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24/08/2013

LA CATHEDRALE D'EMBRUN ...

COMME JE VOUS L'AVAIS PROMIS ,JE VOUS PARLE AUJOURD'HUI DE LA BELLE CATHEDRALE D'EMBRUN !!SI VOUS PASSEZ A EMBRUN N'HESITEZ PAS A VOUS ARRRETER ....

Vous pourez visionner ,à la fin de ma note ,un diaporama que je viens de réaliser !!!


OU LA CATHEDRALE DU REAL...Jadis, cette cathédrale s'appelait Notre-Dame-des-Rois à cause de la fresque miraculeuse de l'Adoration des Rois Mages, détruite par les protestants en 1585. C’est le monument le plus important des Alpes françaises,

L'ancienne cathédrale

Saint Marcelln fonde un évêché à Embrun vers 360 alors que la ville est la métropole des Alpes-Maritimes. Située le long de la voie romaine reliant Arles à Briançon, La ville s'était beaucoup développée sous l'empire romain et c'était un centre religieux important, érigé en tant qu'évêché puis archevêché des Alpes-Maritimes. La ville est ravagée par les Lombards en 575. La première cathédrale est construite de 810 à 826, avec l'aide de l'empereur Charlemagne. En 916, les Sarrasins pillent la ville, détruisent la cathédrale et y tuent l'archevêque saint Benoît et l'évêque de Maurienne, saint Odilard. L'archevêque saint Ismide (1007-1010) restaure la cathédrale en ruines.

2008.10.21 Séjour à Chorges Journée à Embrun 296 (89).jpg



La construction de la cathédrale actuelle se déroule entre 1170 et 1225 puis se poursuit en 1238 par le début de la construction du clocher et, après 1270, la construction de la rose de la façade occidentale et des étages supérieurs du clocher. Son clocher engagé dans la façade ainsi que des éléments d'architecture comme la grande rosace sur le portail, la rattachent au style gothique. L'édifice possède toutefois une identité très particulière issue de la tradition lombarde et italienne. Il a été, durant des siècles, visité par de nombreux rois de France, venus en pèlerinage sous l'impulsion du pieux Louis XI.

Plan cathedrale Embrunn.JPG



Au XIVe siècle, une série de chapelles sont construites sur le côté Sud. Vers 1340, le tympan du portail Nord est bouché pour y peindre une fresque miraculeuse représentant l'Adoration des mages. Celle-ci est détruite et la cathédrale mise à sac pendant l'occupation des troupes protestantes entre 1585 et 1589. L'édifice est restauré au cours du XVIIe siècle. Le jubé est supprimé en 1726 et remplacé par une grille de fer. Le maître-autel, en marbre, est réalisé en 1764.

La cathédrale est restaurée par l'architecte Poulain en 1843-44. La foudre tombe sur le clocher le 18 juin 1852 et celui-ci s'effondre. La flèche et les deux étages supérieurs du clocher sont démolis puis reconstruits à l'identique entre 1858 et 1867. Les vitraux de la rose centrale font l'objet d'une restauration auz ateliers Hirsch, à Paris, entre 1888 et 1891.

Les fenêtres hautes de la nef et du bas-côté sont restaurées en 1931 et, en 1932, l'architecte Albert Chauvel redonne à la cathédrale sa physionomie originale.
Bien qu'ayant fait l'objet de reconstructions partielles au XXe siècle, la cathédrale Notre Dame du Réal (Réal = royal, sans doute de la déformation du mot Royal) demeure d'une grande authenticité architecturale, Elle mérite bien son titre de « monument historique » et son pouvoir attractif demeure entier. De style roman et gothique, elle se compose en alternance de pierres noires et blanches (tuf et schiste), d'une allée centrale longue de 52 mètres (170,6 pieds) sur 23 mètres (75,4 pieds) de large, d'une nef de 22 mètres (72,2 pieds) de hauteur et de 2 nefs latérales, ainsi que d'un clocher à flèche octogonale.
Embrun n'est plus un évêché depuis 1802 et la cathédrale est devenue une église paroissiale.


2013.07.27 Séjour à St Sauveur Embrun la ville la cathédrale 51 (42).jpg


L'ORGUE

Un orgue, de style gothique (nid d'hirondelle et basse du grand corps), a été construit en 1464 par Pierre Marchand. Il fut très certainement offert par le dauphin Louis, futur Louis XI. Ce cadeau était un instrument somptueux entièrement polychromé de couleurs vives : rouge, bleu, vert, orange et noir, et décoré de magnifiques sculptures dorées.

En 1635, Dominique Eustache reconstruit l'orgue dans un buffet de style classique et ajoute un positif de dos. En 1750, le facteur suisse Samson Scherrer reconstruit l'instrument. Il ajoute, devant la partie supérieure du buffet, une enveloppe de style 18e siècle et remplace le positif de 1635 par un autre positif à l'image du buffet.

Au 19e siècle, le facteur Maurice Puget, de Toulouse, restaure scrupuleusement l'instrument en respectant entièrement l'harmonisation primitive et ajoute, sur la passerelle d'accès, une pédale indépendante pneumatique.

Le 2 mars 1948, l'instrument est classé « monument historique ». En 1952, le facteur Victor Gonzalez incorpore une pédale de Bourdon 16-8-4' en extension dans le grand buffet avec des transmissions électriques et complète le Récit dans les basses.


Voici donc le diaporama .En cliquant sur le symbole en bas à droite ,vous pourez le voir en plein écran.



Toutefois suite à une premiére édition de ce diaporama ,une éminente musicologue m'a fait remarquer que le morceau d'Orgue que j'avais choisi (organiste: André Isoir )était mal interprété !!!Alors je me suis rabattu sur quelque chose de plus connu !!!(Organiste:Ton Koopman )








Élève de Gustav Leonhardt, TON KOOPMAN étudie la musicologie, l'orgue et le clavecin au conservatoire d’Amsterdam. Il remporte un prix d'excellence en clavecin et en orgue. Alors qu'il n'est encore qu'un étudiant, Koopman débute la direction d'orchestre. Il est passionné de musique du XVIIe et XVIIIe siècles, et fonde sa démarche de direction sur l'interprétation sur instruments d'époque et sur une recherche musicologique visant à retrouver les pratiques d'interprétation originales des œuvres qu'il travaille. En 1969, il crée son premier ensemble baroque puis en 1979, l'Amsterdam Baroque Orchestra auquel se joindra en 1993 le Chœur baroque d'Amsterdam.

Mais Ton Koopman ne se limite pas à la direction de son ensemble. Il se produit aussi en tant que soliste sur les plus beaux instruments du monde et dirige en tant que chef invité différents orchestres notamment l'Orchestre de chambre de Lausanne.

Ton Koopman s'occupe aussi d'enseignement. Il est professeur au Conservatoire royal de La Haye et membre de l’Académie royale de musique de Londres. Il est aussi depuis 2004, professeur à l'université de Leyde.

À la fois musicien et musicologue, il aide les éditeurs à reconstruire ou à réviser de vieilles partitions.

Il est nommé, en 2000, docteur honoris causa de l’Université d'Utrecht. Il a reçu en 2004, le Silver Phonograph de l'industrie du disque néerlandaise ce qui est rare et en juin 2006, à l'issue du festival Bach de Leipzig, la Médaille Bach.


ANDRE ISOIR reçut à l’École César-Franck l’enseignement d’Édouard Souberbielle (classe d’orgue) et de Germaine Mounier (classe de piano). Au Conservatoire de Paris, il fut l’élève de Rolande Falcinelli et remporta à l’unanimité en 1960 les premiers prix d’orgue et d’improvisation.

Par la suite, il remporta plusieurs concours d’orgue internationaux : en 1965 à St Albans (Grande-Bretagne), et les trois années suivantes à Haarlem (Pays-Bas), se méritant ainsi le «Prix du Challenge». Il est le seul interprète français à avoir obtenu cette distinction depuis la création du concours en 1951.

Maître de chapelle et titulaire du grand-orgue à l’église Saint-Médard à Paris de 1952 à 1967, André Isoir devient cotitulaire de la tribune de Saint-Séverin en 1967. En 1973, il est nommé titulaire du grand-orgue de l’église Saint-Germain-des-Prés, poste qu’il occupe depuis.

En 1974 André Isoir est chargé de l’enseignement de l’orgue au conservatoire d'Orsay, promu en 1977 au rang d’École nationale de musique. Il devient professeur titulaire en janvier 1978 et reste à Orsay jusqu’en 1983, date à laquelle il est nommé au Conservatoire national de région de Boulogne-Billancourt où il enseigne l’orgue jusqu’en 1994.

André Isoir a enregistré une soixantaine de disques, ce qui lui a valu d'obtenir le Grand Prix du Disque en 1972, 73, 74, 75, 77, 80, 89 et 91 ainsi que le prix du «Président de la République» pour Le Livre d'or de l’orgue français. Il s'est vu décerner en février 1974 le prix de composition des Amis de l’Orgue pour ses Variations sur un psaume huguenot. Il a notamment publié un enregistrement de l’intégrale des œuvres pour orgue de Bach, qui demeure une référence. Ses enregistrements des œuvres de César Franck sur l’orgue de la cathédrale de Luçon furent également particulièrement remarqués.

André Isoir complète sa culture musicale par une connaissance approfondie de la facture instrumentale ; celle-ci contribuant, selon lui, à une meilleure approche des différents styles musicaux tant au point de vue de la technique qu’à celui de la registration. André Isoir a créé en 1987 le Trio Alborada avec Didier Magne et Patrick Guillem. Cette formation unique a su approfondir durant plus de vingt ans des œuvres rares de compositeurs célèbres.


Voici ce que j'avais choisi initialement interprété par André Isoir...

podcast


LEQUEL PREFEREZ VOUS DE CES DEUX ORGANISTES ???
Moi ,modeste mélomane ,n'ayant pas la culuure musicale de Fanfan ,j'avais mal Choisi!!!!Je tremble dans l'attente du verdict...

Commentaires

des orgues exceptionnelles, que j'ai eu le bonheur d'approcher,
mais l'illustration musicale que tu proposes ne me séduit pas,

qui joue? trop sec, trop rapide, pédale un peu lourde
Bach mérite mieux...
Bonne soirée et merci pour le souvenir

Écrit par : fanfan du fatras | 22/08/2013

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Magnifique extérieur comme intérieur..... Bonne journée. Amicalement

Écrit par : patriarch | 23/08/2013

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J'ai connu Embrun en tant que monitrice de vacances
et je revois avec plaisir cette si belle cathédrale
Je me souviens bien de la beauté de l'orgue
merci pour le réveil de ces souvenirs
Belle journée Brigitte

Écrit par : fleurbleu | 23/08/2013

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je craignais d'avoir reconnu Isoir, je n'ai pas dit mal interprété, j'ai émis mes réserves,

...te fiche pas de moi, mais j'ai tellement vécu dans ce milieu, que j'ai les oreilles un peu déformées.....et je n'ai jamais été une fan d'Isoir, trilles sèches, je maintiens, le côté virtuose bouffe un peu tout,absence de liaison, arrêts brutaux,

quant à Koopman, on ne l'entend pas sur ta note, réécoute MC Alain, DCD il y a peu,sans tambour ni trompette, moins "baroquisante "
pour Bach, Lionel Rogg, Louis Robillard, les bons vieux André Marchal , Gaston Litaize, mais je doute de trouver des enregistrements en CD,

Écrit par : fanfan du fatras | 23/08/2013

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Effectivement, ne pas passer sans s'arrêter, je ne connais pas et c'est à faire, à découvrir. Je viens de visiter celle d'Amiens, que de belles choses. Belle musique de fond, douce pour nos petites oreilles.

Bises et bonne soirée.

Écrit par : judith | 23/08/2013

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Un grand merci pour votre passage sur mon blog et le si gentil commentaire.
J'apprécie votre article du jour , très documenté et avec de superbes photos.
Vous me dites être amoureux de l'Aubrac si cela vous tente je lui ai consacré un blog :
http:// href="mailto:ameji@over">ameji@over-blog.com
Très bon week end et à très bientôt

Écrit par : Jackie | 24/08/2013

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Coucou !
Embrun chez notre ami du blog Noël "mon village" . J'aime ce coin des Alpes mais je n'ai jamais visité la cathédrale qui est superbe .
Bon samedi et bizoux !

Écrit par : françoise la comtoise | 24/08/2013

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Un bien bel édifice qui mérite assurément une visite.....
Tout comme toi j'aurai choisi le première musique, d'ailleurs je l'ai déjà utilisée pour des diaporamas d'édifices religieux.....
Je te souhaite un bon week end
Bisous
Anita

Écrit par : anita | 24/08/2013

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Quelle beauté cette cathédrale, tu nous la décris avec beucoup de talent, mieux qu'un livre...
J'aime la musique, elle m'enveloppe ce matin pour un jour je l'espère plein de sérénité.Il faut dire que j'adore l'orgue, le son donne une certaine paix intérieure
Merci Jacques, tu es un merveilleux guide.....et je regrette de ne pouvoir visiter cette cathédrale.

Jet'embrasse
Hélène

Ps je suis allée sur le blog cité, en effet belles photos..et il des admiratrices nombreuses!!!!

Écrit par : hélène | 25/08/2013

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Le diaporama que tu proposes est remarquable de qualité; Je suis passé plusieurs fois à Embrun, et à chaque fois, c'était plus pour saluer des amis que pour visiter la cathédrale. Il faudra que je répare cette erreur.

Tu dois mettre un sacré bout de temps pour préparer des notes aussi documentées !

Christian

Écrit par : Christian | 07/09/2013

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