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11/10/2007

LASCAUX .........MALADE......DES CHAMPIGNONS ???

PASSIONNE DE PREHISTOIRE ,JE N'AI POURTANT JAMAIS VISITE LASCAUX!!.CA FAIT PARTIE DE MES PROJETS !
J'AI VISITE LA GROTTE DE GARGAS ,CELLE DE PECH MERLE,CELLE DE QUINSON .
LA DORDOGNE N''EST PAS SI LOIN .J'Y SUIS ALLE CET ETE ...MAIS LE TEMPS A MANQUE....IL FAUDRAIT Y SEJOURNER 15 jours !!!


ARTICLES LUS DANS SUD OUEST DE CE MATIN! (HE OUI MEME EN HAUTE PROVENCE ,ON LIT SUD OUEST !!!! )


GROTTE DE LASCAUX.
D'étranges taches noires se répandent dans toute la partie droite du site. SUD OUEST a pu aller se rendre compte sous les voûtes rupestres. Révélations sur fond de polémique

Ces taches noires qui inquiètent:
Jérôme Glaize



La prolifération de colonies noires est visible, notamment sur la Grade Vache qui orne la Nef de la grotte
PHOTO Ministère de la Culture - CNP

Détail de la tête de la Grande Vache (avant)...
PHOTO DR

... On distingue désormais des taches noires au-dessus de la tête, entre les cornes (après)
PHOTO DR

Sur les ramures du Cerf de l'Abside (avant)...
PHOTO DR

... Le constat est encore plus flagrant (après)
PHOTO DR

Elle dure une éternité, cette séance d'habillage ! Sans doute doit-il s'agir de la variante moderne d'un rite de passage, avant d'être autorisé à pénétrer dans l'un des sanctuaires les plus intouchables de l'humanité. Lascaux. Un lieu unique, précieux entre tous, célèbre dans le monde entier, que certains disent remonter à 180 siècles !
Avec nos combinaisons blanches à capuche, nos gants médicaux en vinyle, nos deux épaisseurs de surchaussures et nos masques de chirurgiens, on se croirait maintenant sur le point d'entrer dans un bloc opératoire. A moins que ce ne soit dans la chambre d'un patient particulièrement vulnérable, au pronostic incertain...
Plusieurs sas à franchir, un escalier qui descend dans la pénombre, une dernière porte qui s'ouvre enfin : la grotte est là, silencieuse et enveloppante, baignée d'une douce lumière dorée qui dévoile peu à peu le miracle absolu de ce pont temporel. Par-dessus les millénaires, des esprits invisibles et géniaux nous parlent de leur monde, mais aussi du nôtre et de nous-mêmes. Vertigineux voyage.


« Transparence ». Depuis la terrible crise de la fin de l'été 2001, où ce temple de l'art rupestre s'est retrouvé en quelques jours littéralement envahi par le duvet blanc d'une moisissure redoutée par les cultivateurs, le Fusarium solani, c'est la troisième fois seulement qu'un journal est autorisé à visiter Lascaux (1), fermée au public depuis 1963 sur décision d'André Malraux.
« Nous sommes partisans de la transparence », assure pourtant Marc Gauthier, président du comité scientifique international mis en place en août 2002 pour assurer un suivi de la grotte. Louable intention, quand on sait le black-out de l'information décidé à l'époque et qu'il continue d'assumer totalement.
« La priorité absolue était de laisser les scientifiques travailler dans la sérénité », plaide cet inspecteur général honoraire de l'archéologie. Quitte à prendre le risque de laisser rumeurs et polémiques occuper le devant de la scène ? Ou, comme cet été dans « Sud Ouest », à présenter la situation de la grotte sous un jour particulièrement favorable.
Armée de deux lampes de poche qu'elle confie à ses hôtes, Marie-Anne Sire, conservateur en chef des Monuments historiques, dont la mission est de coordonner l'invraisemblable édifice administratif qui chapeaute la grotte, joue les guides et vante les beautés du lieu. Elle évoque aussi la guerre totale déclenchée lors de l'invasion de la moisissure . Mais difficile d'imaginer, derrière ses propos tranquillisants, le vent de panique qui a soufflé à ce moment-là parmi les spécialistes du patrimoine...


Mal insidieux.

Les problèmes de Lascaux sont-ils désormais réglés ? Accaparée par la lutte contre le Fusarium, qui n'est pas terminée, l'armada de scientifiques et de techniciens qui défile au chevet de la grotte, jonglant avec un temps de présence contingenté, aurait-elle trop longtemps perdu de vue un autre mal insidieux ?
Un mal qui semble pourtant avoir pris une sinistre ampleur, ces derniers mois, au point que des colonies de taches noires d'une dizaine de centimètres de diamètre, voire davantage, donnent déjà au légendaire velouté jaune paille de certaines voûtes calcaires un aspect crasseux.
Le 23 août dernier, lors d'une visite sur place, le conservateur régional des Monuments historiques (Drac Aquitaine), Alain Rieu, a lui-même fait part à ses collègues du comité scientifique que les taches noires commençaient à gêner la lecture de certaines oeuvres. « C'est vrai que c'est inquiétant, confirme-t-il aujourd'hui, mais il faut se méfier à tout prix des réponses qui peuvent paraître de bon sens alors qu'elles ne sont pas du tout validées scientifiquement. »


« Urgent d'attendre ».

Ce ne sont pourtant pas les questions qui manquent, posées avec insistance par des amoureux de Lascaux qui aimeraient bien avoir des débuts de réponses (lire en page 4) : Quelle est l'origine de ces taches noires ? De quoi sont-elles constituées ? Pourquoi se multiplient-elles ? Risquent-elles de coloniser l'ensemble de la grotte ? Faut-il de nouveau avoir recours aux traitements chimiques, qui ont été délaissés depuis 2004 dans l'espoir de permettre à cet écosystème en vase clos de retrouver une forme d'équilibre naturel ?
« Je sais bien que cela peut paraître difficile à comprendre, voire à accepter, mais nous avons décidé de ne rien tenter sur ces taches tant que nous ne saurons pas exactement de quoi il s'agit, explique Jean-Michel Geneste, conservateur de Lascaux et directeur du Centre national de la préhistoire. Imaginez un peu ce que l'on nous dirait si un remède employé dans la précipitation s'avérait pire que le mal, si nous provoquions des phénomènes incontrôlables en prenant des mesures inadaptées! »

(1) Le magazine scientifique « La Recherche » début 2003 et « Time Magazine » au printemps 2006.

Une identification difficile : J. G.




Les colonies de taches noires, dont la présence discrète à Lascaux a été repérée début 2001 et qui sont évoquées dès avril 2003 par le magazine scientifique « La Recherche », sont à présent visibles dans toute la partie droite de la grotte : dans le Passage, sur la voûte de la Nef, naguère immaculée, sur les flancs de l'admirable Cheval barbu, au-dessus de la frise des Cerfs nageant, et tout autour de la tête de la célèbre Grande Vache noire.
Même constat dans l'Abside, qui regroupe à elle seule, comme le souligne Norbert Aujoulat dans son bel ouvrage sur Lascaux (paru au Seuil en 2004), « environ un dixième de l'art pariétal paléolithique en France », soit plusieurs centaines de figures, pour l'essentiel des gravures (1).


Mélanine.
Champignons ? Bactéries ? Combinaisons des deux ? Les taches noires, liées à la présence de mélanine (le même pigment que celui du bronzage !), peuvent aussi n'être en réalité que la partie visible d'autres processus de contamination encore plus complexes.
Le Laboratoire de recherche des monuments historiques (LRMH) a certes repéré la présence d'une moisissure baptisée Gliomastix murorum, mais le comité scientifique attend les conclusions de plusieurs programmes de recherche, associant le LRMH, l'Institut national de la recherche agronomique (Inra) et le CNR-Isac, un institut italien spécialiste du climat, avant de se prononcer.
Des résultats d'identifications par la biologie moléculaire, qui étudie notamment le code génétique, devraient être communiqués au comité scientifique lors de sa prochaine réunion semestrielle, les 19 et 20 novembre prochains à la Drac de Bordeaux.
« Ce qu'il faut bien comprendre, insiste Alain Rieu, conservateur régional des Monuments historiques, c'est que le travail actuellement mené pour Lascaux relève quasiment de la recherche fondamentale et qu'il pourra ensuite servir dans le monde entier. » Pour ce qui est de rouvrir la grotte dès cette année à un nombre restreint de visiteurs, comme il en rêvait l'an dernier dans « Time Magazine », sans doute faudra-t-il encore s'armer de patience...
(1) En Dordogne, d'autres taches noires ont été signalées dans la grotte de Commarque, l'Abri du Poisson et la grotte de Saint-Cirq.






Les travaux au coeur de la polémique.
Jerome GLEZE.


La grotte de Lascaux aurait-elle rencontré tous les problèmes qu'elle connaît depuis 2001 (avec l'invasion de moisissures blanches puis l'actuelle prolifération de taches noires) si d'importants travaux destinés à remplacer le système de régulation de l'air dans la cavité n'avaient pas eu lieu entre 2000 et 2001 ?


Climat idéal.
Cette question, qui place l'administration du ministère de la Culture face à ses responsabilités, est au coeur de la polémique. « En 1965, lorsqu'on m'a demandé de coordonner sur le terrain les travaux de la commission Malraux, nous avions mis au point un système très simple et efficace de régulation du climat de la grotte », rappelle Paul-Marie Guyon, 69 ans, physicien-chimiste et ex-directeur de recherches au CNRS, qui ne décolère pas. « Ce système a permis à des hommes de valeur, comme Jacques Marsal (NDLR : l'un des « inventeurs » de Lascaux en 1940), Pierre Vidal et bien d'autres de rétablir un équilibre climatique durant quarante ans. »


A bout de souffle.
A la fin des années 1990, la décision est prise de remplacer ce système à bout de souffle. Mais, au lieu de reproduire le schéma de fonctionnement qui avait fait ses preuves, le choix se porte sur une machinerie davantage conçue pour ventiler un hypermarché que pour réguler le climat délicat d'une grotte ornée dix-huit fois millénaire. Une bévue qui n'empêche pas le cabinet d'études qui l'a préconisée de continuer de citer cette réalisation parmi ses fiertés sur son site Internet...


Système non remplacé.
Outre ce choix technique que plus personne n'ose défendre aujourd'hui, les travaux d'installation eux-mêmes ont été menés avec un incroyable laxisme. Grotte ouverte aux quatre vents, décontamination des bottes aléatoire, allées et venues incessantes, introduction d'éléments en bois pourtant formellement interdits en raison des risques de moisissures, etc. Mais le plus étonnant reste que le système saugrenu installé en 2001 n'a toujours pas été remplacé, même si des études ont été lancées. De nouveaux travaux en perspective...



Source des 4 dernières photos :Internet (retravaillées par mes soins)

Commentaires

C'est dommage, mais ça devrait nous rappeler que tout ce que fait l'homme est périssable, et que lui-même n'est pas s'éteindra un jour.
Sans rapport, mais un peu.
Il y a des siècles, des hommes paraient la tombes de leurs morts avec des bijoux, des vases, des objets de toutes sortes qui devaient accompagner le défunt dans son éternité.
Se doutaient-ils que ces objets garniraient un jour les musées, les appartements de riches collectionneurs, ou qu'ils seraient vendus aux touristes ?
Les pas dans le sable ne résistent ni à la marée, ni au temps.
Salut à toi...

Écrit par : Crabillou | 11/10/2007

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Moi,ce que je remarque surtout sur l'anté antépénultieme photo c'est qu'entre les jambes de la vache j'ai vu quelque chose qui a échappé aux historiens.C'est pas la peine de se dire spécialiste quand on ne sait pas faire la différence entre une génisse et un taureau.Je plains sincerement leur femme.

Écrit par : heraime | 11/10/2007

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Grande note bien détaillée sur les taches noires apparues à la Grotte de Lascaux. En effet, ce matin en écoutant France Inter, j'ai entendu cette information. C'est tout de même intéressant et nécessaire de connaître l'origine de ces taches. Bonne soirée. Amicalement.Renée

Écrit par : Renée | 11/10/2007

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