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18/02/2009

L'OCCITANIENNE

LUNDI SOIR ,A LA SALLE D'ARTS ET ESSAIS DE DIGNE ,JE SUIS ALLE VOIR LE FILM DE JEAN PERISSE ,L'OCCITANIENNE ,PRODUIT PAR LA SOCIETE TOULOUSAINE CLAIRSUD.J'AI BEAUCOUP AIME CE FILM QUI SE DEROULE EN 1829 A CAUTERETS A LA HAUTE EPOQUE DU PYRENEISME ,UN SOIR DE VIOLENT ORAGE .LES ACTEURS SONT REMARQUABLES DANS L' INTERPRETATION DE CE HUIS-CLOS .UN VRAI SUSPENS SE DEROULE .CHATEAUBRIAND VA- T- IL CEDER A L'AMOUR DE LEONTINE DE VILLENEUVE ?
J'AI DECOUVERT VALENTINE TEISSEIRE ,UNE JEUNE ACTRICE D'UNE GRANDE BEAUTE AVEC A SES COTES BERNARD LE COQ ET ROGER SOUZA DANS UNE BELLE HISTOIRE D'AMOUR ...
SI JAMAIS CE FILM PASSE CHEZ VOUS NE LE MANQUAIT PAS !
A LA FIN DE LA PROJECTION,J'AI EU LE GRAND PLAISIR DE POUVOIR ECHANGER AVEC LE REALISATEUR ,UN TOULOUSAIN !!.
J'ai eu envie de vous faire partager ma decouverte !





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Dans ses Mémoires d'outre-tombe, Chateaubriand évoque en un entrefilet sa relation avec une jeune fille de l'aristocratie toulousaine qu'il nomme l'Occitanienne. Cette jeune admiratrice, de quarante ans sa cadette, entretenait avec lui une correspondance depuis deux ans lorsqu'il eut avec elle une rencontre furtive, le temps d'une nuit. Elle fût profondément blessée quand elle découvrit ces lignes si brèves et vécut avec le désir secret de sortir de l'anonymat, de révéler au monde la véritable identité de celle qui se targuait d'avoir été le dernier amour de Chateaubriand. Ce n'est que vingt-huit ans après sa mort, en 1925, que sa petite fille (la Comtesse de Saint-Roman) exaucera son vœu, publiant les soixante-dix lettres d'amour que lui adressa l'écrivain (éditions Plon). Et révélant son nom : Léontine de Villeneuve.

VOICI CE QU'A ECRIT CHATEAUBRIAND DANS SES MEMOIRES D'OUTRE TOMBE.....

"Voilà qu'en poétisant je rencontrai une jeune femme assise au bord du gave ; elle se leva et vint droit à moi : elle savait, par la rumeur du hameau, que j'étais à Cauterets. Il se trouva que l'inconnue était une Occitanienne, qui m'écrivait depuis deux ans sans que je l'eusse jamais vue : la mystérieuse anonyme se dévoila : patuit Dea .

J'allais rendre ma visite respectueuse à la naïade du torrent. Un soir qu'elle m'accompagnait lorsque je me retirais, elle me voulut suivre ; je fus obligé de la reporter chez elle dans mes bras. Jamais je n'ai été si honteux : inspirer une sorte d'attachement à mon âge me semblait une véritable dérision ; plus je pouvais être flatté de cette bizarrerie, plus j'en étais humilié, la prenant avec raison pour une moquerie. Je me serais volontiers caché de vergogne parmi les ours, nos voisins. J'étais loin de me dire ce que se disait Montaigne : " L'amour me rendroit la vigilance, la sobriété, la grâce, le soin de ma personne... " Mon pauvre Michel, tu dis des choses charmantes, mais à notre âge, vois-tu, l'amour ne nous rend pas ce que tu supposes ici. Nous n'avons qu'une chose à faire : c'est de nous mettre franchement de côté. Au lieu donc de me remettre aux estudes sains et sages par où je pusse me rendre plus aimé , j'ai laissé s'effacer l'impression fugitive de ma Clémence Isaure ; la brise de la montagne a bientôt emporté ce caprice d'une fleur ; la spirituelle, déterminée et charmante étrangère de seize ans m'a su gré de m'être rendu justice : elle est mariée."





medium_jean_perisse_1.jpgRéalisateur de documentaires pour la télévision et très attaché à sa région (les Pyrénées, où Chateaubriand découvrit durant quelques heures celle qu'il avait subjuguée, précisément à Cauterets, station thermale), Jean Périssé imagine, sur un scénario d'Alain Paraillous, ce qui se passa cette fameuse nuit de 1829. L'orage gronde, elle vient le rejoindre au Grand Hôtel où il s'est mis à écrire après souper, à la lumière d'un chandelier. Sous l'œil d'un voyeur bienveillant, l'hôtelier qui se pique d'être un poète en ignorant la notoriété de son client, Léontine vient réclamer à l'écrivain de belles phrases enflammées, lui raconter son passé, s'offrir à lui et lui demander de l'emmener avec lui. Il la charme, lui parle de voyages et l'entraîne dans sa chambre, lui fait une déclaration mais lorsqu'elle se déshabille, il résiste au désir de la posséder, par respect des conventions et souci de leur différence d'âge. "Je préfère garder de toi la charmante idée d'un songe".


Bernard Le Coq est un sobre Chateaubriand, Valentine Teisseire une jolie révélation, dans un film assez proche des dramatiques télévisées, qui ne s'affranchit pas de certains clichés (l'écrivain doit être vu en train d'écrire, l'orage doit gronder de façon théâtrale, l'aubergiste doit faire ses apartés de plébéien illettré avec un fort accent méridional, et les flash-back n'échappent pas à l'imagerie romantique). Une réalisation plutôt élégante, néanmoins, en dépit de ces conventions académiques.


Film français de Jean Périssé avec Bernard Le Coq, Valentine Teisseire, Roger Souza. (1 h 30.)
Jean-Luc Douin


BERNARD LE COQ
En 1965, Bernard Le Coq alors âgé de 15 ans désire tenir le haut de l’affiche et s’inscrit dans une école d’art dramatique. En 1972, il joue dans César et Rosalie et côtoie Yves Montand.

Sur le téléfilm Panique aux Caraïbes, il est repéré par Maurice Pialat qui lui donne le rôle de Théo, le frère de son Van Gogh. Pour l’occasion il est nommé au César du Meilleur Second Rôle Masculin. Il joue ensuite un espion manipulateur et glacial pour Éric Rochant dans les Patriotes. L’acteur alterne télévision et cinéma. En 1996, c’est sur lui que s’ouvre le Capitaine Conan de Bertrand Tavernier.
Deux ans plus tard, il tente en vain de séduire Isabelle Huppert dans L’école de la chair de Benoît Jacquot. Dans Un ange (2001), il donne la réplique au « démon » Richard Berry. Dans Se souvenir des belles choses de Zabou Breitman (2002), il incarne un spécialiste de la maladie d’Alzheimer. Pour ce personnage, il reçoit le César du Meilleur Second Rôle Masculin. À la télévision, il obtient pour La fuite de Monsieur Monde de Claude Goretta (France 2) le prix d’interprétation masculine au festival de la fiction TV de Saint-Tropez.

Il est aujourd’hui, en 2008, l’un des comédiens français les plus prisés du petit et grand écran (Une famille formidable de Joël Santoni, L’affaire Ben Barka de Jean-Pierre Sinapi, Vent mauvais de Stéphane Allagnon, G.A.L. de Miguel Courtois, etc.).

VALENTINE TEISSEIRE
Jeune et jolie comédienne aux talents multiples (piano, chant, danse), elle découvre le théâtre après de solides études littéraires (Hypokhâgne, Lettres Modernes à la Sorbonne).

Le personnage de Léontine de Villeneuve, la petite amoureuse de Chateaubriand, est son premier grand rôle au cinéma.

En 2007, au théâtre elle a été dirigée par Philippe Naud dans Peines d’amours perdues de Shakespeare, et à la télévison Jean-Daniel Verhaeghe l’a choisie pour le rôle de Laure dans Le Clan Pasquier.


ROGER SOUZA
En 1961, Roger Souza « monte » à Paris où il s’inscrit au cours Simon. Après plus de 40 ans de carrière entre cinéma, théâtre et télévision, il a su préserver avec bonheur son authenticité : son accent méridional est aujourd’hui un atout.

Son nom est associé aux grands metteurs en scène de théâtre (Roger Planchon, Robert Hossein, Stellio Lorenzi...), de cinéma et de télévision (Jean-Charles Tacchella, Claude Berri, Serge Moati, Robert Guediguian, Jean-Marie Poiré, François Dupeyron, Marcel Bluwal, Josée Dayan...)

En 2007 on a pu le voir au théâtre – 33 évanouissement (Pierre Hoden), Œdipe à colonne 2007 (Roger Planchon) – et à la télévision – Elles et moi (Bernard Stora), Les camarades (Francis Luciani).

Il fut un temps scénariste et réalisateur. Son court métrage Tan que farem atal (1984) a été couronné à Cannes et dans de nombreux festivals.
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PATRICIA KARIM
Au théâtre, elle a été dirigée par Roger Planchon, Jacques Rosner et Pierre Mondy. À la télévision elle débute avec Jean-Christophe Averty, puis tourne pour le cinéma avec de nombreux réalisateurs (André Cayatte, Claude Zidi, Nina Companeez).

En 2006 lors de son festival cinématographique, la ville de Spa (Belgique), dont elle est originaire, lui rend un vibrant hommage pour l’ensemble de sa carrière.

En 2008, au « 3T » de Toulouse, son nom est à l’affiche, toujours en prolongation, dans Les monologues du vagin d’Ève Ensler.




 
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