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26/04/2007

GERNICA

IL Y A TOUT JUSTE 70 ANS ,LE 26 AVRIL 1937, S'EST DEROULE UN EVENEMENT TERRIBLE AU PAYS BASQUE ESPAGNOL.FRANCE INTER EN A RAPPELE LE SOUVENIR EN DEBUT D'APRES MIDI .

Le 26 avril 1937, jour de marché, quatre escadrilles de la légion Condor, protégées par des avions de chasse italiens, procèdent au bombardement de la ville de Guernica afin de tester leurs nouvelles armes. L'attaque commence à 16h30, aux bombes explosives puis à la mitrailleuse et enfin aux bombes incendiaires. Après avoir lâché quelques 50 tonnes de bombes incendiaires, les derniers avions quittent le ciel de Guernica vers 19h45. Après le massacre, 20% de la ville était en flammes, et l'aide des pompiers s'avérant inefficace, le feu se propagea à 70% des habitations.

Ce bombardement est considéré comme le premier raid de l'histoire de l'aviation militaire moderne sur une population civile sans défense.

Selon le journaliste britannique C. L. Steer, correspondant à l'époque du Times, 800 à 3000 des 5000 habitants de Guernica périrent. Le chiffre donné par le gouvernement basque fait état de 1654 morts et de plus de 800 blessés


Le Petit Parisien du 28 Avril 1937 reproduit la dépêche de ce journaliste anglais qui s'est rendu sur les lieux quelques heures après le massacre.

"Il est 16h30 et c'était un jour de marché. Le plus effroyable raid aérien exécuté depuis le début de la guerre civile espagnole a été effectué hier après midi par les Allemands au service de Franco et a abouti à la destruction quasi totale de Guernica. Le but du bombardement était apparemment de démoraliser la population civile. Le jour était très bien choisi. Le lundi est ,en effet jour de marché à Guernica et les paysans de toute la région s'y rendent. Il était 16h30 lorsque la cloche de l'église sonna l'alarme pour signaler l'approche des avions. Les gens se réfugièrent aussitôt dans les caves et dans les abris. Un avion survint et lança six grosses bombes. Cinq minutes après un second avion survint et laissa tomber un nombre égal de bombes. A partir de ce moment les bombardements augmentèrent et furent continus. Les bombardiers attaquaient un quartier après l'autre suivant un plan bien ordonné très bas. Ils fauchèrent à la mitrailleuse les gens que la panique avait fait sortir de leur abri : nombre de ces malheureux furent tués comme le furent aussi les moutons qui avaient été amenés au marché que les aviateurs allemands massacrèrent, dans leurs soif apparente d'assassinat.

La ville de 7000 habitants auxquels il faut ajouter 3000 réfugiés avait été lentement systématiquement détruite. L'effet causé par les bombardements de Guernica ville sainte des Basques a été profonde et le président Aguirre a dénoncé dans un communiqué le massacre perpétré par les aviateurs allemands au service des nationalistes espagnols."

medium_guernica_2.jpg


Picasso réalise ce tableau suite au bombardement de la petite ville de Guernica par la légion Condor, aviation nazie soutenant le camp franquiste, le 26 avril 1937. Picasso se range dés le début du conflit dans le camp républicain. Durant tous les événements Picasso réside en France, la presse et des compatriotes l'informent.

Guernica est peint en noir et blanc. Les forts contrastes de lumière accentue la violence du tableau où les corps démembrés, les visages tordus par la peur ou la douleur, et l'esthétique cubiste travaillent en ce sens.
medium_picasso_pablo.jpg

Commentaires

Terrain de mise à l'épreuve des armes de destruction massive, Guernica reste dans notre mémoire, lieu de sacrifice gratuit, d'expérimentation de la nouvelle guerre, l'horreur, jour de marché en pays basque, ineffaçable, noir et blanc déchirant de Picasso; cris étranglés dans la gorge , feu et larmes,
Guernica, Franco savoure le début de sa guerre, de sa victoire, infecte,
Aujourd'hui, certains prônent encore ce régime et avouent leur admiration pour le petit général.
On croit halluciner.

Écrit par : la poule au Pau | 26/04/2007

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Pour moi,petite fille, c'est le souvenir douloureux de cette foule de réfugiés enfermée dans le Parc de l'Exposition à Grenoble....Avant d'être bien acceptée par tous,mais si malheureux. De la radio commentant ces nouvelles terribles
De mes parents qui ensuite parlaient souvent de guerre à venir, d'hitler dont on savait ce qu'il faisait pour son allié,ce
qu'il préparait,l'inconscience de nos gouvernants,sùr de
leurs idiotes théories,occupés comme toujours à se disputer les places au lieu d'ouvrir les yeux..
Que de génocides....jeanne..

Écrit par : jeanne | 27/04/2007

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