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18/11/2007

NOTRE DAME DE LURE

LE SITE QUE JE VOUS PRESENTE AUJOURD'HUI ME TIENT PARTICULIEREMENT A COEUR PAR SA BEAUTE,SA SIMPLICITE ET LE SILENCE QUI Y REGNE...J'Y SUIS ALLE ,IL Y A QUELQUES JOURS ET J'AI PASSE UN MOMENT PLEIN DE PAIX .DE PLUS LES COULEURS DE L'AUTOMNE ETAIENT AU RENDEZ VOUS ...C'EST UN LIEU EMPRUNT D'UNE GRANDE BEAUTE ET LES ARBRES PLUSIEURS FOIS CENTENAIRES LUI DONNE UNE MAJESTE INCOMPARABLE !IL N'EST PAS DIFFICILE D'IMAGINER LA VIE DES MOINES CHALAISIENS AU XIIéme DANS CETTE FORET PROFONDE ET DE SE LAISSER HABITER PAR LEUR PRESENCE ... DE L'ABBAYE ,IL NE RESTE QUE L'EGLISE .
LE BATIMENT QUI LA JOUXTE ET QUE L'ON APPELLE L'ERMITAGE, EST OCCUPE DEPUIS QUELQUES ANNEES PAR UN ERMITE QUI VIT LA ,SA VIE D'ASCESE AVEC UNE SERENITE APPAREMMENT SANS FAILLE ...POUR MESURER LE TEMPS QUI S'ECOULE ,IL CONSULTE LE MODESTE CADRAN SOLAIRE SUR LA FACADE . DES ROSES TREMIERES PLANTEES PAR SES SOINS AJOUTENT UNE BELLE TOUCHE DE COULEURS .
CETTE ETAPE A NOTRE DAME DE LURE N'EST QU'UNE HALTE VERS LE SOMMET DE LA MONTAGNE DE LURE QUI CULMINE A 1826m ET DANS UNE NOTE A VENIR ,JE VOUS FERAI DECOUVRIR CE SOMMET MYTHIQUE QUI DOMINE LA HAUTE PROVENCE ESSAYANT DE RIVALISER AVEC SON VOISIN ET COUSIN LE MONT VENTOUX !



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À 1236 m d'altitude et en plein cœur d'une combe, l'abbaye reprend vie. Classé Monument historique en 1980, l'édifice ,entouré de tilleuls et d'un noyer plusieurs fois centenaire ne manque pas de charme. Le petit ermitage cache la grande pièce voûtée souterraine qui reste la seule pièce d'époque. Ce monument hors des sentiers traditionnels dispose d'une source permanente .

En 1960, Jean Giono a tourné certaines scènes de Crésus aux alentours de l'église .

LA FONDATION DE L'ABBAYE

Qui a bien pu avoir la curieuse idée de venir s'installer ici au fond d'une combe perdue de la montagne de Lure? A cette altitude (plus de 1200 mètres), le gel de l'hiver brise les pierres et la neige recouvre le site.

On dit que c'est l'ermite saint Donat. Après avoir fondé un ermitage près de Monfort , il se serait installé quelques temps à l'emplacement de l'actuelle chapelle. A sa suite, des disciples auraient fondé un monastère dépendant de l'abbaye de Val-Benoit. Les pirates Sarrasins, installés dans le massif des Maures (près de Saint Tropez), écumèrent les campagnes provençales de 890 à 972. Lors d'incursions jusqu'au col de saint Bernard, la fondation fut pillée et détruite totalement. Aucune preuve ne vient,à ce jour,étayer ce récit légendaire.

Ce qui est plus sur, c'est qu'aux alentours de 1165, des moines de l'abbaye chalaisienne de Boscodon (près d'Embrun dans les hautes Alpes), guidés par leur abbé, Guigues de Revel, vinrent s'installer dans la montagne de Lure. Ils y ont élevé une église que nous admirons aujourd'hui. Tenons les pour les vrais fondateurs de l'abbaye.

LES GRANDES DATES

Essor : Fondée en 1165 par Guigues de Revel, Abbé de Boscodon, l'Abbaye fut une maison prospère jusqu'au XIIIème siècle.

Déclin : En raison de l'isolement et de la rigueur du climat, les moines abandonnent peu à peu l'abbaye.

Renouveau : Restaurations successives en raison des pèlerinages à la Vierge instaurés au XVII"' siècle.

1973 : Début des chantiers de restauration.

1980 : Lure est classée Monument Historique.


L'ESSSOR CHALAISIEN


Deux ans avant l'arrivée des chalaisiens à Lure, Notre Dame de Paris est mise en chantier ainsi que les cathédrales gothiques du nord de la France (Sens, Noyon, Bourges). Une poussée démographique sans précédent permet aux villes de sortir de leur léthargie. Par réaction, partout en Europe, des hommes gagnent la forêt à la recherche de sollitude, de pauvreté et de mortification. On note ainsi entre la fin du XIème et le début du XIIème une poussée mystique que la monachisme bénédictin traditionnel ne peut satisfaire. En premier lieu ermite, ils se regroupent peu à peu jusqu'à former de petites communautés. Certaines adoptent la règle traditionnelle du monachisme occidentale : celle de Saint Benoît (c'est le cas des chalaisiens), d'autrent créent une règle originale comme celle des chartreux. La fondation de l'abbaye de Chalais, près de Grenoble, et de son ordre s'inscrit dans cette histoire.


En 1142, Chalais absorbe celle qui la dépassera bientôt en puissance : l'Abbaye de Boscodon. Le développement de l'ordre est ensuite rapide : en 60 ans, 9 abbayes dont N.D. de Lure. Elle donnera elle même deux filles : Clausonne(1185) et Clairecombe(1190) et trois prieurés. C'est l'absence de fondations cisterciennes qui a permis à l'ordre des chalaisiens de se développer. L'ordre de Citeau a été fondé à la même époque et applique une chartre similaire. Il laisse cependant plus de place à l'ermithisme et la différence entre moine de coeur et frère convers y est moins accentuée.

UNE LENTE AGONIE

Malgré cet essor important, le déclin va s'installer rapidement. Ils vont connaître les mêmes problèmes que les cisterciens. La pratique d'une économie agraire fermée ne leur permet pas de s'intégrer dans le nouveau circuit économique autour des villes. Ruinés et criblés de dettes, les abbayes disparaissent les unes après les autres. Ce phénomène est accentué par le développement d'ordres mendiants tels que Franciscains et Dominicains qui entraînent une diminution du nombre de vocation chez les chalaisiens. L'Abbaye mère de Chalais, connaissant des problèmes dès le milieu du XIIème, tombe la première. De 1163 à 1177 elle est contrainte à se rattacher à l'abbaye cistercienne de Bonnevaux. Dans cet intervalle, les chalaisiens deviennent alors cisterciens. Lors de sa fondation, N.D. de Lure est donc une abbaye Cistercienne au même titre que Sénanque ou Le Thoronet fondées peu avant. Chalais revient ensuite à sa propre coutume qu'elle quitte de nouveau plusieurs fois au cours du XIIIème. En 1303 elle se met définitivement sous la protection de la grande Chartreuse. L'ordre de Chalais a vécu.


L'abbaye de Boscodon tente de reprendre le flambeau. Elle réussira jusqu'en 1769 mais reste très seule. Toutes les abbayes chalaisiennes se sont effondrées dans le sillage de Chalais. Lure fut de celles qui tenu le plus longtemps. Ce n'est qu'en 1318, après 150 ans d'existence et une première tentative infructueuse de rapprochement avec l'ordre Dominicain qu'elle est finalement absorbée par le chapitre de la cathédrale d'Avignon. Elle compte alors une vingtaine de moines.

MODE DE VIE CHALAISIEN
Le mode vie des chalaisiens est proche de celui des cisterciens. Comme eux ils respectent la règle de saint Benoît, ils font donc vœux de chasteté, d'obéissance et de stabilité. Sept fois par jour et une fois en plein cœur de la nuit ,ils vont louer Dieu dans l'église abbatiale. Rares sont les moments où ils sont autorisés à rompre le silence du monastère. Leur devise est celle de tous les bénédictins: ora et labora, la prière et le travail. Mais chez les chalaisieins, ce n'est pas une vaine formule, ils s'adonnent réellement aux travaux manuels, ce qui est vécu par des moines, principalement issus de la chevalerie, comne une humiliation nécessaire pour vaincre l'oisiveté et ses dangers. La nourriture est frugale: pain, potages de fèves ou de choux, pois, lentilles, haricots, laitue, cresson, gâteaux (tourtes et oublies), fruits, œufs, poissons, fromages... jamais de viande mais un à deux verres de vin par jour. L'habit, austère, est blanc comme celui des cisterciens.

Dans le monastère, deux communautés bien distinctes cohabitent: celle des moines de chœur et celle des frères convers. Les premiers sont astreints à de lourdes obligations liturgiques. Sept fois par jour, la cloche les arrache à leur labeur pour les appeler à la prière. Ils ne peuvent dès lors ni consacrer suffisamment de temps aux travaux manuels, ni surtout s'éloigner trop de l'église. Pour assurer la survie matérielle de la communauté, ils recourent donc au service des frères convers qui, issus du peuple et ne sachant par conséquent pas le latin, ne peuvent prétendre au ministère monastique. Comme les moines, les frères sont soumis aux obligations d'obéissance, de chasteté et de pauvreté individuelle. Ils ont par contre, des prières plus brèves, moins solennelles, passent plus de temps aux travaux manuels et peuvent plus facilement se déplacer. Dans le monastère, ils ont un dortoir distinct de celui des moines, mais résident la majeure partie de la semaine dans les granges (il en existe toujours une près de saint Etienne les Orgues sur la route de Cruis) ou les moulins (moulin à eau près de Omis sur le Lauzon et moulin à vent innovation technique du XIIème siècle, tout près du monastère) dépendant de l'abbaye.

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1-Portail et occulus
2-Cloître et bâtiments conventuels
3-Chevet
4-Portail roman
5-Faux collatéral
6-Nef












































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