23/05/2010
DE TIBERHINE ...A MIDELT...
CANNES 2010
présente un film sur les moines de Tibhirine :
"Des hommes et des dieux"

Réalisé par Xavier Beauvois ce film en compétition au Festival de Cannes réunit au générique Lambert Wilson, Michael Lonsdale, Olivier Rabourdin, Philippe Laudenbach, Jacques Herlin, Loïc Pichon, Xavier Maly, Jean-Marie Frin…

"Des hommes et des dieux" retrace le quotidien des moines de Tibhirine avant leur enlèvement et leur assassinat en 1996.
Sortie en salles le 8 septembre 2010.
Grâce à ce film ,On connaitra donc un peu mieux les moines trappistes assassinés à Tibhérine en Algérie, en 1996 !
Personnellement en mai 2004 ,j'ai eu l'immense privilége de rencontrer les deux survivants de ce massacre à Notre-Dame de l'Atlas à Midelt au Maroc , où des sœurs franciscaines leur tiennent compagnie et prêchent par l'exemple:
Frère Jean-Pierre et frère Amédée, seuls survivants et témoins directs des évènements de 1993 et 1996.


“Nous sommes là pour prier, méditer et faire de bonnes confitures”, plaisante le père Jean- Pierre, ce vaillant septuagénaire au regard espiègle et au sourire si doux, dont l'horreur vécue en Algérie ne semble avoir nullement entamé la sérénité



C'est à Midelt en plein Moyen Atlas, là où les écarts de température sont des plus rudes, que le si tristement célèbre monastère de Tibhirine en Algérie a trouvé refuge. Il continuait, au plus fort de la tragédie algérienne, à abriter un groupe de réflexion et de prière islamo-chrétien, le “Ribat Essalam”, avant d'être décimé en 1996 par le GIA ou, selon certains, par une organisation armée nettement plus conventionnelle. C'est le symbole d'espoir représenté par cet ultime espace de dialogue interreligieux qui est anéanti lorsque sont éliminés dans d'atroces conditions sept des neuf moines de Tibhirine. Les deux seuls survivants de ce funeste massacre sont transférés, dans un premier temps, dans une annexe à Fès. Mais la vie monastique ne s'accommodant pas aisément de la vie urbaine, c'est à Midelt auprès de leurs sœurs en religion, les franciscaines de Marie, qu'ils s'établissent définitivement en juillet 2000. Depuis, ils s'emploient à réaliser leur idéal spirituel en démontrant tous les jours que la fraternité entre les peuples est possible. “Nous nous enrichissons au contact de l'autre et quand nous pouvons mettre à profit nos modestes capacités pour aider ceux qui souffrent, nous savons alors que notre présence n'est pas vaine”, dit le père Jean-Pierre.
Des trappistes discrets
Les moines trappistes de Midelt ont un mode de vie très austère car ils appartiennent à l'ordre le plus rigoureux des cisterciens, celui de la stricte observance. Leur nom de “trappistes” provient d'un mouvement de réforme qui a commencé à partir du monastère français de Notre-Dame de la Trappe en Normandie et dont la doctrine prône le retour aux fondements de la vie monastique originelle. La règle de leur ordre impose des principes d'obéissance, de silence, de pauvreté et d'humilité dans une vie de travail et de méditation des textes sacrés. A Notre-Dame de l'Atlas, les moines participent à sept offices communautaires par jour, le reste du temps étant consacré aux cultures potagères, à l'entretien des bâtiments et du jardin. Tout cela, bien sûr, dans un silence que ne vient troubler que le piaillement des oiseaux ou la sonnerie stridente qui annonce parfois l'arrivée de frères en religion venus pour quelques heures, quelques jours ou quelques mois, faire retraite dans l'hôtellerie du monastère.
Des franciscaines entreprenantes
À côté de ces moines silencieux, revenus de l'enfer algérien, s'activent des sœurs franciscaines. Leur monastère, séculaire, est adossé à Notre-Dame de l'Atlas. Une femme à la silhouette étonnamment juvénile descend, d'un saut énergique, de la plage arrière du pick up Peugeot. Elle effectue, plusieurs fois par jour, une navette entre Midelt et Tatiouine à quelque quinze kilomètres de là. Elle accomplit ensuite d'un pas alerte les dix minutes de marche qui séparent la ville moderne de Ksar Taakit où se situe la Kasbah Meriem, atelier de tissage et lieu de vie des sœurs franciscaines. Arborant sur la tête le foulard noir aux rubans chatoyants et la jupe longue des berbères de l'Atlas, elle devise en amazigh avec tous ceux qui viennent la saluer. Elle, c'est sœur Marie qui vit au Maroc depuis quatre ans. Seuls ses yeux d'un bleu profond et son magnifique teint d'Irlandaise la trahissent. “Avant, dans une autre vie, j'étais la parfaite occidentale moderne, je vivais à Dublin, je travaillais…”. Sœur Marie vit à Tatiouine et avec deux autres religieuses, anime une coopérative de tissage de tapis. Aux beaux jours, elle grimpe à flanc de montagne à dos de mulet pour aller à la rencontre des tribus nomades. Elle s'emploie alors à leur prodiguer les soins de base, à aider à la pré-alphabétisation des plus jeunes ou encore à veiller à l'avancement des travaux de tissage des femmes de la coopérative.
Tous les vendredis, jour du souk hebdomadaire à Tatiouine, les tisserandes nomades descendent dans la vallée pour vendre leur production et acheter pains de sucre, huile, thé, farine… Sœur Marie portera ensuite les plus belles pièces à l'atelier principal de Midelt où sœur Térésa, installée derrière sa machine à coudre, supervise les travaux. Toutes les deux prêchent par l'exemple. Rqia est catégorique : “Je travaille ici depuis de très longues années et je n'irais ailleurs pour rien au monde, j'ai enfin su ce que veut dire être traitée d'égale à égale”. Rqia nous fait visiter la salle de vente et d'exposition des produits de l'atelier : tapis aux couleurs vives, couvertures en pure laine, nappes et napperons finement brodés s'entassent en attendant l'hypothétique visiteur et surtout les deux expositions-vente annuelles organisées à Casablanca. Grâce à l'église ? “Je viens d'un pays, l'Irlande, où l'église catholique est forte, elle est partout. La voir ici évoluer dans l'humilité la plus totale permet de tout relativiser, ce qui est essentiel”. Et justifie la présence de Marie et ses soeurs.

RAPPEL DES EVENEMENTS ...
Dans la nuit du 26 au 27 mars 1996, sept moines trappistes du monastère de Tibhirine en Algérie sont enlevés. Séquestrés pendant deux mois, ils sont assassinés le 21 mai 1996.
Le 14 décembre 1993, 12 ouvriers croates sont égorgés à quelques kilomètres du monastère. Les assassins, probablement issus du GIA, séparent musulmans et chrétiens, pour ne tuer que ces derniers.
Le 24 décembre 1993, dans la nuit de Noël, un commando du GIA se présente, menaçant, à la porte du monastère. Le père Christian obtient qu'ils déposent leurs armes pour entrer dans le monastère et s’entretenir avec lui. Sayeh Atyah, le chef des islamistes, exige trois choses : que les moines versent de l'argent au GIA en signe de soutien. Le père Christian refuse ; que le frère Luc, médecin installé à Tibhirine depuis cinquante ans, aille immédiatement dans la montagne soigner des militants blessés. Le frère Luc se dit prêt à soigner quiconque se présentera au monastère, sans poser de questions, comme l'y autorise le serment d'Hippocrate ; que les moines leur remettent le stock de médicaments. Le père Christian refuse, expliquant que le stock est très maigre et réservé aux pauvres.
Vous perturbez la fête du prince de la paix, la fête de Noël, ajoute le père Christian. L'islamiste, impressionné, se retire, en précisant qu'il enverra ses blessés munis du mot de passe Christian.
Dans la nuit du 26 au 27 mars 1996 à 1 h 30 du matin, un groupe d'une vingtaine d'islamistes se présente et réclament frère Luc. Devant le refus du gardien, ils pénètrent de force et se précipitent alors directement vers le bâtiment où dorment les moines. Après des tractations avec le père Christian, ils réveillent six autres moines. Les islamistes les emmènent de force. Le Père Christian ayant déclaré au commando qu'ils étaient sept moines présents, deux frères restent cachés dans leur chambre et échappent à l'enlèvement. Frère Jean-Pierre et frère Amédée sont les seuls survivants et témoins directs des évènements.
Le 21 mai, le communiqué n° 44 du GIA annonce : « Nous avons tranché la gorge des sept moines, conformément à nos promesses. Que Dieu soit loué, ceci s'est passé ce matin. ». Ce n'est que neuf jours plus tard qu’on retrouve les corps près de Médéa. Après les obsèques à la nouvelle cathédrale d'Alger, ils sont enterrés, conformément à leur désir, au monastère de Tibhirine.

Les sept moines sont :
- Dom Christian de Chergé, prieur de la communauté depuis 1984, 59 ans, moine depuis 1969, en Algérie depuis 1971.
- Le Frère Luc Dochier, 82 ans, moine depuis 1941, en Algérie depuis 1947. Médecin, il a exercé pendant la deuxième guerre mondiale avant de prendre la place d'un père de famille nombreuse en partance pour un camp de prisonniers en Allemagne. Présent cinquante ans à Tibhirine, il a soigné tout le monde gratuitement, sans distinction. Déjà en juillet 1959, il avait été enlevé par les membres du FLN (Front de Libération Nationale)
- Le Père Christophe Lebreton, 45 ans, moine depuis 1974, en Algérie depuis 1987.
- Le Frère Michel Fleury, 52 ans, moine depuis 1981, en Algérie depuis 1985. Membre de l'Institut du Prado, il était le cuisinier de la communauté.
- Le Père Bruno Lemarchand 66 ans, moine depuis 1981, en Algérie et au Maroc depuis 1990.
- Le Père Célestin Ringeard, 62 ans, moine depuis 1983, en Algérie depuis 1987. Son service militaire fait en Algérie le marque pour le reste de sa vie, car notamment, en tant qu'infirmier, il soigne un maquisard que l'armée française voulait achever.
- Le Frère Paul Favre-Miville, 57 ans, moine depuis 1984, en Algérie depuis 1989. Il était chargé du système d'irrigation du potager du monastère.
Testament spirituel du frère Christian
Quand un A-DIEU s’envisage...
S'il m'arrivait un jour - et ça pourrait être aujourd'hui - d'être victime du terrorisme qui semble vouloir englober maintenant tous les étrangers vivant en Algérie, j'aimerais que ma communauté, mon Eglise, ma famille, se souviennent que ma vie était DONNEE à Dieu et à ce pays.
Qu'ils acceptent que le Maître unique de toute vie ne saurait être étranger à ce départ brutal. Qu'ils prient pour moi : comment serais-je trouvé digne d'une telle offrande ? Qu'ils sachent associer cette mort à tant d'autres aussi violentes laissées dans l'indifférence de l'anonymat. Ma vie n'a pas plus de prix qu'une autre. Elle n'en a pas moins non plus. En tout cas, elle n'a pas l'innocence de l'enfance. J'ai suffisamment vécu pour me savoir complice du mal qui semble, hélas, prévaloir dans le monde, et même de celui- là qui me frapperait aveuglément.
J'aimerais, le moment venu, avoir ce laps de lucidité qui me permettrait de solliciter le pardon de Dieu et celui de mes frères en humanité, en même temps que de pardonner de tout cœur à qui m'aurait atteint.
Je ne saurais souhaiter une telle mort ; il me paraît important de le professer. Je ne vois pas, en effet, comment je pourrais me réjouir que ce peuple que j'aime soit indistinctement accusé de mon meurtre.
C'est trop cher payé ce qu'on appellera, peut-être, la « grâce du martyre » que de la devoir à un Algérien, quel qu'il soit, surtout s'il dit agir en fidélité à ce qu'il croit être l'islam. Je sais le mépris dont on a pu entourer les Algériens pris globalement. Je sais aussi les caricatures de l'islam qu'encourage un certain islamisme. Il est trop facile de se donner bonne conscience en identifiant cette voie religieuse avec les intégrismes de ses extrémistes.
L'Algérie et l'islam, pour moi, c'est autre chose, c'est un corps et une âme. Je l'ai assez proclamé, je crois, au vu et au su de ce que j'en ai reçu, y retrouvant si souvent ce droit-fil conducteur de l'Évangile appris aux genoux de ma mère, ma toute première Eglise, précisément en Algérie, et, déjà, dans le respect des croyants musulmans. Ma mort, évidemment, paraîtra donner raison à ceux qui m'ont rapidement traité de naïf, ou d'idéaliste : « Qu'il dise maintenant ce qu'il en pense ! » Mais ceux-là doivent savoir que sera enfin libérée ma plus lancinante curiosité. Voici que je pourrai, s'il plaît à Dieu, plonger mon regard dans celui du Père pour contempler avec lui ses enfants de l'islam tels qu'il les voit, tout illuminés de la gloire du Christ, fruits de sa Passion, investis par le don de l'Esprit dont la joie secrète sera toujours d'établir la communion et de rétablir la ressemblance, en jouant avec les différences.
Cette vie perdue, totalement mienne, et totalement leur, je rends grâce à Dieu qui semble l'avoir voulue tout entière pour cette JOIE-là, envers et malgré tout. Dans ce MERCI où tout est dit, désormais, de ma vie, je vous inclus bien sûr, amis d'hier et d'aujourd'hui, et vous, ô amis d'ici, aux côtés de ma mère et de mon père, de mes sœurs et de mes frères et des leurs, centuple accordé comme il était promis !
Et toi aussi, l'ami de la dernière minute, qui n'aura pas su ce que tu faisais. Oui, pour toi aussi je le veux, ce MERCI, et cet « A-DIEU » envisagé de toi. Et qu'il nous soit donné de nous retrouver, larrons heureux, en paradis, s'il plaît à Dieu, notre Père à tous deux. AMEN ! Incha Allah !
Alger, 1er décembre 1993.
Tibhirine, 1er janvier 1994.
Christian
Frère amédée est décédé à Aiguebelle il y a plus de 2 ans...
Frère Jean-Pierre vit toujours au monastère de Midelt...
08:53 Publié dans GALERIES DE PORTRAITS | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : les moines survivants de tibhirine
15/05/2010
LE JARDIN MASSEY A TARBES
Aujourd'hui,c'est au jardin Massey de Tarbes que je vous emméne !C'est un jardin remarquable ,extraordinaire que j'ai découvert lors de mon séjour dans les Hautes Pyrénées à l'automne dernier .La premiére fois ,il faisait mauvais temps et c'est sous le parapluie que je m'y suis promené .Tellement séduit ,j'ai choisi d'y retourner alors que le soleil lui donnait toutes ses couleurs ! Il y a mille choses à découvrir des arbres remarquables ,des fleurs ,des paons ,des écureuils ,des canards qui ne parlent pas l'anglais ,des statues en marbre,l'orangerie et sa splendide verriére ...L'ensemble constitue un ilôt de verdure au milieu de la ville .Il s'en dégage une atmosphére de paix et de tranquillité fort agréable .C'est certainement un endroit aimé des tarbais qui viennent volontiers s'y promener ,se reposer ou encore faire leur footing . Le Musée est en restauration et donc impossible à visiter . Aprés une présentation du jardin ,agrémentée de quelques photos ,je vous invite à regarder ,à la fin de la note , le diaporama que j'ai réalisé à votre intention ...

HISTORIQUE
PLACIDE MASSEY, créateur et donateur du Jardin qui porte son nom, naquit à TARBES en 1777. Fils de cordonnier, il travailla dans une herboristerie locale et se passionna pour la botanique. Il entra par la suite comme aide naturaliste au JARDIN DES PLANTES de PARIS dont le directeur était RAMOND DE CARBONNIERE, botaniste, pyrénéiste et ancien professeur de MASSEY à l'Ecole Centrale de Tarbes.

En 1808, Placide Massey devint Intendant des jardins de la reine HORTENSE, en 1817, il fut nommé Inspecteur dans l'Administration des Parcs et devint en 1819, le Directeur des Pépinières du TRIANON, du POTAGER DE VERSAILLES, du FLEURISTE DE SEVRES et du Parc de SAINT CLOUD.
Sa réputation de paysagiste allait alors grandissante et il fut sollicité pour la création de nombreux jardins en France et à l'étranger.
De retour à Tarbes en 1850, il s'occupera du parc qu'il avait commencé à aménager dès 1829, après l'achat de 11 Ha de prairies et métairies.
Il mourut le 18 novembre 1853 en laissant son œuvre inachevée et en n'ayant eu que le temps de définir le tracé du Jardin et d'en orienter les principaux choix.
Il légua sa propriété et la plupart de ses biens à la Ville de Tarbes.

Les travaux en cours à sa mort furent interrompus, notamment le Jardin d'hiver qui devait être adossé à la façade principale de la tour d'observation existante. Pour remplacer cet édifice, le Conseil Municipal décida en 1880 de procéder à la construction d'une serre monumentale (voir détail orangerie). Par la suite, l'Architecte, JEAN JACQUES LATOUR, fut chargé de dresser un projet d'agrandissement du Parc, avec notamment le creusement d'un lac.
En 1890, la Ville de Tarbes acheta le cloître de l'ABBAYE DE SAINT SEVER DE RUSTAN, sur le point d'être vendu à des marchands d'antiquité, et le remonta dans le Jardin Massey.

Ses chapiteaux du XVème siècle forment une galerie archéologique aussi curieuse qu'instructive et rappellent les scènes de l'Ancien et du Nouveau Testament, les Légendes de St Jacques, St Georges, St Nicolas, la fable du maître Renard, les chimères, la faune et la flore sculpturale.
L'ensemble est classé Monument Historique.
Dans une note prochaine ,je reviendrai vous présenter ce chef d'oeuvre de l'art roman et vous parler de l'abbaye de St Sever de Rustan ,un site remarquable et méconnu ...Je l'ai découvert lors de la journée du patrimoine sous une pluie incessante...
Au fils des ans des sculptures diverses viendront agrémenter les pelouses, telles que le Buste de MASSEY, le SAINT CHRISTOPHE DE COUTAN, le Buste de JULES LAFFORGUE, œuvre de Firmin Michelet, l'OURAGAN bronze de Desca, le TACHERON marbre de Ludovic Durand, le buste de THEOPHILE GAUTIER œuvre de sa fille Judith Gautier.


Un kiosque à musique près du petit lac, un espace festif où se déroulent chaque année diverses manifestations , le Musée Massey composé de trois sections : Le Musée des Beaux-Arts, le Musée des Hautes-Pyrénées et le Musée International des Hussards (actuellement fermé pour cause de restauration ), l'Ecole Supérieure d'art et Céramique, la Médiathèque, complètent les équipements culturels du Jardin Massey.
La flore de ce Jardin est composée d'un grand nombre de végétaux d'origine exotique et européenne, remarquables par leur beauté et la diversité de leurs essences.




On y dénombre ainsi 1500 arbres, la plupart centenaire et 3800 arbustes. Cette riche collection provient des cinq parties du monde et les espèces d'origine exotique représentent 50% des plantations. Un étiquetage discret facilite l'identification des sujets.
Voici le diaporama...
23:07 Publié dans VISITE DE LA FRANCE | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : le jardin massey à tarbes
03/05/2010
CELA SE PASSE AU BOTSWANA ...
PUMA EST INVITÉ À SE DÉSINVESTIR D'UN LODGE TOURISTIQUE CONTREVERSÉ EN TERRITOIRE BUSHMAN ....

Enfant bushman, Réserve du Kalahari,
Botswana, 2004. © S. Corry/Survival
Survival International appelle la mutinationale géante du sport à retirer ses investissements de la compagnie Wilderness Safaris qui a construit un lodge touristique dans un territoire appartenant aux Bushmen du Botswana.
Puma a acquis 20,1 % du capital de Wildeness Safaris via un placement privé peu de temps avant l'introduction de cette dernière, le 8 avril dernier, sur le marché boursier du Botswanaavec une cotation secondaire à Johannesburg.
Selon ses propres termes, Wilderness Safarisest 'une compagnie d'écotourisme et de préservation de la nature pratiquant un tourisme responsable... contribuant à garantir l'avenir et la protection de la spectaculaire faune sauvage d'Afrique et partageant les bénéfices du tourisme avec les communautés locales'.
En dépit de ces promesses, la compagnie a ouvert le lodge Kalahari Plains Camps en 2009 avec l’accord du gouvernement botswanais sans avoir consulté les Bushmen gana qui vivent à proximité et qui se sont vus interdire, par le même gouvernement, l’accès à l'eau sur leurs propres terres.
Puma se targue d'être une entreprise socialement responsable et de 'contribuer à un monde meilleur pour les générations futures'.
En dépit du verdict de la Haute Cour botswanaise, rendu en 2006, qui confirmait le droit constitutionnel des Bushmen à demeurer sur leurs terres ancestrales dans la Réserve du Kalahari central, le gouvernement botswanais a démantelé un puits dont les Bushmen dépendaient. Ils sont désormais forcés de parcourir une distance de plus de 500 km aller-retour pour s'approvisionner en eau. Ils ont intenté un nouveau procès contre le gouvernement, la première audience étant prévue le 9 juin prochain.
De récents rapports des Nations Unies et du département d'Etat américain ont condamné l’attitude du gouvernement vis-à-vis des Bushmen.
Alors que les Bushmen sont aux prises avec la tyrannie d’un gouvernement qui les prive de ce que Wilderness Safaris qualifie de 'bien le plus précieux dans le désert', les touristes du Kalahari Plains Camp ont tout loisir de se rafraîchir au bar et à la piscine du lodge après une éprouvante ‘promenade bushman’.
Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd'hui : ‘Il y a quelque chose d’obscène dans le fait d’investir dans un tourisme de luxe qui s’installe en plein cœur du territoire bushman, alors que ces chasseurs-cueilleurs sont traités avec tant d’inhumanité. Tant que les Bushmen n’auront pas accès à l’eau, les touristes devraient s’abstenir de se rendre dans la réserve et les investisseurs s'abstenir d'acheter des parts dans des compagnies touristiques qui opèrent dans la région’.
Jumanda Gakelebone, porte-parole bushman, a déclaré : 'Nous, les Bushmen, demandons aux compagnies de ne pas acheter d'actions dans la compagnie tant que nos droits et notre liberté ne nous seront pas rendus. Il n'y a rien de plus insupportable que de voir des gens s’ébattre dans une piscine à côté de nous dans le désert alors que nous n'avons nous-mêmes aucun accès à l'eau.
http://www.survivalfrance.org/





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