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04/10/2007

SITUATION AU MYANMAR(Birmanie)

UNION DU MYANMAR.

Capitale: Naypyidaw
Superficie: 676577 km²
Population: 51 millions
Chef de l'État: Than Shwe
Chef du gouvernement: Soe Win
Peine de mort: abolie en pratique
Cour pénale internationale: Statut de Rome non ratifié

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La situation au Myanmar (l’ancienne Birmanie) continue de s’aggraver: selon les dernières informations, les autorités redoublent d’énergie pour tenter de réprimer les manifestations.
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D’après les médias, plusieurs personnes ont été tuées lorsque des militaires ont ouvert le feu pour disperser les foules de manifestants. D’autres informations avaient déjà fait état d’une utilisation intensive de gaz lacrymogène et de plusieurs centaines d’arrestations et de passages à tabac, dont de très nombreux moins qui ont été emmenés de force dans des camions vers des lieux inconnus.

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Il apparaît également que le gouvernement tente de bloquer les communications Internet et téléphoniques avec le monde extérieur après que beaucoup de blogs et de vidéos transmises par téléphone portable eurent commencé à décrire les événements dramatiques de la rue.

Mais les manifestants ne semblent pas fléchir face aux autorités, des dizaines de milliers de moines bouddhistes et de militants favorables à la démocratie continuant à se mobiliser.

Des mouvements de protestation de cette ampleur n’avaient pas eu lieu depuis 1988. Des milliers de personnes avaient alors été tuées lorsque les forces de sécurité avaient utilisé la force meurtrière contre des foules de manifestants prodémocratiques.



Amnesty International est très préoccupée par la situation au Myanmar, où les risques de violences et de bains de sang s’accroissent.

L’organisation a demandé à la communauté internationale d’agir de toute urgence et au Conseil de sécurité des Nations unies de se rendre immédiatement dans le pays. Dans une lettre adressée au président du Conseil de sécurité, elle a également demandé aux États membres de cette instance d’envisager l'imposition d’un embargo sur les armes au Myanmar. Les États ayant une certaine influence sur ce pays – comme les membres de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE) – doivent aussi renforcer leurs pressions sur les autorités birmanes.


Amnesty International exprime sa profonde inquiéude pour le sort des quelque 1500 personnes arrêtées et détenues dans des lieux secrets, en violation du droit international. Ce sont dans ces lieux, immédiatement après les arrestations que les "disparus" courent un risque extrême d'être soumis à des tortures et autres mauvais traitements,selon la pratique systématique au Myanmar.

Il ne faut pas que la pression internationale fléchisse car ce qui se passe derrière les murs et loin des caméras est très grave.
Interview de Mireille Boisson
Les violations les plus graves sont perpétrées à l’abri des caméras
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Mireille Boisson interviewée le 27 septembre 2007 à la manifestation près de l'ambassade du Myanmar© Stephan Oberreit pour Amnesty InternationalLa junte au pouvoir en Birmanie réprime les manifestations depuis trois jours.


interview de Mireille Boisson, coordonnatrice pour la Birmanie à Amnesty International France
par Antoine Pateffoz, le 28 septembre 2007.

Quelle est la situation actuelle ?

Il y a pour l’instant neuf morts, on « s’émerveille » tous de la retenue de l’armée jusqu’à présent, peut-être est-ce grâce à la Chine (un souvenir de Tien An Men…) et des pays de l’Asean (Asie du Sud-Est), qui ont appelé la junte à la modération. De plus, contrairement à la répression de 1988 qui avait fait 3 000 morts, nous disposons cette fois-ci d’images, car les jeunes ont su utiliser les nouvelles technologies : ça intéresse les médias et on ne peut pas massacrer impunément sous leur regard. Reste que le monde extérieur risque d’avoir de moins en moins d’images car le pouvoir est en train de verrouiller, de couper des lignes, les portables, etc.
Et les violations les plus graves sont perpétrées à l’abri des caméras : des arrestations massives ont lieu, des monastères ont été vidés et pillés et il existe évidemment de fortes présomptions de tortures. Il ne faut pas oublier que l’on tombe facilement sous le coup de lois formulées de façon très vague en Birmanie et que les lois d’exception sont toujours en vigueur. Il s’agit d’une torture gratuite, car il n’y a rien à avouer, une torture faite pour briser et terrifier la population. Il y aura également des simulacres de procès – le tarif minimum c’est d’ailleurs sept ans de prison. Quant à Aung San Suu Kyi, pour l’instant elle est toujours chez elle, surveillée de près, d’après des diplomates occidentaux en poste en Birmanie.


Que réclament les bonzes et la population ?

Le mot d’ordre a évolué : au départ, les bonzes protestaient contre le coût de la vie, la hausse du prix du carburant, bref on réclamait des moyens de vivre mieux (des pétitions pour une meilleure éducation avaient également circulé). C’est ainsi que la population a suivi les moines. Mais les jeunes bonzes sont allés plus loin, ils ont commencé à parler de démocratie, à évoquer le départ de la junte. Les bonzes conservent leur pouvoir moral, les arrestations risquent d’enrager la population, d’autant plus si l’armée se livre à des violences contre eux. Mais pour l’heure, l’ordre n’a pas été donné. Les neuf morts sont surtout dus à une réaction de panique des militaires. Mais il peut également y avoir des provocateurs : le pouvoir dispose d’une association chargée de ses basses œuvres… La rue peut prendre la suite du mouvement car les jeunes sont désœuvrés (chômage, pauvreté, etc.), les facs sont fermées, la population est exaspérée par les mauvaises conditions de vie. Mais ce n’est pas une solution, l’armée réprimerait.

Quelle est alors la solution la plus adaptée ?

L’idéal serait que les Nations unies exercent une pression suffisante pour amener tout le monde à la table des négociations : la junte, la LND (Ligue nationale pour la démocratie), Génération 88, les partis ethniques liés ou pas à la LND. On a également besoin de médiateurs internationaux, notamment issus de la région comme l’Indonésien Ibrahim Gambari, l’émissaire spécial de l’ONU qui vient d’obtenir un visa pour se rendre en Birmanie.
Il faudrait également un embargo sur les armes de la part de la Chine (qui en expédie contre du gaz, du pétrole et la surveillance de la frontière contre le trafic de drogues), de la part aussi de l’Inde et de la Corée du Nord (qui livre probablement du matériel nucléaire). Enfin, le Conseil de sécurité des Nations unies n’est pas du tout prêt à une intervention armée, la Chine de toute façon ne le permettrait jamais.


Comment, dans l’idéal toujours, devrait évoluer le régime ?

Amnesty International réclame l’accès aux droits fondamentaux pour tous les Birmans, la liberté d’expression, la fin de la torture et des lois iniques. La junte doit mettre en œuvre la feuille de route élaborée il y a trois ans, sous la pression de l’Asean, sans cette parodie de Constitution qui permet aux militaires de garder la haute main sur le pouvoir. La junte avait promis des élections pour la fin de l’année, elles n’auront évidemment pas lieu. Mais afin de recenser la population en vue de ces élections, les autorités avaient commencé à dresser des listes : il ne faudrait pas qu’elles soient utilisées à mauvais escient… D’autant plus que les militaires ont commencé par des listes ethniques, notamment par les musulmans Rohingya, des citoyens dits de troisième catégorie, qui figurent parmi les plus réprimés.

Source: site Amnesty international dont je suis membre....

SIGNEZ LA PETITION SUR LE SITE D'AMNESTY (adresse du site)
http://www.amnesty.fr/

Une Française, qui réside à Rangoun, témoigne de la répression qui s'abat sur la Birmanie.
Par Arnaud Vaulerin
LIBERATION.FR : jeudi 4 octobre 2007

Les informations sont rares en provenance de la Birmanie soumise à une sévère répression militaire et policière. Une française, qui vit dans le centre-ville de Rangoun et souhaite rester anonyme, raconte le quotidien des Birmans. Voici son témoignage recueilli jeudi matin par Liberation.fr.


«Depuis mercredi, des listes de noms de personnes recherchées sont dressées dans les commissariats de quartiers. Les autorités disposent de photos prises lors des manifestations qui permettraient de procéder aux arrestations. C’est une longue et sourde répression qui commence.

L’armée semble un peu débordée par l’ampleur des arrestations. Apparemment, elle ne sait plus très bien comment gérer le flux de ces personnes. Des prisonniers ont été parqués dans des stades et sur un champ de course.

J’ai appris que certains membres de la police ou de l'armée proposaient aux personnes d’acheter leur libération fixée entre 40.000 et 50.000 kyatts (40 dollars environs, une somme conséquente).

La ville est pacifiée, mais il y a encore parfois des petits rassemblements sporadiques. Certains ont permis de protéger des bonzes que l’armée voulaient arrêter, notamment au monastère de Taketa, dans le quartier Kamayut. Un nouveau couvre feu a été décrété entre 22 heures et 4 heures du matin. La population est amère et déçue.

Il y a des militaires à tous les coins de rue. En cas d'altercation, les menaces contre les occidentaux qui voudraient témoigner peuvent être rapides. Il y a toujours eu une importante propagande anti-étrangère en Birmanie. Aujourd'hui, elle s'amplifie. Parfois, les Birmans n’osent plus regarder ou être vu avec un étranger dans la rue. Nous devenons une menace pour eux. La population a peur.»
SOURCE JOURNAL LIBERATION

Le chef de la junte birmane serait prêt à rencontrer Aung San Suu Kyi
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 04.10.07 | 17h13
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.........................................................GENERAL THAN SHWE
Alors que les forces de l'ordre birmanes continuent à arrêter les participants aux manifestations de la semaine passée, le général Than Shwe, chef suprême de la junte au pouvoir en Birmanie, aurait déclaré à l'émissaire des Nations unies qu'il était prêt à rencontrer l'opposante Aung San Suu Kyi. L'information a été relatée, jeudi 4 octobre, par la télévision nationale.
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...........................................................AUNG SAN SUU KYI

Selon cette source, Than Shwe aurait fixé un certain nombre de conditions à une telle rencontre : que l'opposante renonce à ses "pratiques obstructionnistes" et abandonne son soutien aux sanctions prises par la communauté internationale à l'encontre de la Birmanie. Le chef de la junte s'est engagé à mener un "dialogue direct" avec Aung San Suu Kyi s'il obtient satisfaction sur ces deux points. Symbole de la lutte pour la démocratie en Birmanie, l'opposante, Prix Nobel de la Paix en 1992, a passé douze des dix-huit dernières années en détention et en résidence surveillée. Elle approuve les sanctions internationales contre le pays, même si beaucoup d'experts soutiennent qu'elles affectent davantage la population que les généraux au pouvoir.
2 093 ARRESTATIONS, SELON LES AUTORITÉS
Dans son journal du soir, la télévision nationale a également fourni le bilan officiel des arrestations opérées lors de la répression des manifestations. Au total, 2 093 personnes auraient été arrêtées et 692 d'entre elles jugées innocentes après leur interrogatoire et relâchées. Des diplomates occidentaux et des ONG affirment que le nombre total d'arrestations est en réalité supérieur.
Selon de nombreux témoins, les arrestations se sont poursuivies dans la nuit de mercredi à jeudi. Comme les nuits précédentes, les forces de sécurité ont ratissé certains quartiers pendant les heures de couvre-feu. Un proche de trois femmes libérées mercredi a raconté que les détenus interrogés avaient été classés en quatre catégories : ceux qui passaient par là, ceux qui regardaient, ceux qui applaudissaient et ceux qui s'étaient joints aux manifestations.
Par ailleurs, un photographe francophone, présent à Rangoun au moment des manifestations, affirme avoir appris "d'une source fiable proche de l'état-major" que les forces de sécurité avaient reçu l'ordre, le 26 septembre, de tirer sur toute personne portant une caméra ou un appareil photo.
SOURCE JOURNAL LE MONDE

 
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