructive et de sens plastique comme dit Jean-Paul Louvet. Après la lecture des "PIERRES SAUVAGES", j’ai couru à l’abbaye ; Monique ne m’avait pas encore instruit sur la règle de Saint Benoît. En poche mon parchemin, j’ai posé mes tréteaux, modèle Léonardo. J’ai appelé Guy, et nous avons commencé là - Aix Song - notre vie difficile de bâtisseurs sisyphes. A nos interlocuteurs, nous demandions quel est le nom de ta maison comme on demande dans notre langue, quel est le nom de ton père. Evasives réponses, ou pas de réponse du tout. Plus tard, bien plus tard, Jean-Pierre Frapolli m’a prêté un exemplaire de "ORDONNANCES", objet de la présente exposition. L’idée que les dessinateurs de l’agence, quand elle est inemployée, relèvent des ensembles urbains et des édifices, me fait encore rêver. Cette merveilleuse tâche, intéresse-t-elle toujours les dessinateurs-architectes. Au fait, où sont les dessinateurs ? Peut-être dans les agences de pub, ou chez les mécaniciens dociles, comme dit Guy ? Cette exposition voudrait leur dire qu’ils ont peut-être tort.
18:19 Publié dans GALERIES DE PORTRAITS | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
vendredi, 06 avril 2007
SPECIALEMENT POUR JOSETTE ET FRAMBOISINE:TIZI OUZOU PAR IDIR
....ET AUSSI POUR TOUS !
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C'est une maison bleue
Adossée à la colline
On y vient à pied, on ne frappe pas
Ceux qui vivent là, ont jeté la clé
On se retrouve ensemble
Après des années de route
Et l'on vient s'asseoir autour du repas
Tout le monde est là, à cinq heures du soir
San Francisco s'embrume
San Francisco s'allume
San Francisco, où êtes vous
Liza et Luc, Sylvia, attendez-moi

Nageant dans le brouillard
Enlacés, roulant dans l'herbe
On écoutera Tom à la guitare
Phil à la kena, jusqu'à la nuit noire
Un autre arrivera
Pour nous dire des nouvelles
D'un qui reviendra dans un an ou deux
Puisqu'il est heureux








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