logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

10/03/2009

BRASSAI

APRES LUCIEN CLERGUE,WILLY RONIS ,HENRI CARTIER BRESSON(catégorie Galerie de Portraits ) ,JE VOUS PRESENTE UN AUTRE GRAND DE LA PHOTOGRAPHIE QUE J'ADMIRE ...
Brassaï, pseudonyme de Gyula Halász, né le 9 septembre 1899 à Braşov (hongrois: Brassó - ville alors austro-hongroise et rattachée à la Roumanie depuis) et mort le 8 juillet 1984 à Èze, Alpes-maritimes, était un photographe français d'origine hongroise, et aussi dessinateur, peintre, sculpteur et écrivain.
Le pseudonyme de Brassaï vient de 'Brasso', sa ville natale.



Biographie
Gyula Halász a 3 ans quand sa famille emménagent à Paris où ils rejoignent le père qui enseigne la littérature à la Sorbonne. Jeune homme, Gyula Halász étudie la peinture et la sculpture à l'école des Beaux-Arts de Budapest avant de rejoindre la cavalerie austro-hongroise pour y servir durant la Première Guerre mondiale. En 1920 il se rend à Berlin où il y travaillera en tant que journaliste, tout en suivant les cours de l'académie des Beaux-Arts Berlin-Charlottenburg.

Halász déménage en 1924 pour Paris. Seul, il apprend le français en lisant les œuvres de Marcel Proust. Installé à Montparnasse, au cœur du Paris artistique des années 1920, il se lie à Henry Miller, Léon-Paul Fargue et Jacques Prévert.

Il reprend sa carrière de journaliste. Il écrivit plus tard que la photo l'avait aidé à saisir la nuit Parisienne, la beauté des rues et des jardins, qu'il pleuve ou qu'il vente. En utilisant son lieu de naissance, Gyula Halász se forge dès 1923 le pseudonyme de Brassaï qui signifie « de Brassó ». C'est sous ce nom qu'il s'impose comme celui qui a su capturer l'essence de la ville dans ses clichés, publiant un premier recueil en 1932 intitulé « Paris de nuit » qui reçoit un grand succès et le fera même surnommer « l'œil de Paris » par Miller dans l'un de ses essais. En dehors de ses photos du Paris interlope et sombre, Brassaï s'est aussi intéressé à la haute société, aux intellectuels, à la danse et à l'opéra. Il photographia nombre d'entre ses contemporains, tels Salvador Dalí, Pablo Picasso, Henri Matisse, Alberto Giacometti et certains des écrivains majeurs de l'époque : Jean Genet, Henri Michaux. Une de ses photographies de la série des Graffiti sera utilisée en couverture du recueil de Jacques Prévert Paroles en 1946.

Ses photographies offrirent à Brassaï une célébrité internationale. En 1956, son film « Tant qu'il y aura des bêtes » gagne un prix à Cannes, puis en 1974 il est élevé au rang de Chevalier des Arts et des Lettres, avant de recevoir la Légion d'honneur en 1976. Il gagne son premier « Grand Prix national de la Photographie » deux ans plus tard, à Paris.

En plus de ses œuvres photographiques, Brassaï écrivit 17 livres et de nombreux articles, dont en particulier Histoire de Marie, publié avec une introduction de Henry Miller.

Brassaï est enterré au Cimetière du Montparnasse , à Paris.

En l'an 2000, une grande rétrospective de 450 de ses œuvres fut présentée, grâce au concours de sa veuve Gilberte, au Centre Georges-Pompidou.











Photographe de "Paris de Nuit "(1932)*, puis de "Paris Secret " (1976), Brassaï (1899-1984) est l'auteur d'une œuvre inscrite dans l'imaginaire collectif comme le témoignage d'un monde disparu: celui des apaches et des belles de nuit qui hantent également l'univers des films de Prévert et de Carné. Le Centre Pompidou consacre, du 19 avril au 26 juin 2000, la première grande exposition rétrospective jamais présentée en France sur l'œuvre du célèbre photographe d'origine hongroise. Cette manifestation rassemblera environ 450 œuvres de Brassaï: photographies, sculptures, dessins, ainsi que des documents d'archives, provenant pour l'essentiel des collections du Musée national d'art moderne au Centre Pompidou, et du dépôt fait par Madame Gilberte Brassaï. Cet ensemble sera complété par quelques prêts de la Bibliothèque nationale de France, de la Maison Européenne de la Photographie et du Mobilier national. Cette exposition présentera quelques unes des expositions historiques, reconstituées et présentées dans leurs réalités physiques, ainsi que des aspects encore méconnus de l'œuvre de Brassaï à travers une centaine de travaux totalement inédits, panoramiques, réalisés par collages, et séquences exprimant le souci constant chez l'artiste de faire éclater le cadre trop contraignant de la photographie.

*"Paris de Nuit" paraît en décembre 1932: soixante-deux images de nuit, comme illuminées de l'intérieur, et empreintes de poésie. Brassaï écrit : " La véritable date de naissance d'un créateur, c'est quand il a trouvé sa voie et sa voix. La seule date de naissance qui compte pour moi, ce n'est pas Brasso 1899, mais Paris 1933" C'est à cette époque, qu'il adopte officiellement le pseudonyme de Brassaï. Dans l'édition du journal « Le Temps » datée du 30 janvier 1933, Emile Henriot fait une critique élogieuse du livre de Brassaï, et termine son article par ces lignes curieusement prophétiques: «On imagine volontiers un de nos petits-fils feuilletant plus tard à son tour ce recueil d'images exactes et s'émouvant de sa poésie. C'est du réel des choses les plus quotidiennes qu'est fait, à la longue, le charme étrange du passé (...) Photographes de 1933, c'est pour l'an 2000 que vous travaillez: on y vous trouvera bien du talent. »
Photographe, Brassaï a toujours pratiqué l'écriture: « Souvenirs de mon enfance », «Graffiti», «Paris secret des années 30», «Artistes de ma vie», sans oublier « Conversations avec Picasso ». D'une culture très éclectique, Brassaï lit Goethe, Montaigne, Bergson et se réfère volontiers à Proust chez lequel il retrouve l'expression de l'une de ses propres préoccupations: le latent, ce qui aurait pu être et ce qui n'a pas été, ce qui est enfoui, et pourtant tout proche, sous la réalité.
POUR TERMINER ,JE VOUS INVITE A REGARDER CE DIAPORAMA DE QUELQUES UNES DE SES PHOTOS QUE J'AI CHOISIES ...



«La photographie, c'est la conscience même de la peinture. Elle lui rappelle sans cesse ce qu'elle ne doit pas faire. Que la peinture prenne donc ses responsabilités.»
[ Gyula Halász Brassaï ] - L’Intransigeant - 15 Novembre 1932



«On se demande parfois si la vie a un sens... et puis on rencontre des êtres qui donnent un sens à la vie.»
[ Gyula Halász Brassaï ]



«Si l'on devait vivre éternellement, tout deviendrait monotone. C'est l'idée de la mort qui nous talonne. C'est la hantise et le désir de l'homme de laisser une trace indélébile de son éphémère passage sur cette terre qui donnent naissance à l'art.»
[ Gyula Halász Brassaï ]

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique