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07/05/2007

MARIE ROUANET

MARIE ROUANET N'EST PAS DE HAUTE PROVENCE MAIS ELLE EST OCCITANE ET RESIDE EN AVEYRON !C'EST UNE FEMME REMARQUABLE ,CONTEUSE ,CHANTEUSE ,ECRIVAIN ...JE L'AI DECOUVERTE LORS DE MES SEJOURS EN AVEYRON ET LU QUELQUES UNS DE SES LIVRES.
JE VOUS INVITE A PARTAGER MON ADMIRATION POUR ELLE ...

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BIOGRAPHIE

Marie Rouanet, conteuse d'Occitanie et d'aujourd'hui
par Marie Alstadt
Cette inconditionnelle des Souvenirs entomologiques de Jean-Henri Fabre aime fouailler les choses et les êtres qui l’entourent. Quand elle parle du Midi, c’est à tout le monde qu’elle s’adresse, car, rappelle-t-elle : «La vie, la douleur et la mort sont les mêmes au Sud et au Nord».

26 mai 1936
Marie Rouanet est née à Béziers d’un père mécanicien et d’une mère au foyer. Son enfance est heureuse, d’un bonheur simple et tranquille.

Juillet 1952
Elle est reçue à l’école normale d’institutrices. Pendant des années, elle enseignera les Lettres à des élèves destinés à la mécanique : «J’essayais de les appétisser».

2 septembre 1961
Marie Rouanet épouse le poète languedocien Yves Rouquette.

1968
Elle vit l’aventure de mai 68 avec «une joie franciscaine», comme une révolution, celle «rêvée, qui change l’ordre, rend tous également pauvres, ou également riches, c’est tout comme». Ses fils ont alors trois et six ans.

1971-1975
Dans ses premiers écrits, Occitanie, Dins de patetas rojas, Marie Rouanet plaide la cause des Occitans. A la même époque, elle entame sa carrière dans la chanson, en langue d’oc. Elle chante jusqu’à 80 fois par an. Son but ? «Rendre aux gens la langue qui est la leur, la langue la plus méprisée, celle des chiens.»

1976
Parce qu’ «il est bon d’avoir un balai entre les mains», Marie Rouanet entame son premier mandat (de gauche) à la mairie de Béziers. Elle assumera ses fonctions d’édile (comme déléguée au patrimoine) pendant vingt-quatre ans.

1984
Elle collabore avec Henri Jurquet à un petit livre nostalgique sur Apollonie, village de l’Aubrac aujourd’hui disparu.

1990
Six ans plus tard, Marie Rouanet signe un essai, Nous les filles, où elle raconte le quotidien des gamines des milieux modestes à Béziers.

1992
Après avoir consulté les archives – du début du XIXe siècle à l’entre-deux-guerres – d’une dizaine d’établissements pénitentiaires de la région du Sud-Ouest, Marie Rouanet écrit Les enfants du bagne où elle dénonce les violences infligées aux orphelins et autres « bâtards de l’Assistance publique », comme on les appelait.

1994
Marie Rouanet ravit la critique avec son ouvrage La marche lente des glaciers : évocation mélancolique, mais sans amertume, de la déchéance physique de ses parents, cette marche lente des glaciers qui atteint les êtres chers, qu’on voulait croire indestructibles.

1995
Une fois à la retraite, Marie Rouanet quitte Béziers pour s’installer à Camarès en Aveyron, berceau d'Yves Rouquette, son époux.

1997
Si elle nourrit une passion, c’est bien celle de faire la cuisine. S’inspirant de très anciennes recettes, elle reprend les gestes de sa mère, qui les tenait de la sienne… Et en profite pour écrire un livre, Petit traité romanesque de la cuisine, dans lequel elle associe cuisine et amour courtois.

1999
Marie Rouanet a l’habitude d’égrener chacun des jours de la semaine sainte à l’abbaye de Sylvanès, toute proche de Camarès. Un jour, le père André Gouzes lui commande un chemin de croix. Elle écrit alors Chemin de croix des femmes, une évocation de la montée au Golgotha des femmes de Palestine qui ont accompagné Jésus jusqu’à la croix.

2000
«Moi, j’aime la ville, les villes, les connues et les inconnues, celles d’un soir ou deux, celles de longues années de fréquentation, les grandes, gigantesques, et les petites, très petites parfois», confie-t-elle dans La douce chair des villes, jolie petit livre qui nous invite à mieux regarder ce qui nous entoure.

2001
Si Marie Rouanet écrit beaucoup, c’est parce que, dit-elle, «Le papier blanc, ça m’excite : quand je vois du blanc, j’ai envie de le remplir !» Cette année paraît Du côté des hommes, un essai, sous forme de petite mythologie personnelle, où elle compare le monde des hommes à celui des femmes.

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Carte blanche à Marie Rouanet

par Cécile Pivot
Lire.fr, octobre 2001

Tel un chat, Marie Rouanet chérit la nature, savoure le sommeil et le soleil, est très attachée à sa maison et sort ses griffes quand il le faut. Carte blanche à l’auteur de Du côté des hommes (éd. Albin Michel), un écrivain fait pour le bonheur.

Vos trois mots pour évoquer le bonheur ?
«Plénitude», «équilibre», «fragile».

Si vous deviez prendre un aller simple, où iriez-vous ?
Dans une ville au bord d’un étang lagunaire. Entre Bouzigues et Leucate. Pour la lumière, les échassiers, la saumure et l’iode.

Votre dernière folie ?
«Ac digas pas, la joia es amb-nosautres» («N’en parlez pas, la joie est avec nous»)

Choisissez deux raisons d’être optimiste ou pessimiste
L’existence de la beauté. Le désir d’être aimé.

Quelle est selon vous la plus grande des libertés ?
Le droit de penser hardiment et d’agir en conséquence.

Votre adversaire le plus féroce ?
L’argent.

Quel est le mystère que vous aimeriez découvrir ?
Celui de le vie. Pourquoi, d’un amas de cellules semblables, on en arrive à la différenciation : peau, iris, os, nerfs…

Fermez les yeux, que voyez-vous ?
Le grand chêne où est installé la cabane des enfants.

Compléter la phrase «Il était une fois…»
Il était une fois… ce qui fait aujourd’hui mon bonheur.

Votre dernière nuit blanche ?
Je suis totalement diurne et la nuit je dors. Il ne m’est pas arrivé de malheur assez grand pour m’enlever la panacée du sommeil.

Où aimez-vous donner vos rendez-vous ?
Dans un salon de thé tapissé de boiseries, sombre, parfumé à la cannelle.

Que savez-vous sur le bout des doigts ?
Quelque cinq cents chansons - cantiques, folklore, variété, en français ou en langue d’oc.

De quoi avez-vous fait votre deuil ?
J’ai fait le deuil de la langue d’oc, que j’ai chantée et aimée. Elle est moribonde. Elle ne sera jamais la langue d’un peuple.

Où vous sentez-vous comme un poisson dans l’eau ?
Partout si j’ai le cœur en paix. Sinon, nulle part.

Si vous passiez de l’autre côté du miroir, que trouveriez-vous ?
La lumière.

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BIBLIOGRAPHIE
Du côté des hommes, éd. Albin Michel, 2001
Dans la chair des villes, éd. Payot, 2000
Petites Prières, éd. Desclée de Brouwer, 2000
Ballade des jours ordinaires, éd. Payot, 1999
Infini de pi, éd. Climats, 1999
Chemin de croix des femmes, éd. Desclée de Brouwer, 1998
Douze petits mois, éd. Desclée de Brouwer, 1998
Paroles de gourmandise, éd. Albin Michel, 1998
Quatre temps du silence, éd. Payot, 1998
Il a neigé cette nuit, éd. Climats, 1997
Petit traité romanesque de cuisine, éd. Payot, 1998
Qu’a-t-on fait du petit Paul, éd. Payot, 1996
Je ne dois pas toucher les choses du jardin, éd. Corps 16, 1993
La Marche lente des glaciers, éd. Payot, 1994
Tout jardin est Eden, éd. Climats, 1993
Le crin de Florence, éd. Climats, 1992
Les enfants du bagne, éd. Payot, 1992
Sonatine pour un petit cadavre, éd. Climats, 1992
La cuisine amoureuse courtoise et occitane, éd. Loubatière, 1990
Nous les filles, éd. Payot, 1990
Bréviaire, éd. F.Gautier 1987
Béziers dans ses vignes, éd. Loubatière, 1986
Apollonie, éd. Plon, 1984
Dins de patetas rojas, éd. IEO, 1975
Occitanie, éd. l’Harmattan, 1971


"Petit traité romanesque de cuisine"
par Florence Humbert
Lire, juin 1997


Marie Rouanet aime faire la cuisine! Mais elle sait aussi que l'on ne peut séparer le goût de l'odeur, le toucher de la vue, et que le bruit du couteau tranchant le chou est indissociable de la saveur acide qu'il dégage. Elle sait que notre imaginaire est le ciment de notre sensualité et que le geste est indissociable du plaisir («faites tomber un filet d'huile - en forme de huit pour la beauté du geste»). Elle sait enfin que sans cette connaissance fine du temps, des saisons et des produits du terroir héritée de nos ancêtres il n'est pas de bonne cuisine. En un mot, cuisiner est une jouissance des sens et de l'esprit. Elle nous la raconte, avec beaucoup de talent, au fil des pages d'un ouvrage hors du commun, où s'entremêlent réflexions poétiques, recettes, astuces et souvenirs.
Marie Rouanet : «J'ai beaucoup de tendresse et un petit peu de pitié pour les hommes»


"Du coté des hommes"

Véritable hommage à son enfance aux parfums de terre mouillée, de bruyère et de feu qui crépite dans la cheminée de la cuisine, Marie Rouanet, dans Du côté des hommes, évoque une mère vigilante mais tendre, un père aux vêtements de toile épaisse, usés et délavés, aux mains pleines de cambouis mais au baiser si particulier. Ce monde, où l’on comptait les trois sous qui restaient à la fin du mois, a disparu et, avec lui, une génération d’hommes a été engloutie, laissant des mâles plus vraiment mâles, totalement démunis.


Echange avec Marie Rouanet sur ce livre

Vos souvenirs d’enfance sont fortement liés aux odeurs : celles de votre père et des chiens rentrant de la chasse, le gibier mort, la forêt… Les avez-vous toujours en mémoire ?
Globalement et généralement, on ne retrouve pas les odeurs de son enfance, puisqu’on est irrémédiablement devenu grand. De plus, le milieu social dans lequel nous vivons est devenu plus riche qu’autrefois. Nous utilisons des hottes, des désodorisants, des destructeurs d’odeurs - même pour les plus appétissantes, celles de la cuisine ! Parfois, quand je traverse un quartier d’émigrés, j’ai une sorte de joie parce que je sens cet oignon frit, cette tomate et je me dis «ah la la !, qu’est-ce que c’est bon !»
Le confort grandissant, une odeur a disparu, très spécifique, qui était celle du seau de chambre. Il était tenu scrupuleusement propre mais la Javel n’arrivait jamais à faire disparaître totalement ce qui avait pénétré. Ainsi, les odeurs d’excrément mêlées aux odeurs de cuisine - on ne lavait pas comme on lave aujourd’hui - composaient une odeur très particulière, difficile, voire impossible à retrouver.

Lorsque votre père vous dit : «Je te mettrai un robinet et je te prendrai avec moi le dimanche à la chasse», regrette-t-il, derrière la plaisanterie, que vous ne soyez pas un garçon ?
Oui, mon père a beaucoup regretté de ne pas avoir un garçon, je devais d’ailleurs m’appeler Jean. Il avait déjà une fille, ma sœur et comme pour des raisons économiques, il ne voulait pas plus de deux enfants, il savait que c’était perdu. Par contre, il a eu le bonheur d’avoir un petit-fils, qui l’a suivi absolument partout, à la pêche en rivière, à la pêche au torrent, à la chasse…

Les femmes de la génération de vos parents régentaient la maison, l’intérieur était leur domaine tandis que les hommes, en quelque sorte chassés, étaient du seuil et de l’errance et devaient trouver leur chez-eux à l’extérieur. Mais toute la famille était plutôt satisfaite de cette situation, non ?
Je crois pouvoir dire que oui. Les gens, qui étaient pauvres à cette époque, vivaient dans une pièce unique : la cuisine. C’était là où se trouvait le feu. Il était très difficile, au sein de la maison, de se tailler un espace de liberté. La journée, nous ne nous rendions pas dans les chambres ; cela dépensait de l’électricité. La femme organisait l’intérieur pour qu’il soit le plus en ordre possible, que l’économie n’en souffre pas et pendant ce temps l’homme travaillait dehors, travaillait dur. C’était de cet accord, de cette partition - dans lequel il n’y avait pas vraiment de prérogative ni de grand enjeu de pouvoir puisque ni l’un ni l’autre n’accèderait aux choses du pouvoir -, que naissait la réussite et l’entente dans le couple. Mais j’étais chez ma mère et je me disais «quand je serai grande j’aurai des maisons, des armoires…». Je me le disais, je ne le formulais pas. Par contre un garçon, dès qu’il cesse d’être chez sa mère, vient chez sa femme.

Les hommes d’aujourd’hui, en participant à l’éducation des enfants et aux tâches ménagères, ne se réapproprient-ils pas un peu la maison familiale ?
J’ai pu remarquer que même maintenant, ceux qui participent à la vie du foyer restent néanmoins chez leur femme, ils ne sont pas tout à fait chez eux.

Dans Du côté des hommes, vous expliquez qu’en se réappropriant le foyer, ils ont quasiment abandonné leurs derniers bastions : la pêche, la chasse, le café… Sont-ils, selon vous, moins heureux que ceux de la génération de votre père ?
Oui, alors que les femmes ont tout gagné. Moi, par exemple, je régente la maison - à ma grande honte mais je ne supporterai pas que quelqu’un d’autre le fasse à ma place - et j’ai conquis le dehors, la place publique. Je voyage, je pars sans mon époux… L’homme, pendant le même temps, a perdu toute espèce de maison. Il n’est toujours pas chez lui et ne connaît plus les réunions d’hommes.

Rien, pourtant, ne les empêcherait de se retrouver entre eux ?
Mais les femmes l’acceptent assez mal. L’homme a perdu infiniment de droits. La force musculaire, tout le monde s’en fout ; les femmes peuvent demain conduire un 12 tonnes. On sait que l’on est plus résistantes qu’eux, on vit plus longtemps, on peut même se passer de leur sperme ! Alors qu’est-ce qu’il leur reste ? Peu de choses. L’homme est fragilisé par une sorte de pouvoir qui s’étale. Les femmes sont absolument certaines de leur bon droit. Les hommes sont rejetés à on ne sait pas très bien quoi, une existence terrible. J’ai beaucoup de tendresse et un petit peu de pitié pour eux.

Vous parlez beaucoup de la maternité où, là aussi, l’homme est rejeté…
Mais regardez comment nous sommes avec nos enfants ! Je pense que la femme se sent, même maintenant, totalement partie prenante de l’enfant. Si les hommes ne s’en sont pas plus occupés, c’est que nous avons tenu fermement notre domaine. Il m’a fallu beaucoup d’amour pour partager mon fils avec son père… Jamais il ne m’est venu à l’esprit que si je divorçais, mes enfants pourraient être confiés à mon mari. Cela ne m’a pas effleurée, ils étaient miens. Les mères ont envie d’être préférées. Il faut être lucide.

Vous montrez des femmes très dures avec les hommes…
Mais regardez ce décorticage qu’elles peuvent faire sur la sexualité d’un homme ! Si elles ont eu l’occasion de le partager, elles le dissèquent, elles le fouillent comme on vide une volaille. Et elles rient, elles rient…
Je reproche aussi aux femmes d’être des geignardes, d’accuser inévitablement l’autre. C’est soi-disant toujours un homme qui les empêche de faire ce qu’elles veulent. Je pense à la politique. Est-ce que les femmes s’attendent à ce que le type, qui veut lui aussi être député lui dise : «Mais comment donc, Madame, le siège est pour vous». Non, elles sont dans un domaine où la bagarre est impitoyable. N’accusons pas les hommes de sexisme. Je suis pour la parité à la maternelle. On doit être poli avec tout le monde et respectueux de tous, et non pas juste les hommes envers les femmes. La galanterie, c’est terminé. Pourquoi un homme porterait mon paquet ? Comme dit Calamity Jane, «je ne suis pas malade !».

Mais il arrive aussi aux hommes, lorsqu’ils sont entre eux, de comparer la sexualité des femmes ?
Pas de la même manière. Ils sont moins pertinents dans leur regard, ils ne donnent pas autant de détails. Sans compter que si la femme connaît des petits problèmes psychologiques ou physiques, elle peut multiplier les expériences avec différents partenaires, tenter de nouvelles choses, cela ne se verra pas. Un homme qui a des problèmes d’impuissance ou d’éjaculation précoce - parce qu’il est très sensible ou dans une période de doute -, ne peut rien dissimuler, c’est tout de suite visible. Si la femme ne trouve pas son plaisir dans l’immédiat, elle a cette possibilité de cacher, c’est énorme.

Une large part de votre récit est consacrée à certaines fêtes et carnavals français. Ces rituels vous fascinent-ils parce qu’ils dissimulent les sens profonds de la vie ?
Oui, ils montrent autre chose que l’apparence. Il faut faire très attention de ne pas lire de travers les fêtes populaires. Derrière leur trivialité - par exemple lorsqu’elles exhibent du sexuel ou du scatologique - se dissimulent des sens profonds. Les hommes profitent, lors de ces moments de fête, d’une certaine chaleur, d’un contact physique plus ou moins tendre. Il ne faut pas oublier que, nous les femmes, avons un droit reconnu aux gestes tendres que n’ont pas les hommes. Moi, si j’avais vu mon fils rentrer de l’école en tenant son copain par la main, je me serais posée des questions, alors qu’une petite fille cela ne pose pas de problème. L’homme est un peu brimé là-dessus.

Page 75 vous écrivez : «J’ai mis longtemps - peut-être même est-ce l’expérience majeure de toute une vie - à comprendre pourquoi l’homme était du dehors, pourquoi moi, aujourd’hui, avec un métier, une vie publique importante, je restais si attachée à la maison, comme prolongement de moi, comme étant mienne.» «L’expérience majeure de toute une vie» : pourquoi est-ce véritablement crucial de comprendre ce fait ?
J’ai compris que nous avions un sexe en creux, qu’il était porteur d’enfants. Ainsi, depuis des millions d’années, la femme, sédentarisée, s’occupe de ses petits, de la maison, du feu. Je ne parle pas là des riches. C’est une acquisition millénaire : la femme est gérante du foyer, elle est du dedans. Tandis que l’homme, avec son sexe extérieur, presque différent de lui, possède une sexualité très particulière. Grâce à ces faits, j’ai compris de nombreuses choses sur la vie en société et la vie de couple. Cela m’a donné une clef du monde. Les hommes sont du dehors parce qu’ils ont un sexe extérieur, parce que la maison n’est pas à eux... Du coup, ils sont exclus de la maternité, c’est peut-être là le rejet le plus pathétique.

 
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