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18/01/2009

PERLIMPINPIN



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Pour qui, comment quand et pourquoi ?
Contre qui ? Comment ? Contre quoi ?
C'en est assez de vos violences.
D'où venez-vous ?
Où allez-vous ?
Qui êtes-vous ?
Qui priez-vous ?
Je vous prie de faire silence.
Pour qui, comment, quand et pourquoi ?
S'il faut absolument qu'on soit
Contre quelqu'un ou quelque chose,
Je suis pour le soleil couchant
En haut des collines désertes.
Je suis pour les forêts profondes,
Car un enfant qui pleure,
Qu'il soit de n'importe où,
Est un enfant qui pleure,
Car un enfant qui meurt
Au bout de vos fusils
Est un enfant qui meurt.
Que c'est abominable d'avoir à choisir
Entre deux innocences !
Que c'est abominable d'avoir pour ennemis
Les rires de l'enfance !
Pour qui, comment, quand et combien ?
Contre qui ? Comment et combien ?
À en perdre le goût de vivre,
Le goût de l'eau, le goût du pain
Et celui du Perlimpinpin
Dans le square des Batignolles !
Mais pour rien, mais pour presque rien,
Pour être avec vous et c'est bien !
Et pour une rose entr'ouverte,
Et pour une respiration,
Et pour un souffle d'abandon,
Et pour ce jardin qui frissonne !
Rien avoir, mais passionnément,
Ne rien se dire éperdument,
Mais tout donner avec ivresse
Et riche de dépossession,
N'avoir que sa vérité,
Posséder toutes les richesses,
Ne pas parler de poésie,
Ne pas parler de poésie
En écrasant les fleurs sauvages
Et faire jouer la transparence
Au fond d'une cour au murs gris
Où l'aube n'a jamais sa chance.
Contre qui, comment, contre quoi ?
Pour qui, comment, quand et pourquoi ?
Pour retrouver le goût de vivre,
Le goût de l'eau, le goût du pain
Et celui du Perlimpinpin
Dans le square des Batignolles.
Contre personne et contre rien,
Contre personne et contre rien,
Mais pour toutes les fleurs ouvertes,
Mais pour une respiration,
Mais pour un souffle d'abandon
Et pour ce jardin qui frissonne !
Et vivre passionnément,
Et ne se battre seulement
Qu'avec les feux de la tendresse
Et, riche de dépossession,
N'avoir que sa vérité,
Posséder toutes les richesses,
Ne plus parler de poésie,
Ne plus parler de poésie
Mais laisser vivre les fleurs sauvages
Et faire jouer la transparence
Au fond d'une cour aux murs gris
Où l'aube aurait enfin sa chance,
Vivre,
Vivre
Avec tendresse,
Vivre
Et donner
Avec ivresse !

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Commentaires

J'aime beaucoup cette poésie,elle renferme tout ce que nous ressentons...

Le chanteur m'était inconnu...et puis je ne suis pas une fan de Barbara!!!!


Biss
hélène

Écrit par : hélène | 18/01/2009

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Ciel de cendres
Nuages de sang
De cette guerre et ses méandres
Couvre Gaza et ses enfants
Lave brûlante sans compassion
Magma tuant par dévotion

*Urga

Bon dimanche ... il pleut à Bordeaux

Écrit par : urga | 18/01/2009

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Bonjour Jacques,

ce matin, en écoutant France Inter,J'a ententenu Yvan LEVAI rappeler ces paroles si fortes, avec beaucoup d'émotion.

Bien que mon blog soit au repos, j'allais l'éditer.

mais tu es là, tu veilles..

Merci.

Bon dimanche de Betty qui passe

Écrit par : betty | 18/01/2009

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je passe et lis attentivement tout ,mais ne sais pas commenter tout ce qui se passe. mon coeur saigne et redoute les jours à venir.
amitiés du Fatras , et un grand merci pour tes commentaires,

Écrit par : framboisine | 18/01/2009

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belle chanson de barbara, qui dit encore et encore, que dans toutes les guerres, il faut "choisir entre deux innocences" et que cela est insupporteble.

amitiés

béatrice

Écrit par : beatrice | 19/01/2009

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