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13/01/2009

LEYLA CHAHID

« Nous souffrons d’ un mal incurable qui s’ appelle l’ espoir : espoir de libération et d’ indépendance, espoir d’ une vie normale où nous ne serons ni les héros, ni les victimes ». Mahmoud DARWISH (1941-2008)

medium_Shahid_Veronique_Vercheval-3.jpgAntropologue et diplomate palestinienne

Née à Beyrouth en 1949, Leila Shahid (ou Chahid) est la fille d’un professeur de médecine et praticien à l'hôpital américain de Beyrouth. Par sa mère, Sirine Husseini Shahid, elle descend de la grande famille palestinienne des Husseini. Ce qui fait d’elle une cousine de Fayçal Husseini et de Yasser Arafat. Leïla Shahid a fait des études d'anthropologie et de sociologie à l'université américaine de Beyrouth, un des foyers historiques de la contestation politique palestienne.

« Membre du Fatah, le principal mouvement de l'Organisation de libération de la Palestine, dès 1968 elle découvre avec "fascination l'anthropologie des camps de réfugiés palestiniens". "C'était un bonheur, dit-elle, de retrouver là une Palestine refabriquée, par familles, par quartiers, villages et villes, une Palestine qui remplaçait le pays perdu. Ma Palestine, c'était les camps ! Ce n'était pas un sacerdoce, ou quelque entrée taciturne dans les ordres, mais une joie immense, un plaisir intense, une vraie fête." » (extrait d’un article de Mouna Naïm, Le Monde, 26 janvier 2005)

Marquée par la révolte des camps palestiniens du Liban, en 1969, elle s’engage en politique. Son mariage en 1978 avec l'écrivain marocain Mohammed Berrada, l’éloigne du Proche Orient, puisque elle s’installe au Maroc, mais sans jamais rompre le liens qui la rattache à ses origines. En 1982, elle est à Beyrouth en compagnie de Jean Genet alors que se déroulent les massacres de Sabra et Chatilla. C’est l'Intifada des territoires occupés, en 1987, qui est à l’origine de sa vocation de militante politique. Elle commence à écrire dans la Revue d'études palestiniennes et en 1989, Yasser Arafat lui propose une mission diplomatique : représenter la Palestine en Irlande, puis en 1990 au Pays-Bas. En 1994, elle est nommée déléguée générale de Palestine en France, poste qu’elle occupe jusqu’en novembre 2005, date de sa nomination comme déléguée auprès de l’Union Européenne.

Née en exil, elle a du attendre les accord d’Oslo (1993) pour avoir le droit de visiter la terre des ses ancêtres. Elle visite pour la première fois le territoire israélien en 1994. « Elle se rend partout où ont vécu les siens : à Jérusalem, bien sûr, où la grande maison de sa mère est occupée par des familles israéliennes; à Charafat, près de Jérusalem, où se trouvait la maison de campagne ; à Saint-Jean-d'Acre, où est né son père; à Haïfa, où il a grandi et où sa demeure est aujourd'hui un conservatoire de musique ; à Jéricho et ailleurs... "On peut déplacer les gens, mais les lieux gardent leur mémoire. La présence israélienne n'est pas arrivée à occulter la mémoire palestinienne." » (extrait d’un article de Mouna Naïm, Le Monde 26 janvier 2005)


 
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