logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

18/05/2007

LE GEAI et .....la poèsie

IL Y A QUELQUES JOURS ,J'AI ENFIN REUSSI A PHOTOGRAPHIER LE GEAI QUI VIENT DE TEMPS EN TEMPS ME RENDRE VISITE ! IL EST FAROUCHE ET NE SE LAISSE PAS FACILEMENT SURPRENDRE .LES PHOTOS SONT TRES LEGEREMENT FLOUES MAIS J'ESSAYERAI DE FAIRE MIEUX UNE PROCHAINE FOIS ! J'EN PROFITE POUR VOUS PRESENTER SA CARTE D'IDENTITE .PAR LES TEMPS QUI COURRENT ,C'EST PLUS PRUDENT D'EN AVOIR UNE !!!!





GEAI DES CHENES (Garrulus glandarius )
Classification classique :

Règne: Animalia
Embranchement: Chordata
Classe :Aves
Ordre :Passeriformes
Famille: Corvidae
Sous-famille :Corvinae
Tribu :Corvini
Genre :Garrulus
Nom binominal :Garrulus glandarius
(Linnaeus, 1758)






DESCRIPTION

PLUMAGE:
Le geai des chênes est reconnaissable à son plumage coloré, rayé de noir et blanc sur la tête, dont les plumes peuvent se dresser (huppe érectile). Son bec est prolongé par une bande noire sous l'œil qui donne l'impression qu'il porte des sortes de moustaches noires.

Son corps est brun rosé sur le dessus et brun plus clair sur le dessous, sa queue est noire, son croupion et son bas-ventre blanc, ses rémiges primaires des ailes sont bleu vif et noir.
medium_393px-Garrulus_glandarius_1.jpg


Le plumage des jeunes n'est complet qu'au bout d'une vingtaine de jours, et se révèle plus terne que celui des adultes. Ils ne possèdent que quelques stries blanches et noires au sommet de la tête, alors que les adultes en possèdent une dizaine, et la marque noire qui prolonge le bec est moins marquée que chez les adultes.

TAILLE:
Le geai des chênes se distingue du merle de par sa taille et son plumage contrasté.
La femelle et le mâle ne se distinguent que par la taille, 30 à 36 cm, plus modeste chez la femelle.

VOL:
Son envergure est de 45 à 55 cm. Déployées, ses ailes révèlent des marques blanches et bleues.
Son vol est direct mais irrégulier.

REGIME ALIMENTAIRE
Son régime alimentaire est omnivore mais à dominante végétale, mais il affectionne particulièrement les glands des chênes qu'il cache pour l'hiver, et en particulier du chêne pédonculé. Il se régale de préférence de glands qu'il sélectionne rigoureusement en fonction de leur maturité, de leur taille et de leur qualité, en particulier, il veille à ce qu'ils soient exempts de parasites. Au printemps et en été, il se nourrit des glands enterrés et qui ont germé, mais aussi d'autres graines diverses, qu'il n'hésite pas à aller chercher dans les cultures à la lisière des bois. Il apprécie particulièrement le maïs, qui dans certaines zones est devenu une part importante de sa consommation, mais ses prélèvements sont suffisamment limités et localisés, pour ne pas qu'il soit réellement considéré comme « nuisible ».
Il consomme aussi des insectes, des vers de terre, des fruits. Il peut à l'occasion être prédateur et n'hésite pas à s'attaquer aux nids des autres oiseaux pour manger les œufs et même les oisillons, ce qui lui a donné une solide réputation de pilleurs de nids.
Sous son bec, il possède une petite poche dans laquelle il peut aisèment stocker les graines qu'il récolte. La capacité de cette poche est de trois à quatre glands qu'il peut ainsi transporter avant de les cacher, car tout au long de l'automne, il se constitue des réserves, qu'il dissimule sous des racines, des mousses, à l'intérieur de souches d'arbre ou même sous le tapis de feuilles. Pour retrouver ses réserves, il a la capacité de mémoriser des points de répères qu'il observe soigneusement. Lorsque les points de repères ne sont pas suffisants, il va jusqu'à placer à côté de sa cachette des petits cailloux qu'il utilisera comme autant de balises. Cependant si ses points de répères sont déplacés ou disparaissent, le geai des chênes devient incapable de retrouver la cachette de ses réserves.
Ainsi le geai des chênes est le meilleur propagateur des chênes et des hêtres. Il a été estimé que chaque geai des chênes disperse plus d'un millier de glands chaque année. Il en mange une partie d'entre eux et en oublie une autre qui pourra germer et croître.
Dans les parcs et jardins des villes, il apprécie les arachides, les vers, les légumes, les céréales, les noix et les baies.

CHANT:
1-21_Geai_des_chênes.mp3

Son chant est très varié, passant de cris rauques, brefs, forts et stridents aux gloussements, sifflements et parfois même à des espèces de miaulements, on dit que le geai cacarde, cajole, cageole, frigulote ou jase.

C'est en fait un bon imitateur et il a la capacité de reproduire des chants ou des cris d'autres oiseaux et même de mammifères comme le chat ou le cheval. À la fin de l'hiver et au début du printemps il émet une multitude de sons inspirés de ceux qu'il a entendus dans la forêt ou à sa lisière.

C'est au printemps, fin mars et début avril lors de la période de reproduction, que son chant devient le plus mélodieux et il l'utilise comme outil de communication avec ses congénères jusqu'à la formation des couples. Dès que la couvaison commence, le geai des chênes devient pratiquement silencieux, et n'émet plus qu'un léger gazouillement.

COMPORTEMENT SOCIAL:

Généralement il est sédentaire et assez solitaire, sauf en période de reproduction, où il vit temporairement en groupe avec ses congénères. On peut le rencontrer, en hiver, en petits groupes fréquentant les mangeoires et réserves de boules de graisse jusqu'aux abords des maisons d'habitation.
C'est un oiseau guetteur dont le cri strident alerte le sous-bois à l'approche d'un intrus. Lorsqu'il est formé, le couple défend son territoire contre leurs congénères.


PONTE:
La femelle pond de 3 à 6 œufs de couleur verdâtre, d'avril à juin.


L'OBSERVATION:
L'observation du geai des chênes est assez facile, toute l'année, mais plus aisée en zone urbaine qu'en forêt. En ville, il semble le plus actif, tôt le matin.

REPARTITION GEOGRAPHIQUE:
Il vit dans toute l'Europe, excepté les zones les plus nordiques (Islande, nord de l'Irlande, Écosse et de notables parties du nord de la Norvège, de la Suède, de la Finlande et de la Russie), en Afrique du Nord et dans toute l'Asie continentale.

Dans les zones les plus froides de son habitat (Suède, Norvège et Pologne), les populations de geai des chênes migrent, en automne, vers des régions plus au sud.


HABITAT:
Le geai des chênes ne se sent pas à l'aise sur les terrains découverts, il niche de préférence dans les bocages et dans les bois (feuillus aussi bien que conifères, également en altitude), mais peut aussi vivre dans les parcs et jardins des villes, petites et même grandes.


STATUT:
Le geai des chênes est une espèce protégée en Belgique et en Suisse, mais pas en France, où, du fait de l'accroissement général des forêts (naturel ou de reboisement), ses effectifs progressent de manière continue.
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------


Le geai est appelé le gardien de la forêt, car l' oiseau excelle dans l'art de prévenir l'arrivée du promeneur. Quoique très prudent, il fait beaucoup de bruit et son cri d'alarme est pénétrant.

Ce cri pénétrant est du reste à l'origine d'une faute de français assez commune mais plutôt cocasse dans sa délicieuse innocence . On dit souvent, en effet, que le geai "jacule" fortement. Que nenni ! Le geai ne jacule pas, le geai cajole, cajacte, cocarde, cageole, gajole, frigulote ou fringote. On a le choix, non ?

Un moyen très simple de s'en souvenir c'est de murmurer la chanson du regretté Serge Gainsbourg:

L'éléphant barète
La jument hennit
Hulule la chouette
Bêle la brebis
Le crapaud coasse
Piaule le poulet
Le corbeau croasse
Cajole le geais
Toi, toi, toi,
Sois belle et tais-toi !

paroles complètes sur http://www.paroles.net/chansons/22016.htm

medium_geai.gif


et puisque vous avez été attentives et attentifs, voici un poème de l'immense René de Obaldia "Le plus beau vers de la langue française"


"Le geai gélatineux geignait dans le jasmin"
Voici, mes zinfints
Sans en avoir l'air
Le plus beau vers
De la langue française.

Ai, eu, ai, in
Le geai gélatineux geignait dans le jasmin...

Le poite aurait pu dire
Tout à son aise:
"Le geai volumineux picorait des pois fins"
Eh bien! non, mes zinfints.
Le poite qui a du génie
Jusque dans son délire
D'une main moite
A écrit:

"C'était l'heure divine où, sous le ciel gamin,
LE GEAI GÉLATINEUX GEIGNAIT DANS LE JASMIN."

Gé, gé, gé, les gé expirent dans le ji.
Là, le geai est agi
Par le génie du poite
Du poite qui s'identifie
Á l'oiseau sorti de son nid
Sorti de sa ouate.

Quel galop!
Quel train dans le soupir!
Quel élan souterrain!

Quand vous serez grinds
Mes zinfints
Et que vous aurez une petite amie anglaise
Vous pourrez murmurer
À son oreille dénaturée
Ce vers, le plus beau de la langue française
Et qui vient tout droit du gallo-romain:

"Le geai gélatineux geignait dans le jasmin."
medium_GeaiChenesDessin.gif


Admirez comme
Voyelles et consonnes sont étroitement liées
Les zunes zappuyant les zuns de leurs zailes.
Admirez aussi, mes zinfints,
Ces gé à vif
Ces gé sans fin
Tous ces gé zingénus qui sonnent comme un glas:
Le geai géla... "Blaise! Trois heures de retenue.
Motif:
Tape le rythme avec son soulier froid
Sur la tête nue de son voisin.
Me copierez cent fois:
Le geai gélatineux geignait dans le jasmin."
medium_net-geai.jpg

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique