25/06/2009
FINISTERE
02 Piste 2.wma
LA FIN DE LA TERRE
Même dans les abîmes
Au coeur d’un désert
Même si l’homme l’abîme
J’entendrai la mer
Et si je m’absente
Vers l’imaginaire
Si j’ai l’air distante
Un peu solitaire
C’est que je viens d’un pays
Aux larmes de pierre
Qu’on appelle aussi
La Fin de la Terre…
Où chaque légende est
une autre vie
Autant qu’un mystère
Et où j’ai construit
Mes points de repères

Entre ailes et racines
Cette île de lumière
Sait nous faire un signe
Quand plus rien n’éclaire
Seul dans l’océan
Il faut bien défaire
Les contre-courants
Et les vents contraires
C’est que je viens d’un pays
Aux larmes de pierre
Qu’on appelle aussi
La Fin de la Terre…
Où chaque légende est
une autre vie
Autant qu’un mystère
Et où j’ai construit
Mes points de repères
Je l’ai appris d’une patrie
Au temps des colères
Qu’il n’a pas de prix
Le droit d’être fier
Si la parole est amie
Le silence est frère
Comme les gens d’ici
Pudique mais sincères
Si tu voyais ce pays
Sans grilles ni frontières
Qu’on appelle aussi
la Fin de la Terre…
Tu comprendrais que je suis
Plus libre que l’air
Et que c’est ainsi
Que j’aimerai te plaire
Je viens d’un pays
Aux larmes de pierre
Qu’on appelle aussi
La Fin de la Terre…
Où chaque légende est une autre vie
Autant qu’un mystère
Et que j’y ai construit
Mes points de repère

Clarisse Lavanant - Dan Ar Braz - La fin de la Terre
18:55 Publié dans BRETAGNE | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : bretagne, la fin de la terre, clarisse lavanant









Commentaires
Il est 23 heures, j'ouvre le blog...et que vois-je???tes superbes photos sentant bon le large...et le poème émouvant qui l'accompagne.
Bon retour parmi nous et à bientôt...
Je t'embrasse
hélène
Ecrit par : hélène | 23/06/2009
vraiment heureuse de te lire
dans ce poème de fini s 'terre
rude et âpre,
magnifiquement illustré
Beau retour que celui que tu nous offres dans cette note
Ecrit par : framboisine | 23/06/2009
que survive longtemps ce pays "aux larmes de pierre"...
bon retour ami
Ecrit par : henri | 24/06/2009
Bonjour Jacques,
Contente de te retrouver parmi tous.
J'espère que tes vacances bretonnes se sont bien passées.
merci pour ta note sur la bretagne et cette jolie interprétation.
bonne journée.
Anita.
Ecrit par : Anita | 24/06/2009
Très beau poème avec une magnifique illustration. Merci !
Ecrit par : patriarch | 24/06/2009
J'ai aimée beaucoup les photos et le poême que l'accompagne, c'est si belle la mer,a moi elle me manque toujours, alors quand je la retrouve c'est la joie complete. Maintenant il fait plus de deux anas, que je ne la pas revue, alors merci pour ces photos.
Amities MARU
Ecrit par : maru | 24/06/2009
joli poème, jolies photos ça donne envie de vacances ,de repos !!
bonne soirée
Ecrit par : bernadette | 24/06/2009
Coucou !
De retour et avec de jolies photos qui donnent envie de partir .
Bonne soirée bizoux Françoise !
Ecrit par : françoise la comtoise | 24/06/2009
Coucou, te revoilà et en beauté.....Photos, poèmes, magnifiques...
Merci de nous faire partager ta Bretagne...Amitiés
Ecrit par : Allier-née | 25/06/2009
Bonjour Jacques,
Tu nous offres un habillage somptueux pour ce poème âpre et rugueux. Il y a quelque ressemblance entre la fin de la terre et la nudité d'une Haute Provence aride un jour de Mistral.
Amitiés du grillon
Ecrit par : christian | 27/06/2009
Cet hiver j'ai lu le dernier ouvrage de Mona Ozouf : " Composition française - retour sur une enfance bretonne " Je me permets de le recommander à tous ceux qui aiment les paysages , la nature , la mer et les oiseaux de Bretagne et qui souhaitent faire retour sur des pages d'histoire de France pas très anciennes quand la France de la IIIè République n'aimait pas ses vieilles provinces .Fille d'un partisan de la culture bretonne , élève de l'école publique et républicaine puis de l'Ecole Normale Supérieure qui fera d'elle une de nos historiennes dont nous pouvons être fiers , Mona Ozouf tente de dépasser les contradictions antagoniques d'hier pour proposer des relations mutuellement enrichissantes entre Paris et ses provinces. Débats sur les langues régionales , sur l' universalisme abstrait de l'école républicaine sur la laïcité ... etc. Tout ça est fort bien traité mais j'ai été infiniment touchée par les pages écrites avec une pudeur extrême sur "son" pays . Il se trouve qu'il s'agit des côtes de la pointe du Finistère nord que j'ai découvertes il y a un an . je vous en livre un long extrait .
Voulu encore par mon père , le paysage que je reconnais à jamais comme mien,celui qui donne le sentiment , à la fois si évident et si mystérieux , d'être là où on doit être .L'année qui précéda sa mort , muni d'un peu d'argent à la suite du décès de son père , il avait fait bâtir une maisonnette élémentaire sur une dune finistérienne secouée des vents , entre Plouescat et Cléder , au lieu dit Kerfichen. A cette époque , le littoral est presque intact , de rares maisons de vacanciers couronnent la dune. Dès qu'on descend du car , le vent de galerne prend possession de vous , une puissante odeur d'iode emplit les narines .Au nord , devant la maison , on découvre un paysage marin grandiose , excessif et austère , grève hérissée de rochers fantastiques , cris des cormorans ,fracas des vagues et gerbes d'écume sur la jetée du Brouan ,le minuscule mouillage ; au loin , le sombre rocher balise du Skeiz - les estivants l'ont rebaptisé "la tête de lion " - , à la réputation sinistre . C'est là que s'est fracassée , en mars 1901 , sous les grains et la grêle , la sainte-Marthe , un trois mâts bordelais ; on peut voir sa figure de proue dans la niche de pierre d'une ferme voisine , étrange icône aux bras démesurés , peinte de couleurs primaires , avec des yeux implorants chavirés au ciel .Plus à l'est , pour peu que la mer soit assez basse , on aperçoit encore les restes d'un bateau russe échoué sur le rocher de la Vieille ; ils attestent que la côte n'a pas volé son nom de côte des naufrages et même des naufrageurs : les natifs passent pour avoir souvent usé du leurre des feux allumés sur la dune ; il leur arrivait de drosser sur les écueils les vaisseaux et leurs cargaisons et même , comme Michelet me l'apprendra plus tard , d'assommer les éventuels rescapés ; une férocité accordée selon lui à la férocité de la nature bretonne .... Tout dit ici la méfiance qu'inspire la mer , dont les paysans n'usent que comme une prairie à goémon , rude à faucher , quand il faut entrer à mi-corps dans l'eau glacée , ramener le "rastell" , le large rateau , les lourdes masses flottantes , charger les charrettes ...."
oui ce pays est rude tout comme sait l' être la Haute Provence qui a aussi produit des paysans obstinés .
Pourquoi donc suis-je ainsi attirée par des lieux somme toute peu hospitaliers ? J'y marchais contre les vents mesurant ma force de résistance . Rappel des combats de notre espèce pour sa survie . Pourtant j'aime aussi la douceur de vivre et les paysages aménagés pour le bien être . Temps de repos .
Bonne lecture à tous !
Ecrit par : Dominique- Olympe | 28/06/2009
Une chanson qui accompagne merveilleusement la beauté des paysages... je me suis installée sur les rochers les pieds dans l'eau, en levant les yeux vers la mouette qui parlait fort aux vagues bondissantes. Bises de miche
Ecrit par : miche | 30/06/2009
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