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05/04/2007

C'EST POUR BIENTOT !! (suite)

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Anne Sylvestre Fabulettes aux oiseaux.


QUELQUES ELEMENTS PLUS PRECIS :

J'AI TROUVE UN OISILLON ,QUE DOIS JE FAIRE ??

Les oiseaux sont classés en deux catégories "nidifuges" et "nidicoles" selon le stade de développement des jeunes au moment de l'éclosion. Quand ils sortent de l'oeuf, les nidifuges sont couverts de duvet et peuvent aussitôt courir et/ou nager. Ils commencent rapidement à chercher leur nourriture eux-mêmes. Ce sont par exemple les canards et les gallinacés. Par contre, les jeunes nidicoles qui naissent nus et aveugles restent longtemps dans le nid, où ils sont nourris et soignés par leurs parents. Ce sont par exemple les rapaces diurnes et nocturnes, les pics, les martinets et les passereaux.
Les nidicoles quittent parfois leur nid avant d'être parfaitement aptes à voler. C'est souvent le cas pour les merles et autres grives. Il arrive de temps en temps que l'on trouve un oisillon apparemment abandonné.
Ces jeunes oiseaux maladroits et voletant ne sont ni blessés ni tombés du nid comme on le croit souvent. En fait, ils se tiennent le plus souvent cachés à proximité du nid, où les parents peuvent les nourrir. C'est pourquoi il serait faux de les prendre, notamment parce que leurs chances de survie en captivité diminuent fortement et parce que le retour à la vie sauvage est difficile.

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QUAND DOIS-JE INTERVENIR ?

On ne doit intervenir que lorsqu'on est sûr que l'oiseau est en danger ou abandonné (destruction du nid, mort des parents). Si l'oisillon est sur la route ou à la merci des chats et de la pluie, on peut simplement le prendre et le poser dans un buisson ou dans un arbre proches. Si pendant une heure, on constate à distance (au moins 50 mètres) que les parents ne sont pas venus nourrir l'oisillon démuni, on peut alors le prendre sous sa protection. Mais il faut savoir que tous les nidicoles, à part les passereaux, sont extrêmement difficiles à élever. En outre, les soins et la garde d'oiseaux sauvages ne sont pas autorisés.
La meilleure alternative consiste à confier l'oiseau à un spécialiste qui le soignera. Les centres de soins officiels, les cliniques vétérinaires sont spécialisées dans les soins aux oiseaux. La liste actuelle des centres de soins peut être obtenue auprès de la LPO. La plupart sont tenus par des bénévoles .


Cas particuliers

Les martinets sont des insectivores exclusifs qu'il est très difficile d'élever. Les jeunes qui tombent du nid ont une certaine chance de survie s'ils peuvent être adoptés par un couple de martinets ayant des jeunes du même âge. Les ornithologues qui surveillent les colonies de martinets connaissent des parents adoptifs potentiels. Les jeunes oiseaux adoptés sont généralement bien acceptés par leurs nouveaux parents.
Les rapaces diurnes et nocturnes (duvet blanchâtre ou gris, mandibule supérieure crochue) doivent toujours être remis aux bons soins de spécialistes. Leur entretien est laborieux et exige des connaissances approfondies car les jeunes doivent être capables de chasser avant leur remise en liberté.

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ELEVAGE DES PASSEREAUX


Si vous voulez élever vous-même un passereau, voici encore quelques conseils. Tout d'abord, vous devez savoir que le nourrissage des oisillons demande beaucoup de temps et de patience et que les chances de survie de l'oiseau après la remise en liberté sont faibles.
Aussi longtemps que le jeune se tient tranquille et se déplace peu, il peut être posé sur du papier de ménage et gardé dans un carton ouvert. Le papier de ménage doit être changé fréquemment afin que le duvet de l'oiseau ne se souille pas. Quand l'oiseau commence à voleter, il doit être placé dans une cage.
Pour tous les jeunes passereaux, la nourriture suivante peut être utilisée : viande maigre de boeuf hachée, mélangée pour moitié à des granulés d'insectes que l'on trouve dans des magasins spécialisés, le tout enrichi de calcaire comestible et de quelques gouttes d'une préparation vitaminée. Ce mélange doit être bien humidifié; les oiseaux n'ont pas besoin d'eau supplémentaire. Quand le jeune oiseau réclame, on lui donne à manger directement dans le gosier, avec des brucelles à bout rond ou un curedent émoussé. Si le jeune ne piaille pas, il doit être gavé. Pour cela, il faut le maintenir fermement et procéder de la manière suivante (description pour les droitiers) : prendre l'oiseau dans la main gauche afin que le majeur, l'annulaire et l'auriculaire entourent le corps de l'oiseau et que son dos repose dans la paume de la main. Tenir les pattes de l'oiseau entre le majeur et l'annulaire pour que l'oiseau reste tranquille. Le pouce et l'index de la main gauche sont encore libres pour maintenir la tête de l'oiseau gentiment mais fermement. La nourriture sera introduite directement dans le gosier à l'aide de brucelles à bout rond. Souvent, l'oiseau refuse d'avaler la nourriture. Mais il y a un truc : vous pouvez déclencher le réflexe de déglutition en saisissant son bec et en tirant légèrement sa tête vers le haut.
Du début jusqu'à la fin de la journée, l'oisillon pas encore emplumé a besoin d'être nourris quatre fois par heure, puis après quelques jours, deux fois par heure; chaque fois avec une portion de la grosseur d'un petit pois ou d'une noisette, selon la taille de l'oiseau. D'une manière générale, il est très important que l'oiseau ait le moins de contact possible avec l'homme.



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Quand le jeune oiseau atteint l'âge où normalement il quitte le nid, il ne va plus ouvrir le bec si facilement. Il faudra alors mettre un peu de nourriture dans une coupelle et regarder s'il la prend. Généralement, les vers de farine et les fausses teignes des ruches suscitent un vif intérêt. Aussitôt que l'oiseau commence à voleter dans sa cage, il risque d'abîmer ses plumes. Dans ce cas, les parois de la cage doivent être recouvertes d'un matériel lisse (par exemple du plastique). Avant que l'oiseau ne soit remis en liberté, vous devez être sûr qu'il prenne suffisamment de nourriture tout seul. Ce passage est toujours critique, car le jeune est normalement accompagné par ses parents encore quelques jours pendant cette période de transition. Dès que l'oiseau se nourrit de lui-même depuis quelques jours et qu'il est capable de voler depuis au moins 10 jours, il peut être relâché dans la nature. Faites attention que son nouvel environnement ne comporte pas de danger (chats, grands espaces dépourvus de cachettes, baies vitrées).

 
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