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15/12/2008

BRUEGEL

J'AI TOUJOURS ASSOCIE L'HIVER ET SES PAYSAGES A QUELQUES TABLEAUX DE BRUEGEL L'ANCIEN QUI SONT BIEN CONNUS.QUI NE S'EST PAS CASSE LA TETE SUR UN PUZZLE D'UN DE SES TABLEAUX ?!
AUSSI CETTE NOTE POUR VOUS LE FAIRE DECOUVRIR UN PEU MIEUX .
Un peu de musique ,au choix ...

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02_La_Bourrée.wma
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ADORATION DES MAGES DANS UN PAYSAGE D'HIVER.1567


LE MASSACRE DES INNOCENTS .1566


LE RECENSEMENT A BETHLEEM

LE TREBUCHET .1565


LES CHASSEURS DANS LA NEIGE.1565

Bruegel l'Ancien (v. 1525-1569), peintre et dessinateur flamand ayant exercé son métier à Anvers et à Bruxelles.

Se distinguant par ses paysages, ses diableries, ses peintures religieuses et ses représentations de la vie paysanne, l’art de Pieter Bruegel (Brueghel ou Breughel) est souvent perçu comme la phase artistique ultime d’une longue tradition picturale flamande dont les prémices remontent au XVe siècle, et plus particulièrement à Jan Van Eyck. La peinture de Bruegel l’Ancien privilégie des scènes idéalisées de la vie quotidienne, fruits d’une observation minutieuse de la paysannerie, ainsi que des épisodes bibliques qu’il situe dans des paysages typiques d’Europe du Nord.

Sur la totalité de la production de Bruegel l’Ancien, seuls nous sont parvenus — parmi les œuvres à la paternité indiscutée — une quarantaine de tableaux, dont quatorze sont conservés au Kunsthistorisches Museum de Vienne. Subsistent également un nombre identique de dessins, outre une petite centaine de gravures.

Repères biographiques
Selon son premier biographe, le peintre et historien d’art Karel Van Mander (Het Schilder-Boeck, Haarlem, 1604), Pieter Bruegel dit l’Ancien serait né aux environs de Breda (Brabant Septentrional, aujourd’hui aux Pays-Bas). Il aurait étudié avec Pieter Coecke Van Aelst à Anvers, et travaillé en 1550-1551 à Malines. En 1551, il devient franc-maître de la guilde de Saint-Luc, la corporation des peintres d’Anvers. Après un voyage en Italie de 1552 à 1553, où il fait la connaissance du miniaturiste Giulio Clovio (1498-1578), Bruegel retourne à Anvers. Il épouse en 1563 (dans l’église Notre-Dame-de-la-Chapelle à Bruxelles) la fille de Coecke, Maria Coecke Van Aelst. Il meurt à Bruxelles, où il s’est définitivement installé, en 1569 (le 5 septembre ou le 13 décembre). Ses deux enfants, Pieter, dit Bruegel le Jeune ou Bruegel d’Enfer, et Jan, dit Bruegel de Velours, sont également devenus des peintres de renom.

Des paysages et des saisons
Dans un premier temps, Bruegel l’Ancien privilégie les paysages pour lesquels, tout au long de sa vie, il manifeste un intérêt récurrent. Ses plus anciens croquis, ceux qu’il exécute au cours de son voyage en Italie (Paysage montagneux avec cloître italien, 1552, Staatliche Museen, Berlin ; Paysage de montagne avec ville fortifiée, 1553, British Museum, Londres), révèlent d’ailleurs la précocité de son talent et la promptitude virtuose de son art à saisir l’atmosphère propre à chaque saison et les moindres nuances de la nature, même les plus ténues. Un même sens de l’observation de la nature se retrouve dans des travaux plus tardifs, comme Chasseurs dans la neige (1565, Kunsthistorisches Museum, Vienne) et la Pie sur le gibet (1568, Hessisches Landesmuseum, Darmstadt).

À la différence des représentations de la fin du Moyen Âge sur les travaux des saisons et les miniatures consacrées aux mois de l’année, les paysages de Bruegel l’Ancien ne livrent pas de clefs allégoriques ou symboliques. Dans une nature qui évolue en symbiose avec l’homme, ils témoignent seulement de la simplicité de la vie à la campagne et procurent l’image rêvée et parfois trompeuse d’une société idéale (le Pays de cocagne, 1567, Alte Pinakothek, Munich).

Des diableries aux sujets bibliques

À son retour d’Italie, en 1553, Bruegel l’Ancien produit régulièrement des dessins destinés à la gravure, notamment publiés par l’imprimeur Hieronymus Cock. À côté de paysages, il exécute de nombreuses estampes qui empruntent directement au répertoire médiéval ou de Jérôme Bosch. Quoique le traitement soit moins surréel et onirique, l’empreinte fantastique de l’héritage « boschien » est patente dans la série de dessins intitulée les Sept Péchés capitaux (1556-1557), gravée par Pieter Van der Heyden en 1557-1558), peuplée de personnages cocasses, de créatures monstrueuses et de nains démoniaques. Même écho dans la Chute des anges rebelles (1562, musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles) où s’affrontent le bien et le mal au sein d’un chaos d’Apocalypse. Ces œuvres témoignent toutes des conflits religieux et des déchirements de conscience qui, sous la Réforme, ont bouleversé les mentalités et le tissu social et politique des Pays-Bas. Atteste aussi de ce tiraillement la dominante antinomique des peintures consacrées à des épisodes bibliques comme le Massacre des innocents (1566-1567), Royal Gallery, Hampton Court) ou la Parabole des aveugles (1568, museo nazionale di Capodimonte, Naples).

De la ruralité à la réalité populaire
À la fin des années 1550, Bruegel l’Ancien peint une série de grands panneaux aux compositions complexes. Il y décrit des moments de la vie rurale flamande et des travaux des champs. Les premiers de ces panneaux — les Proverbes des Pays-Bas (1559), Gemäldegalerie, Staatliche Museen, Berlin) — illustrent quelques exemples de sagesse populaire. Dans la même veine peuvent être cités Combat de Carnaval et de Carême (1559), Kunsthistorisches Museum, Vienne) et les Jeux d’enfants (1560, Kunsthistorisches Museum, Vienne). Toutes ces œuvres, d’une facture iconographique apparemment naïve, rendent comptent d’un désir de vie stable et d’une aspiration à l’harmonie sociale. Bruegel l’Ancien continue d’explorer cette thématique dans des œuvres plus tardives, comme la Rentrée des troupeaux, la Moisson, la Fenaison, Danse de paysans et Repas de noces (toutes peintes entre 1565 et 1568, Kunsthistorisches Museum, Vienne).

Une érudition au service de l’homme


Diverses interprétations et gloses ont été données de l’œuvre de Bruegel l’Ancien. On a pu y voir tour à tour un écho des principes de quelques théologiens, une métaphore du conflit opposant catholiques et protestants, une dénonciation du joug politique espagnol sur les Pays-Bas, ou encore une illustration graphique des allégories dramatiques interprétées en public par les écoles de rhétorique flamandes. La diversité de ces points de vue rend également compte de la richesse de l’œuvre picturale de Bruegel l’Ancien. Une chose est sûre, c’est qu’on ne peut plus dire aujourd’hui, comme le faisait en 1604 Karel Van Mander, que cette œuvre se limite à une ronde de personnages simples et facétieux.

Les historiens de l’art actuels ont en effet cessé de ne voir en Bruegel l’Ancien qu’un artiste trahissant ses origines rurales. On sait désormais quel homme de savoir était Bruegel, ami d’érudits comme le géographe Abraham Ortelius, érudition encyclopédique dont rend compte la diversité thématique de son œuvre et sa portée universelle : réflexion autour du ciel et de l’enfer, de la condition humaine et de la destinée de l’homme (la Chute d’Icare, vers 1555-1560, musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles ; la Tour de Babel, 1563, Kunsthistorisches Museum, Vienne) ou encore de sa solitude et de sa déréliction (les Mendiants, 1568, musée du Louvre, Paris).

Commentaires

Tu as fait un choix exemplaire des tableaux
de Bruegel, ils m'enchantent toujours, un brin de naïveté qu'on y décèle...me plait beaucoup.

Bises
hélène

Écrit par : hélène | 15/12/2008

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Bonjour

C'est en septembre dernier que j'ai eu l'occasion de m'attarder sur quelques uns de ces tableaux exposés à Vienne.
Seul un érudit pouvait placer autant de symboles dans une toile, tout en rendant évidente la naïveté des campagnes.

Merci pour cet exposé, toujours magistral avec toi.


Amitiés du grillon

Le conte de Daudet, je le connais presque par coeur ! Il fait partie des classiques.

Écrit par : christian | 15/12/2008

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Bonsoir Jacques,

Note riche:j'avoue connaître un nouveau versant de cet artiste ..jusqu'à présent, j'aimais observer ses "petits personnages" ,témoins d'un mode de vie...et ne m'attachais point aux symboles.

Tu vois, on en apprend chaque jour.

J'aime les tableaux où la neige est présente et pour la musique,le choix est difficile, mais j'avoue que la deuxième me plaît.

merci pour cette note érudite.

Bises

Betty

Écrit par : betty | 15/12/2008

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la peinture flamande est célèbre, Bruegel je connaissais certains tableaux, beaucoup de détails, la neige dans ses peintures, une dominante de marron. j'aime bien le tableau
"le trébuchet" 1565 des oiseaux dans les branches, luminosité, j'ai un penchant pour ta première musique avec la flûte. J'ai lu ton séjour militaire en 1963 à Lyon, hôpital militaire (un ancien monastère)depuis 1963,la ville de Lyon a bien changé!Amitié.Renée

Écrit par : Renée | 15/12/2008

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