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24/01/2009

PAYSAGES PREHISTOIRES ET POPULATIONS AU PALEOLITHIQUE SUPERIEURE

Dans ma première note ,je vous ai parlé du climat .Aujourd'hui ,je vais abordé les paysages ,l'environnement dans lequel ont évolué nos ancêtres .

Depuis la formation des continents, la surface de la Terre n'a cessé d'évoluer.


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Musique du film L'Odyssée de L'Espèce .Réalisé par Yvan Cassar et Eric Chevalier

Pendant des centaines de millions d'années le paysage s'est formé au gré des mouvements de l'écorce terrestre, et des variations climatiques.
Seulement, dans les dix derniers millénaires, un élément va perturber le cours de cette évolution naturelle.
Ce trouble-fête, c'est l'Homme moderne.

L’occupation de l’Europe par les chasseurs du Paléolithique supérieur: une question de climat
Pierre-Yves Demars*

Entre 35 000 ans environ et 10 000 ans BP (before present: avant le présent), c’est-à-dire pendant le Paléolithique supérieur, la péninsule occidentale de l’Eurasie qui forme aujourd’hui l’Europe a été occupée par une population humaine homogène, porteuse d’une même culture, traversée d’est en ouest et du nord au sud, d’idées, d’innovations. Ces hommes étaient de type moderne; leur plus célèbre représentant est l’homme de Cro-Magnon. Leur mode de subsistance était essentiellement fondé sur la chasse de grands mammifères terrestres.


L’environnement au Paléolithique supérieur
Nous étions alors dans la seconde partie de la dernière des glaciations (celle du Würm), qui ont régné par intermittence pendant tout le Quaternaire. Ces épisodes, liés aux modifications de l’orbite de la terre autour du soleil, étaient caractérisés par des températures plus froides qu’actuellement et des précipitations plus rares.

On fait débuter la glaciation du Würm selon les auteurs entre 110 000 et 70 000 ans BP. Elle s’est achevée vers 10 000 ans BP. Pendant ce long intervalle de temps, température et humidité ont fluctué entre des stades plus froids et secs et des interstades plus tempérés. Pendant les 25 000 ans du Paléolithique supérieur, de façon schématique, le climat s’est dégradé jusqu’à un «maximum glaciaire» aux alentours de 20 000 ans BP, puis s’est lentement amélioré durant le Tardiglaciaire jusqu’au climat actuel, l’Holocène.

Ce climat plus froid a permis la formation de calottes glaciaires sur les pôles et de glaciers sur les massifs montagneux, bien plus amples que ceux actuels. Cette mobilisation de l’eau dans ces énormes masses de glace a entraîné un abaissement du niveau marin que l’on évalue entre 40 et 70 m pendant la plus grande partie du Paléolithique supérieur et jusqu’à plus de 100 m au maximum glaciaire. On comprend donc que les littoraux de l’époque étaient différents de ceux de l’Europe actuelle, et qu’ils ont constamment fluctué en fonction des évolutions climatiques.


Dans cette ambiance plus froide et plus sèche, s’est développé un paysage plus ouvert de steppe (chénopodiacées, éricacées…), avec des forêts (pin sylvestre, bouleau…) dans les endroits plus protégés comme les vallées.





On peut distinguer deux zones climatiques bien contrastées dans cette Europe de l’ère glaciaire.
La première est, en gros, située au nord des Pyrénées et des Alpes. Elle est caractérisée par la présence d’une faune froide avec surtout le Renne, moins fréquemment le Mammouth, le Bison, le Cheval, d’autres espèces plus sporadiques comme l’Antilope saïga, le Rhinocéros laineux.
La seconde est l’Europe méditerranéenne plus tempérée comme le montrent l’abondance du Cerf et du Bouquetin, la présence du Chamois, du Bœuf, du Sanglier, ou encore du Cheval et d’un asinien, l’Hydruntin.

Caractéristiques des populations du paléolithique supérieur
Ces sociétés humaines ne connaissaient pas l’agriculture ni l’élevage. Elles vivaient essentiellement de la chasse de grands mammifères terrestres. Elles ne chassaient pas les animaux marins dont nous ne connaissons que quelques dizaines de restes, même dans les sites proches des côtes marines de l’époque comme dans la péninsule Ibérique. Elles n’ont commencé à exploiter véritablement une petite faune (oiseaux, petits mammifères, poissons) qu’à la fin du Tardiglaciaire.

Il est très probable que les végétaux ne jouaient qu’un rôle très marginal dans le régime alimentaire (comme pour les sociétés sub-actuelles de chasseurs des latitudes hautes); les premières traces (noisette, gland) n’apparaissent qu’après cette période, à l’Holocène. Dans les sites côtiers d’Espagne, on observe cependant une collecte d’appoint de mollusques marins.

Ces populations ont laissé un grand nombre de vestiges qui prouvent qu’elles possédaient une culture complexe et qu’elles dominaient amplement le milieu dans lequel elles vivaient. Pour fabriquer leurs outils, elles utilisaient comme matières premières la pierre (surtout le silex) et l’os, couramment aussi le bois et les fibres végétales, même si quasiment aucun vestige n’a été conservé. Elles se confectionnaient des habits en peau et ont même pratiqué la couture; nous avons retrouvé les aiguilles à chas en os dans la seconde moitié de cette époque. On sait aussi qu’elles structuraient leurs habitations avec des zones d’activités autour des foyers, des zones de couchage ou de vidange. Surtout de nombreux vestiges montrent des préoccupations d’ordre esthétique comme les pendeloques en coquillage ou en dents animales, voire spirituelles comme les sépultures, les objets d’art mobiliers et naturellement les célèbres peintures pariétales dont celles de Lascaux ou Altamira.



Ces populations, du fait de leur mode de subsistance — la chasse de grands mammifères —, pratiquaient un nomadisme semblable à celui des chasseurs-cueilleurs sub-actuels. La raison en était l’épuisement rapide du gibier autour de l’habitat, les migrations saisonnières animales, l’apparition de nourriture dans certains lieux ou régions de leur territoire. Nous commençons à déchiffrer ces cycles spatio-temporels qui structuraient l’année et l’espace parcouru; ils s’effectuaient dans le cadre de stratégies économiques, dont nous percevons la logique. Ainsi, dans le cas le mieux étudié, l’approvisionnement en silex, des choix s’opéraient en fonction de l’éloignement de la matière première, de son accessibilité, de ses qualités mécaniques; le transport pouvait se faire sous forme de matière brute ou de produits finis ou semi-finis.


Ce nomadisme entraînait l’occupation d’habitats plus ou moins temporaires suivant les saisons. Pour ceux-ci, ces populations ont recouru abondamment aux entrées de cavités ou aux abris-sous-roche lorsque ceux-ci étaient présents, quoiqu’elles fussent tout à fait capables de dresser des tentes, voire de construire des cabanes.





Leur densité démographique était extrêmement faible, sans commune mesure avec ce que nous connaissons aujourd’hui. La raison en est simple: ce sont essentiellement des chasseurs, faisant peu appel à la cueillette de végétaux. À l’image de carnivores stricts, comme la Belette ou le Lynx, l’exploitation dans le réseau trophique des seules strates supérieures ne permet pas une densité forte (Ramade, 1994). C’est d’ailleurs ce que l’on observe chez les populations de chasseurs de caribous du subarctique canadien: des densités qui dépassent rarement 1 homme/100 km2 et qui sont souvent bien plus faibles (Kroeber, 1963). En conséquence, c’est en milliers de personnes qu’il faut estimer la population de l’Europe au Paléolithique supérieur (Bocquet-Appel et al., 2005).

Le découpage chronologique
Comme nous l’avons vu, les populations du Paléolithique supérieur pratiquaient la taille de la pierre pour fabriquer leurs outils. Ils utilisaient aussi l’os et les bois animaux. Toutefois, ces techniques ont évolué pendant toute cette période suivant des traditions, appelées aussi «cultures», qui produisent des objets caractéristiques d’une époque ou d’une région. Ainsi va-t-on parler de Magdalénien ou d’Aurignacien. Chacune de ces traditions est relativement bien délimitée dans le temps et l’espace, à une échelle suffisante, ici de l’ordre de plusieurs millénaires. C’est donc elles qui sont utilisées pour replacer chaque site dans la chronologie.


Nous distinguerons donc cinq périodes:
l’Aurignacien (35 000 à 29 000 ans BP environ), d’après une tradition technique qui a recouvert la totalité de l’Europe et jusqu’au Moyen-Orient;
le «Gravettien» (29 000 à 22 000 ans BP environ), autre tradition technique générale à toute l’Europe qui présente une variante en Europe centrale et de l’Est que l’on distingue parfois sous le nom de Pavlovien;

le Maximum glaciaire (22 000 à 16 500 ans BP environ), qui correspond à la période la plus froide de la fin du dernier glaciaire, pendant lequel se sont développées plusieurs traditions techniques: le Solutréen puis le Badegoulien sur la façade atlantique, l’Épigravettien ancien dans l’aire méditerranéenne;

le Tardiglaciaire (16 500 à 12 000 ans BP environ), autre période climatique correspondant à la fin de la glaciation, pendant laquelle les traditions techniques se poursuivent avec le Magdalénien et l’Épigravettien évolué;

l’Épipaléolithique (12 000 à 10 000 ans BP environ) qui, en toute rigueur, appartient aussi au Tardiglaciaire, mais à son extrême fin quand le climat bascule vers l’actuel et où apparaît un foisonnement des techniques de taille: Hambourgien, Azilien, Creswellien, Swidérien, etc.


J'AI REALISE UNE PARTIE DE CETTE NOTE GRACE A UN ARTICLE DE PIERRE-YVES DEMARS PUBLIE SUR LE SITE SUIVANT
*http://mappemonde.mgm.fr/num11/articles/art06306.html
IL M'A AIMABLEMENT AUTORISE A UTILISER SES ECRITS et je le remercie infiniment .

A la fin du Paléolithiques l'existence de lambeaux de glaciers sur les hautes terres (le Mont Lozère et le mont Aigoual) a obligé les humains a descendre dans les vallées Cévenoles au climat plus tempéré.
L'homme de Cro Magnon, chasseur de rennes se replie vers des zones plus clémentes: Dordogne, Quercy, Vallée du Rhône; il invente l'art et les outils d'os et de silex se spécialisent.


LA TOUNDRA







C'est un milieu exceptionnel par bien des aspects. La température y est très basse et les sols sont gelés la majeure partie de l'année. La nuit polaire prive les plantes d'une part importante du rayonnement solaire indispensable à la photosynthèse. La période propice à la croissance de la végétation, l'été arctique, est donc très courte puisqu'elle dure environ trois mois. Les plantes qui parviennent à se développer dans des conditions aussi hostiles sont essentiellement des mousses et des lichens, favorisés par un sol gorgé d'eau. On rencontre toutefois quelques plantes ligneuses : des roseaux rabougris, pour la plupart, notamment au bord des étangs. La faune comprend quelques grands mammifères très adaptés, caribous, bœufs musqués en Amérique du Nord, ours polaires, quelques rongeurs, comme les lemmings, et des oiseaux. On y rencontre aussi des prédateurs tels que les renards arctiques et les loups. Mais l'essentiel de la faune est représenté par des détritivores et des micro-organismes décomposeurs, dont l'activité est fortement ralentie par le froid. On retrouve des écosystèmes ayant des types de peuplement analogues aux étages montagneux les plus élevés. On parle d'ailleurs aujourd'hui de toundra alpine.

LA TAIGA


Le mot taïga vient du russe et signifie boréal. La Taïga est donc la forêt boréale. La taïga est une forêt de conifères : pin, sapin, épicéa ou mélèze. Si elle est essentiellement composée de conifères, la taïga peut aussi comporter quelques bouleaux et saules nains à la limite de la toundra.


La taïga est un biome à l'équilibre fragile, toute déforestation ou déséquilibre peut avoir des conséquences à long terme. La Taîga offre aussi de grands marais.
La taïga est une région subarctique, c'est la région boisée la plus proche de pôle nord. Le biome taïga se r trouve à l'extrême nord de la Russie, de la Scandinavie et du Canada.

Les conifères sont l'élément principal de la taïga. Avec leur forme conique, leurs épines et leur couleur sombre, ils sont particulièrement bien adaptés au climat froid, neigeux et peu ensoleillé du grand nord.
Les conditions de vie difficiles de ces régions ralentissent considérablement la croissance des arbres et des plantes. La présence des grands arbres permet la présence de toutes sortes d'animaux y compris des mammifères dont les élans, les loups ou les caribous.

A SUIVRE.....

 
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