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31/03/2007
SOUVENIRS... SOUVENIRS...
HIER ,J'AI FAIT UN PETIT TOUR DANS MON GRENIER.JE CHERCHAIS DES DOCUMENTS VIEUX....D'UNE QUARANTAINE D'ANNEES !JE LES AI TROUVES AVEC DES PHOTOS ,DES AFFICHES DONT JE NE ME SOUVENAIS PLUS (DE LA PERIODE JUSTE APRES 68 !)
SUR UNE DES AFFICHES D'UN SPECTACLE DONNE AU THEATRE DE L'AQUARIUM A PARIS, DES SLOGANS, DES REFLEXIONS QUI M'ONT ACCOMPAGNE ET QUI M'ACCOMPAGNENT ENCORE ...
"UN GERANIUM DANS UN BUREAU ,CA NE REND PAS LE BUREAU GAI ,CA REND LE GERANIUM TRISTE"
DU COUP J'AI FAIT PRENDRE L'AIR AU MIEN ET JE VOUS LE PRESENTE .IL A PLUTOT L'AIR JOYEUX !! QU'EN PENSEZ VOUS?

"QUAND UN OUVRIER SE TROMPE ,LE PATRON LE LICENCIE ;QUAND UN PATRON SE TROMPE ,IL LICENCIE LES OUVRIERS "
"LE CHOMEUR EST UN TRAVAILLEUR EN ETAT DE NON TRAVAIL"
"C'EST GRACE AU CHOMAGE QUE LES PATRONS IMPOSENT LEURS CADENCES ,LEURS SALAIRES ET PRATIQUENT COURAMMENT UNE SOUS-QUALIFICATION A OUTRANCE"
"TOUT CHOMEUR EST CONTRAINT A UNE REFLEXION SIMPLE :OU JE SUIS UN INUTILE ,OU LA SOCIETE EST MAL FAITE "
"NOUS AVONS FAIT CETTE ENTREPRISE PAR NOTRE TRAVAIL.NOUS REFUSONS DE LA VOIR DETRUIRE PAR UN PATRON"
"UNE LUTTE OUVRIERE CA OUVRE AUSSI LES YEUX SUR LE DROIT HEREDITAIRE A LA PRISE DE POSSESSION D'UNE USINE ,SUR LA CAPACITE DES CHEFS .LE PDG SAUVE SES INTERETS DU NAUFRAGE DE SON ENTREPRISE .LES SALARIES FONT LES FRAIS DE SON INCOMPETENCE."
Ce sont des paroles de salariés dites il y a bientot 40 ans !!!!
ELLES SONT D'UNE TERRIBLE ACTUALITE !!

Des employées de l'usine de maillots de bain Arena quittent les locaux de leur entreprise, le 29 mars 2007 à Libourne
Dernier jour d'usine pour 169 salariés d'Arena, à Libourne
29 mars 2007

Laure Manaudou qui a triomphe à Melbourne est "habillée par Arena ...
21:15 Publié dans SOUVENIRS.... | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
28/03/2007
SUR LE PLATEAU DE PUIMICHEL
RECEMMENT J'AI FAIT UN RANDONNEE SUR LE PLATEAU DE PUIMICHEL .IL FAISAIT UN TEMPS MAGNIFIQUE !LE SILENCE ,LES PAYSAGES GRANDIOSES,RIEN DE TEL POUR SE SENTIR EN COMMUNION AVEC LA TERRE ET MEDITER ...SOUDAIN ,VENU DE NULLE PART, CE CHEVAL QUI ARRIVE AU GALOP.AUSSITOT ME VIENT A L'ESPRIT UN SEUL MOT : LIBERTE !!!!!
En arrière plan la montagne de Lure.

Le Pic de Couard,Le Cucuyon et le Cheval Blanc

vers la Durance



La veille ,il avait plu...
11:45 Publié dans RANDONNEES | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
LAVANDES ET LAVANDINS-3
GEOGRAPHIE DE LA LAVANDE
Les plantations de lavande et lavandin en France
Quatre départements du sud-est de la France, la Haute-Provence, concentrent 94% de la production française de lavande et lavandin :
Superficies en hectares:
Lavandin......................lavande
Alpes de Haute-Provence. 9420...............................920
Haute Alpes 40.................................105
Drôme 3915..............................1245
Vaucluse 2560 .............................1730
Autres (Ardèche, Gard, Lot, Bouches-du-Rhône) 1065
Total 17000..............................4000

APELLATION D'ORIGINE CONTROLEE
"Huiles essentielles de Lavande de Haute-Provence " a été établie en 1981 pour lutter contre la concurrence des essences bulgares. Elle permet d'identifier une production de très haute qualité concernant uniquement l'huile essentielle de lavande fine de population.
Les plantations doivent être situées dans un territoire déterminé à une altitude minimale de 800 mètres (par dérogation à 600 mètres pour quelques communes plus septentrionales de la Drôme).
L'aire géographique concerne 284 communes des Alpes-de-Haute-Provence, des Hautes-Alpes, de la Drôme et du Vaucluse.
Pour obtenir la mention AOC, l'huile essentielle est soumise à un examen olfactif puis à des analyses physico-chimiques qui déterminent si sa composition s'inscrit dans les normes de qualité retenues par le décret.

LA VIE D'UNE CULTURE
La multiplication des plantes est obtenue selon deux techniques. Les lavandes de population sont issues de semis effectués à partir de graines récoltées sur les plantes. Les lavandes clonales et les lavandins sont reproduits à partir de boutures. Dans les deux cas, les plants sont développés en pépinière.
Un hectare porte 12 000 à 15 000 plants de lavande, 8 000 à 10 000 plants de lavandin.
Une plantation dure environ dix ans, puis doit être remplacée par d'autres cultures (céréales, fourrages) pendant un certain temps. Les plantes produisent après la deuxième année et atteignent leur rendement maximal entre la quatrième et la sixième année.

Un hectare de lavande fine donne de 15 à 20 kilogrammes d'huile essentielle. Pour le lavandin, les rendements oscillent entre 60 et 150 kilogrammes d'huile essentielle par hectare.
La récolte
Début juillet : récolte manuelle des bouquets
Mi-juillet : coupe mécanique puis séchage pour la fleur mondée
A partir de mi-juillet : récolte mécanique des champs de lavande fine puis de lavandin pour la distillation
La récolte en vert-broyé est effectuée à l'ensileuse et chargée directement dans la remorque-container.
Elle est distillée sans délai pour éviter toute fermentation

LES FLEURS MONDEES , LES BOUQUETS ET LES SACHETS
Les cultures de lavande et lavandin sont en majorité destinées à la distillation. Il existe cependant d'autres usages : les fleurs mondées* et les bouquets. Les qualités recherchées sont différentes et la couleur est le premier critère. Les plants sont issus du travail de sélection génétique de plusieurs générations de producteurs.


Les fleurs mondées sont coupées en vrac à la machine, séchées, séparées des tiges et tamisées. Seuls les calices odorants sont conservés. Les bouquets sont coupés à la faucille et séchés dans de grands hangars ventilés.
*Fleurs mondées : fleurs séparées des tiges.
10:00 Publié dans "TRESORS" DE HAUTE PROVENCE | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
27/03/2007
DEVINETTE :QUI SUIS-JE ??

Question pour un champion:
Indice : personnalité politique française
Je suis noble, issu d'une famille de barons hongrois qui a collaboré avec le
régime nazi durant la guerre et a fui la Hongrie pour éviter d'être jugée
pour collaboration après la Libération.
Dans ma jeunesse je participe à des manifestations contre les étudiants
grévistes.
Contrairement à ce que j'essaye de faire croire je ne suis pas le candidat
de la « rupture » ou de la « nouveauté » en politique je suis entré en
politique sous Giscard il y a 30 ans et j'ai été plusieurs fois ministre,
député, maire, président de Conseil Général.
À l'époque de la catastrophe de Tchernobyl j'était délégué interministériel
au nucléaire et c'est moi qui ai mis en place la campagne de désinformation
prétendant que le nuage de Tchernobyl s'est arrêté aux frontières de la
France. J'ai fait cependant disparaître cet épisode de ma vie politique de
ma biographie officielle sur le site internet du ministère de l'Intérieur.
Ministre de l'économie durant une partie du gouvernement Raffarin, j'ai
défendu la rigueur et la baisse des dépenses publiques. J'ai réalisé
l'ouverture du capital d'EDF-GDF et me suis engagé à ce que jamais cette
entreprise ne soit privatisée. J'ai renié cet engagement en 2006 en
privatisant GDF, je suis donc un menteur.
Ministre de l'Intérieur depuis 2002, j'ai mis en place de nombreuses lois
liberticides et j'ai réussi à faire exploser l'insécurité alors que j'étais
censé la faire diminuer. Je suis directement responsable du déclenchement de
la révolte des banlieues en 2005 par ma politique répressive et mes propos
insultants envers les habitants de ces banlieues.
J'ai mis en place la loi CESEDA qui organise l'immigration choisie au profit
des capitalistes et j'ai mené la chasse à l'enfant en expulsant les enfants
sans-papiers, parfois en les séparant de leurs parents.
J'ai fait obtenir la Légion d'Honneur à un de mes amis qui se trouve être un
maire d'extrême-droite ayant été condamné à plusieurs reprises pour
incitation à la haine raciale. D'ailleurs mon conseiller politique, Patrick
Devedjian, est l'un des membres fondateurs d'Occident, ancien groupe
d'extrême-droite terroriste et antisémite.
J'ai repris l'un des slogans de Jean-Marie Le Pen « la France tu l'aimes ou
tu la quittes » et je défends ses thèses que ce soit sur l'immigration ou
l'insécurité. Je me vante d'ailleurs d'avoir l'électorat du Front National
pour moi.
Je suis un fervent partisan des États-Unis, de George Bush et les
néoconservateurs américains m'apprécient beaucoup. Je suis pour la guerre en
Irak et je suis venu apporter mon soutien à mon ami Georges Bush. Je me suis
fait photographier lui serrant la main (photo qui rappelle la sinistre
poignée de main entre Pétain et Hitler) et, pour paraître plus grand, j'ai
fait truquer cette photo (pratique qui rappelle les modifications de photos
dans un but de propagande réalisées par Staline et Mao Tsé Dong).
Lors de l'affaire Clearstream j'était au courant depuis le début que mon nom
était présent dans les listings et j'ai laissé faire dans le but
d'apparaître comme une victime. J'ai même déclaré que je souhaitais voir «
pendus à un crochet de boucher » ceux qui ont mis mon nom sur les
listings.Pour rappel, Hitler aussi voulait voir « pendus à un crochet de
boucher » ceux qui ont organisé l'attentat manqué contre lui.
Il y a plusieurs mois, j'ai dévoilé à la TV qu'une opération d'arrestation
de terroristes allait avoir lieu et j'ai ainsi risqué de faire échouer cette
arrestation.
Dans une de mes visites électorale en Corse, aux frais du contribuable,j'ai
utilisé pour moi le seul hélicoptère de l'île. Un enfant s'est le même jour
gravement blessé en randonnée et il est mort car il n'a pas pu être emmené
aux urgences à temps, puisqu'il n'y avait plus d'hélicoptère disponible pour
l'y emmener...
Je suis, je suis...
S'il vous plaît, il est ce que vous voulez, mais surtout pas notre futur
président
TROUVE SUR INTERNET!
19:30 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
LAVANDES ET LAVANDINS-2
CET APRES MIDI,EXCEPTIONNELLEMENT ,LE CIEL EST UNIFORMEMENT GRIS ET IL PLEUT ALORS ,JE REVIENS VERS VOUS POUR METTRE UN PEU DE SOLEIL SUR BLOG 50 !
TOUT D'ABORD ,POUR REPONDRE A LA DEMANDE DE CHRISTIAN ,UNE PRECISION SUR LA QUESTION IMPORTANTE: LAVANDE OU LAVANDIN ???
Toutes deux de la famille des labiées, la Lavande et le Lavandin, que l'on confond très souvent, sont néanmoins d'espèces différentes. La Lavande vraie est une espèce originelle, alors que le Lavandin est un hybride qui résulte du croisement la Lavande vraie et de l'Aspic. La Lavande vraie se reproduit par graines et par bouture, mais le Lavandin est stérile et ne se reproduit que par bouture. La Lavande vraie peut donc être cultivée ou sauvage, alors que le Lavandin ne se rencontre pas à l'état sauvage.
Chaque graine de Lavande donne un plant différent, d'où l'aspect hétérogène des lavanderaies, alors que les plants du Lavandin, beaucoup plus gros et en "boule", sont rigoureusement identiques du fait de l'hybridation. L'altitude joue aussi un grand rôle dans la différenciation entre les deux espèces : tandis que le Lavandin croît à toutes altitudes (du niveau de la mer à plus de 900 m), la vraie Lavande ne pousse qu'à partir de 350-400 m environ, jamais en dessous.

A noter également la différence de fleurs et de feuilles : on reconnaît la Lavande vraie à sa petite tige (30 à 40 cm environ) et à son épi de fleurs plus petit, couleur "lavande", tandis que la tige du Lavandin est plus longue (60 à 80 cm) et que son épi est plus gros, plus pointu et de couleur franchement violette; de plus il se caractérise par la présence de deux "épillets" latéraux, placés en bas.

Enfin et surtout, l'huile essentielle de lavande vraie, utilisée en aromathérapie est plus fine de parfum, plus douce, presque ronde. Elle a gardé toutes ses propriétés thérapeutiques, alors que l'essence de Lavandin, d'odeur plus âcre, beaucoup plus "camphrée", n'est pratiquement plus utilisée en pharmacopée.

LES NOMBREUSES PROPRIETES DE LA LAVANDE
Les fleurs dégagent un parfum suave et pénétrant, son huile essentielle, par ses multiples propriétés lui ont permis d'être considérée très longtemps comme une "panacée universelle". L'huile aux multiples vertus.
Régulation du système nerveux
calmante, sédative, antidépressive.
troubles nerveux : spasmes, angoisses, insomnies, nervosité.
Calmante aussi
des plaies, brûlures, des eczema sec, des escarres, des coups de soleil, des piqûres d'insecte, allergies.
Anti-inflammatoire et cicatrisante
Ses vertus cicatrisantes sont certaines et très puissantes, la fonction anti-inflammatoire vient au second plan, car elle est très efficace mélangée a d'autres huiles essentielles.
Antispasmodique puissant
elle calme les contractures, crampes et spasmes musculaires.
Diurétique
elle exerce une action sur les reins, ce qui se traduit par une augmentation des urines.
Anti-infectieuse
des rhumes, sinusites et des maux de gorge.
des parasites intestinaux (antiparasitaire).
Antalgique remarquable
entorse, mal au dos, aux cervicales, coups...
Antiseptique
général et pulmonaire.
Contre les poux, puces, etc...
Toutes ces utilisations ne sont valables qu'avec de la lavande vraie. L'assurance d'une huile essentielle de qualité est primordiale pour la santé.
En provence, la médecine populaire lui reconnaît des vertus spectaculaires, aujourd'hui analysés, ses nombreux composants lui confèrent une grande polyvalence thérapeutique. L'huile essentielle de lavande entre dans la composition d'un grand nombre de spécialités pharmaceutiques.
La lavande, la composante de base de toute pharmacie, est appelée "couteau suisse" de l'aromathérapie.

19:10 Publié dans "TRESORS" DE HAUTE PROVENCE | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
LAVANDES ET LAVANDINS-1
JE VAIS,TOUT AU LONG DE CES NOTES ,VOUS PARLER DE LA LAVANDE ,SON HISTOIRE ,SA CULTURE ,LA DISTILLATION ,LA ROUTE DE LA LAVANDE ...
EN ESPERANT VOUS DONNER L'ENVIE DE VENIR CONTEMPLER LA BEAUTE D'UN CHAMP DE LAVANDE SOUS LE SOLEIL COUCHANT ,D'EN RESPIRER LE PARFUM ENTETANT OU DE DECOUVRIR LA FINESSE DE LA LAVANDE SAUVAGE AU COUR D'UNE RANDONNEE EN MONTAGNE !!
DOMMAGE QUE L'ON NE PUISSE PAS TRANSMETTRE LES ODEURS ET LES PARFUMS PAR INTERNET !!
je vous invite toutefois a regarder mon album sur la lavande..

Photo jacques LECERF Champs de lavande à Thoard
HISTOIRE DE LA LAVANDE
Bref historique
Les Romains s'en servaient comme parfum, pour les bains, et l'entretien du linge. Dans tout le pourtour méditerranéen se développe ainsi l'utilisation de la plante, rangée au nombre des "plantes précieuses" par les Romains.
Moyen Âge: ce n'est qu'au moyen âge que l'on voit apparaître le terme lavande, son utilisation était liée à la lutte contre les maladies infectieuses. Le parfum est associé à l'aspect thérapeutique, on a longtemps cru que les mauvaises odeurs propageaient les maladies. A cette époque, on trouvait la lavande dans les jardins de monastères où, associée à d'autres plantes aromatiques, elle était utilisée à but médical. Les plantes étaient d'ailleurs les seuls éléments de la pharmacopée.
XVIe siècle: Développement des usages médicinaux grâce à la Faculté de Montpellier.
1656: Création du statut de " marchands maîtres- gantiers parfumeurs" à Grasse.
Avec la mode des cuirs parfumés la ville des tanneurs deviendra la capitale mondiale de la parfumerie.
XVIIIéme:La ville de Grasse va avoir un rôle décisif dans l'histoire de la lavande, car il né une industrie très importante, la corporation des maîtres-parfumeurs. La création de l'entreprise CHIRIS, en 1768, va démultiplier la demande de lavande et des plantes aromatiques de l'arrière pays.
La cueillette de la lavande est une activité complémentaire réservée aux petits paysans, aux femmes et aux enfants. La fleur est vendue aux Grassois comme matière première. Dans l'économie rurale concentrée autour des cultures vivrières, des céréales et de l'élevage, la lavande apporte une nouvelle source de revenus pour les plus modestes. D'autant qu'elle pousse toute seul dans des régions arides, sur des terres pauvres et impropres à tout autre culture. La cueillette de la lavande va devenir un facteur important de frein à l'exode rural qu'ont connu beaucoup de territoires ruraux similaires.
Seconde moitié du XIXe siècle: Brusque croissance de la demande. Importante augmentation de la production d'huile essentielle de lavandes sauvages.
1905-1914: Début d'aménagement des " baïassières ". Multiplication des alambics à feu nu et développement de la distillation familiale.
Apparition des premières " usines " et distilleries à vapeur.
1914-1928: Extension des zones de cueillette et développement des plantations.
1929: Première chute importante des cours due à la crise mondiale.
1928-1932: Développement de la culture du lavandin.
1932-1959: Très forte croissance des cultures. Diminution du nombre de distilleries, mais augmentation des capacités. Développement de la mécanisation.En 1952, les premiers essais de coupe mécanique et le développement des cultures de lavandin entraînent le déplacement des cultures. On assiste à une concentration des cultures dans les zones de plateau (sault, valensole) et de ) plaine (vallée du rhône) et à une extension de la culture du lavandin vers de nouvelles zones à partir de 1965 (ardèche et gard).
Dans le même temps, deux autres facteurs ont contribué à la diminution constante des surfaces cultivées en lavande:
le développement de produit de synthèse.
l'apparition d'une maladie encore mal expliquée, le dépérissement prématuré des plants qui affecte directement la durée de vie et la productivité des plantations. L'huile essentielle de lavande fine n'est plus utilisée dans les produits de grande consommation, où lavandin et produits de synthèse moins coûteux, l'ont remplacée.
Elle demeure irremplaçable dans les deux domaines prestigieux de son histoire : La sphère médicale avec le développement de la phytothérapie et de l'aromathérapie.
1958-1962: Grave crise qui entraîne une chute de la production et une régression des cultures.
1970-1978: Extension maximale de la lavandiculture : lavande fine en montagne et lavandin sur les plateaux et les plaines.
1979-1980: Forte crise pour les lavandes.
1994-1999: Plan de relance de la lavande (doublement de la production en 5 ans de 25 à 50 tonnes d'huile essentielle).
Stabilisation des surfaces cultivées en lavandins.
Développement de la distillation en caisson.
L'ANTIQUITE
Dans les civilisations Grecques et Romaines où bien-être et propreté sont répandus, la lavande est souvent citée pour les usages connus aujourd'hui : parfumerie, médecine et soins du corps (bains à la lavande, eau pour la toilette, adoucissant pour le linge).
Dioscoride (40-90) médecin, botaniste et physicien grec, recommande le thé à la lavande.
Attention : nous manquons d'indications sur l'espèce de lavande citée. Il s'agit vraissemblablement des lavandes stoechas et aspic.
DU MOYEN AGE A LA RENAISSANCE
Au fil des ouvrages, c'est toujours comme plante médicinale ou
essence précieuse pour ses vertus que l'on retrouve la lavande :
Sainte Hildegarde (1098-1179) cite la lavande pour la préparation d'un collyre.
En 1478, le Roi René achète de l'essence de lavande en Provence pour l'offrir à sa dame.
Lors des dernières grandes pestes en Provence, la lavande est très présente dans les moyens de lutte : emplâtres, fumigations, vinaigre (voir la célèbre histoire du vinaigre des 4 voleurs)
Légende du vinaigre des 4 voleurs
En 1726, à Marseille, la peste sévit et fait des centaines de morts. Quatre personnes sans scrupules décident alors d'en profiter pour piller les maisons. Ils seront arrêtés et jugés pour leurs méfaits, mais la justice s'intéresse à la méthode qui les a préservé de l'épidémie. Pour être libérés, ils délivrent le secret de leur immunité : un vinaigre à base d'ail : l'acetum antiseptum.
Recette du Vinaigre des 4 voleurs
Sert pour la désinfection, la décontamination, le nettoyage des plaies
20 g de romarin 20 g de lavande
20 g de sauge 30 g de cannelle
20 g de thym 30 g de acore vrai
20 g de menthe 30 g de girofle
20 g d'absinthe 30 g d'ail
20 g de rue 5 g de camphre
Mettre le tout dans 1.5 litre de vin blanc, laisser macérer durant 10 jours et filtrer. Conserver au frais et à l'abri de la lumière
L'OR BLEU
Au cours du XIXème siècle, sur les hautes terres de Provence, la lavande sauvage couvre les collines, favorisée par le pâturage intensif des moutons. L'expansion à Grasse des industries de la parfumerie provoque une forte progression de la demande de plantes à parfum. La cueillette de l'aspic et de la lavande fine, jusqu'alors effectuée par les bergers et quelques paysans, se généralise et s'organise. La coupe réunit les jeunes du village et tous les bras laissés disponibles par l'agriculture, femmes et enfants compris. Un bon coupeur peut récolter jusqu'à une centaine de kilogrammes par jour.


Photo internet
A SUIVRE....
16:35 Publié dans "TRESORS" DE HAUTE PROVENCE | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
25/03/2007
CHANT CHORAL
IL Y A DEUX ANS ,NOUS AVONS CREE,AUTOUR DE NOTRE CHEF DE CHOEUR RAYMOND , UN CHOEUR D'HOMMES :LES VALETS DE CHOEURS .NOUS SOMMES DIX TENORS, BARYTONS ET BASSES .ON SE RETROUVE DEUX FOIS PAR MOIS POUR LES REPETITIONS QUI DURENT 2h 30.NOUS DONNONS DES CONCERTS OU PARTICIPONS A DES RENCONTRES DE CHORALES .
EN DECEMBRE DERNIER NOUS AVONS CHANTE AVEC 6 AUTRES CHORALES AU PALAIS DES CONGRES DE DIGNE POUR CELEBRER LES 60 ans DE LA CHORALE LA CLAIRE FONTAINE DE DIGNE .POUR LA PREMIERE FOIS NOUS AVONS CHANTE DEVANT PLUS DE 500 PERSONNES !

CETTE PHOTO A ETE PRISE CE JOUR LA .
HIER NOUS AVONS DONNE UN CONCERT DANS L'EGLISE DE RIANS DANS LE VAR.
EN JUIN PROCHAIN ,NOUS ACCUEILLONS UNE CHORALE RUSSE :LES COSAQUES DE L'OURAL.CHORALE DANS LAQUELLE A CHANTE YVAN REBROFF .NOUS CHANTERONS AVEC EUX .UN GRAND MOMENT D'EMOTION EN PERSPECTIVE !!!
L'AN DERNIER en juillet : CONCERT A GINASERVIS DANS LE VAR (ESPIGOULE POUR LES INITIES!!)
NOUS N'AVONS PAS ENCORE REALISE D'ENREGISTREMENTS MAIS VOICI CI JOINT QUELQUES CHANTS QUI SONT A NOTRE REPERTOIRE QUI EST ESSENTIELLEMENT COMPOSE DE CHANTS SACRES,DE CHANTS DES 4 BARBUS OU DES CHANTS DE L'EPOQUE MEDIEVALE.

LE RAT INTERPRETE PAR LES 4 BARBUS.

SALVE REGINA DES BERGERS DU ROUERGUE INTERPRETE PAR LE CHOEUR D'HOMMES DE L'ABBAYE DE SYLVANES.
17:50 Publié dans MUSIQUE CHANT CHORAL | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
LES HIRONDELLES SONT DE RETOUR !!!



GRIPPE AVIAIRE : N'AYONS PAS PEUR DES HIRONDELLES !!!
N’ACCUSONS PAS LES MIGRATEURS :
Il serait tentant d’imputer aux seuls oiseaux sauvages l’expansion du virus H5N1 vers l’Europe et l’Afrique. C’est oublier que le virus a pour origine les élevages industriels de volailles du continent asiatique. Il semblerait que les oiseaux migrateurs contaminés soient victimes plutôt que responsables de l’épizootie. Ce sont essentiellement les oiseaux d’eau qui sont touchés par la maladie, surtout les palmipèdes et les anatidés.
On n’a relevé à ce jour aucun cas de passereaux insectivores contaminés et les nombreuses observations pratiquées par les scientifiques laissent à penser que ces espèces ne sont pas sensibles au virus. En outre on ne constate aucun cas de contamination d’oiseaux sauvages sur les zones d’hivernage africaines.
De plus cette maladie spécifique aux oiseaux ne peut contaminer les humains que dans des situations exceptionnelles de contacts rapprochés et de total manque d’hygiène. A quelques jours de leur retour il n’y a donc aucune raison d’avoir peur des hirondelles.
N’AJOUTONS PAS AUX MENACES QUI PESENT
SUR LES HIRONDELLES :
Les hirondelles, ainsi que leurs nids, leurs œufs et leurs poussins, demeurent des espèces totalement protégées par la loi (articles L 411-1 et suivants, du code de l’environnement). Ces oiseaux sont actuellement gravement menacés. Rappelons que les populations d’hirondelles rustiques ont chuté de 50%, et celles des hirondelles de fenêtre de 84%, selon le rapport du Museum National d'Histoire Naturelle. La LPO reste donc particulièrement vigilante sur les comportements qui pourraient nuire à ces espèces ou à leurs habitats.


LE RETOUR DES HIRONDELLES :
Les hirondelles sont en train d’accomplir leur long voyage de retour. Bientôt elles arriveront épuisées sur nos côtes et prendront le chemin de nos villes et de nos villages. Elles rejoindront alors leurs nids de l’an passé pour y entreprendre la plus trépidante des saisons, celle de la nidification. Assurons-nous que leurs colonies soient en bon état.
Faisons leur bon accueil !
17:49 Publié dans NATURE | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
23/03/2007
SALAGON :LE PRIEURE,LE MUSEE ETHNOLOGIQUE ET LE JARDIN BOTANIQUE




Entre Durance et Lure, dans le bassin de Forcalquier à 500 m d'altitude, les jardins de Salagon veulent montrer ce que sont les relations entre la société haut provençale et son environnement végétal, présenter un 'manuel à ciel ouvert' qui soit aussi une création esthétique, un outil pédagogique, un lieu de conservation de végétaux et de savoirs.
LE JARDIN MEDIEVAL
C'est une création contemporaine qui s’inspire attentivement des textes et des illustrations de l’époque médiévale, ce jardin, qui comprend près de 400 plantes différentes, entend suggérer l’allure, la diversité végétale, le charme et les mystères des jardins du Moyen Age, avant la découverte du nouveau monde.
LE JARDIN DES SIMPLES ET DES PLANTES VILLAGEOISES
Il présente la flore domestique, ornementale, médicinale et aromatiques d’usage traditionnel en Haute-Provence.
LE JARDIN DES SENTEURS
Il a été conçu au départ pour illustrer un parcours de découverte des aromatiques et des plantes à parfum cultivées en Haute-Provence, il s’est enrichi peu à peu d’autres plantes odorantes, parfois d’origine lointaine. Des collections de Sauges, d’Armoises, diverses Ombellifères ont rehaussé ce jardin, pour le plus grand plaisir des yeux et du nez.
LE JARDIN DES TEMPS MODERNE
Il rassemble les plantes majeures, alimentaires, aromatiques, industrielles et ornementales des cinq continents. Proposant un voyage dans la flore mondiale, ce jardin aide à comprendre le rôle des végétaux cultivés dans le progrès des sociétés, autour des éléments fondamentaux que sont les couples céréales-civilisations.
LE JARDIN DU CHENE BLANC
Il est subdivisé en deux espaces, l’un consacré à la chênaie fraîche, l’autre à la chênaie sèche, donne les clefs pour comprendre le paysage végétal des collines et basses montagnes du bassin de Forcalquier.
HISTORIQUE
Situé non loin de Forcalquier (Alpes de Haute-Provence), en bordure nord de la plaine de Mane, le prieuré de Salagon (classé M.H. en 1922 et 1980) constitue, après Ganagobie, l’un des complexes monumentaux du Moyen Age les plus remarquables de Haute-Provence. Acquis par le Département des Alpes de Haute-Provence et restauré avec le concours du service des monuments historiques, il abrite depuis 1981 le Conservatoire du patrimoine ethnologique de la Haute Provence, créé à l’initiative du mouvement Alpes de Lumière. Le monument historique, les jardins ethnobotaniques qui l’entourent, le conservatoire et le musée sont désormais gérés par le Conseil général des Alpes de Haute-Provence.
Les fouilles archéologiques conduites dans le monument ont révélé une continuité étonnante de l’occupation de ce lieu, de l’époque gallo-romaine à nos jours, avec christianisation du site dès l’Antiquité tardive. Ce n’est qu’à la fin du XIe que les bénédictins de l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon prirent en charge le domaine de Salagon.
De ce prieuré médiéval, il subsiste essentiellement l’église (XIIe siècle), le logis prieural (XIIIe et XVe siècles) et des dépendances à usage agricole (XVIe-XIXe siècles), l’ensemble s’organisant, vers l’est et le sud, autour de deux cours “caladées” fermées par de hautes murailles. Reconstruite dans le dernier quart du XIIe siècle à partir d’une église du XIe siècle (chœur), l’église comporte deux nefs.





Les 5 dernières photos sont de moi
Vitraux conçus par AURELIE NEMOURS
Au XVe siècle, le prieuré, donné en commande, échappa progressivement aux bénédictins ; au XVIIIe siècle, il est rattaché au couvent des frères Minimes de Mane ; il sera vendu comme bien national à la Révolution. Un temps réhabilité au milieu du XIXe siècle, l’ancien prieuré servira par la suite d’exploitation agricole... jusqu’en 1981, date où il passe à la collectivité publique qui entreprend sa restauration. Celle-ci a duré plus de quinze ans et s'est achevée en 1998 par la pose de vitraux contemporains monochromes de couleur pourpre créés par l'artiste Aurélie Nemours dans le cadre d'une commande publique.
ELEMENTS REMARQUABLES
Eléments végétaux : Arbres d'alignement, Arbres fruitiers, Arbustes, Plantes vivaces, Fleurs annuelles, Arbres d'alignement: Cognassier, fonction de haie fruitière traditionnelle
Arbres fruitiers: Mûriers et poiriers anciens
Informations Pratiques
Protection : Classé M.H.
Ouverture :
Janvier : Fermé
Février, mars, avril et octobre : 14h-17h tous les jours
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PIERRE GASSENDI :homme célébre né à Digne

Gassendi, Pierre

Né à Champtercier, près de Digne en 1592 -Mort à Paris en 1655
L'abbé Pierre Gassendi
Philosophe, astronome et physicien français. Pierre Gassendi obtint son doctorat en théologie à Avignon (1614) et entra dans les ordres en 1617. Prévôt de l'église de Digne (1626), il résida la plupart du temps à Paris. Ce rationaliste, contemporain de Descartes, fut aussi professeur de mathématiques au Collège royal de 1645 à 1648.
En posant le finalisme de l'Univers, il invoque l'atomisme d 'Epicure et de Lucrèce (De vita et moribus Epicuri, 1647) qu'il prétend compatible avec la doctrine chrétienne d'un monde créé par Dieu, et affirme la possibilité d'une science des apparences, non démonstrative, s'appuyant sur les mathématiques.
Il cherche ainsi une voie moyenne entre dogmatisme et scepticisme (Objections aux méditations de Descartes, 1641) et aura une grande influence sur Locke et Bayle. Il se livra d'autre part à de nombreuses observations en acoustique et en astronomie et fut un admirateur de Galilée.
AUTRE PRESENTATION
Gassendi (L'abbé Pierre), de son vrai nom Gassend, philosophe et savant né à Champtercier, près de Digne, le 22 janvier 1592, mort à Paris le 24 octobre 1655. Fils de cultivateurs peu aisés, il montra dès son enfance les plus heureuses dispositions, fit au collège de Digne de brillantes études, partit en 1607 pour Aix, où il suivit le cours de philosophie du P. Fesaye, et fut appelé en 1612 à la direction du petit collège de Digne. Reçu en 1616 docteur en théologie à Avignon, il fut pourvu peu après d'un petit bénéfice par le chapitre de Digne, prit les ordres en 1617 et obtint au concours, la même année, la chaire de philosophie de l'université d'Aix, que la venue dans cette ville des Pères jésuites l'obligea de quitter en 1622. Il s'adonna dès lors à peu près exclusivement aux recherches philosophiques et à l'étude des sciences exactes, fit plusieurs séjours à Paris (1624, 1628, 1633, 1641), un voyage en Hollande (1629), et se vit confirmer par le parlement d'Aix, en 1634, la charge de prévôt de la cathédrale de Digne, qui lui avait été conférée longtemps auparavant, mais dont la possession lui avait été contestée.
En même temps, Gassendi se liait avec les esprits les plus éminents de son siècle : Galilée, Kepler, Lamothe Le Vayer, Hobbes, Descartes, Pascal, Mersenne, etc., étaient en relations avec lui; Christine de Suède, le prince de Condé, les cardinaux Alphonse de Richelieu, d'Estrées et de Retz, furent ses protecteurs. En 1645, la chaire de mathématiques du Collège de France lui fut offerte. Il refusa d'abord, puis, vivement sollicité, accepta. Molière, Cyrano de Bergerac, et Bachaumont reçurent ses leçons. Mais une maladie de poitrine, que les fatigues de l'enseignement aggravèrent encore, le força de partir en 1648 pour le Midi. Lyon, Aix, Digne, Toulon l'eurent tour à tour pour hôte. En 1653, il revint à Paris, dut bientôt cesser tout travail et mourut à l'âge de soixante-trois ans, tué, dit-on, par treize saignées consécutives que ses médecins lui imposèrent un jour de crise. Son pays natal, où on l'appela longtemps «-le saint prêtre, notre bon prévôt », lui a, en 1852, érigé à Digne, par souscription, une statue en bronze.


Le philosophe.
Gassendi fut à la fois théologien, métaphysicien, historien, astronome, naturaliste et mathématicien. Il est surtout célèbre par ses travaux philosophiques. Adversaire convaincu du péripatétisme, qui était encore en grande faveur dans les écoles, il l'attaqua vivement au début de sa carrière dans ses Exercitationes paradoxicae adversus Aristoteloeos (Grenoble, 1624, in-4; La Haye, 1656 et 1659, in-4) et montra bientôt ses préférences pour l'épicurisme, qu'il entreprit de bien faire connaître et de justifier dans trois ouvrages, chefs-d'oeuvre d'érudition, où se trouvent rassemblés tous les passages des Anciens traitant de cette doctrine : De Vita, moribus et doctrina Epicuri libri octo (Lyon, 1647, in-4), De Vita, moribus et placitis Epicuri, seu Animadversiones in librum X Diogenis Laertii (Lyon, 1649, in-fol.; dern. édit., 1675) et Syntagma philosophiae Epicuri (Lyon, 1649, in-4; Amsterdam, 1684, in-4).
Dans la dernière période de sa vie Gassendi s'arrêta à un système personnel, qui est exposé dans son Syntagma philosophicum (ouvrage posthume formant les deux premiers volumes de la grande édition de 1658) et le pourrait qualifier de mixte. Le sensualisme en est le fond. Mais, dédaigneux de la pure logique, Gassendi n'accepte pas toutes les conséquences du principe, ne va pas jusqu'au scepticisme absolu. Il ajuste la philosophie d'Epicure « au niveau du christianisme aussi bien que de la raison », ne lui prenant que ce qui lui paraît sain et, d'autre part, en comblant les lacunes, refusant, par exemple, l'éternité aux atomes, mais accordant aux âmes l'immortalité. Ce système, que Bernier a répandu par son Abrégé de la philosophie de Gassendi, et que devaient reprendre plus tard Locke et Condillac, est le point de départ du sensualisme moderne.
Le système de Gassendi était, malgré toutes ses réserves, en opposition avec celui du spiritualiste-Descartes. Aussi les deux philosophes, d'abord amis, avaient-ils engagé une polémique fort aigre, qui n'avait pas duré moins de six années (1641-1646) et qui nous a valu deux des plus excellents écrits de l'abbé provençal : Disquisitio metaphysica adversus Cartesium (Paris, 1642, in-12; dern. édit., 1678, in-8) et Disquisitio metaphysica seu Dubitationes et Instantiae adversus Cartesii metaphysicam (Amsterdam, 1644, in-12). il attaquait surtout la doctrine des idées innées, et enseignait que toutes nos idées viennent des sens, les unes immédiatement, les autres médiatement. Gassendi avait également pris à partie Robert Fludd et avait publié contre les doctrines de l'auteur du Summum bonum une spirituelle Epistolica exercitatio (Paris, 1631, in-12), qui débute par un remarquable exposé des principes du mysticisme.
LE SAVANT.
Comme savant, Gassendi était, en même temps qu'un ennemi déclaré de l'astrologie judiciaire (à ce sujet il s'apposa notamment à Morin), un partisan également ardent, mais un peu moins avoué, des théories de Copernic et de Galilée. Comme Descartes, ce n'est que dans l'intimité ou dans sa correspondance privée que Gassendi osait se déclarer franchement copernicien. Mais dans ses ouvrages imprimés qui, tel que son Institutio astronomica, devaient passer sous les yeux de la congrégation de l'Index, il se montrait beaucoup moins affirmatif. Il préférait sans doute le système de Copernic à tout autre, mais s'abritait derrière une déclaration de principe;
"[Ce système] est contraire à l'Écriture, ajoutait-il; en conséquence, et pour obéir, je me vois contraint de donner la palme à Tycho."
La réserve de Gassendi reste courageuse, car rien n'assurait qu'elle le protégerait : rappelons que Galilée est condamné malgré ce type de précautions. En cela il a donc fait preuve de plus d'audace que Descartes qui ne laissa pas publier le Système du monde avant sa mort. De même, Gassendi, qui avait reçu les Dialogues de Galilée par l'intermédiaire de son ami Diodati, ne put s'empêcher d'en manifester librement son admiration.
"Nulle objection, écrivit-il à Galilée, ne tient devant vos principes; les démonstrations et les hypothèses de tous les anciens sont des puérilités et des rêveries, quand on les compare à vos arguments."
La condamnation de Galilée l'incita ensuite à se montrer plus prudent, comme en témoignent les paroles de consolation que Gassendi transmit à Galilée, dans une lettre du mois de février 1634 : il lui conseille, avec Horace, la patience et la résignation : Durum, sed levius fit patientia. Plusieurs lettres de Descartes attestent de la profonde impression que fit sur Gassendi la sentence de l'Inquisition. Son imagination s'exalta; il vit son repos troublé, sa chère liberté compromise, et pensa à brûler tous ses papiers. Le P. Mersenne, publiant, en 1634, un livre intitulé : Questions théologiques, physiques, morales et mathématiques, fit supprimer au plus vite l'analyse du premier dialogue de Galilée, qu'il avait donnée dans les premiers exemplaires .
Gassendi fit surtout oeuvre d'expérimentateur habile et d'observateur consciencieux. Peiresc, que Bayle appelle le procureur général des sciences, lui donna le goût des observations astronomiques. Et ce qui assigne à Gassendi une place distinguée dans l'histoire de l'astronomie, c'est d'avoir le premier observé le passage de Mercure sur le disque du Soleil. Il en a publié les détails dans un opuscule intitulé : Mercurius in Sole visus, Parisiis, pro voto et admonitione Kepleri.
"Le rusé Mercure, écrivait-il joyeusement à Schickhard, professeur d'hébreu à Tubingue, voulait passer sans être aperçu : il était entré (dans le Soleil) plus tôt qu'on ne s'y attendait; mais il n'a pu échapper sans être découvert, eureka kai ewraka [3]; je l'ai trouvé et je l'ai vu, ce qui n'était arrivé à personne avant moi, le matin du 7 novembre 1631."
L'époque du passage de Mercure et de celui de Vénus avait été annoncée par Kepler. Gassendi s'était préparé à l'observer. A cet effet, il avait divisé en 60 parties le diamètre d'un cercle tracé sur un papier blanc qui devait recevoir l'image du Soleil par le tuyau d'une lunette; la circonférence de ce cercle était divisée en 360 degrés. Un aide placé dans un étage supérieur, avec un quart de cercle de dix pieds de rayon, était chargé de lui donner le signal quand il verrait Mercure, et de saisir avec son quart de cercle les mouvements du Soleil, pour avoir les hauteurs pour chacun des instants d'observation. Le 7 novembre, dans la matinée, le ciel était couvert de nuages; il s'éclaircit un peu vers 9 heures, et l'observateur put recevoir l'image du Soleil sur le carton; il y aperçut à la distance d'environ un quart de diamètre du bord inférieur, un point noir qui avait un peu passé le vertical. Il le prit d'abord pour une simple tache du Soleil; mais il changea d'opinion, quand il vit le point noir se déplacer : il put ainsi se convaincre que c'était Mercure; seulement il se l'était imaginé beaucoup plus gros. Il donna le signal convenu; mais l'aide n'était plus à sa place; Gassendi l'appela, et l'aide eut le temps de s'installer avec son quart de cercle avant que Mercure eût quitté le disque du Soleil. Mercure lui parut noir au milieu, rougeâtre au bord et d'un diamètre d'environ 20". Au moment où Mercure quitta le disque lumineux, le Soleil était à 21° 42' de hauteur, correction faite de la réfraction; d'où Gassendi conclut la sortie de Mercure à 32° ou 33° du vertical, à 10 heures 28 minutes du matin. [3] Par ces mots (j'ai trouvé et j'ai vu), Gassendi faisait allusion aux travaux des alchimistes qui cherchaient à marier (combiner) le vif-argent (Mercure) avec l'or (Soleil).
"Qui pourrait, s'écrie ici Gassendi, s'imaginer que ce Mercure, qu'on appelle trismegiste (= trois fois très grand), fût si petit? On devrait plutôt le nommer trisélachiste (= trois fois très petit)."
Et en effet, ce n'est pas même un angle de 20", mais seulement un angle de 12", que Mercure sous-tend dans sa conjonction inférieure. Or un objet rond et obscur, d'une telle petitesse, n'est pas visible à l'œil nu, lors même qu'il se projetterait sur le soleil. Pour l'apercevoir, il fallait l'artifice employé par Gassendi, et imaginé par le P. Scheiner : recevoir l'image agrandie du Soleil sur une feuille de papier blanc. Aussi n'est-il guère probable qu'Averroès ait, comme on l'a dit, le premier aperçu Mercure sur le Soleil [4].
Ajoutons que Gassendi signala neuf satellites de Jupiter, détermina la latitude de plusieurs villes du midi de la France, décrivit nombre d'éclipses de Soleil et de Lune, de conjonctions de planètes, d'appulses de la Lune à des fixes. Les taches du Soleil, les couronnes lumineuses qui l'entourent et sa grandeur apparente furent aussi l'objet de ses recherches. En 1641, il démontra, avec Fermat, la fausseté de l'hypothèse de l'accélération des graves en raison de l'espace. Il fit enfin, avec Peiresc, d'intéressantes expériences d'anatomie, mais il ne voulut jamais, malgré les travaux de Harvey, admettre la circulation du sang. En somme, il n'a enrichi la science d'aucune découverte véritable; il s'est borné à vérifier par des observations précieuses, et à coordonner, des faits déjà acquis.
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