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29/09/2007

L'ABBAYE DE SYLVACANE

DANS UNE NOTE DU 15 AVRIL 2007,JE VOUS PRESENTAIS L'ABBAYE DU THORONET .AUJOURD'HUI ,JE VOUS INVITE A VISITER SA SOEUR .....UN PEU DE PAIX ,DE SILENCE ,DE BEAUTE ALORS QUE CE MONDE EN A TANT BESOIN.......


L'ABBAYE DES ROSEAUX

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LA FACADE


LE CHEVET


LES CLOCHERS






DETAILS CHAPITEAUX DU PORCHE

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PLAN


Rituellement tournée vers le soleil levant, Silvacane est le plus pur joyau de l'architecture romane cistercienne en Provence.

Edifiée en 1174, Silvacane est la plus jeune des "trois soeurs" provençales. Pleinement romane, ses voûtes légèrement brisées annoncent cependant les futures élévations gothiques. Strictement cistercienne, elle assume ses originalités vis-à-vis de Senanque et du Thoronet et ouvre la voie aux splendeurs que seront la cathédrale St sauveur et l'église des chevaliers de Malte d'Aix en Provence.

Comme ses deux soeurs Le Thoronet (Var) et Sénanque (Vaucluse) l’architecture de l’abbaye est austère, rigoureuse, fonctionnelle et dépouillée ; caractéristique des cisterciens.

Ainsi, cette remarquable construction est parfaitement dans la ligne la plus pure de l’art roman des cisterciens de cette période de l’histoire.

Tous les ornements qui pouvaient détourner le moine de sa prière sont absents et ainsi, les règles de St Benoît et l'ordre de Cîteaux sont parfaitement respectées.

La beauté de l'Abbaye de Silvacane réside principalement l'harmonie des formes, les volumes, la perfection des pierres et des jeux de lumière perçant les ouvertures.
Ses sculptures sont réputées les meilleures de l'ordre cistercien, elles restent cependant dans le sobre registre du végétal et réduites à l'essentiel.

De hautes voûtes en berceau brisé sur de puissants supports cruciformes sont à observer.
Les chapiteaux sont simples et épurés. La salle du chapitre et la salle des moines sont du 13e siècle
Le cloître, lui aussi du 13e siècle, dont les galeries sont assez austères, accède à un préau par une série de baies en plein cintre .
Au nord du cloître, on accède au réfectoire qui fût construit en 1420.

Cette partie du monastère comporte une ornementation bien plus importante du fait de son époque plus tardive.

L'Abbaye de Silvacane est la plus récente des trois abbayes cisterciennes de Provence, c'est vers 1144 que le monastère fut fondé dans un site alors désolé et marécageux. C'est lui qui donna son nom au monastère Silva Cana : forêt de roseaux. Tout comme ses deux soeurs Le Thoronet (Var) et Sénanque (à Gordes) elle offre une architecture en parfaite harmonie avec les règles prônées par St Benoît et l'ordre de Cîteau : simple voir austère, rigoureuse, fonctionnelle et dépouillée de tous les ornements qui puissent détourner le moine de sa prière.


Il se dégage ainsi une atmosphère singulière, une totale sérénité, entre ombre et soleil, dans un cadre bucolique et dans un calme absolu, loin de la foule.

La beauté de l'Abbaye de Silvacane résulte aussi de la vigueur des volumes, de l'harmonie des formes, de la perfection de l'appareillage des pierres et des jeux de lumière au travers des rares ouvertures.
Ses sculptures sont réputées les meilleures de l'ordre cistercien, elles restent cependant dans le sobre registre du végétal et réduites à l'essentiel.

Depuis son rachat par l'Etat en 1846, l'abbaye de Silvacane est peu à peu restaurée par les architectes des monuments historiques. Elle accueille chaque année quelques prestigieux concerts du célèbre Festival de Piano de la Roque d'Anthéron ainsi que ceux de Musique Vocale à Silvacane et du Festival International de Quatuors à Cordes du Luberon.


Filles de Cîteaux
A la fin du XIe siècle, la richesse et la puissance des monastères bénédictins suscitent un profond mouvement de réforme. Parti de l’abbaye de Cîteaux en Bourgogne, ce renouveau spirituel est mené par Bernard de Fontaine, futur Saint-Bernard, qui prône le retour à « la règle » dictée par Saint-Benoît au VIe siècle. « Orare et laborare » deviennent ainsi les maîtres mots d’une vie dédiée au travail et à la prière. En quelques années, l’ordre essaime dans toute l’Europe. Jusqu’à 700 monastères sont bâtis sur le modèle cistercien, un idéal architectural en accord avec une vie monastique tournée vers l'ascèse et le silence. Les trois sœurs de Provence sont les meilleurs exemples de ces nouvelles aspirations religieuses. Dépouillement des lignes, unité et simplicité des formes en font des chefs d’œuvre de l’art roman. Pour chacune, un seul et même modèle : les bâtiments réguliers s'organisent autour du cloître, une cour, intérieure, généralement carrée, ouverte sur le ciel, symbole de la recherche spirituelle qui guide la vie des moines. Lieu de méditation et de recueillement, la parole y est interdite, comme dans la plupart des bâtiments. Les filles de Cîteaux, comme on les appelle, constituent aujourd’hui l’héritage provençal de cet art qui donna à l’architecture médiévale ses lettres de noblesse.

Du déclin à la renaissance
L’ordre cistercien connaît son apogée au XIIIe siècle avant de décliner lentement, victime à son tour de la richesse foncière qu’elle finit par acquérir. Les abbayes provençales ne résistent pas. La chute de la monarchie a raison de l’abbaye de Silvacane. Transformée en ferme, elle fut sauvée au XIXe siècle par Prosper Mérimée. Depuis, elle est gérée, comme l’abbaye du Thoronet, par le ministère de la culture et son église abbatiale, construite de 1175 à 1230, accueille désormais le prestigieux Festival International de piano de la Roque d’Anthéron et le Festival de quatuor à cordes. Seule Sénanque abrite aujourd’hui encore une communauté. Celle qui fut fondée en 1148 a su résister. Chassée deux fois par le passé, en 1544 lors des guerres de religion qui ravagent le pays et en 1903 lors de la promulgation des lois sur les congrégations religieuses, la communauté ne revient s’installer qu’en 1988. La parole y est toujours interdite. Blottie au fond d’un champ de lavandins, elle attire chaque année au cœur du Luberon, non loin de Gordes, nombre de touristes, conquis par ses formes généreuses. Fidèles à la « règle », les moines, vêtus de leur traditionnelle tunique blanche en laine ceinturées par leur scapulaire noir, entretiennent eux-mêmes leur abbaye grâce à la vente de leurs productions de miel et d’huiles essentielles de lavandin.



L'EGLISE, composée d’une nef de trois travées, flanquée de larges collatéraux, d’un vaste transept dont les bras sont dotés de deux chapelles à chevet plat et d’un choeur carré; la nef centrale, le transept et le choeur sont voûtés sur croisées d’ogives.


LA NEF


LE CHEVET







LA VOUTE


LE CLOITRE.











LA SALLE CAPITULAIRE où se réunissait le chapitre et où le père abbé traitait des questions de la vie communautaire.






LE REFECTOIRE, reconstitution gothique, composé d’une seule nef à quatre travées d’ogives .
Le réfectoire gothique, reconstruit au XIVe siècle, fait partie du programme de restauration et de création de vitraux.
Sarkis** imagine le mobilier, cinq chaises, une par vitrail, et une barre de cristal pour l’ancienne chaire du lecteur, qui, sans fonction liturgique, interprètent l’espace.
Il réalise cinq vitraux qui diffèrent des verrières blanches cisterciennes de l’église, et vont diffuser dans ce réfectoire une lumière blonde, chaleureuse, tout en maintenant, par la transparence du verre, le contact avec l’extérieur, un extérieur qui devient partie prenante du propos de l’artiste.
Les motifs des vitraux sont des empreintes de doigts, les siennes pour la première plaque de verre collée, celles de ses cinq collaborateurs pour la deuxième plaque extérieure. La juxtaposition de ces milliers d’empreintes jaunes rythme les surfaces des baies, révèlent une lumière «aux couleurs de pollen, de miel, de caramel chaud, différente pour chaque vitrail et générant l’impression que les couleurs entrent en ébullition, que les empreintes se gonflent et deviennent pierreries ou légers pétales»
Réalisées par les ateliers Duchemin, les empreintes sont appliquées au jaune d’argent lié à l’huile de lin et broyé à la spatule.
Il semble que l’artiste ait voulu «toucher» du doigt la lumière, marquer « l’empreinte » du XXIe siècle dans la continuité de l’histoire du bâtiment





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VITRAIL DE SARKIS

DORTOIR.Par un escalier, on accède au dortoir qui s’étend au premier étage sur toute la longueur du «bâtiment des moines













**SARKIS

Sarkis Zabunyan, dit « Sarkis », peintre français, est né à Istanbul en 1938.
Tout jeune, il pratique la peinture qu’il complète par des études d’architecture intérieure à l’académie des Beaux-Arts d’Istanbul.
En 1964, il émigre en France.
Inspiré d’images d’actualité du monde entier, il réalise des peintures et des collages.
L’ensemble de son œuvre est marqué par la lumière, naturelle ou artificielle, l’espace, le monde qu’il ressent comme chaotique et riche.
Sélectionné par concours de la commande publique, il réalise en 2001 cinq vitraux pour le réfectoire de l’abbaye cistercienne de Silvacane, et en 2004 trente-neuf vitraux pour le réfectoire, le dortoir, la salle capitulaire du prieuré cistercien de Saint-Jean-du-Grais.






MARQUES DE TACHERONS TAILLEURS DE PIERRE SUR MUR EXTERIEUR.

 
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