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05/10/2007

NOTRE DAME DU BOURG A DIGNE .(suite) LES VITRAUX DE D.RABINOWITCH

En découvrant cette note,vous pouvez écouter les chants suivants ...


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MARIA PRECONIO-Id------

Dans la façade de la cathédrale et dominant le porche roman appareillé de pierres blanches et noires, une rosace gothique du début du XIVeme siècle, garnie de vitrages sous plombs plus récents, a pu être conservée. Ses douze branches représentent les apôtres, piliers de l’Eglise autour du Christ. Elle éclaire toute la nef depuis l’ouest





Les autres baies situées sur le mur de la nef, dans le bras sud du transept et dans le fond du chevet, ont été ornées de vitraux conçus par David Rabinowitch et réalisés par les ateliers Duchemin.

Toutes constituées d’un arc roman et offrant une grande unité, elles déterminent une ambiance lumineuse dans la cathédrale, captant la course du soleil tout au long de la journée, voilée en hiver par les reliefs situés au Sud.

Sans obligation de suivre un programme iconographique, David Rabinowitch a traité l’ensemble de ces neuf vitaux pour en conserver le plus de luminosité. Cherchant la continuité avec l’esprit des origines du vitrail roman et pour échapper à la contrainte visuelle des réseaux de plomb, il choisit de transmettre la lumière par un assemblage de verres clairs transparents, de verres blancs translucides gravés à l’acide et de cives colorées selon une gamme de cinq teintes et blanc. Le seul graphisme ressort des contours des plans de lumière juxtaposés, des découpes du verre blanc entre le contour des baies et le cercle coloré des cives, sans aucune autre séparation. La position du spectateur et son déplacement à l’intérieur de l’église créeront les conditions de la perception des vitraux : l’intensité de chaque couleur de cive sera vue selon l’angle formé entre l’axe du regard et celui de la lumière pénétrant dans l’édifice, dont les projections à l’intérieur animeront l’architecture de vibrations chromatiques changeantes. Le motif circulaire occupe dans chaque vitrail la plus grande largeur laissée disponible, en fonction des exigences mécaniques de fabrication. Sa répétition dans les trois groupes de fenêtres de la nef, du transept et du chevet, crée l’unité de tous les éléments liturgiques et décoratifs crées par l’artiste, et leur intégration dans l’histoire et la mémoire de la cathédrale. La référence la plus frappante sera vite identifiée, avec les tondos du XVeme siècle dont les traces sont parfaitement visibles sur les parois.

La trinité, annoncée dès le début de l’allée centrale par le triangle métallisé au sol, est magnifiée par le triplet du chœur. Ces trois vitraux organisent dès l’entrée une lecture de l’ensemble de l’architecture et des aménagements, dans un axe orienté immédiatement perceptible. Ils affirment la prééminence spirituelle pour l’assemblée des chrétiens de l’espace de la célébration, dominé par la croix de gloire. Ils reçoivent la lumière de l’aube, rappelant chaque jour la présence de Dieu à l’origine de toute existence. Les couleurs possèdent, chacune, leur signification propre, que seule la lumière a mission d’exprimer.





Le vitrail d’axe, au centre, est celui du Père. Le vert de la cive représente la création, la nature et la vie. C’est la couleur liturgique de l’espérance, un symbole de la foi.





Le vitrail de gauche désigne le Christ, fils de Dieu incarné parmi les hommes. Il est « assis à la droite du Père » (Paul aux Colossiens, 3, 34 ; Credo ; Gloria). Le violet a été choisi par l’artiste comme allusion au travail des hommes, symbolisé ici par la culture de la lavande : évocation de Jésus qui se fit homme jusque dans le travail en oeuvrant de ses mains.


Le vitrail de droite, à la gauche du Père, est celui de l’Esprit-Saint qui éclaire la route des hommes. Le jaune est celui du soleil qui dirige le chemin, la couleur même de la lumière en Provence.


Le vitrail isolé dans le mur Sud du chœur, et placé à la verticale de la cathèdre épiscopale, fait l’objet d’un traitement singulier. Deux cives ont été découpées après avoir été soufflées, et assemblées de manière à former une mandorle. Celle-ci est considérée dans l’iconographie chrétienne comme le nimbe d’où rayonne la lumière du Christ glorifié, l’auréole qui inclue l’homme dans l’univers céleste. Elle est rouge et baigne l’autel de la lumière de feu de la Pentecôte, dispensée sur tous depuis la place de l’évêque : elle fait mémoire de l’Esprit-Saint descendu sur les apôtres.

Dans le transept Sud a été placée la cuve baptismale en grès de l’église qui avait précédé celle-ci, et une statue du XVIIIeme de la Vierge Marie à l’enfant, debout sur une console de pierre adossée au mur Est.


Une baie éclaire le transept, au-dessus de la représentation de Notre-Dame. Le vitrail en est constitué de quatre cives redécoupées aux dimensions étroites de cette fenêtre, de teinte bleue qui est traditionnellement la couleur mariale. Ce sont les quatre éléments, symboles de vie et d’universalité, et les quatre vertus cardinales dont le baptisé se fait une règle de vie : la prudence, la justice, la force et la tempérance.
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Sur le mur sud, un autre vitrail de plus grandes dimensions inonde de la lumière de midi la cuve du baptême. Les deux cives en sont blanches. Ce sont, affirmées pour le nouvel entrant dans la communauté chrétienne, les deux natures indissociables du Christ, divine et humaine.
Les teintes du triplet du chevet se retrouvent dans les trois vitraux de la nef, à droite de l’entrée : les formes et couleurs en sont projetées au sol et sur l’assemblée elle-même pendant les offices. Elles se meuvent vers le chœur selon la progression du soleil.




Teintes des vitraux et coloration des symboles incrustés au sol se répondent en fonction de la lumière, bleu, vert, violet, jaune, rouge ou blanc. Les divers alliages qui ont permis de métalliser les formes géométriques dans l’allée centrale et les bras du transept ont été traités en patines de cette même palette.
Le blanc absolu, produit grâce à la transparence pure du verre support, apparaît dans le ruban qui détoure le rouge vif des cives formant la mandorle au-dessus du siège de l’évêque : ce blanc qui résulte de toutes les couleurs de l’univers, c’est la lumière première qui émane de Dieu dans sa gloire




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David Rabinowitch
Né à Toronto (Ontario), le 06 mars 1943.En quelque 40 ans de carrière, David Rabinowitch a conçu plusieurs cycles de sculptures et de dessins. Pour chacun de ces cycles, il élabore une série de considérations et de propriétés qui conditionnent l’expérience du spectateur. Les œuvres sont nourries par des considérations d’ordre architectural, scientifique, philosophique et musical.
Créateur autodidacte, il a amorcé son œuvre dans les années 1960, pratiquant d’abord la peinture, puis la sculpture. Un intérêt précoce pour la philosophie et la science l’a conduit à remettre en cause ce que nous voyons.
Rabinowitch jouit d’une solide réputation internationale. Installé à New York depuis 1972, il travaille également en France et en Allemagne

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LIVRE CONSACRE A L'OEUVRE DE D.RABINOWITCH A ND DU BOURG . Ed EREME

Commentaires

je suis subjuguée, et je te pique Monteverdi et autre, Merci

Écrit par : QI d'HUÎTRE | 06/10/2007

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Bonjour,

Pourriez-vous m'indiquer les heures d'ouverture de la cathédrale
ND du Bourg à Digne ?
Ce serait pour une visite soit fin août, soit début septembre.

Merci

M. DORTHU

Écrit par : dorthu | 08/08/2011

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Excellent article !
Les bas-alpins de Paris ont visité jeudi dernier la crypte de la cathédrale Notre Dame du Bourg à Digne et ont apprécié les vitraux de David Rabinowitch dans la cathédrale.
Responsable du bulletin et chargé du compte rendu j'ai visité votre site très bien documenté.
M'autorisez-vous à emprunter quelque unes de vos photos (les vitraux de la Trinité) ainsi que les commentaires qui s'y rapportent ?
En cas d'accord de votre part je ferai figurer l'adresse de votre site dans mon article pour ceux qui souhaitent en savoir plus.
D'avance merci, J-C Champossin

Écrit par : J-C Champossin | 14/08/2013

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