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27/09/2007

LA BRETAGNE (suite 4)

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LA BRETAGNE ,TERRE DEVENUE CHRETIENNE........



Les enclos paroissiaux sont l’une des spécificités de l’art religieux de Bretagne.
Ils s’organisent autour de l’église et du cimetière, dans le but de créer un espace sacré dévolu à la passion du Christ. Ils sont fortement liés aux rites processionnels propres à la Bretagne chrétienne. Bâtis du milieu du XVème siècle jusqu’aù XVIIIème siècle, ils sont la marque de l’attachement de la Bretagne rurale à sa foi catholique.

Les plus beaux enclos sont à découvrir dans la vallée de l’Elorn, autour des villes de Landerneau et Landivisiau. Parmi les plus connus, on peut citer ceux de Saint-Thégonnec avec sa porte triomphale de 1587, de Guimiliau et son calvaire du XVIème siècle présentant 37 scènes et 200 personnages, de Sizun qui vous propose un petit musée d’art sacré, et de La Martyre où son ossuaire du XVIIème siècle vous donne froid dans le dos













(6 premières photos enclos de GUIMILIAU)












(6 suivantes enclos de St THEGONNEC)


Kerity en Paimpol, l'abbaye de Beauport

En venant de Plouézec, le dernier obstacle naturel à passer, pour parvenir au site de l'abbaye de Beauport, sera la Pointe de Kérarzic. Si la marée est basse, vous pourrez découvrir au large les immenses étendues de sable où se développe une des activités qui font la renommée de la région : l'ostréiculture. Bien plus loin, en direction du Nord, vous apercevrez l'île Saint-Riom, où s'installa une communauté monastique dès 1184.

Les conditions de vie pénibles d'un rocher battu par les vents les poussèrent à revenir sur le continent et c'est ainsi que l'abbaye de Beauport vit le jour.


Sur le territoire du hameau de Kerity, ancienne paroisse indépendante fusionnée en 1961 avec Paimpol, ce bel édifice domine encore de sa masse imposante une lande sauvage où se mêlent herbus et bosquets, en un écrin de verdure bordé par les bois.





Construit en bord de mer à partir de 1202 sur ordre d'Alain de Penthièvre, son importance ira en croissant par l'adjonction de plusieurs bâtiments jusqu'au 17ème siècle.
Le monastère sera occupé par les prémontrés jusqu'en 1790. Jusque là, ils auront développé un domaine de près de 70 hectares formant une communauté qui pouvait presque se suffire à elle-même. Les terres cultivables comportaient des vergers à pommes et à figuiers, un potager mais aussi une roseraie et un jardin à la française. Ceint de digues le protégeant des assauts des marées, il était entouré de prés salés, où paissait le bétail, et d'un étang permettant de piéger le poisson.


L'architecture de type normand confère à l'ensemble une certaine austérité. Paraissant vouloir tempérer cette rudesse, une influence gothique marquée bénéficie à l'église abbatiale.

Transformée en squelette de pierre à ciel ouvert ses formes élancées semblent presque fragiles par endroits, apportant une certaine légèreté à l'édifice.







La Salle au Duc bordée d'ogives et la Salle Capitulaire prolongée d'une abside polygonale, divisée en deux nefs par un alignement de colonnes sont, avec le réfectoire et l'église, les éléments les plus imposants d'un édifice religieux qui vit son rayonnement disparaître au 19ème siècle.

Le cloître édifié au 15ème siècle complète cet ensemble protégé par d'épaisses murailles. La Révolution transforma les lieux en ... fabrique de poudre à canon et ils serviront successivement d'étables, de mairie puis, enfin, de classes pour l'école de Kérity.

Les bâtiments seront rachetés en 1845 par un comte slave, Poninski, qui privatisa ainsi un lieu de culte qui, depuis longtemps déjà, avait perdu son âme ...

C'est en 1862 qu'il sera classé Monument Historique et, presque réduit à l'état de ruine, il sera racheté par le Conservatoire du Littoral en 1992. Ce sera alors le début d'une certaine résurrection, certains bâtiments étant restaurés et d'autres consolidés afin de ne pas disparaître définitivement.



Aux abords immédiats, on découvre un étang et des digues de pierre, vestiges de l'ancien port, qui démontrent que les occupants de la communauté puisaient l'essentiel de leur subsistance dans une mer alors prodigue de ses fruits. Ils allaient même au delà de Kerity pour installer des pêcheries et l'on aperçoit encore les vestiges de l'une de celle-ci à Tréveneuc.

L'abbaye de Beauport fut un centre économique parmi les plus importants de la région jusqu'au 15ème siècle. Elle était une étape importante du pélerinage vers Saint Jacques de Compostelle.

Kerity fut également un centre économique important jusqu'en 1920 : c'est le site de Poulafret qui abritait les chantiers navals construisant les trois mâts et goëlettes destinés à la Grande Pêche. Un moulin à marée, toujours visible, y fut également exploité jusqu'en 1923.



L'EGLISE DE LANLEFF

Longtemps le Temple de Lanleff est resté une construction énigmatique... Quand certains y voyaient un temple gallo-romain, d'autres imaginaient un baptistère mérovingien et d'autres encore un sanctuaire celte !

Des études ont finalement déterminé sa construction au XIème siècle, associant la symbolique du cercle à l'inspiration palestinienne et non pas celtique !

Située à proximité de Paimpol, entre Saint-Brieuc et Tréguier dans un petit village d'une centaine d'habitants, on ne connaît aucune autre chapelle de ce style si ce n'est une à Newport aux Etats-Unis, d'origine inconnue qui lui ressemble étrangement...

Ayant servi de carrière pour la nouvelle église du village, l'édifice s'en trouve fort abîmé ; il conserve néanmoins tout son mystère et l'indiscutable harmonie de ses proportions. 2 enceintes concentriques de granit rose, séparées par un déambulatoire, dont il ne reste qu'une partie de l'enceinte extérieure et 2 des 3 absidioles, entouraient autrefois un if vieux de 300 ans et si haut qu'il couvrait de ses branches l'ensemble de la construction... Remarquez les dessins géométriques, les visages humains, les animaux représentés sur les murs...


Une vieille légende raconte que si l'on mouille la margelle du lavoir à proximité on peut voir apparaître l'empreinte des 14 pièces d'or données à une vieille femme par Satan en échange de son enfant...



















Perros-Guirec ne brille pas par un passé historique visible, si ce n'est son église dont la construction remonte au 17ème siècle.



Elle a été bâtie sur les fondations d'un ancien lieu de culte érigé au 12ème siècle dont il ne demeure qu'un chapiteau à sculptures curieuses, spirales, crosses et motifs d'inspiration celtique.









Les deux ailes sont beaucoup plus récentes : elles furent ajoutées à l'église en 1951.

Constituée du granit rose qui a fait la réputation du pays, elle a été plusieurs fois remaniée au cours de son existence et l'essentiel de son architecture est de style roman.

Située au centre du bourg, sur le "tertre", elle a été construite, comme toutes celles de la région, dans le granit rose qui caractérise le pays.

 
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