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14/08/2013

CLOVIS HUGUES

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Clovis Hugues, né à Ménerbes (Vaucluse) le 3 novembre 1851 et mort à Paris le 11 juin 1907, est un poète, romancier et homme politique français. Il fut l'époux de Jeanne Royannez.
Du séminaire au journalisme
Fils de meunier, il fit ses humanités à Saint-Didier au séminaire de Sainte-Garde mais n'entra pas dans les ordres. À sa sortie, il tâta du journalisme à Marseille et se décrivit lui-même comme un Ruy Blas littéraire.


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La semaine sanglante.(Dupont-J-B clément 1871)

La Commune de Marseille
Il avait vingt ans quand éclata la Commune insurrectionnelle de Marseille. Bras droit de l'avocat-poète Gaston Crémieux, ils proclamèrent tous deux, drapeau rouge à la main la République Sociale le 23 mars 1871. Elle dura jusqu'au 4 avril quand les versaillais de Notre-Dame de la Garde écrasèrent sous les boulets le bastion communaliste de la Préfecture.
Faits prisonniers par le général Henri Espivent de la Villeboisnet, les deux révolutionnaires furent déférés devant les tribunaux. Adolphe Thiers fit fusiller Crémieux au Pharo, le 30 novembre, et condamner Hugues à quatre ans de cellule et à une amende de 6 000 francs.


Son mariage avec Jeanne
Libéré, Hugues reprit la plume pour demander l'amnistie des prisonniers politiques et des communards dans les colonnes de la Jeune République. Son journal l'ayant chargé d'une enquête sur les milieux socialistes, il rencontra des vieux quarante-huitards dont Royannez. Ce fut à cette occasion qu'il tomba amoureux de sa fille Jeanne, qu'il épousa à la mairie de Toulon le 30 novembre 1876.


Le duel
De retour à Marseille, le couple fut dénoncé le 9 mars 1877 dans L'Aiglon des Bouches-du-Rhône comme ne s'étant point marié à l'église. L'affaire alla jusqu'à une rencontre sur le pré entre le dénonciateur et le calomnié. Hugues sortit vainqueur de ce duel après avoir occis son fielleux confrère d'un coup d'épée. Il fut acquitté par la cour d'assises d'Aix-en-Provence, le 22 février 1878.


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Le temps des cerises.(Renard-J-B Clément 1866)

Clovis Hugues et la francmaçonnerie

Il est initié le 3 juin 1878 à la loge La Parfaite Union, orient de Marseille,Affilié à la loge Les Neufs Sœurs, de Paris.
Il succède au siège de François Vincent Raspail, son aîné de 15 ans et comme lui vauclusien.
Ami intime de Zéphirin Camélinat, il est également le compagnon de lutte de Louise Michel et de Jules Guesde, Félix Pyat, Benoît Malon, Auguste Blanqui, Jean Allemane, Jules Vallès, Louis Blanc.
Il rencontre à Montmartre et ailleurs Aristide Bruant, Laurent Tailhade, Gustave Nadaud, Eugène Pottier, Jean Baptiste Clément, Auguste Bartholdi.
Comme député Clovis Hugues côtoie les grandes figures politiques de la 3ème république, Léon Bourgeois, Sadi Carnot, Émile Combes, Félix Faure, Jules Favre, Jules Ferry, Léon Gambetta, Camille Pelletan, Élisée Reclus, René Viviani, Jean Macé.
On imagine mal qu’il n’ait pas croisé le chemin de Georges Martin et de Maria Deraismes, fondateurs du Droit Humain.


Le militant socialiste
En 1879, il participa à Marseille au Congrès constitutif du Parti ouvrier français (P.O.F.) et se présenta sous cette bannière aux élections de 1881. Il fut élu et entra à la Chambre des députés, devenant ainsi le premier adhérent à un parti ouvrier élu à la Chambre. Le nouveau député déclara que grâce à son élection « il fera des petits ». Le jeune élu socialiste des Bouches-du-Rhône et son épouse s'installèrent dès lors à Paris.


Député et poète
Hugues commença alors à publier ses poèmes dans le Le Tambourin et dans La Lune Rousse, hebdomadaire qu'il édita avec André Gill[1]. Tout en écrivant ses poèmes, il attaquait à la Chambre Jules Ferry, morigénait le ministre de la guerre de Gambetta, exigeait la libération des communards et faisait l'éloge des mineurs de Decazeville en grève. Puis rentré chez lui, auprès de Jeanne, il reprenait la plume pour composer en alexandrins Les Soirs de bataille ou Les Jours de combat. Maurice Blum écrivit d'ailleurs à son propos : « Ce poète si soucieux du classicisme de ses alexandrins s'emploie sans relâche à briser le cadre de la société de l'époque. »



Le révolutionnaire devient boulangiste
Clovis Hugues fut réélu à la Chambre en 1885 et se joignit bientôt au mouvement boulangiste. En 1893, il devint député de Paris, conservant son siège jusqu'en 1906. Il continua à publier ses poèmes, romans et comédies, œuvres pleines d'esprit et de vitalité. Fait membre d'honneur du Flourege Prouvençau par Frédéric Mistral, il rédigea de nombreux écrits en provençal et fut élu en 1898 Majoral du Félibrige(Cigalo de Durènço).


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Clovis Hugues, qui appréciait beaucoup la ville d'Embrun (Hautes-Alpes), souhaita y être enterré. L'une des rues principales de la cité porte son nom et une statue à sa mémoire se trouve dans un parc de la ville.

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Son monument commémoratif, érigé en 1909, est situé dans les jardins de l'ancien archevêché, surplombant la plaine de la Durance. Mettant au second plan l'homme politique, le monument est dédié "au poète Clovis Hugues, félibre majoral". Le buste et le groupe des enfants sont l'oeuvre de Jeanne Royannez-Hugues, sculpteur et veuve du défunt. Ses petits enfants sont les modèles du groupe sculpté.


Jean Renoir dans son livre "Pierre-Auguste Renoir ,mon pére" ,évoque Clovis Hugues ...

Plus haut dans la rue Girardon, au coin de la rue Norvins, habitait une famille que mes parents voyaient beaucoup, les Clovis Hugues, « des Méridionaux parfaits ». Lui, était écrivain et député de Montmartre. Mon père le trouvait « remarquable et vraiment éloquent » et prétendait que s'il avait été moins bohème il serait devenu président de la République…
Clovis Hugues venait raconter à Renoir tous les potins du quartier. Les anticléricaux s'agitaient à cause de la construction du Sacré Cœur. Pour répondre à cette provocation ils projetaient de donner à la rue conduisant à la basilique le nom du Chevalier de La Barre, torturé et mis à mort à Abbeville pour n'avoir pas salué une procession et avoir chanté une chanson grivoise sur Marie-Madeleine…

Jean Renoir, Pierre-Auguste Renoir, mon père, Gallimard, coll. Folio, Paris, 1981



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Le drapeau rouge.(Paul Brousse .1877)

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Commentaires

Cher Jacques,

Merci de tout coeur d'être passé sur ma note. Mais voila elle était incomplète..je viens de la compléter, car avec Blog50 j'ai des problèmes, et ne puis mettre des légendes sous chaque photo, j'ai réclamé, rien ne bouge. je fais avec...

Je reviendrai sur ton blog pour un com approprié.

Je t'embrasse
Hélène

Écrit par : hélène | 14/08/2013

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Un chant révolutionnaire ajouté à tes belles photos , super ! Merci de m'avoir fait connaître Clovis Hugues.
Amitiés
Nicole

Écrit par : aln03 | 14/08/2013

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Un homme comme je les aime......Bonne journée ! Amicalement

Écrit par : patriarch | 15/08/2013

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Superbe ta note ! J'aime infiniment évidemment tes belles photos si apaisantes mais, l'Histoire, revue ainsi de manière aussi concise et illustrée, c'est un vrai bonheur. J'ai hâte de revenir te lire dès que possible. Merci à toi. Bises et très bonne journée cher Jacques.

Écrit par : Monique C | 15/08/2013

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Cher Jacques, ta note, si complète...avec musique d'époque m'a interressée énormément, car j'aime les histoires d'hommes courageux, fidèles à leurs opinions..qui vont jusqu'au bout..Combien de grands hommes il a rencontré...eux aussi fidèles à leurs idées, allant jusqu'au sacrifice.

Merci de ce morceau d'histoire de France et je t'embrasse amicalement
Hélène

Écrit par : hélène | 15/08/2013

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Coucou me revoila !
J 'étais alléchée par ton invitation à lire mais je ne peux jamais faire ce que je veux ...hier soir j ai dû endurer une séance de débouchage des sondes ...pas drôle et fatiguant .

Ce Clovis Hugues ...quel nom ! J'entends Victor Hughes et Victor Hugo ....mais un communard qui finit en boulangiste ! Devenu notable ...
Il me semble qu' il est davantage resté dans les mémoires nationales par sa poésie et ses contributions au Félibrige . Quelque chose comme les Rosati d' Artois . Pour porter un esprit terroir dont se nourira notre droite nationale..., Mistral et Giono qui sont quand même d 'un niveau au dessus . Giono plus complexe .
Mais ce sont nos republicains qui seront colonialistes , laiques . Nous leur devons encore l école ....
C' est ce que j' aime dans ta region davantage protegée des dégats des 2 guerres mondiales que chez nous . Chez nous on butte sur des cimetières militaires quand chez toi on retrouve les alluvions révolutionaires avec toutes les couches et leurs contradictions . Le monument aux Mées m 'avait fascinée ainsi que la tradition de la mairie ouverte pour faire refuge aux miséreux comme aux voyageurs .

Je vais raconter cette découverte à mon pote historien.
A trés bientôt pour d' autres découvertes , stp ...

Écrit par : dominique | 17/08/2013

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