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08/10/2007

UN GRAND MONSIEUR DE LA PHOTOGRAPHIE

A qui je veux rendre hommage....


LUCIEN CLERGUE



Je pense que cette note plaira à Héléne qui aime tant le noir et blanc !!

Proche des plus grands artistes de son temps : Picasso, Cocteau, Saint John Perse, célèbre dans les calades d'Arles comme dans les avenues de New York, les arènes de France ou d'Espagne, il incarne la photographie. Son élection au premier fauteuil de l'Académie des Beaux-Arts en 2006 est autant une reconnaissance qu'une évidence. Qui d'autre que lui aurait mérité d'être le premier photographe à siéger sous la coupole ?
Lucien Clergue sera reçu sous la coupole de l'académie mercredi 10 Octobre 2007 à 15h,par guy de Rougemont qui prononcera son éloge.L'arlésien n'en prononcera pas ,puisqu'il occupe un nouveau fauteuil mais il fera ,à cette occasion,l'éloge de la photographie!J'attends ce discours avec impatience!Ensuite ,lui sera remise son épée protocolaire dessinée,comme son habit ,par Christian Lacroix,un autre arlésien.

Des dates marquantes de la vie de Lucien Clergue, commentées et choisies par lui-même.

1934« Je suis né le 14 août 1934 à Arles, à l'Hôtel-Dieu. Là où Vincent Van Gogh avait été interné. Cet hôpital est devenu des années plus tard l'Espace Van-Gogh où mes photos sont exposées aujourd'hui. Pour moi, c'est une manière de boucler la boucle. »

1947« Ma mère m'offre un petit appareil photo en bakélite avec lequel je photographie ce que j'aime: ma mère et mon violon. J'ai 13 ans et ce sont mes premières images. »



1952« Ma mère meurt jeune, à 50 ans, après des années de maladie hantées par la mort. Adolescent, je devais laver son corps maigre, décharné. C'est peut-être la raison de mon goût pour les modèles aux poitrines généreuses, pour ces courbes féminines que j'ai découvertes grâce au décolleté profond de mon professeur de violon. »

1953« À la sortie d'une corrida aux arènes d'Arles, je mets mes photos sous le nez de Pablo Picasso. Il les regarde et me dit : Je voudrais en voir d'autres. Alors je me suis mis au travail pour lui, comme une obsession. Il a remplacé ma mère et mon père. Il était tout pour moi, l'Absolu. »




1959« Le 31 décembre 1959, j'arrête mon travail aux grands magasins aux Lions d'Arles. J'ai préféré travailler dix ans comme commis plutôt que d'essayer de vendre mes photos. Je voulais - et j'ai toujours voulu - garder une complète liberté de création. Mais là, je sens que je suis prêt à me lancer. D'ailleurs, je vais très vite gagner ma vie comme artiste, dès les premiers jours de janvier 1960. »

1965« Je suis derrière le rideau du Carnegie Hall à New York où Manitas de Plata donne un concert. C'est une émotion inoubliable pour moi qui avais dû arrêter le violon, ce qui est resté comme un des grands regrets de ma vie. En m'occupant de Manitas, je vis une carrière de musicien par procuration. »


1968«Mon film Delta de Sel est sélectionné au Festival de Cannes mais les événements de mai 1968 provoquent l'interruption du Festival. Aucun prix ne sera décerné cette année-là. Je retourne à la photo. »

1970« Avec Jean-Maurice Rouquette, conservateur des musées d'Arles, et l'écrivain Michel Tournier, nous créons les Rencontres internationales de la photographie, premier festival consacré à la photo. J'y pensais depuis plusieurs années, inspiré par le Festival d'Avignon de Jean Vilar. »


1979« Je soutiens ma thèse de doctorat en photographie. La discipline n'existait pas avant. J'en suis très fier, moi qui n'avais que mon brevet des collèges. La préface est le dernier texte écrit par Roland Barthes. »

1982« Le 9 mars 1982, le président François Mitterrand décide de créer à Arles l'Ecole nationale de la photographie, grâce à l'aide de Michel Vauzelle, alors porte-parole de l'Elysée. C'est une reconnaissance éclatante de la photographie. »

2006« L'Académie des Beaux-Arts crée une section photographie et m'élit au premier fauteuil. C'est un moment historique pour la photographie. »




BIOGRAPHIE(souce Wikipédia)

Dès l'âge de 7 ans, Lucien Clergue apprend à jouer du violon. Quelques années plus tard son professeur lui révèle qu'elle ne peut plus rien lui apprendre. Issus d'une famille de commerçants modestes, il ne pourra pas poursuivre ses gammes au conservatoire. En 1949, il apprend les rudiments de la photographie. Quatre ans plus tard, lors d'une corrida à Arles, il force le destin en mettant ses photos sous le nez de Pablo Picasso. Celui ci est subjugué et demande à en voir d'autres. Pendant un an et demi, le jeune Clergue travaille dans le but d'envoyer des photos à Picasso. C'est durant cette période que parallèlement aux "charognes" ,il crée la série des "Saltimbanques" ou "La grande récréation. Le 4 novembre 1955, Lucien Clergue se rend à Cannes, chez Picasso qui le reçoit à bras ouverts… leur amitié durera près de trente ans, jusqu'à la mort du Maître. Le livre ,Picasso mon ami ,retrace les moments importants de leur relation.

En 1968, il fonde avec son ami ,l'écrivain Michel Tournier, le festival de photographie des Rencontres d'Arles qui se tient chaque année en juillet.

La ville d'Arles lui consacre en 2007 une très importante rétrospective à travers 360 photographies datées de 1953 à 2007.

Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 2003 et est élu membre de l'Académie des Beaux-Arts de l'Institut de France, le 31 mai 2006, à l'occasion de la création d'une nouvelle section comprenant deux sièges et consacrée à la photographie . Il est donc le premier photographe à entrer à l'Académie à un siège dévolu à la photographie, Yann Arthus-Bertrand a été élu au second siège.


LIVRES

CORPS MEMORABLE, Éditions Pierre Seghers, Paris, 1957
Poèmes de Paul Éluard, couverture de Pablo Picasso, poème liminaire de Jean Cocteau. Réédité en 1960 sans le poème de Cocteau, puis en 1962, en 1963 une version allemande dans laquelle la censure impose de changer une des douze photos, puis en 1965 mais tout le texte est en noir. En 1969 paraît une édition remaniée avec d'autres photos et une nouvelle maquette. En 1996, à l'occasion du centenaire du poète, une ultime édition est publiée agrémentée de nouvelles photographies et d'une maquette réalisée par Massin (ISBN 9782221084236). En 2003 cette dernière version est rééditée. Une exposition organisée à la médiathèque Carré d'Art de Nîmes fin 2006 a célébré les 50 ans de cet ouvrage mythique.

PORTRAITS, Actes Sud, Arles, 2005 (ISBN 2742754237)


Quelques COMMENTAIRES DE:

JEAN RENOIR
« Un bon photographe est avant tout un spectateur attentif de son temps. Sa perspicacité intense lui confie le don de percevoir des moments utiles. »

JEAN COCTEAU

« Ce style qui suppose un univers dont la vulgarité serait exclue on le possède ou on ne le possède pas. Qui le possède, le possède de naissance. C'est ce qui fait des gitans des poètes et de certains poètes de vrais gitans. »

PABLO PICASSO

« Les photographies de Clergue sont les carnets de croquis du Bon Dieu. »

MICHEL TOURNIER

« Nul n'est prophète en son pays, et peut-être Clergue a-t-il eu l'occasion d'en goûter l'amère saveur. Mais à défaut d'être prophète en son pays, Clergue est devenu prophète de son pays. »

ROLAND BARTHES

« L'oeuvre de Clergue ne veut pas forcément dire « quelque chose », mais à coup sûr elle veut dire, et en cela elle touche. » (Dans la préface du Langage des sables, album de photographies de Lucien Clergue, édit. Agep, 1980. L'ouvrage fut sa thèse de docteur en photographie présentée devant l'Université de Provence.)

JEAN-MAURICE ROUQUETTE , conservateur en chef honoraire des musées d'Arles

Notre différence d'âge ne m'a pas laissé de souvenirs particuliers du jeune Lucien Clergue, lorsque nous fréquentions ensemble le collège Frédéric-Mistral, car alors, les « grands » ignoraient les « petits ». Curieusement, c'est à propos de la musique que nous nous sommes rencontrés !

Certes Lucien commençait déjà à faire des progrès en photographie grâce aux conseils que lui prodiguait l'excellent M. Chaîne, le pâtissier de la rue du quatre-septembre «À la Lune ». Mais sa maman, qui avait sans doute pressenti la richesse de ses dons, lui faisait donner des leçons de violon par un professeur réputé.

C'était le moment où, depuis ma terminale, j'apportais une aide modeste au docteur Lucien Bayle, dans l'organisation de ses merveilleux concerts de musique de chambre, « Les Heures Musicales » ! Le docteur Bayle rencontrant un jour le professeur de violon lui demande quel était son meilleur élève. La réponse fusa sans appel : « Le petit Clergue » ! qui fut alors gratifié d'un billet gratuit pour le prochain récital des « Heures Musicales ».

C'est ainsi qu'un jour d'avril 1950 dans la salle d'Honneur de l'Hôtel de ville, nous eûmes tous deux le privilège de partager une inoubliable interprétation de la Chaconne de Bach par le violon de Georges Grosel, soliste de Colonne ! Un éblouissement et un choc émotif qui devaient nous marquer profondément tous deux, chacun à sa manière.

Dès lors la musique restera présente tout au long de la vie créative de Lucien Clergue. Elle lui permettra de comprendre l'un des premiers le talent de Manitas de Plata ou de nous aider avec un généreux professionnalisme à refonder le Festival d'Arles, bien mal en point en 1970...

Mais bien au-delà de toutes ces aventures ponctuelles et marginales, il est évident que tout un immense pan de l'oeuvre photographique de Lucien Clergue - des «Marais d'Arles », aux «Nus de la mer » ou au « Langage des sables »,... - n'est que le magistral reflet d'une intense et délicieuse musique intérieure.

SOURCE TEXTE :WIKIPEDIA - PHOTOS SOURCES :www.photosapiens.com/Clergue-ne-photographe.html et
SITE MAIRIE D'ARLES

























 
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