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27/09/2008

LE PONT DU GARD

Comme promis,je vous invite, aujourd'hui ,au pont du Gard .Certes ,c'est l'un des monument le plus connu de notre beau pays mais la découverte de ce pont insolite ,sur place ,est un vrai plaisir .C'est une invitation au franchissement d'une longue histoire .Prés de 20 siècles nous séparent de sa construction ....
Etant à Uzés pour deux jours ,j'avais programmé d'y consacrer une nouvelle visite tôt le matin pour éviter la foule .Et le soleil était au rendez vous !!
Ce n'est pas sans une certaine émotion que j'ai marché dans les pas de tous ces hommes qui ,depuis 2000 ans ,ont foulé ce lieu ...
Et on a envie de redire :Ils sont fous ces romains !!!



Voici un plan qui permet de situer le pont dans son contexte.






Voici le pont ,tel qu'on le découvre en arrivant sur le site .Au premier plan ,un olivier millenaire venant d'Espagne!




Pour découvrir le pont sur toute sa longueur ,il faut ,aprés l'avoir traversé,descendre le long de la rive droite du Gard et s'éloigner quelque peu pour pouvoir le cadrer dans sa totalité.




En grimpant sur les hauteurs, sur la rive gauche ,on a vue sur le Gard et sur le pont sur sa face occidentale.











Construit sur trois étages avec les pierres extraites sur les lieux mêmes dans les carrières romaines environnantes, le pont domine le Gard de 49 m de haut et est long de 275 m. À cet endroit, le pont enjambe le Gard et non le Gardon : le, ou plutôt les Gardons sont en effet, selon les hydrologues, réunis en la rivière Gard à proximité du village de Cassagnoles. En aval de ce confluent des Gardons d'Anduze et d'Alès, la rivière doit normalement porter le nom de Gard. C'est une discussion antique qui perpétue la confusion. Les habitants d'Anduze et ceux d'Alès se disputant la propriété de l'original, il s'ensuit une indétermination locale évitant ainsi la frustration des riverains, qui perdure encore aujourd'hui.




Étage inférieur : 6 arches, 142 m de longueur, 6 m d'épaisseur, 22 m de hauteur
Étage moyen : 11 arches, 242 m de longueur, 4 m d'épaisseur, 20 m de hauteur
Étage supérieur : 35 arches, 275 m de long, 3 m d'épaisseur, 7 m de hauteur
L'aqueduc proprement dit, conduite d'eau d' 1,80 m de hauteur et 1,20 m de largeur, avec une pente de 0,4%, est situé au dernier étage.




L'observation de la face interne des piliers en grand appareil du deuxième étage du pont révèle le travail des bâtisseurs romains : techniques de taille des blocs (traces de coup d'escoude) et techniques de construction (blocs posés en carreau et boutisse et blocs saillants pour la mise en place des échafaudages).




En s'approchant, on constate la précision des assemblages : chaque bloc était lié aux autres par ciselage des joints sur place. La pierre de Vers utilisée pour la construction du pont venait des carrières voisines : il s'agit d'un calcaire coquillier d'une texture assez grossière, se prêtant très bien à la taille.

De nombreuses traces et gravures parsèment la surface du pont. Ce sont des marques d'assemblage indiquant la place des claveaux de voûtes, par exemple, « FRS II » (frons sinistra II, c'est-à-dire « face gauche 2 ») ou des symboles comme le « phallus », symbole de la fécondité, ou bien encore des marques diverses laissées par les bâtisseurs de toutes époques pour qui le Pont du Gard était l'étape obligée.













Il est le plus haut pont-aqueduc connu du monde romain.



L'aqueduc a été entièrement construit à sec, c'est-à-dire sans l'aide de mortier, les pierres - dont certaines pèsent six tonnes - étant maintenues par des agrafes de fer. Le calcaire coquillier est issu de la carrière de l'Estel située à moins d'un kilomètre du monument. Les blocs étaient montés grâce à une roue d'écureuil dans laquelle les ouvriers prenaient place, apportant la puissance nécessaire au treuil. Un échafaudage complexe fut érigé pour soutenir le pont pendant la construction, dont les faces portent toujours les marques : on distingue un peu partout les appuis d'échafaudages et, sur les piles, les arêtes saillantes qui soutenaient les assemblages de bois semi-circulaires destinés au maintien des voûtes. On suppose que la construction a duré une quinzaine d'années, avec 800 à 1 000 ouvriers sur le chantier. On a évalué à 50 400 tonnes l'ensemble des blocs de pierres utilisés.
Chacune des grandes voûtes est constituée de voûtes indépendantes accolées (quatre à l'étage inférieur, trois au second étage), ce qui donne à l'ensemble la capacité de résister aux légers mouvements et tassements inévitables avec le temps. Cette partition de la voûte en anneaux indépendants ne se rencontre qu'en Narbonnaise, par exemple aux ponts romains de Sommières, Boisseron, Ambrussum, Nages-et-Solorgues.


L'aqueduc, au sommet du pont
La conduite d'eau située au troisième niveau a un plancher constitué de mortier et de cailloux et des parois en moellons. Sa taille permettait à un homme d'en assurer aisément l'entretien. L'étanchéité est assurée par un mortier de tuileau, de couleur rougeâtre.


Dégradation progressive
Dès le IVe siècle cependant, l'entretien commença à faire défaut, tandis des dépôts calcaires occupaient les deux tiers de la conduite. Au IXe siècle, il devint inutilisable et les habitants de la région commencèrent à récupérer les pierres.

Du Moyen Âge au XVIIIe siècle, le pont était utilisé comme un passage pour traverser la rivière. Les piles du second niveau furent échancrées afin de laisser plus de place au trafic croissant, mais cela déstabilisait dangereusement l'ensemble de la structure. À partir de 1702, les échancrures dans les piles furent en partie colmatées et, contournant chaque pile, des passages en encorbellement furent aménagés pour élargir la voie.


En 1743-1747, l'ingénieur Henri Pitot accola aux arches de l'étage inférieur un solide pont routier.


Charles IX passa devant le pont en décembre 1564 lors de son tour de France royal (1564-1566), accompagné de la Cour et des Grands du royaume : son frère le duc d’Anjou, Henri de Navarre, les cardinaux de Bourbon et de Lorraine
En 1998 et en 2002, le pont du Gard fut touché par de violentes inondations qui endommagèrent gravement les environs, mais ne causèrent aucun dommage à l'édifice.

En 2000, l'État finança, dans le cadre d'une opération Grand site national, avec l'aide de collectivités locales, de l'UNESCO et de l'Union européenne, un projet d'aménagement du site, afin d'assurer la préservation de ce monument exceptionnel, menacé par l'afflux des touristes. Il fut donc décidé de le rendre accessible uniquement aux piétons et d'améliorer les infrastructures destinées aux visiteurs avec, entre autres, un musée. Le projet fut critiqué pour son coût (32 millions d'euros) et pour l'« atteinte au paysage ». Pourtant, les nouveaux bâtiments sont imbriqués dans la roche et sont invisibles depuis le monument, dont ils imitent la couleur. Une attention particulière a été portée au paysage qui, dégradé par le tourisme de masse, a été restauré et mis en valeur par un parcours. Enfin, il est désormais impossible de marcher dans la conduite au sommet de l'aqueduc. Il s'agit de l'un des monuments français les plus visités, avec 1,4 million de touristes en 2001. Cet aménagement a été conçu par l'architecte Jean-Paul Viguier. La gestion du site est assurée par la Chambre de commerce et d'industrie de Nîmes-Bagnols-Uzès-Le Vigan.



Je vous conseille vivement d'aller sur ce site d'une richesse incroyable www.pontdugard.free.fr/

 
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