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03/10/2008

ANDY GOLDSWORTHY (suite)

D'abord quelques mots sur le Land Art.
Le land art est une tendance de l'art contemporain, utilisant le cadre et les matériaux de la nature (bois, terre, pierres, sable, rocher, etc.). Le plus souvent, les œuvres sont à l'extérieur, exposées aux éléments, et soumises à l'érosion naturelle ; ainsi, certaines ont disparu et il ne reste que leur souvenir photographique. Les premières œuvres ont été réalisées dans les paysages désertiques de l'Ouest américain à la fin des années 1960. Les œuvres les plus imposantes, réalisées avec des équipements de construction, portent le nom d'Earthworks (littéralement terrassements).

Avec les artistes du Land Art, la nature n'est plus simplement représentée mais c'est au cœur d'elle-même (in situ) que les créateurs travaillent. Ils veulent quitter les musées et les galeries avec et heures d'ouverture, leurs tickets d'entrée et véritablement « sortir des sentiers battus ». L'œuvre doit être non plus une valeur marchande vouée à une élite mais une véritable expérience liée au monde réel. Les œuvres sont souvent gigantesques, comme Double Negative de Michael Heizer, où 240 tonnes de terre sont déplacées dans le désert du Nevada, ou de Robert Smithson, longue jetée de presque 500 m de long au bord du Grand Lac Salé. Outre les productions des artistes américains, qui forment le cœur du mouvement, il convient de citer la peinture des montagnes du Tibesti par Jean Verame.

Les artistes utilisent les matériaux de la nature (bois, terre, pierres, sable, rocher, etc.) et creusent, déplacent, transportent, accumulent, griffent, tracent, plantent... Ils introduisent aussi des produits manufacturés : foudre dans le désert du Nouveau-Mexique (Walter De Maria, Lightning Field), 2 700 parasols jaunes ou bleus simultanément sur la côte californienne et au Japon (Christo et Jeanne-Claude, The Umbrellas[1]), ou de gigantesques nénuphars de tissu rose autour des îles de Floride (Christo et Jeanne-Claude, Surrounded Islands).

Les artistes travaillent souvent dans des lieux éloignés et c'est alors que la photo retrouve un rôle essentiel pour montrer, illustrer, remémorer et financer ces projets. Des croquis, reportages et vidéos sont présentés au public et permettent à l'artiste de vivre et de réaliser d'autres œuvres. C'est ainsi que dans les années 1970, certaines œuvres réintègrent les musées et expositions, d'abord par l'image puis par des installations dans les espaces intérieurs, comme Ligne d'ardoises de Richard Long au Centre d'arts plastiques contemporains de Bordeaux (CAPC). Ainsi cette aventure renouvelle-t-elle la longue tradition du paysage.

Si les Earthworks sont des altérations durables du paysage, la plupart des œuvres du Land Art relèvent plutôt de l'art éphémère, vouées à plus ou moins longue échéance à la disparition sous l'effet des éléments naturels.

Histoire

Le mouvement est lancé en octobre 1968 par un groupe d'artistes lors d'une exposition intitulée Earthworks, à la Dwan Gallery à New York. Avec la publication de son essai The Sedimentation of the Mind: Earth Projects en 1968, Robert Smithson s'impose comme le théoricien du Land Art et devient la figure emblématique de ce mouvement, aux côtés de Robert Morris, Nancy Holt, Dennis Oppenheim, Walter De Maria, Christo et Michael Heizer. En février 1969, une autre exposition, Earth Art, organisée par Willoughby Sharp au Andrew Dickson White Museum of Art (Ithaca, New York), confirme l'importance de ce mouvement sur la scène de l'art.

Les motivations premières du Land Art étaient de se débarrasser de l'art de chevalet et des grands principes du Modernisme prônés par le critique d'art Clement Greenberg. Comme la plupart des mouvements nés dans les années 1960, le Land Art cherchait à lier l'art et la vie, à arrêter de produire des œuvres destinées à être seulement admirées dans des musées.

Cette tradition s'est perpétuée chez plusieurs artistes contemporains qui travaillent directement dans la nature. Les œuvres sont souvent éphémères et ne deviennent durables que via la photographie : feuilles, fleurs, neige, glace par Andy Goldsworthy ou Nils Udo ainsi que la plupart des œuvres de Richard Long.



Les Refuges d'art d'Andy Goldsworthy en Haute-Provence
Expérience singulière que celle d'Andy Goldsworthy, artiste internationalement reconnu, qui imagine un projet alliant l'art contemporain et la sauvegarde des patrimoines ruraux sur le territoire protégé de la Réserve Géologique de Haute-Provence, autour de Digne-les-Bains.
Refuges d'art est un itinéraire pédestre d'une dizaine de jours proposé par Andy Goldsworthy pour relier les trois Sentinelles que l'artiste a réalisées dans trois vallées de la Réserve Géologique. Ce trajet emprunte d'anciens chemins à travers les montagnes et retrouve la trace de villages, chapelles et fermes abandonnés. Andy Goldsworthy a choisi certains de ces bâtiments le long du chemin pour qu'ils soient reconstruits afin d'abriter les randonneurs. L'artiste imagine alors une oeuvre spécifique pour chaque lieu, une oeuvre qui devient une partie intégrante de la rénovation du bâtiment.

Depuis le musée Gassendi à Digne, et le monumental mur d'argile, River of Earth, le visiteur devient un marcheur et est invité, de Refuge d'art en Refuge d'art, à cohabiter avec les bâtiments et les oeuvres, avec le paysage et la lumière changeante, le temps d'une halte, d'un repas ou d'une nuit entière. Projet à la fois immense et modeste, Refuges d'art ne s'active vraiment que lorsque l'on entreprend la marche. Le visiteur devient alors le lien et le vecteur qui connecte tous les éléments entre eux, même si les sites restent visibles individuellement.

Le projet Refuges d'art est un projet vivant qui doit se poursuivre pendant les cinq années à venir avec la rénovation d'au-moins cinq nouveaux refuges.
(Toutes les photos qui suivent sont de moi sauf la première trouvée sur le site de la ville de Digne )


Refuge d'art des bains thermaux à Digne

Sentinelle des clues de Barles .Vallée du Bés








Refuge d'art .Chapelle Ste Madeleine .Thoard



le monumental mur d'argile, River of Earth.Au musée de Digne


Cairn au centre de géologie

Cairns du sentier de l'eau au centre de géologie .Musée promenade



Sentinelle de la vallée du Vançon .Authon

Enfin ,je vous invite à visiter le site d'un ami ,Jean Pierre Brovelli
http://www.etoile-rando.com/puis celui des refuges d'art http://www.refugesart.fr/

Commentaires

ravis de lire cet article. Plus on parle du Land art et mieux je me porte. vivement que je puisse enfin venir sur Digne!!!

Écrit par : emmanuel | 03/10/2008

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Je ne m'attendais pas du tout à voir de si magnifiques babets en pierre.Salut ami

Écrit par : heraime | 03/10/2008

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une découverte totale, je ne connaissais absolument pas, j'aimerais voir en vrai , en espace, en volume pour mieux réaliser,
Notes très très intéressantes
Un grand merci de Fanfan du Fatras

Écrit par : framboisine | 03/10/2008

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